Archives pour novembre 2010

27-11-2010

L’Espagne , le Maroc et la démocratie

  

Qué  responsabilitad para los chicos de Franco ?emoticone

 En tant que descendants spirituels du général Franco, certains journalistes  souffrent toujours d’avoir tué leur père. Instaurer la démocratie à la place de la dictature est une forme de mise à mort  perpétuelle du dictateur. Car la démocratisation est un processus lent, sinueux, tordu et  semé le plus souvent d’embûches. Parfois, il suggère l’abandon.

 Qui se rappelle des putchistes  qui avaient l’intention d’avorter la démocratisation de l’Espagne  ? Ces soldats qui avaient attaqué le Cortès  dans l’intention de réinstaurer la dictature. Il s’agit là  des  rites totémistes à caractère  obsessionnel   imbibés de violence. En effet, ils sont  destinés à se débarrasser de   l’angoisse  due au crime perpétré à l’égard du père Franco .Celui-ci était  foncièrement antidémocratique et nostalgique de l’époque colonisatrice impérialiste. Depuis lors  de telles traditions sont pratiquées périodiquement. On en a recours chaque fois que la démocratie  se trouve en danger  à cause des nostalgiques de la dictature et de la colonisation.   Trente ans ne sont pas suffisants pour murir la démocratie

Cette fois -ci , il a paru impossible d’endiguer la vague de la haine surtout avec l’écroulement des                                    châteaux   d’Espagne  sous  la crise économique très aigue. Certains   journalistes  de                                       la presse               espagnole sont de cette catégorie de nostalgiques       terrassés par le remords et la    sacralisation du totem.   Au lieu de s’exprimer ouvertement     et d incriminer  la démocratie comme étant la source de tous les maux  dont ils souffrent             , ils se sont rués vers le Maroc  où ils ont dévié le flux de leur haine horrible.

 

Salouane         , Jbel laroui  Abrane aghrabaaine, et surtout  » Khandak DDib » ;la bataille  qui a eu lieu entre les soldats espagnoles et les résistants marocains avant la bataille d’ANOUAL. Des échos toujours audibles d’ une déroute foudroyante des soldats espagnols près de Nador.

Tel              un traumatisme, cette batailles ;comme d’autres  par ailleurs , a laissé de sérieuses séquelles                                                                                            dans  la mémoire espagnole.

Une                                          véritable       tragédie, un réel cauchemar qui ont marqué le premier quart du XX siècle . Les résonances des cris et des lamentations des mères espagnoles secouent cette mémoire .Des rivières de larmes versées par ces mamans qui ne pouvaient oublier de braves enfants partis faire la guerre   au Maroc.   Sans retour. Des soldats mourraient comme des mouches. Tués dans la guerre ou ayant péri à cause de la famine ou des maladies. Les complaintes populaires et surtout les chants enfantins rappellent toujours cette période douloureuse.

La blessure est profonde ;la confrontation est toujours ouverte sur tous les plans.emoticoneemoticoneemoticone

 

 Depuis plus de trente  ans, aux temps où les marocains avaient réalisé leur dernier exploit politique face à l’Espagne lors de  La Marche Verte  libératrice du Sahara, ces orphelins de la dictature ont mal à trouver sous leur regard  chaque matin un pays qui  vaque à ses préoccupations quotidiennes…Un pays qui peine  pour se dresser face aux aléas d’un postmodernisme  soutenu par  un rythme infernal. Des enfants qui travaillent dans les mass médias. Ils sont trop paresseux pour aller traiter des affaires sérieuses qui les concernent et touchent leur avenir et leur position au sein de l’Europe. Ils n’ont que le Maroc   , qui est très proche d’eux, pour s’amuser ; ils s’adonnent à un jeu qui n’est soumis   ni à des  lois ni  à des règlements. Ils m’ont fait pensé à nos malignités de l’enfance  quand pour passer le temps on aimait provoquer les fous , les vieux , les commerçants avares,  les demoiselles dandinettes , les jeunes  prétentieux , Mêmes nos parents quand ils sont trop agacés pour ne pas râler en pleine rue …Il y avait un de nos amis qui aimait marquer des but superbes même contre son camp. Il avait une conception esthéticienne du jeu : l’essentiel pour lui était de marquer des buts superbes indépendamment des alliés et des adversaires … Elégance doit primer.

C’est ainsi qu’agit les journalistes  espagnoles comme une bande de gamins oisifs qui savourent leur actes sadiques qu’ils n’hésitent pas à commettre au vu et au su de tout le monde bien qu’ils croient être à l’abri. La presse de l’Espagne est devenue une risée du monde entier. Car elle parait se transformer en un jouet entre les mains de certains gosses irresponsables et complexés. Ils regrettent l’acte d’avoir tue  le père, le totem Franco. Car en démocratisant l’Espagne, ils ont sonné le glas au souvenir même du ditcatetur.  Peut-ils voudraient récupérer le bijou qu’il avait perdu : le sahara.

Pour ce qui est du PP et d’Aznar, la pathologie collective a atteint des propotions alarmantes. Il faut qu’il sachent tous que le peuple marocain est capable de donner le jour à un nouveau Abdelkarim Khattabi en dépit de tous ses problèmes.Langue

emoticoneUna prensa que siente la rencor.

 

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25-11-2010

Quatre sources tarissent au Maroc.

 Abraham Sarfati, Omrane Edmond Al Malah, Mohammed Abid Al Jabiri et Mohammed Arkoune viennent de nous quitter ces derniers mois. C’est la mort, l’amère vérité qui les a emportés. Le rideau est baissé. L’accès eaux coulisses est strictement interdit.

Seulement la mort des  créateurs, des meneurs, des génies, des fidèles, des grands hommes, ceux qui sont devenus indispensables au reste de la communauté, est dure à supporter.

 Quatre mousquetaires nous ont quittés, ils sont irremplaçables car le système éducatif et axiologique est en panne depuis plusieurs décennies au Maroc, et par extension dans tous les pays arabes et musulmans. On ne pourrait avoir des personnalités de leur trempe.

Car les régimes n’ont jamais fait beaucoup de cas de pareils hommes . d’où le blocage dans  tous les domaines . au maroc , comme d’ailleurs dans tous les pays du monde rabes , les intellectuels et les penseurs sont appelés à cautionner le pouvoir ; On sacralise l’autorité depuis l’époque d’Abou Hayyane tawhidi qui a fini par bruler ses livres en se disant que cette Umma ne  les mérite pas … Tawhidi l’encyclopédiste , le philosophes des hommes des lettres et l’homme des lettres parmi les philosophes …

Sarfati , un politicien qui honoré les marocains , les cadres marocains qui refusait d’appuyer la dictature  et la paupérisation des masses … Ces cadres qui sont rongés par de grands rêves non pas personnels mais collectifs .

Plus de 80% des professeurs universitaires marocains n’aiment pas leur métier et non jamais rien produit durant tout leur parcours professionnel. Est-ce ainsi  que  nous pourrions  décoller et contribuer au marché du savoir universel ? Les militants marocains de jadis se  sont tus car ils ont acquis des postes bien rémunérés.  Ceux qui militent encore  veulent apparemment leur part du butin .

L’état marocain dresse des barrières face à la recherche et à la vraie démocratie. Des  barrières implicite bien que son discours manifeste soit tout à fait autre.  La situation est catastrophique est bloquée .  . Le bial est globalement alarmant

En arabe AlAin  signifie en même temps l’œil et la source. La disparition de ces quatre figures  est à la fois une perte de vue de la raison et un tarissement brusque de quatre sources  grâce aux quelles les prairies et les vergers gardent encore  leur verdure et leur fraicheur.

Des valeurs qui resteraient orphelines dorénavant au Maroc et par extension dans tous les pays arabes et musulmans : La Raison, l’Engagement, la Vérité, le Courage …des valeurs fondamentales qui seraient  délavées, essorées, et abîmés par des pseudos intellectuels et de faux militants. Ceux qui ne comprennent des études islamiques que  la reproduction médiocre d’un patrimoine fossilisé  et désuet. Ceux qui s’éblouissent aveuglément par les lumières de la raisons  et s’en vont s’en plaindre partout sous prétexte que nous sommes une nation  qui n’en a pas besoin. Puis ils prêchent son autodafé public. La potence pour la raison .

Nous, le bas peuple, qui ne possédons que la viscosité de nos blessures pour étaler notre impuissance face aux caprices  infantiles  et aux compromis préjudiciables dans lesquels s’engage notre destinée à l’encontre de notre volonté et nos intérêts. Car nous sommes  obligés de peiner, parfois en vain, pour survivre.

Nous aussi , nous sommes restés orphelins , otages entres les mains des anges de ténèbres  perchés du haut des chaines de télévisions  qui ,au lieu d’entrainer les arabes et les musulmans dans l’univers de la poste modernité, les acculent au stade des primitifs soumis à des états d’âme  empreintes de passions  violentes , de gestes  superstitieux et des instincts  frôlant la bestialité .

Abraham est le militant qui s’est sacrifié corps et âme pour le bien être  de son peuple. C’est le vrai militant, celui qui a emprunté la voie qui va de l’aisance  personnelle à la misère des autres, du bas peuple. N’ est -ce pas là l’apogée du sacrifice ?  Ce n’est pas comme les militants d’aujourd’hui, toutes tendances confondues, qui instrumentalisent la lutte politique et syndicale pour essayer de tordre  le bras de l’état et  réaliser le maximum  d’intérêts non pas collectifs mais personnels. Qui se rappelle de Fath Allah Wlaalou juste à la période de l’opposition ittihadie ? Qui se rappelle très récemment de Lachgar et Achaari ?

El Maleh avec son chainon de beignets l’été à Azila ;qui se rappelle de cette figure emblématique d’une beauté millénaire qui s’est épanouie sur cette terre d’un Maroc accueillant et généreux  . Celui qui, selon le mythe  s’est offert à un descendant du prophète Mohamed : Moulay Driss , un exilé politique qui était venu de l’orient… Et puis toute cette mémoire incrustée dans un beau livre Le parcours immobile.

Ces deux héros de confession juive résument par leur parcours tous les enjeux et les dessus des cartes de l’état d’Israël. Car ils défendaient la Palestine plus que tous les autres. Autrement dit, le parcours de leur vie est une démonstration éclatante que l’état sioniste n’est qu’une forme de colonisation   qui vise les richesses et l’avenir du monde arabe.

AlJajbiri et Arkoun sont des yeux avec les quelles il nous a  été possible de voir certaines de nos réalités et nos vérités   Histoire et religion , islam et société, qui se consacrerait à les décortiquer loin du tapage médiatique , des calculs politiciennes ou des obsessions pathologiques ?

 

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20-11-2010

« Fous le camp » ou l’aliénation de la France

Hier le 19/11/2010, j’ai regardé une émission à la télévision française  France 2 ou3 , un débat où se sont affrontés Dominique  De Villepin , Jacques Lang et d’autres …

 De Villepin , fidèle à sa prestation et à sa rhétorique, avait crvé  non pas seulemnt  l’écran mais également l’Histoire de la france . Bien que ses propos aient manqué un peu de pertinence , il était crédible et convaincant.

J’ai assisté à la partie du débat danslaquelle il était question de parler de la culture.Ce qu’avait dit  Villepin m’a beaucoup satisfait .

C’est ainsi que pour lui la culture ne doit point être élitiste sous peine de se transformer en des valeurs concervatrices . Elle ne doit ,pas non plus , se coller au vivant car le vivant d’aujourd’hui c’est le moribond de demain. Au contraire , elle doit étre une force pour  changement.. L’art et la culture doivent  être  initiés dans des dimensions qui embrassent la liberté.  De Villepin  a ,par ailleurs , insisté sur le dialogue entre les cultures , la nécessité  du respect mutuel des valeurs et de la culture par les uns et les autres.  L’art et la littérature doivent , selon lui ,s’ouvrir sur les réalités et les vérités… Il a critiqué  sévèrement ceux qui s’autoproclament juge pour évaluer la culture des autres. Cet égocentrisme va de pair avec la fossilisation… L’autosatisfaction est l’illusion

Villepin rêve d’un Paris qui serait de nouveau la capitale universelle des arts plastiques . C’est ainsi que les français pourraient redorer leur blason. L’art et la culture serviraient à établir les passerrelles entre les gens plus que toutes les diplomaties..

Concernant Sarkozi et sa relation éventuelle avec la culture , Villepin s’est montré assez pudique pour ne pas ête incorrest politiquement. Mais c’était Jacques Lang , le socialiste, qui est monté au créneau et a donné libre court à sa conception incarnée sous la présidence de François Mitterand. Il s’est même gargarisé en évoquant le musée du Louvre, les lois sur l’édition , les centres culturels partout en France …Mais , tout en faisant J. Lang n’a pas maché ses mots en rappelant que pareils projets n’auraient pas vu le jour s’il n ‘y avait pas un président de la trempe de Mitterant , intellectuel et authentiquement cultivé…

Autrement dit , pour J Lang, ce n’est pas la peine de demander à Sarkozi ce qu’il ne possède pas . Une critique implicite adressée à Sarkozi qui serait selon une unanimité non avouée auvertement, l’incarnation de la culture » fous le camp » telle qu’elle a été formulée par  Richard millier auteur , entre autres livres, de L’enfer du roman et l’histoire d’un imposteur ;un récit dont j’ai oublié le titre exact. C’est ce monsieur qui a  répliqué qu’au nom d’un certain héritage culturel il se permet de juger la culture des autres ; egocentrisme critiquée notamment par DDV

Le post modernisme ou la culture du fous le camp; sinistrose selon j . Lang, pour qui ce sont là des discours de l’apocalypse qu’on ne cesse de prononcer à chaque tournant de l’histoire au cours de tous les siècles .

Mai Mellier ne s’est pas arrêté d’évoquer le lectorat qui diminue, les librairies qui ferment les une après les autres , le niveau déplorable en français .Des indices de l’américanisation de l’espace culturel et politique français dont l’emblême c’est le »‘fous le camp »

Jacques Lang ainsi que  De villepin en politiciens rôdés, ont dissipé tous ces désespoirs en disant qu’il suffit tout s’implement de ce connecter à la réalité pour que les arts et la culture retrouvent leur prestige de jadis .

Finalement c’était à une policière d’origine maghrébine de prendre la parole pour dénoncer la corruption et  le manque  de civisme des agents dela  police française  ,. Elle a montré comment ils ont obligé une africaine a passer la nuit toute nue pendant l’hiver, comment ils ont empêché un médein marocain et son  fils de fouler le sol français car il leur manquait quelques euro .Comment ils ont empêché ce medecin ,voulant offrir un voyage à Paris  pour son fils à l’occasion de sa réssite scolaire,d’aller au guichet automatique pour compléter la somme exigée. ET grâce à une certaine couverture mutuelle , ces agents de la police échappent à toute interrogation  juridique ….

Autrement dit , la France est un peu son passé; Son avenir est dans son patrimoine . Bien que le pas  de J Lang, ayant pu convainvcre l’UNESCO de considérer l’art gastronomique farnçais comme patrimoine universell de l’humanité , ait soulevé certaines critiques étant donné son caractère symbolique qui ne pourrait apporter aucune   solution  aux problèmes sociaux et économique des français …

Personnellemnt , je crois que la France était toujours une force culturelle . Elle doit préserver vette vocation  sans pour autant s’autoproclamer juge des autres .. Dominique De Villepin pourrait  apporter l’antidote à condition qu’il serait entouré d’une clique qui se fixerait le même objectif et aurait les mêmes convictions.

Sarkozi c’est peut-être la limite du processus de l’américanisation de la france . qui n’a abouti qu’à mettrela france à la queue .
 

 

 

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18-11-2010

LES ARABES :DEs EXILES PATHIQUES

العرب و  استعارة الفرح

البارصا ُ ، البارصا،كاطالو،ِنيا ،البارصا تفوزببطولة إسبانياِ

انضروآلفرحوالعيد،الألوان الزاهية،العيد،النشوة،الأضواألمبهرة،الرقصاتْ

إنه شعب يمارس الحياة،يعيش البهجة،

وكان مذيع الجزيرة يتكلم وكأنه فقد عقله،يتلذذ بنطقً الكامبوًمثله كمثل طفل يتلفظ و لأول مرة بحروف زواجها عجيب و مسيقاها ساحرة؛يهتز،يلون نبرات صوتهْ

العرب العريبة تستعير افراح الغير بل قد تشتريها  مزايدة بعضها على بعضـ

وهل هؤلاء قادرون  على الفرح؟قادرون على الحب؟

ليس العرب العريبة هم من أبدع التراجيديا و مع هذا فهم منغمسون  فيها إلى أخمص أقدامهم دون أن يحسوْ

فثراث هذه الأقوام مسقي برحيق الأفراح؛غزلياتهم احتفاء بادخ بالحياة،وخمرياتهم نشيد أزلي يمجد النشوة والحلم والسعادة، حتى دينهم يعطي للحياة ماتستحقه و يربط الإلتزام بسعادة الآخرة المطلقةَََ َ َ َ

منذ قرون لم يفرح العرب،منذ سقوط بغداد على يد التتار ووبعدهم الأمريكان؛منذ خروجهم من الأندلسو إضاعتهم لفلسطين؛و خصوصا منذ بداية سيلان النفظ بين أفخاذهم؛

يشترون الفرح ويبيعون الموت،يشترون الوهم ويبيعون الحلم؛

شوف شوف الكرة و الحارسيتصدى للكرة ودولة قطر ستنظم كأس العالم بحول الله؛

 

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16-11-2010

Néron , la brute incendiaire ,était de retour au Sahara marocain .

NERON , l’incendiaire ,était de retour à   Layoune

Parce que la politique longtemps adoptée par Basri au sujet de la gestion de l’affaire du Sahara  péchait par  l’ostracisme de tout souffle démocratique progressiste, par l’étroitesse des horizons  voués aux  ténèbres ,par la mise à mort de la raison, de l’Histoire et de la géographie, l’Algérie , l’Espagne et leurs marionnettes  du POLISARIO sont en passe  de créer l’événement actuellement  à Layoune. Mais Basri est mort . Mohammed 6 déverrouille les portes de l’avenir aux marocains. Sagement et patiemment.
Rien n’a pu faire taire les hauts  les haut parleurs algériens  appelant à la haine et à la séparation . Un harcèlement  quotidien . Ni les fleuves du sang qui coulent en Algérie à la satisfaction  des hauts officiers héritiers de la révolutions et de tous les martyres .Le fameux million . Car rien n’arrête ces officiers qui sont vraiment redoutables, les crânes par lesquels ils prétendent avoir tracé les frontières de leur pays  sont également  utilisés pour repousser toutes les aspirations populaires … Utilisés également pour jalonner les artères de la mort . Une ambiance morbide où la folie épouse l’illusion  et se dégénère en un flot de délire .

A Layoune , en dépit des soubassements politiques  et leurs paris , la présence algérienne était éclatante par les crimes spectaculaires perpétrés par ses apprenti sorciers. Immoler des adversaires, pisser sur leur corps fait penser à exterminations massives que subissaient des masses du peuples algériens   pendant la nuit . des crimes mis sur le compte des islamistes alors qu’ils étaient commis par des soldats et des policiers algériens …

DIRYDIK , mets ta main pour avancer , qui se rappelle des ténèbres qui enveloppaient Layoune de jadis ???… Qui  se rappellent des  ces chambres circulaires bâties au foins et à la boue et des chèvres qui  meulaient  dans la nuit de Layoune secoué par les sifflements du vent ? Et Mohammed  Abdelaziz se rappelle t-il de son père ou il va procéder à tramer un complot pour tuer le tuer ? Comme Néron avait tué  sa mère Agrippine qui s’était mêlée aux affaires de l’état et de la vie de son fils. . Sauf que Abdelaziz est  abruti par  les mets  grasses. Il manque de talent , d’imagination et de passion . Comment se sacrifier pour son prétendu pays et exiler son propre père de son existence car il est politiquement autre. Qui empêchent les bandits du Polisario d’immoler les révoltés, Qu’avait fait l’ONU pour défendre les civils séquestrés à Tindouf ?…

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14-11-2010

AMADYEUS ou l’Orgie politique des F.F au pouvoir

Leur nom vibre dans les quatre coins du Maroc. Les échos traversent toutes les villes .Tels des piquets , ils sont érigés en pleine arène politique marocaine . C’est FF,   ses frères ,ses fils et tous ceux qui s’apparentent à lui et qui sont partie prenante de cette curée  gouvernementale …

Pour vous  dire que je ne généralise pas. Et je ne suis point raciste. Mais trop c’est trop.emoticoneemoticone

Des poteaux s rigides  qui se dirigent  droit vers les yeux éblouis des marocains . Ils leur cassent les regards  et les âmes. Ceux qui sont comme toi et moi. Ceux qui n’ont le droit que de traîner leur rancune et leur jalousie. Vers les enfers du désespoir.

Eh bien  vous tous, les FF  qui  patinent sur le sol boueux d’un Maroc  marécageux . Détresse .

Vous êtes dans l’arène non pas pour lancer des défis à vos concurrents mais pour défier le défi.

Le défi ainsi que sa famille : la bravoure ,  l’héroïsme, la pudeur (chère aux vrais marocains musulmans et humanistes ), la satiété( voulez-vous enregistrer ce Maroc en votre nom de famille ou quoi ?) , la compassion , la pitié , la justice .   Vous êtes là pour tout combattre et tout battre. Quelle puissance . Que pourrait représenter dans ce cas quelques années de plomb  où l’affrontement politique faisait rage entre deux conceptions …….  Que serait un Basri ou un Oufkier face à toute une  bande bien organisée.  Ou on finit par tout dévorer.

Voici des nouvelles vagues de criquets , qui dévorent tout sur leur chemin .  Des criquets  qui accumulent et cumulent sans vergogne : eau et électricité , foot et « amadyeus », autoroute et jeux d’argent , santé et 2M , Diplô et …

Des criquets qui portent préjudice aux pauvres marocains .. ;.

Trop c’est trop .

Pour qui se prend ce petit FF, qui ne dit que des balivernes  prouvant son faible quotient intellectuel, pour refuser de recevoir une pétition signée par des centaines d’associations et de partis politiques … ? Et ce FF à qui on a confié les intérêts du pays , pourquoi s’affaire-t-il pour venir soutenir AMADYEUS alors que le Polisario , l’Espagne et l’Algérie sont en train de tramer le complot le plus sournois que le monde n’ait jamais connu ???  Pour saboter la sérénité et la sécurité d’un peuple  paisible et sage.

Quand Mohammed  5 refuse carrément de accueillir les israéliens , les FF , et à leur tête FF Diplo et FF Walou  leur ouvrent les bras et mentent sur le compte du roi en affichant que Amadyeus et son activité se font sous son  haut patronage ..

Si FF Walou voudrait bien organiser qq choses de sérieux , qu’il choisisse  la signification de l’existence pour des jeunes qui ont arraché péniblement leur diplôme et qui n’ont  pas des sous pour acheter des rasoirs , pour se laver, pour acheter des  vêtement…Il vivent , s’ils ont de la chance avec leur famille  et représent de vrais cauchemars pour toute une génération montante .. Leurs petits Frères et leur parent qui ne sont  pas comme FF sénior qui est ministre à l’œil . Ces parents qui étouffent  sous l’injustice et le NEPOTISME … ET LA FOLIE DES FF.

c’est vraiment une orgie  où les plaisirs n’ont pas de limites. Une orgie politique qui se moque de tous les jeux et tous les règlements . Une gouvernance  qui est essentiellement orgie et curée.  UNE PARTIE DE PLAISIR ET NON PAS UNE RESPONSABILITE

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13-11-2010

FANTASIA FASSIA FIHRIA

S’il y a quelqu’un qui perturbe réellement le cours de la vie des marocain  çà ne serait  qu’une personne  totalement déconnectée de leur réalité  et agit inconsidérément par conséquent.  C’est quelqu’un qui n’a jamais pris partie aux élections marocaines et pourtant il occupe le poste de ministre. C’est quelqu’un qui n’a point exercé de la politique  que ce soit dans la dimension polémique , gestionnaire ou militante  et pourtant il est en poste chargé de présider à la destinée de tout un peuple.

C’est quelqu’un qui cumule entre ses mains plusieurs postes clef du pays. C’est quelqu’un qui prétend être un omni dieu car partout omniprésent …C’est un fils qui a fait des études normales et pourtant ses parents , qui vivent au dessus de tout le monde , lui ont offert  un grand jouet aux dimensions universel ; un AMADYEUS géant qu’il remplit de têtes de personnalités célèbres et leur demande de parler . Les personnalités parlent et lui il s’égayent …. Un grand tonneau plein d’air  malsain qui encense tout le pays. Répugnance. Merde alors…

C’est un Fassi Fihri , c’est un fils de Fassi Fihri qui fait fi des drames que connaît son pays exposé aux coups assenés par  la machine militaire algérienne polie et huilée plus que jamais par des pétrodollars…

Un Fassi Fihri ou son fils ou son cousin qui méprise toute la compassion qu’on les marocains pour la cause palestinienne. C’est un  Fassi Fihri qui organise partout des parades de fantasia pour faire plaisir à son fils ,  à sa  mère ou  à son père.

Un  Antinationaliste. La patrie pour lui ; pour son père ou son fils n’est qu’un prestige . Une fois perdu , ce ne serait pas la peine de rester encore dans le bled .Le nationalisme exige , surtout par ces temps durs que connaît le pays et son devenir politique , une concentration urgente sur ce tapage médiatique qui risque de nous emporter . Le Sahara est marocaine et le restera . Le Fassi Fihri devrait appeler son fils à l’ordre pour lui dire que le temps n’est pas propice à la  fantasia … car notre pays est dans l’impasse à cause de la médiocrité de sa diplomatie dont le gérant est le Fassi Fihri senior.

Il faut le présenter à la justice . Mais il sait bien qu’‘il est extraintrautranationaliste . D’abord il faut être un vrai père capable de satisfaire les caprices de sa femme et de son fils . Sa femme s’est disputé avec l’épouse de l’ambassadeur du Maroc en Italie , B Abdallah. Et sur le champ, la décision fantaisiste de démettre l’ambassadeur de ses fonctions était annoncée. Et Le poste est toujours vacant  alors que Rome est l’une des capitales ou les mercenaires du Polisarion agissent librement.

Maintenant regardez le jouet offert au fils //////Amadyeus    . Cette mascarade   innommable doit cesser et ce Fassi Fihri , ses frères ainsi que sa belle sœur, leur oncle , leurs gendres doivent tous partir pour que le Maroc n’étouffe pas sous leur poids écrasant. avancer.

 

 

S’il y a quelqu’un qui  perturbe la paisibilité et le cours normal de la vie publique au maroc , c’est bien entendu un

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10-11-2010

Gangstérisme à Casablanca: nécessité d’impliquer les citoyens

7 heures du matin, la médina n‘est pas tout à fait inanimée. Les ouvrières et les élèves pressaient le pas pour être à l’heure. Vêtues comme si elles étaient à l’intérieur de leurs foyers, des  femmes, à la mine blafarde et au regard résigné, s’agglutinaient déjà autour de la trombe pour s’approvisionner en eau potable. C’est l’une des  ruelles de Derb  Soltane où les gens ont le sentiment d’appartenir à un grand douar  planétaire traversé  ou hanté  par des brutes inhumaines.

Une ouvrière criait dans une ruelle sous-jacente tandis que ses agresseurs se départagent bruyamment  le butin  juste à côté  en face même des dames apparemment impassibles de la trombe, sous les yeux indifférents de ceux qui regardent par les fenêtres   et qui sont, peut-être, en train de prendre leur petit déjeuner. Badaud, j’ai fait des grimaces  pour exprimer ma peine devant ce spectacle épouvantable mais j’étais vite rappelé à l’ordre par un vieux qui me notifia  complaisamment : « regarde et tais -toi I».

Des centaines sinon des milliers d’agressions se produisent quotidiennement dans nos grandes villes. A Casa  surtout, les agressions aveugles deviennent ostentatoires, tolérées  voire même vulgarisées par des citoyens  apeurés. Il faut s’attendre à ce qu’il y ait  une descente vraiment infernale de ces mêmes citoyens vers les bas fonds de la médiocrité humaine. Désolidarisation sociale complète, déconfiture des dernières valeurs positives communes. Et peut-être, même ce minimum de croyance  opérant au niveau du cœur seulement et portant sur la paix, la justice, la dénonciation des turpitudes est   dorénavant inexistant chez nous. Des petites concessions qui seraient fatales pour notre devenir  figé. Tournoyés par nos maux de mémoires, une victimisation  nous étouffe. Il faut dire que désormais nous aurons  besoin de guide, de guidon et d’apéritifs piquants pour pouvoir récupérer notre force d’agir et de se débarrasser de la fièvre  hallucinante.

Et pourtant la raison ne fait pas défaut chez ceux qui disent que le danger est bel et bien  réel et que ces jeunes drogués seront capables des pires  crimes si on essaye de se mêler à leur brutalité souvent sanglante. D’autant plus que la loi ne donne aucun avantage aux volontaristes secouristes au cas où les choses  s’enveniment. Il en témoigne ce qui est arrivé à ce cadre qui, devant un feu rouge et juste à côté de son  lieu de travail , était incapable de se retenir devant la barbarie avec laquelle une jeune femme était malmenée parterre  par deux agresseurs qui voulaient lui arracher son sac. Le paisible citoyen a viré un peu avec sa voiture et a heurté les malfaiteurs. Selon les dires d’un témoin oculaire, la police  a failli  incriminer la noble personne  qui  n’a fait qu’utiliser « intelligemment » sa voiture pour clouer au pilori  les criminels.  Etrangeté suprême : la victime elle-même refusa de témoigner,  récupéra son sac, remercia le bienfaiteur et partit froidement.

Les responsables, quant à eux, estiment que  le refus de coopérer  est systématique voire catégorique chez les citoyens. Certains d’entre eux affirment  qu’ils ont même des directives  d’accueillir les témoignages des citoyens à bras ouverts et selon les procédés les plus simples et les plus sécurisants  possibles. Mais la symbiose  police/citoyen tarde de se réaliser. Et bien entendu, ce sont les citoyens, y compris les policiers qui  payent le prix exorbitant de cet état social qui frôle les limites de  la Siba.

Il serait  utile de s’arrêter devant ce fait alarmant : des agressions en recrudescence incitées par une impuissance étatique et sociale  scandaleuse. Partager la responsabilité de cet état affligeant entre  l’état et la société implique que nous devons faire la part des choses et nuancer les assertions.

Bien évidemment, les racines de cette méfiance accrue entre la police et la société trouve ses racines dans l’Histoire récente   où tous les moyens ont été mobilisés pour consolider et  fortifier un état policier   ayant comme objectif fondamental la négation de toute forme de citoyenneté véritable. La police était complètement diabolisée. Le commissaire Tabit représentait  l’apogée de l’abus du pouvoir,  Driss Basri  illustrait, quant à lui, les dédales  ténébreuses et monstrueuses où le Maroc était acculé. Ayant subi des avatars fabuleux  et curieux tout en conservant l’âme  d’un policier brutal et maladroit, Basri a rallumé et attisé la  flamme makhzénienne jusqu ‘au point d’embraser toutes les germes de la confiance  chez le marocain.

Autrement dit, les masses populaires ont le droit de  tourner leur dos  aux policiers. Le dicton selon lequel il faut se méfier de la mer, du feu et du maghzen incarné plus particulièrement par la police  est toujours en œuvre dans notre inconscient.

En l’absence de lois claires et nettes qui favorisent la coopération entre les citoyens et la police  au sujet des vols à l’arrachée et à main armée, le fossé se creusera davantage et les malfaiteurs  en profiteront aisément.

La police elle-même doit être encouragée, ses meilleurs éléments  doivent être distingués par des avancements et des récompenses sérieuses. Il faut offrir à ses membres les garanties indispensables pour qu’elle puisse donner libre cours à son savoir faire et à son nationalisme, le meilleur de soi-même à l’exécution de sa noble mission.

Une véritable réconciliation  entre la société et la police serait  une gage  nécessaire pour  engager et gagner la lutte anti gangstérisme à Casa et ailleurs. Sans oublier toutefois une amélioration nette des conditions de travail et de vie de cette souche de fonctionnaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

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09-11-2010

Les larmes de la mémoire

Les larmes de la mémoire

 

A la lumière de ce qui se déroule actuellement dans le monde arabo -musulman en général et en Irak notamment  au nom de la résistance,une relecture de l’ensemble des luttes anticoloniales du passé s’impose car un séisme sémantique est en train de nous secouer. On ne sait sur quel pied danser! La spirale de violence qui ravage cette terre est trop dense pour nous offrir un quelconque répit afin de démêler l’écheveau des sens

 

Des centaines de morts en une journée : 140 pour ldans une journée Une folie meurtrière au nom d’un idéal politico-religieux qui est beaucoup plus une obsession qu’une utopie. Une  étrange « résistance » à l’occupant. Avant que ce dernier ne quitte le pays, il faut que les deux tiers de ce peuple irakien soient trépassés. Entre les chiites et les sunnites, il existe dorénavant des fleuves sacrés de sang. Les convoitises politiques d’Al Qaida dépassent actuellement toutes les limites de la raison, de la foi, de la géographie et de l’histoire.

 

Les grandes idéologies  et leur enchantement ont cédé le pas aux thèses politiques empreintes de chauvinisme et de fanatisme. Les atrocités changent de couleurs au gré des circonstances

 

. Une utopie, aussi imperceptible soit-elle, est indispensable pour que le monde  garde l’espoir et la raison.

 

 

 

Ennuyées et languissantes, les démocraties occidentales ont   fini par verser dans l’irrationnel et l’obscurantisme en badinant avec les flammes identitaires. Car une identité se repliant sur elle-même finit le plus souvent par éclater et emporter tout sur son chemin. L’identité est l’arme la plus puissante qui ne ménage rien ni personne. L’identité est une arme folle qui, le plus souvent se retourne contre son détenteur. Par sa force destructrice, elle est semblable à l’énergie nucléaire.

 

L’interdiction de facto de l’usage de cette arme par l’Occident lui a permis de faire des pas géants dans le processus de l’unification politique et de la construction économique.

 

L’ampleur des tragédies identitaires    avait pris des proportions exterminatrices  en Serbie et en Rwanda  mais elle est toujours en ouvre en Palestine par la pratique systématique des processus de mystification et de mythification.

 

Il importe ainsi de rappeler que la  première folie de l’Humanité moderne, qui ne serait pas la dernière malheureusement, était le recours dissuasif  abusif à la bombe atomique  larguée sur Hiroshima. Puis il y a eu  la naissance contre toutes les lois de la nature de l’état hébreu,  son baptême désapprouvé, son adoption  totale, sa sponsorisation  inconditionnelle, sa consolidation ininterrompue. Et l’Occident de contredire les lois de l’Histoire  qui n’admet ni marches arrière  ni mythe ni rêves rétrogrades.

 

 

 

 

 

 

 

Le  Grand  pays  qui est la France  est allé même jusqu’à munir le nouvel état   des secrets nucléaires  pour se venger de Nasser qui ,en sa qualité d’arabe  et d’africain  ,  s’est montré solidaire du peuple algérien  en pleine guerre de libération. Le sionisme s’est frayé son chemin au cours du vingtième siècle contre vent et marée, à l’encontre de tout ce que l’humanité entreprenait pour éviter des catastrophes du passé.

 

Dans ce même ordre d’idées et pour régler ou régulariser un problème géopolitique, ce même Occident, a été très mal inspiré lorsqu’il a eu le projet de manipuler les musulmans zélés en revitalisant la notion du » DJIHAD ».

 

Des  croyants ont été mobilisés pour aller combattre les troupes soviétiques soutenant le régime de Kaboul en Afghanistan. On ignorait ce que représente le Livre Saint chez les musulmans: sa lecture et son interprétation  avaient   déterminé complètement l’Histoire de cette partie de l’humanité. Une autre fois, l’Histoire et la Culture n’ont servi à rien.   Une notion inflammable mais aussi un grave manquement aux devoirs rudimentaires de la raison et de l’Histoire.

 

Il en découle ce que nous constatons actuellement :un retour au bercail des maux de l’homme, l’hypocrisie, le désordre, le pillage, le viol, le tout  cultivé et élevé dans les pourtours de l’impérialisme. Les vengeances et les passions qu’il anime sont cette fois-ci peintes aux couleurs de religion mythique, juive, chrétienne  ou musulmane, attisée et couvée par les soins de certains leaders débiles prônant l’apocalypse. Le monde est en passe de brûler.

 

Bien sur, lors des catastrophes, ce sont les plus démunis ou les plus naïfs qui payent le plus.

 

La mémoire du commun des mortels  subit un subtil réaménagement.  De l’Occident,  on ne veut garder que les mauvais souvenirs. Sa civilisation est considérée comme étant l’œuvre de toute l’humanité. Ou plus  franchement  un butin de guerre qui a eu lieu dans les cerveaux. L’apport des arabes au progrès humain est évoqué  mais en dehors de tout contexte historique. L’accent est mis  beaucoup plus particulièrement sur une essence religieuse complètement anhistorique.  Toutes les nuances et les réserves sont battues en brèche. Une mémoire dépeinte et verrouillée est mise en place  chez nos compatriotes les plus vulnérables.

 

L’Occident et surtout son élite politique est largement responsable de ce sabotage prémédité de la mémoire de l’humanité en général , des arabes et des musulmans en particulier.

 

L’intégrisme ne fait, en effet, qu’achever une œuvre déjà en

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chantier.

 

Les intérêts et les principes cohabitent difficilement. Le strabisme est de taille:qui pourrait accepter une justice à deux poids, une vie à double vitesse?  Le politique perd de sa consistance au profit du sacré et de la violence.

 

Mais c’est quoi au juste la politique? Quel est le statut sémiotique de la justice au sein de la politique? Comment distinguer les intérêts des principes? Y a-t-il encore des patries à aimer  à la folie?

 

 

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08-11-2010

    Islam et démocratie

 

Evénement 1 : monopolisation du sacré , violence symbolique et absence de réaction

 

 

Le 07/03 /2009, mon beau père âgé de 90 ans est décédé à Meknès où il habitait. C’était le

vendredi et il fallut être là-bas avant la prière du Dohr , l’enterrement dut se faire juste après. Mon beau père a 8 filles mariées ,six d’entre elles habitaient d’autres villes que Meknès : Oujda, Mohammadia, Khénifra, Ouazzane, Casa .C’est dire 8 gendres en plus de son propre fils.

Puisqu’il habite la même ville et  en sa qualité de l’époux de l’ainée, l’un de ses beaux fils   devait s’occuper des détails de l’événement  en attendant l’arrivée de tous les autres.

Nous étions tous à Meknès avant le début de la prière, nous comptions jeter le dernier clin d’œil sur le défunt. Or, notre surprise fut grande quand on a  appris qu’il fut déjà emmené à la mosquée  alors que la prière ne devait commencer qu’une heure après. Il faut signaler qu’il est dans notre tradition de jeter un dernier regard sur la  personne morte.

Ce que l’époux de l’ainée a fait n’était pas le résultat du hasard  ou d’un manque d’expérience mais plutôt un acte délibéré s’inscrivant dans la pure conception religieuse des intégristes qu’il a  incarnée et parfaite   par la suite lors de l’enterrement. Il a mis ses amis barbus juste à côté de la sortie de la mosquée pour que, une fois la prière terminée, ils emporteraient la dépouille et se précipiteraient  vers le cimetière  pour l’enterrer évitant ainsi toute procession funéraire. Une nette reproduction des scènes d’enterrements des pèlerins décédant lors du pèlerinage. Ces pèlerins qui meurent par dizaines dans un pays étranger  lors d’un événement sacré rassemblant plus d’un millions de visiteurs ,dans un climat très chaud .Se hâter d’enterrer le mort serait la meilleure des solution.

Et ce fut ainsi qu’il a empêché   les autres gendres, cousins, voisins et amis, de se constituer en cortège funèbre  pour  accompagner le défunt à sa dernière demeure tout en clamant en chœur la Chahada. Une rare occasion  pour ouvrir l’espace privé sur l’espace public, pour confirmer son appartenance sociale, familiale et identitaire. Pour l’islamisme, il n’y a pas d’espace privé, tout est public et connecté directement au sacré  qu’on doit gérer professionnellement et l’ optimiser  dans une dimension politique.

Effectivement, nous n’avons pas fait attention à ce stratagème. Nous avons accompli notre prière au milieu de la mosquée qui était pleine à craquer. Des bousculades à la sortie ont retardé davantage notre présence à côté de la dépouille et notre départ vers le cimetière. Quand nous étions dehors, nous avons réalisé qu’il n’y avait aucune trace du cortège. Il fallait se hâter pour  arriver au cimetière. Nous avons fait le parcours à pied, parfois en courant  et quand nous étions arrivés, le corps était complètement enterré. Ce qui était étonnant  pour nous, qui ne connaissons point les pratiques des fondamentalistes, c’était l’élimination de touts les coutumes et  les traditions  auxquelles nous étions habitués jusqu’alors : la psalmodie collective de la sourate de Yassine, les prières, parfois une oraison funèbre, la tristesse , les expressions de condoléances et de  consolations adressées aux membres de la famille du défunt ; tout un rituel  mis en place pour marquer la gravité de l’instant .Autrement dit, amplifier le caractère essentiellement humain de la circonstance tout en l’attachant au sacré. La nonchalance  de ceux qui procédaient à l’inhumation était choquante, mise en scène de façon à banaliser le moment, à  lui ôter toute sacralité devant embrasser l’angoisse humaine des présents ; « on dirait qu’ils nettoyaient des égouts »  avait commenté l’un des gendres.     Normalement les filles devaient rester à la maison, bien qu’elles aient senti une certaine frustration de ne pas avoir eu l’occasion de jeter un dernier regard sur leur père, elles ont contenu leur sentiment  pour éviter tout problème .Car il faut dire que l’époux de leur sœur ainée jouissait de beaucoup de respect auprès d’elles non pas   pour son intégrisme mais pour  sa conduite sociale et familiale exemplaires. Elles l’avaient connu depuis plus de trente ans . Et en plus, elles ont toutes un niveau d’instruction supérieur. Bien qu’elles fassent toutes la prière, que quatre d’entre elles se soient rendu à la Mekke, elles ne portent pas de Hijab malgré les appels doux de l’époux de leur grand sœur. Quant à l’unique  fils du défunt, c’est un ancien militant de la gauche. Etudiant, il était un meneur , avait contribué activement à la scission de l’USPP en  1982 et à la fondation de l’aile nommée à l’époque  camarades des martyrs qui est devenu  par la suite le  parti de l’Avant-garde démocratique socialiste PADS  dirigé par Ahmed Benjelloun frère d’Omar Benjelloun leader de l’USFP assassiné en 1975 par les islamistes et dont le procès continue de faire des remous jusqu’à nos jours. Les conventions sociales et les rites religieux sont les derniers de ses soucis. C’est pour cela qu’il n’a point réagi. Son expérience politique avait débouché sur l’amertume, la déception et la résignation. Elève puis  étudiant, il avait été arrêté et condamné plusieurs fois lors des années de plomb. . Cet ancien militant a soutenue une thèse de doctorat d’Etat en 1998 et pourtant il est toujours au lycée. A l ‘image d’autres enseignants du secondaire , les lois leur interdisent de changer de cadre .  Le devenir du militantisme au Maroc a abouti à des paradoxes : les lutteurs des années de plomb ont été écartés au profit d’autres .Il y en a ceux qui n’ont rejoint le parti de l’USFP qu’ en 1982( l’année de la première scission ), ils sont plus âgés et moins instruit que lui, et pourtant ils on eu l’occasion  de devenir des  ministres…

Personnellement, j’étais traumatisé et j’ai dit à des membres influents de la famille  que lors du dîner du défunt je règlerais les comptes à  l’intégriste avec qui j’ai eu auparavant beaucoup d’altercations au sujet de la religion en général et de l’islam politique en particulier. Je ne sais pas si on l’avait averti, il n’a point réagi au cours du dîner. Je suis entré, je l’avais trouvé en train de  parler politique en dénonçant farouchement la destitution du maire de la ville de Meknès d’obédience PJD. Je n’avais pas eu  envie de discuter avec lui  car moi-même je pense toujours que la façon selon  laquelle ce maire a été destitué par le ministère de l’intérieur était un peu stupide et servirait davantage un tel parti. En vérité et relativement à d’autres maires, celui de Meknès n’a commis que des délits mineurs.

Ce gendre, bien que partisan du PJD  qui se présente comme un parti  adoptant  les lois de la démocratie, ne jure que par l’islamisation de la société en attendant l’occasion de faire la même chose à l’état

. Il a adopté l’intégrisme depuis les années soixante dix. Il entame le jeun avec l’Arabie Saoudite. C’est dire un pur wahhabite. Il ne porte que des djellabas, il a toujours un bonnet sur la tête, il a une grande barbe .Il est fonctionnaire au ministère de l’agriculture. En sa qualité de  contrôleur, il est  en perpétuel contact avec les grands agriculteurs de la région. Il est bien connu par sa probité et sa droiture. Un voisin , qui est lui-même fonctionnaire au ministère de l’Agriculture et qui n’est point de la famille, m’a dit qu’il est considéré comme la bête noire des grands agriculteurs car il est incorruptible. Il a construit une grande maison  sans contracter de crédits bancaires. Il est allé plusieurs fois à la Mekke en compagnie de sa femme .On disait que son salaire est béni, il profite de  la Baraka. divine.

Il a éduqué ses enfants  d’une «  manière islamiste ». Ces enfants font les prières et même celle de l’aube et ils sont tous affiliés au PJD. Ils ont tous les numéros des téléphones des ténors de ce parti , surtout les parlementaires à qui  ils pourraient appel à tous moment quand ils ont un problème quelconque.

Tous ceux de la famille qui les connaissent ne les aiment pas, on les juge antipathiques, égoïstes, profiteurs et  très pragmatiques. Ils ont fait leurs études sans subir les affres du chômage. La fille travaille comme enseignante à Oujda, parfois elle présente un certificat médical et vient  faire du commerce à Casa. L’aîné a abandonné une petite fiancée pour épouser la fille d’un riche commerçant qui lui a financé des noces grandioses.

Les funérailles qui représentent en quelque sorte une brèche vers la sacralité  ont été détournées par ce gendre  au service d’un objectif bien déterminé : créer  une rupture avec un ensemble de rites adoptés jusqu’alors et mettre  à leur place d’autres importés de chez les wahhabites dont l’idéologie est celle qui est intégralement adoptée par AL Qaida. Cela est, bien entendu, valable pour une partie de la société  qui est représentée ici par ma belle famille et son voisinage. Mais c’est une pratique courante au Maroc soit lors du décès au sein des famille intégristes soit quand il s’agit d’une famille pauvre , ce sont les mêmes intégristes   qui  prennent en charge les frais de l’enterrement en contre partie de pratiquer les rites wahhabites.

Une telle  violence symbolique ( susceptible de se transformer en violence matérielle) qui a consisté à annuler un rituel et le remplacer par un autre  justifie les craintes de certains responsables politiques, activistes et intellectuels. Les islamistes ont un et un seul objectif :appliquer à tout le monde ce qu’ils considèrent comme étant la vérité religieuse qui n’est que la version wahhabite d’un islam rigoureux qui s’est transformé en idéologie de la dynastie régnante en Arabie saoudite. Une forte présence des prépolitiques manipulés au service du politique.

Pour le noyau solide du  parti PJD constitué principalement  des militants semblables à mon gendre, la démocratie n’est qu’une tactique, voire un simple moyen  pour islamiser la société et instaurer par la suite l’état théocratique. Il faut  rappeler que le soir même de l’enterrement, le monsieur s’est mis à parler politique tout en s’empêchant de continuer sa tâche : détruire ce qui reste comme rituel social local lié à la mort. Qu’il ait renoncé  à achever sa besogne d’ « islamiser » les us et les coutumes en mettant en œuvre   sa conception (islamiste) est une tactique intelligente non pas uniquement pour éviter de confronter des gens comme moi(  impulsifs, un peu politisés et un peu instruits)  mais aussi pour ne pas se donner en public et offrir l’occasion aux invités, en détente cette fois-ci( contrairement à leur état tendu lors de l’enterrement ) de réfléchir aux finalités et à la logique de ses actions étranges à notre société.  Une action qui semble bien calculée. La meilleure pédagogie est celle qui mette les « apprenants » dans une situation réelle  pour affronter un problème et lui apporter la solution. L’action vaut beaucoup plus que les paroles. C’est peut-être pour cela qu’il s’est tu lors de la veillée.

Pour situer cet événement dans le devenir politique de notre pays, il semble que l’arrivée au pouvoir d’un tel parti islamique  serait le point culminant pour forger une nouvelle identité islamiste de la société marocaine, une identité qui ne serait que le wahhabisme .

Par ailleurs ,qu’il ait  décidé d’enterrer son beau père  à sa manière purement islamiste en faisant fi des opinions et des sentiments des autres révèle que sa certitude et inébranlable et qu’il accomplit ce qu’il croit être un devoir religieux. Tout ce que de telles personnes entreprendront serait considéré comme un devoir religieux  qu’il faudrait accomplir et obliger les autres à accomplir. Les autres sont des ignorants. Il faut les mettre devant le fait accompli, ce n’est pas leur bonheur qui est prioritaire mais c’est  le devoir religieux qui compte.  En quelque sorte, on est aux antipodes de la démocratie qui est l’expression d’une cohabitation dans la diversité.  Ce sont ces islamistes qui savent gérer le sacré, c’est dire ceux qui savent ce que Dieu veut. Ils accaparent  le sacré pour l’instrumentaliser plutard. Et c’est le début  d’une  mise à sac de   la société incapable de  réagir.

Cela révèle également qu’il croit détenir  la légitimité non pas de son statut comme un gendre parmi d’autres mais comme un meneur soucieux d’exécuter coûte que coûte  ses convictions où le religieux est au service du   politique.  Et c’est peut être l’occasion de cueillir les fruits d’un capital social qu’il ne cesse d’accumuler depuis plus de trente ans .En matière de l’islam, tous les autres devaient apprendre, ils n’auraient rien à dire.  Sa bonne réputation empêchait les autres de le contredire  car sa moralité est au-dessus de tout soupçon.  Tout le monde était au courant du fait qu’il a refusé de vendre  un appartement que l’état lui avait cédé  car selon lui ,il  ne l’avait pas acheté cash. Il l’a offert à une veuve solitaire mais après le décès de cette dernière, il était convaincu de la vendre à des personnes indigentes comme j’ai entendu dire dans la famille.

En effet, on grognait, on dénonçait mais en sourdine. S’agit-il d’une impuissance sociale, d’une hypocrisie, d’un compromis, d’un accord tacite, d’une crainte, d’une résignation, d’une sous-estimation ou bien d’une distanciation tant que ces autres gendres ne sont pas impliqués directement. ??

Une telle attitude serait symptomatique  d’ une fragilité accrue de la société qui se laisse délester des éléments de son identité, qui est prête à se soumettre , qui n’est pas au niveau de faire la part des choses entre l’éthique et la politique, entre la sacralisation et la manipulation…Une société qui est incapable de gérer la relation entre ce qui fait partie de son espace privé et l’espace public  . Les meneurs font défaut. Ceux qui sont en vue font partie de la mouvance islamiste.  Les handicaps psychologiques bouleversent les équilibres idéologiques .  Certainement ,les islamistes imposeraient leur point de vue aux morts  avant de les imposer aux vivants. Ils s’attaquent aux rites instaurés depuis longtemps sous prétexte qu’ils ne sont point islamiques. Les rites qui sont en effet empreints des caractéristiques de l’accueil qu’avaient fait les sociétés d’accueil à l’Islam.

Pour les intégristes, l‘uniformalisation des rites est une étape nécessaire pour refonder la Oumma des musulmans. Pour réussir, en plus des accessoires indispensables(barbes , bonnet, gandoura), ils se basent sur un solide capital éthique et n’hésite pas à manipuler le sacré   tout en le monopolisant  . Ils saisissent les occasions sociales pour fonder leur rupture, parfois ils n’hésitent pas à recourir à la violence symbolique  pour l’imposer. La démocratie  est perfidement évoquée pour  mettre en scène une sorte de victimisation dont ils prétendent être l’objet.

 

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08-11-2010

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                     La wahabisation des rituels marocains  où quand l’islamisme désintègre la démocratie

 

Evénement 1 : monopolisation du sacré , violence symbolique et
absence de réaction

 

 

Le 07/03 /2009, mon beau père
âgé de 90 ans est décédé à Meknès où il habitait. C’était le

vendredi et il fallut être là-bas avant la prière du Dohr ,
l’enterrement dut se faire juste après. Mon beau père a 8 filles mariées ,six
d’entre elles habitaient d’autres villes que Meknès : Oujda, Mohammadia,
Khénifra, Ouazzane, Casa .C’est dire 8 gendres en plus de son propre fils.

 Puisqu’il habite la même
ville et  en sa qualité de l’époux de
l’ainée, l’un de ses beaux fils   devait
s’occuper des détails de l’événement  en
attendant l’arrivée de tous les autres.

Nous étions tous à Meknès avant le début de la prière, nous
comptions jeter le dernier clin d’œil sur le défunt. Or, notre surprise fut
grande quand on a  appris qu’il fut déjà
emmené à la mosquée  alors que la prière
ne devait commencer qu’une heure après. Il faut signaler qu’il est dans notre
tradition de jeter un dernier regard sur la 
personne morte.

Ce que l’époux de l’ainée a fait n’était pas le résultat du
hasard  ou d’un manque d’expérience mais
plutôt un acte délibéré s’inscrivant
dans la pure conception religieuse des intégristes
qu’il a  incarnée et parfaite   par la suite lors de l’enterrement. Il a mis
ses amis barbus juste à côté de la sortie de la mosquée pour que, une fois la
prière terminée, ils emporteraient la dépouille et se précipiteraient  vers le cimetière  pour l’enterrer évitant ainsi toute
procession funéraire. Une nette reproduction des scènes d’enterrements des
pèlerins décédant lors du pèlerinage. Ces pèlerins qui meurent par dizaines
dans un pays étranger  lors d’un
événement sacré rassemblant plus d’un millions de visiteurs ,dans un climat
très chaud .Se hâter d’enterrer le mort serait la meilleure des
solution. 

Et ce fut ainsi qu’il a empêché   les autres gendres, cousins, voisins et
amis, de se constituer en cortège funèbre 
pour  accompagner le défunt à sa
dernière demeure tout en clamant en chœur la Chahada. Une rare
occasion  pour ouvrir l’espace privé sur
l’espace public, pour confirmer son appartenance sociale, familiale et
identitaire. Pour l’islamisme, il n’y a pas d’espace privé, tout est public et
connecté directement au sacré  qu’on doit
gérer professionnellement et l’ optimiser 
dans une dimension politique.

 Effectivement, nous
n’avons pas fait attention à ce stratagème. Nous avons accompli notre prière au
milieu de la mosquée qui était pleine à craquer. Des bousculades à la sortie
ont retardé davantage notre présence à côté de la dépouille et notre départ
vers le cimetière. Quand nous étions dehors, nous avons réalisé qu’il n’y avait
aucune trace du cortège. Il fallait se hâter pour  arriver au cimetière. Nous avons fait le
parcours à pied, parfois en courant  et
quand nous étions arrivés, le corps était complètement enterré. Ce qui était
étonnant  pour nous, qui ne connaissons
point les pratiques des fondamentalistes, c’était l’élimination de touts les
coutumes et  les traditions  auxquelles nous étions habitués
jusqu’alors : la psalmodie collective de la sourate de Yassine, les
prières, parfois une oraison funèbre, la tristesse , les expressions de
condoléances et de  consolations
adressées aux membres de la famille du défunt ; tout un rituel  mis en place pour marquer la gravité de
l’instant .Autrement dit, amplifier le caractère essentiellement humain de la
circonstance tout en l’attachant au sacré. La nonchalance  de ceux qui procédaient à l’inhumation était
choquante, mise en scène de façon à banaliser le moment, à  lui ôter toute sacralité devant embrasser
l’angoisse humaine des présents ; « on dirait qu’ils nettoyaient des
égouts »  avait commenté l’un des gendres.     Normalement les filles devaient rester à
la maison, bien qu’elles aient senti une certaine frustration de ne pas avoir
eu l’occasion de jeter un dernier regard sur leur père, elles ont contenu leur
sentiment  pour éviter tout problème .Car
il faut dire que l’époux de leur sœur ainée jouissait de beaucoup de respect
auprès d’elles non pas   pour son
intégrisme mais pour  sa conduite sociale
et familiale exemplaires. Elles l’avaient connu depuis plus de trente ans . Et
en plus, elles ont toutes un niveau d’instruction supérieur. Bien qu’elles
fassent toutes la prière, que quatre d’entre elles se soient rendu à la Mekke, elles ne portent pas
de Hijab malgré les appels doux de l’époux de leur grand sœur. Quant à
l’unique  fils du défunt, c’est un ancien
militant de la gauche. Etudiant, il était un meneur , avait contribué
activement à la scission de l’USPP en 
1982 et à la fondation de l’aile nommée à l’époque  camarades des martyrs qui est
devenu  par la suite le  parti de l’Avant-garde démocratique
socialiste PADS  dirigé par Ahmed
Benjelloun frère d’Omar Benjelloun leader de l’USFP assassiné en 1975 par les
islamistes et dont le procès continue de faire des remous jusqu’à nos jours.
Les conventions sociales et les rites religieux sont les derniers de ses
soucis. C’est pour cela qu’il n’a point réagi. Son expérience politique avait
débouché sur l’amertume, la déception et la résignation. Elève puis
 étudiant, il avait été arrêté et condamné plusieurs fois lors des années
de plomb. . Cet ancien militant a soutenue une thèse de doctorat d’Etat en 1998
et pourtant il est toujours au lycée. A l ‘image d’autres enseignants du
secondaire , les lois leur interdisent de changer de cadre .  Le devenir du militantisme au Maroc a abouti
à des paradoxes : les lutteurs des années de plomb ont été écartés au profit
d’autres .Il y en a ceux qui n’ont rejoint le parti de l’USFP qu’ en 1982(
l’année de la première scission ), ils sont plus âgés et moins instruit que
lui, et pourtant ils on eu l’occasion  de
devenir des  ministres…

   Personnellement,
j’étais traumatisé et j’ai dit à des membres influents de la famille  que lors du dîner du défunt je règlerais les
comptes à  l’intégriste avec qui j’ai eu
auparavant beaucoup d’altercations au sujet de la religion en général et de
l’islam politique en particulier. Je ne sais pas si on l’avait averti, il n’a
point réagi au cours du dîner. Je suis entré, je l’avais trouvé en train
de  parler politique en dénonçant
farouchement la destitution du maire de la ville de Meknès d’obédience PJD. Je
n’avais pas eu  envie de discuter avec
lui  car moi-même je pense toujours que
la façon selon  laquelle ce maire a été
destitué par le ministère de l’intérieur était un peu stupide et servirait
davantage un tel parti. En vérité et relativement à d’autres maires, celui de
Meknès n’a commis que des délits mineurs.

 Ce gendre, bien que
partisan du PJD  qui se présente comme un
parti  adoptant  les lois de la démocratie, ne jure que par
l’islamisation de la société en attendant l’occasion de faire la même chose à
l’état

. Il a adopté l’intégrisme depuis les années soixante dix.
Il entame le jeun avec l’Arabie Saoudite. C’est dire un pur wahhabite. Il ne
porte que des djellabas, il a toujours un bonnet sur la tête, il a une grande
barbe .Il est fonctionnaire au ministère de l’agriculture. En sa qualité
de  contrôleur, il est  en perpétuel contact avec les grands
agriculteurs de la région. Il est bien connu par sa probité et sa droiture. Un
voisin , qui est lui-même fonctionnaire au ministère de l’Agriculture et qui
n’est point de la famille, m’a dit qu’il est considéré comme la bête noire des
grands agriculteurs car il est incorruptible. Il a construit une grande
maison  sans contracter de crédits
bancaires. Il est allé plusieurs fois à la Mekke en compagnie de sa femme .On disait que son
salaire est béni, il profite de  la Baraka. divine.

Il a éduqué ses enfants 
d’une «  manière islamiste ». Ces enfants font les
prières et même celle de l’aube et ils sont tous affiliés au PJD. Ils ont tous
les numéros des téléphones des ténors de ce parti , surtout les parlementaires
à qui  ils pourraient appel à tous moment
quand ils ont un problème quelconque.

 Tous ceux de la
famille qui les connaissent ne les aiment pas, on les juge antipathiques,
égoïstes, profiteurs et  très
pragmatiques. Ils ont fait leurs études sans subir les affres du chômage. La fille
travaille comme enseignante à Oujda, parfois elle présente un certificat
médical et vient  faire du commerce à
Casa. L’aîné a abandonné une petite fiancée pour épouser la fille d’un riche
commerçant qui lui a financé des noces grandioses.

  Les funérailles qui
représentent en quelque sorte une brèche vers la sacralité  ont été détournées par ce gendre  au service d’un objectif bien
déterminé : créer  une rupture avec un ensemble de rites
adoptés jusqu’alors et mettre  à leur
place d’autres importés de chez les wahhabites
dont l’idéologie est celle qui est intégralement adoptée par AL Qaida
. Cela
est, bien entendu, valable pour une partie de la société  qui est représentée ici par ma belle famille
et son voisinage. Mais c’est une pratique courante au Maroc soit lors du décès
au sein des famille intégristes soit quand il s’agit d’une famille pauvre , ce
sont les mêmes intégristes   qui  prennent en charge les frais de l’enterrement
en contre partie de pratiquer les rites wahhabites.

 Une telle  violence symbolique ( susceptible de se
transformer en violence matérielle) qui a consisté à annuler un rituel et le
remplacer par un autre  justifie les
craintes de certains responsables politiques, activistes et intellectuels. Les
islamistes ont un et un seul objectif :appliquer à tout le monde ce qu’ils
considèrent comme étant la vérité religieuse qui n’est que la version wahhabite
d’un islam rigoureux qui s’est transformé en idéologie de la dynastie régnante
en Arabie saoudite. Une forte présence des prépolitiques manipulés au service
du politique.

  Pour le noyau solide
du  parti PJD constitué
principalement  des militants semblables
à mon gendre, la démocratie n’est
qu’une tactique, voire un simple moyen  pour islamiser la société et instaurer par
la suite l’état théocratique. Il
faut  rappeler que le soir même de
l’enterrement, le monsieur s’est mis à parler politique tout en s’empêchant de
continuer sa tâche : détruire ce qui reste comme rituel social local lié à
la mort. Qu’il ait renoncé  à achever sa
besogne d’ « islamiser » les us et les coutumes en mettant en
œuvre   sa conception (islamiste) est une
tactique intelligente non pas uniquement pour éviter de confronter des gens
comme moi(  impulsifs, un peu politisés
et un peu instruits)  mais aussi pour ne
pas se donner en public et offrir l’occasion aux invités, en détente cette
fois-ci( contrairement à leur état tendu lors de l’enterrement ) de réfléchir
aux finalités et à la logique de ses actions étranges à notre société.  Une action qui semble bien calculée. La
meilleure pédagogie est celle qui mette les « apprenants » dans une
situation réelle  pour affronter un
problème et lui apporter la solution. L’action vaut beaucoup plus que les
paroles. C’est peut-être pour cela qu’il s’est tu lors de la veillée.

 Pour situer cet
événement dans le devenir politique de notre pays, il semble que l’arrivée au
pouvoir d’un tel parti islamique  serait
le point culminant pour forger une nouvelle identité islamiste de la société
marocaine, une identité qui ne serait que le wahhabisme .

 Par ailleurs ,qu’il
ait  décidé d’enterrer son beau père  à sa manière purement islamiste en faisant fi des opinions et des sentiments
des autres
révèle que sa certitude
et inébranlable et qu’il accomplit ce qu’il
croit être un devoir religieux.
Tout ce que de telles personnes
entreprendront serait considéré comme un devoir
religieux
  qu’il faudrait accomplir
et obliger les autres à accomplir. Les autres sont des ignorants. Il faut les
mettre devant le fait accompli, ce n’est
pas leur bonheur qui est prioritaire mais c’est 
le devoir religieux qui compte

En quelque sorte, on est aux antipodes de la démocratie qui
est l’expression d’une cohabitation dans la diversité.
  Ce sont ces islamistes qui savent gérer le
sacré, c’est dire ceux qui savent ce que Dieu veut. Ils accaparent  le sacré pour l’instrumentaliser plutard. Et
c’est le début  d’une  mise à sac de   la société incapable de  réagir.

 Cela révèle également
qu’il croit détenir  la légitimité non pas de son statut comme
un gendre parmi d’autres mais comme un
meneur soucieux d’exécuter coûte que coûte 
ses convictions où le religieux est au service du   politique
.  Et c’est peut être l’occasion de cueillir les
fruits d’un capital social qu’il ne cesse d’accumuler depuis plus de trente ans
.En matière de l’islam, tous les autres devaient apprendre, ils n’auraient rien
à dire.  Sa bonne réputation empêchait
les autres de le contredire  car sa
moralité est au-dessus de tout soupçon. 
Tout le monde était au courant du fait qu’il a refusé de vendre  un appartement que l’état lui avait cédé  car selon lui ,il  ne l’avait pas acheté cash. Il l’a offert à
une veuve solitaire mais après le décès de cette dernière, il était convaincu
de la vendre à des personnes indigentes comme j’ai entendu dire dans la
famille.

  En effet, on
grognait, on dénonçait mais en sourdine. S’agit-il d’une impuissance sociale, d’une
hypocrisie
, d’un compromis, d’un
accord tacite, d’une crainte, d’une résignation, d’une sous-estimation ou bien
d’une distanciation tant que ces autres gendres ne sont pas impliqués
directement. ??

Une telle attitude serait symptomatique  d’ une
fragilité accrue de la société qui se laisse délester des éléments de son
identité, qui est prête à se soumettre , qui n’est pas au niveau de faire la part
des choses entre l’éthique et la politique, entre la sacralisation et la
manipulation…Une société qui est incapable de gérer la relation entre ce qui
fait partie de son espace privé et l’espace public
  . Les
meneurs font défaut. Ceux qui sont en vue font partie de la mouvance
islamiste.  Les handicaps psychologiques
bouleversent les équilibres idéologiques . 
Certainement ,les islamistes imposeraient leur point de vue aux
morts  avant de les imposer aux vivants.

Ils s’attaquent aux rites instaurés depuis longtemps sous prétexte qu’ils ne
sont point islamiques. Les rites qui sont en effet empreints des
caractéristiques de l’accueil qu’avaient fait les sociétés d’accueil à l’Islam.

Pour les intégristes, l‘uniformalisation
des rites est une étape nécessaire pour refonder la Oumma des musulmans. Pour
réussir, en plus des accessoires indispensables(barbes , bonnet, gandoura), ils
se basent sur un solide capital éthique
et n’hésite pas à manipuler le sacré   tout en le monopolisant  . Ils saisissent les occasions sociales pour
fonder leur rupture, parfois
ils n’hésitent pas à recourir à la violence
symbolique
  pour l’imposer. La
démocratie  est perfidement évoquée
pour  mettre en scène une sorte de
victimisation dont ils prétendent être l’objet

 

 

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06-11-2010

La légitmité du Parti de l’authenticité et de la modernité.

Le PAM se fixe comme objectif de porter atteinte aux islamistes en leur faisant concurrence  dans l’espace public marocain afin de limiter leur influence. Les leaders de ce nouveau parti disent souvent que l’effet des partis politiques en œuvre dans la société marocaines est quasiment nul. Et il faut remédier à la situation en vue d’encadrer les masses en passe de se déboussoler. Le leader véritable de ce parti déclare ouvertement et publiquement qu’il est avant tout l’ami personnel et intime du roi Mohamed VI. Un parti qui prétend être en possession de la baguette magique susceptible d’agir  facilement sur la réalité marocaine   atypique du point de vue social , politique et économique.

C’étaient  là des contenus qui faisaient la matière essentielle de la presse quotidienne  et hebdomadaire avant les dernières élections. Au Maroc. En unanimité  totale. Le PAM et surtout Ali Himma étaient alors pratiquement inadmissibles dans le champ politique marocain  en jachère depuis des année. Car les opérateurs qui devraient le travailler avaient émigré massivement aux ministères et aux dawawine  pour se faire de l’argent et une carrière   à même de les mettre en dehors des aléas du temps .

Un champ abandonné aux corbeaux, aux sorciers et autres charlatans. Un champ qui s’est montré inhospitalier à Ali Himma et au PAM  considéré alors comme une graine qui pousserait  vertigineusement de façon  à créer la tempête.

Ali Himma est l’ami de sa majesté le roi , c’est son camarade  de classe. Il avait occupé par le passé de hautes fonctions au ministères de l’intérieur ;. Il en était même le patron comme Sarkozy peut-être. Il est donc un fin connaisseur de la cuisine politique marocaine ; Comme Sarkozy peut-être qui est de surcroît issu d’un  père juif ayant immigré de la Hongrie. Le pays où a vécu un juif pas comme les autres KAFKA…. Prdon nous ne voulons pas cette pensée politique qui va du ciq à l’âne . Mais c’est pour démontrer que les similitudes ou les différences ne sont pas déterminantes au niveau forme.

Al Himma connaît  donc les mentalités, les dimensions des passions , les volumes  des appétits et surtout  le mouvement des vents . Il est donc qualifié pour mettre en œuvre ses connaissances en faveur du PAM .Et de remporter les élections .

Il serait ainsi raisonnable de lui dire : «  allez -vous en monsieur Ali Himma , la politique n’est pas votre affaire . Du côté des rues de la médina, des artères sans lumière, des nuits sans rêves, des langue sans paroles, de la misère épanouie en grappes de mensonges et d’ hypocrisie, de mépris , d’humiliations… Allez-vous en , c’est notre propriété privée. Toi tu as l’aval de Sidna  dont les vergers sont très larges…Les larmes des démunis, les pleurs des laissés pour compte, c’est notre affaire . nous savons comment les optimiser , comment en tirer profit  … »

Les érudits , les héritiers du militantisme , du nationalisme momifié et privatisé depuis très longtemps, nous transportent vers les années soixante. Ils entreprennent des comparaisons extravagantes voire même  folles entre le PAM et La FDIC : le Front de Défense des Institutions Démocratiques   fondé et régi à l’époque par Feu Ahmed Réda Guérdira, un  ami très  proche de feu Hassan II. La comparaison avec  le parti de l’authenticité et de la modernité dont la figure de proue est Ali Himma .

Mais où sont les vrais enjeux qui rendent cette comparaison possible ? Contre qui veut lutter le PAM ?  Contre les islamistes ou les autres ? Les islamistes  sont là, pour les défaire, il faut  tout simplement actionner l’engrenage de la vraie modernité. Non pas celle qui se cantonne dans l’usage des voitures, des portables  ou autres gadgets électroniques

mais celle qui octroie à l’individu l’ensemble de ses droits  politiques , sociaux , économiques , culturels…Celle qui l’aide à vivre en dignité loin des inquiétudes et de la terreur…Celle qui fait des hommes des individus égaux du point de vue des droits et des devoirs ; Celle qui déracine les injustices , la bureaucratie , le laisser aller …Qui n’hésite pas à sanctionner les fautifs , ceux qui ont paupérisé le peuple, ceux qui lui ont volé son pain ,son médicament, son rêve et son avenir … ceux qui se sont spécialisé dans le détournement  des deniers publics, les corrompus , les cumulateurs de fonctions…..Les traîtres et autres menteurs démagogues…

C’est ainsi qu’on pourrait combattre les islamistes et démontrer l’absurdité de leur thèse.

Le PAM est donc là pour mener un combat contre une certaine réalité. Certainement.

Tandis qu’en 1963, peut-être l’attaque visait Le PI et l’UNFP  qui avaient eu la volonté de saccager  politiquement le Maroc  en instaurant le parti unique puis de détrôner le roi et déclarer la république à parti unique à l’image de la Tunisie … La terreur imposée par le parti de l’Istiqlal existait bel et bien. Le dessein  du parti unique était réel…

Le PI et le l’UNFP avaient dénoncé vigoureusement les falsifications massives des résultats des élections de 1963, lesquelles falsifications les avaient empêchés de remporter la victoire écrasante qui aurait limité les pouvoirs tentaculaires de Hassan II… Il fallait les écraser, selon eux,pour que feu Hassan II puisse déblayer le chemin à un régime dictatorial qui a failli tomber entre les mains des militaires lors  les deux patchs de 1970 et 1971….

Selon ce point de vue, le PAM d’aujourd’hui serait la FDIC d’hier, Ali Himma serait une copie de Guédira et Cheikh BEYAdi Alla serait OULD Babana ..

On dirait que le temps s’est figé depuis un demi siècle. Le monde oscille  toujours entre les deux blocs, la guerre froide fait rage. On est encore ahuri de l’assassinat publique de Kennedy….Et les marocains scandent toujours les slogans insultant BenBella (animal  traître qui …)  dont le pays l’Algérie vient d’entrer en guerre contre le Maroc.

Ce Maroc qui malgré l’écoulement de quelques années , ne savait pas pourquoi il lui était difficile de se défaire du joug du colonialisme français alors que les protagonistes politiques étaient toujours en lutte pour le pouvoir. Leurs couteaux étaient toujours tirés et leurs convictions démocratiques étaient  fallacieuses ou du moins faibles…

Les circonstances politiques actuelles  sont tout à fait différentes de celles des années soixante . L’UNFP à vieilli, son père l’Istiqlal est déjà passé au rang du totem. Trop d’enfants  qui se disputent en permanence l’héritage ; nationalisme , militantisme ,histoire , mais aussi postes ministériels, hautes fonctions dans les dawawines, avenir pour les enfants (avenirs brillants), des marchés de l’état pour les membres des fils gâtés, des cuillères en or pour les nouveaux nés…

Tantôt ; il y a un esprit de détente tantôt de tension ; ça dépend des calculs et des intérêts.

Dans cette famille, comme d’ailleurs partout chez les familles nombreuses, il y a ceux qui sont de bonne foi, d’autres qui en manquent terriblement. Il y a les forts et il y a les faibles , les bourreaux et les victimes …

Grâce à la révolution des moyens de communication,  le monde est devenu un village planétaire. Des idéologies sont mortes , d’autres sont nées. Des perspectives se sont ouvertes, et des expériences sont en cours …

Qu’Ali Himma soit l’ami intime du roi n’est pas un vice  .Car Feu Mehdi Ben Barka était lui aussi l’ami de Hassan II et son professeur. Et puis il était président du conseil constitutionnel, dynamo du PI et de tout le Maroc. Feu Abderrahim Bouabid était tout le temps considéré par feu Hassan II comme un haut dignitaire de la nation ,un homme d’état parfait.. Ali Yata et Alla Fassi avaient côtoyé pendant très longtemps Hassan II et même Mohammed V. Bien évidemment,ils étaient tous des chefs de partis politiques. Ne dîtes pas surtout qu’il s’agit de militants ….C’est une vieille rengaine.

Car même pour le FDIC ; il ne faut pas induire les gens en erreur,  ce n’étai pas alors un mal absolu. Il y en a ceux qui exprime leur fierté d’y avoir  appartenu. Quand un homme de la tempe de Mohammed Bel Hassan OUAZZANI s’est présenté aux élections de ce début des années soixante  au nom de son parti la Choura , et devait affronter un candidat istiqlalien dont le père était le plus grand tyran de la région sous l’occupation française , on ne pourrait être qu’aux côtés de la FDIC.

Pour l’anecdote , Allal Al Fassi a quitté Fès pour venir s’installer à Ouezzane chez le candidat de son parti pour empêcher Mohammed Belhassane OUAZZANI de remporter les élections …C’est grave n’est-ce pas ? L’Histoire reste à réécrire..

Et feu ABdelkrime Khattabi , qui douterait de son nationalisme ? L’Histoire est à relire loin de toute tuteur.

L’Histoire est l’héritage de tout le monde. Toute volonté hégémonique  n’est plus possible ; tout le monde est appelé à œuvrer en vue de résoudre les problèmes en suspens. C’est cela la politique.

Paradoxalement, la politique actuelle se base sur des considérations prépolitiques,Historiques, religieuses…Autrement dit la monopolisation de l’héritage  symbolique  ne tient plus. Les partis politiques, l’histoire  et la religion ne sont pas des marques déposées enregistrées , une propriété privée .

Est -ce avoir une telle conception serait préjudiciable aux partis politiques existants ?

Il n’y  aurait pas une rhétorique meilleure que celle -ci pour évoquer le politique dans une société  en quête d’un avenir meilleur .

Les partis politiques existants sont tous les nôtres. Ils reflètent nos espoirs et nos déceptions . Notre véritable personnalité.

 

 

 

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06-11-2010

Le parti d’l'aAthenticité et de la Modernité est-il capable d’apporter queque chose au maroc de la crise ?

LePAM est -il capable d’apporter quelque chose au Maroc de la crise ?

Ce matin 6 novembre , le parti de l’authenticité et de la modernité avait organisé une fête publique en guise de la commémoration de la 35 ème anniversaire de la marche verte au parc de la ligue arabe au boulevard Rachidi au cœur de casablanca.

Une  célébration qui a reflété l’état d’un parti qui s’essouffle avant  même de commencer les vraies compétitions. Autrement dit  il serait apparemment insensé de compter sur une telle organisation pour faire secouer les eaux stagnantes de la politique marocaine. Ou d’incarner vraiment ce Maroc authentique dont la véritable essence   est cette fameuse Tamaghrabit .

En effet je ne parle pas en position d’opposant à cette nouvelle formation politique mais en observateur qui ne cesse de mordre ses lèvres chaque fois qu’il voit les choses marcher à l’envers.

Le PAM a suscité au début beaucoup de polémique au sein de toutes les composantes du paysage politique marocain qui est , en effet, en plein fadeur depuis belle lurette. Pour l’USFP ,terrassé par l’Alzheimer, c’était un nouveau venu non désiré. Pour le PJD, le PAM n’a été généré dans les laboratoires du ministère de l’intérieur que pour venir à bout du PJd . Ce dernier ,qui est , selon ses chefs ,en passe de tout avaler sur son passage pour s’ériger en force majoritaire incontournable pour une gestion démocratique participative du pays .  Pour l’homme de la rue c’est un zéro qui s’ajoute à droite de l’amère réalité marocaine sur le plan social… Pour les uns et pour les autres  ce n’est point un résultat logique d’un quelconque  enjeu sociopolitique   authentique … C’est plutôt l’incarnation d’une volonté décontextualisée  et hors jeu .

Certainement , il y a une part de  réalité  dans ces propos . Or qui peut prétendre que tout  est pour le meilleur des mondes dans le paysage politique marocain. ? Qui peut croire à l’honnêteté, au  sérieux  ou du moins à la rationalité et l’efficacité des parties comme l’USFP, l’Istiqlal, le MP ou le RNI ?  Qui pourrait livrer toutes les clefs de la vie marocaine à un parti comme le PJD ?  .

La nécessité existe belle est bien .Si les partis de la gauche avaient été pendant longtemps influencés par les socialisme international au temps de la guerre froide, ceux se réclamant de la mouvance islamique   se polissent les visages par des éclats  glanés  aux champs des batailles fanatiques.   Un pays comme le Maroc est extrêmement perdant  aussi bien avec les uns qu’avec les autres. Car nous sommes une nation très ancienne, notre fierté ne date pas d’hier,. Et ce ne sont pas des tribus primitives  de l’Arabie ou d’autres régions qui vont nous faire peur. Nous existons comme entité indépendante depuis des dizaines de siècles  Il ne faut une empreinte qui soit la nôtre et non pas prêtes des autres . Il nous faut cette volonté de créer ce dont nous avons besoin …Il nous faut cette volonté qui s’est manifestée aux temps de crise, du danger …

Le PAM est il capable de faire quelque chose dans ce sens ?

Selon la volonté initiale de ses fondateur, il  s’agit là du premier objectf or la réalité est tout a fait autre.

A suivre
.

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