Archives pour décembre 2009

13-12-2009

La liberté d’expression est-elle menacée au maroc?2 Une PRESSE ADOLESCENTE

Jouer le jeu des politiciens ou aspirer à un  réel professionnalisme  à mesure de conférer réellement les lettres de noblesse à une presse en porte-à-faux? Car, le droit à l’information ne doit aucunement être parasité par le droit à l’insulte et aux accusations .  L’information est l’essentiel, pour l’avoir il faut peiner ,se sacrifier  et surtout savoir quand et comment la présenter. Car ce qui menace la liberté de la presse au Maroc c’est beaucoup plus son manque de maturité que le bâton du pouvoir. Malgré les efforts des uns et des autres ,cette presse est encore à l’âge de l’adolescence. Un enfantillage où on  confond sa vision du monde ,ses désirs et les réalités véridiques.  Parfois des slogans et rien que les slogans et les clichés.

Personnellement je ne pourrais pas  comprendre  comment un parti comme l’Istiqlal continue de lutter avec les ouvriers à travers son syndicat l’ UGTM,occupe toujours une place de choix chez les électeurs, parraine les plus puissants capitalistes du pays , s’implique tout le temps dans des scandales de tout genre….

Il s’agit là par exemple  d’un vaste champs d’investigation pour informer le peuple des divers mécanismes  qui assurent une parfait fonctionnement  à cette machine politique incontounable dans le paysage politique marocain. Certaine presse a pu  démontrer l’esprit de clan  qui existe au sein de ce parti .Or , le traitement était un peu timide ,verse beaucoup plus dans le sensationnel que dans l’analyse sérieuse. c’est dire qu’une véritable presse d’investigation tarde à apparaître.

Quant on est un simple citoyen au Maroc , on peut relater des faits et des faits extraordinaires qui seraient de délicieux sujets d’écriture . Pourquoi ne pas  optimiser leurs dimensions  et contribuer  à lutter pour un avenir meilleur. En fait , on n’est pas près à se brouiller avec le chef local de la police ou de la gendarmerie de peur de subir des répresailles instantanés.Non plus un délégué ministériel régional  ne pourrait rien craindre sauf accidentellement quand ça commence à puer … Il est également impossible de se pencher sur les petits rouages grippés des services de la santé, de l’éducation ou de la justice qui sont les plus souvent derrière les pannes que connaiessent ces secteurs…Et pourtant , le citoyen est le plus souvent victime des mesures arbitraires  à ces niveaux là . Allez dans un hôpital public le matin , interviewez les pauvres citoyens et vous saurez que le mal est beaucoup plus profond que vous le pensez. Pointez-vous au milieu des cours de justices , constituez les puzzles et vous verrez qu’avec la quantité des cailloux qu’il y a , aucun moteur ne pourrait démarrer…

Cependant  notre presse opte beaucoup plus pour le sensationnel et le scandaleux que pour l’analyse des vérités qui crèvent les yeux. On écrit qu’un procureurs du roi a assisté à un mariage d’homosexuels  à KsarLakbir et c’était pas vrai; on a écrit que le fils d’un ex ministre à heurté et détruit le portail du ministre des finaces à 4 heure du matin quand il était à bord d’une voiture de luxe  et il n’a pas de permis de conduire … et c’était pas vrai car cet ex ministre et selon ceux qui le connaissent habite toujours un appartement dont il paye toujours les traites. Il roule dans une voitures modèle 1992…Parfois c’est toute une tribu ou une famille qui est  insultée…

Le problème réside donc dans deux facteurs essentiels :  le marché étroit des lecteurs et la défaillance du produit présenté. Car personne ne pourrait s’opposer à la liberté d’une presse  affectée de strabisme .

La majorité de ces publications vivent au dépend de l’argent du contribuable. Incapable de s’imposer, elles jouent du harcèlement. C’est normal que leur patron versent beaucoup plus dans l’affairisme que dans le militantisme.

Nous aurions aimé voir les choses s’installer au milieu du militantisme et du professionnalisme. C’est la meilleure façon de survivre et d’aller de l’avant. Certaine presse  carrément du pillage . Comme ce fameux quotidien casablancais pour qui j’ai écrit pendant tout le ramadan sans toucher un centime sous prétexte  qu’on m’avait fait du bien en me publiant…

Actuellement au Maroc , un certain rachid Nini a pu réaliser cet équilibre difficile . Personnellement , je le trouve intelligent puisque l’information utile est optimisée surtout dans l’éditorial. A l’image de beaucoup de mes concitoyens, j’apprends des choses importantes . Rachid s’adonne à un dévoilement systématiques des mythes du militantisme, du nationalisme …C’est vrai , il ne touche pas aux forces politiques religieuses   non pas pour les épargner  mais parce qu’elles n’infectent pas trop la réalité. Et Rachid , à l’instar de tout marocain sans grandes passions , est conservateur .

C’est important pour un lecteur ordinaire parce qu’il apprend quotidiennement des choses qui le concernent . Et vc’est là l’important.
 

 

 

 

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04-12-2009

La liberté d’expression est-elle menacée au Maroc? 1

le problème de la liberté d’expression au Maroc se pose à la croisée d’un ensemble de facteurss sociologique, économique, politique , déontologique et psychologique.

Sur le plan professionnel , le statut de la quasi totalité des journalistes et vulnérable voire précaire. Exceptés les « leaders », tous les autres pataugent  ; des salaires de misères,des frontières brouillées et aucun moyen pour améliorer les compétences et le niveau de vie. Le marché des lecteurs est trop restreint,il ne dépasse guère le chiffre de 35000  .Suivant des critères professionnels , l’état vient en aide à cette presse écrite qui ne pourrait vivre en autonomie. De même le marché de la publicité n’est reglementé que formellement , ce qui en fait un moyen déterminant pour la survie ou la disparition .

Autrement dit , ce paysage continue de vivre une phase transitoire après avoir surclassé  la presse partisane  . Il s’agit ainsi de marquer une rupture dans la continuité. La presse partisane, toutes tendances confondues, a toujours survécu t essentiellement  des critiques qu’elle adresse au gouvernement. Une telle orientation  est  toujours de mise étant donné la stagnation de la société et de la politique au Maroc . En témoigne un quotidien comme Al massae qui est actuellement en tête et qui exprime une sensibilité polychrome: gauchiste, populiste, islamiste, sensationnelle, réactionaire, progressiste , raciste..Une vraie potion magique qui rappelle que les dés ne sont pas encore jetés …Il importe de signaler  le courage de son directeur NYNI  , sa sincérité et surtout son parti pris pour les démunis et contre le abus. Ce n’est que dernièrement qu’on a pu sentir chez lui ouvertement une attitude proroyaliste. Et il est sincère par dessus le marché. Certains l’envient pour sa réussite. Les uns essayent de l’imiter, les autres veulent le dévaloriser mais il continue de s’imposer en tant qu ‘enfant du peuple ayant souffert du chomage , de l’immigration clandestine …

Pour se démarquer une certaine presse écrite focalise son discours sur l’institution royale en prétendant implicitement que le mal émane de l’absence de la séparation des pouvoir et de l’omniprésence du roi. . C’est un discours un peu dépassé étant donné que tout le monde est certain que  le mal est très profond et que l’élite, sur tous les niveaux ,est impuissante à comprendre ou à élaborer un vrai programme contenant les doléances des populations en désespoir. Il faut dire que l’entrée politique et constitutionnelle n’est pas pertinenteou censé apporter un changement quelconque malgré ses fondement et ses justifications formellement valables. Un dilemme: la pain OU la démocratie; qui pourrait les marier?

Donc cette presse victime des mesures arbitraires antidémocratiques veut jouer le jeu d’une élite politique paresseuse  suspecte et  gavée de slogans désuets.  En attaquant l’institution royale, ces pauvres journalistes veulent renchérir sur les politiciens et désirent   tirer profit  de leur action et accéder à davantage de prestige. Les investigations journalistiques sont inexistantes. On parle trop de la corruption , mais vous ne pouvez jamais trouvé dans cette presse une investigation concernat X qui est entré dans un conseil municipal  démuni et qui en est sorti riche. Comment a-il fait? Quels sont les procédes qui llui avaient permis de devenir ce qu’il est ????? Le népotisme et le clientétisme sont monnaie courante dans la société marocaine mais cela n’attire point l’intérêt des journalistes.Des compromissions , des spéculations , la quête d’une place sous le soleil.Quand une journaliste , qui est Fadwa Massat, s’est déguisée en prostituée, et avait pu pénétrer un réseau qui l’a amenée jusqu’à des Khligiens et a tout dévoiler , elle a risqué sa  vie et a émigré aux USA … Une expérience inédite alors  que c’est justement ce qu’il faut faire pour se professionaliser davantage et  jouer convenablement son rôle. Aujourd’hui même , on constate que NyNi va dans ce sens , il y a un reportage sur les pratiques  et les joueurs de casino à Tanger…

A suivre
 

 

 

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