Archives pour décembre 2010

26-12-2010

  

Le soufisme des zaouïas et le cadre multidimensionnel.

 Le soufisme des zaouïas reflète la conception que se faisaient les gens ordinaires de l’Islam au maroc. Cependant pour qu’une institution de ce genre puisse voir le jour et vivre, il faut que certains facteurs soient réunis : une descendance  particulière, un milieu propice , des attentes languissantes ,des opérateurs intelligents  et perspicaces, une éthique incontestable, une quasi conformité entre le dire et le faire, l’être et le paraître…

 Selon A. Laroui, les zaouïas  Ouazzania et Dilaiyya présentent l’exemple parfait de  ce phénomène au Maroc. Pour ce qui est de celle d’Ouezzane, G. Drague  évoque la personnalité de son fondateur en ces termes : « la noblesse de ses origines  et la qualité de son parainage mystique vouaient Moulay abdallâh  chérif aux plus hautes destinées. Mais sa caractéristique est la modestie, voire l’humilité » .Ces traits purement mystiques et ces origines incontestablement  chérifiennes  vont être déterminants le long de l’Histoire de cette zaouïa Autrement dit, l’arrière plan politique est sinon imperceptible du moins sans consistance. Certains historiens expliquent  cette prise primaire et prioritaire de distance vis-à- vis de la politique par  la montée fulgurante de la dynastie alaouite et la détermination de ses rois à fonder un état fort. Des genèses simultanées et semblables mais des destinées décalées et complémentaires.  En effet, toute rivalité politique allait être fatale pour la partie la plus  fragile.  De ce fait, prévilégier la perspective culturelle et spirituelle était un choix délibéré pour contourner l’entrechoc des deux postulants au pouvoir. Cette démarche intelligente a permis à la zaouïa d’Ouezzane de prospérer  et d’accomplir le plus souvent des tâches ardus au profit de la dynastie régnante.   L’élaboration  d’une  spiritualité tout à fait  indépendante de toute aspiration politique a permis à la zaouïa d’Ouezzane d’acquérir un prestige et une renommée au sein des populations les plus lointaines. Sous la chefferie de Moulay Touhami, petit fils du fondateur, elle  a atteint son apogée spirituelle : «  la maison d’Ouezzane devient le centre  d’une confrérie religieuse, les pèlerins affluent de toutes les régions du Maroc, d’Algérie , du Sahara et de l’Orient » Rapporte G .Drague.

  Cependant l’enjeu politique du Maroc précolonial, au XIX siècle, lui a attribué une importance   réelle au niveau national. Bien que ses cheikhs, surtout  les premiers n’aient jamais eu d’ambitions politiques : « ils n’étaient que des mystiques   contemplateurs des biens de ce monde ».

 Deux facteurs au moins ont favorisé l’éclosion et le développement de la zaouïa d’Ouezzane d’après J Berque: «  l’existence d’un grand nombre de descendants  d’Idris Deux au nord du Maroc. La situation de ce même nord qui est en avance  en ce qui concerne la confrontation avec les européens ».

 L’importance accrue donnée aux origines  lors de l’accession des Saadiens et des Alaouites  au pouvoir. Ils étaient eux-mêmes des chorfas , c’est-à-dire  des descendants d’Ali.

Pour mieux cerner les conditions sociales du nord du Maroc  à cette époque là, c’est-à-dire  vers le XVI et le XVII siècles , nous prenons l’exemple d’une célèbre tribu Ghomara, le lieu où Moulay Abdallah Chérif a vu le jour avant de fonder la ville d’Ouezzane. A cette époque là, les passions ont atteint une intensité jamais connues avant «  la passion religieuse, entre autre, bien entendu, mais aussi l’ardeur guerrière et charnelle, la rapacité, le goût de l’aventure » ont pris des allures redoutables.

D’énormes problèmes d’ordre socio éthique se posaient. On se demandait alors ce qu’on devait faire dans un climat chaotique où la religion, bien que présente, se monterait trop impuissante pour régir les conditions d’une vie extrêmement ardue. Au niveau politique, J .Berque dit que «  la souveraineté  marocaine devait compter avec une pluralité de partenaires  tant étrangers qu’internes ». Autrement dit, il était question de positionner l’action du djihad. Il fallait ou bien l’amener au seul principe religieux qui incite à sa pratique. Ou bien prendre en considération  le réalisme politique et social dictant une autre attitude. En tout cas   , un désordre régnait et les instances appellant à la guerre sainte se multipliaient sans : cependant être de bonne foi. Une ambiance «  riche d’incertitudes pour le fidèle et pour le citoyen prenait le dessus. L’éthique orthodoxe était loin de tolérer l’anarchie de ces contrées que n’atteignaient pas les normes (entendons islamiques) et qui n’en appliquent pas  moins un système propre » commente J.Berque. Les guerres civiles éclataient avec des actions ,de pillage , de viol et de vengeance  mutuelle  devant lesquels le pouvoir légal s’est monté défaillant. C’est ainsi qu’on parle  de dissidence connus au Maroc sous le nom de Siba  qui détermine l’état d’un territoire « hors d’atteinte du Sultan » selon la définition de J. Berque. C’est une condition typique où les limites entre le licite et l’illicite, entre le toléré et le recommande s’estompent ; où on ne  peut répondre aux problèmes, selon J.Berque «   ni par des recommandations tranchantes  ni par des approbations sans réserves » Tout processus  juridique ou autre devrait déboucher sur «   la critique sociale et l’interrogation morale » ajoutet-il.Il ne pourrait fonctionner comme un mécanisme autonome. L’islam a été appelé à rééquilibrer «  indéfiniment entre un idéal presque jamais accessible et une redoutable faculté d’adaptation ».

 De ce fait,les Zaouïa  sont des formes d’adaptation de l’islam  aux réalité s décrites ci-dessus. Les données rapportées ont une relation directe avec la zaouïa d’Ouezzane car il ne faut perdre de mémoire que Moulay  Abdallah Chérif  est né à Jbel Laalam où se trouve le sanctuaire de Moulay Abdessalam Ben Machich » le saint national du Maroc, pôle de l’Occident, aussi illustre en occident que Moulay abadelkader  Jillani , pôle de l’orient l’était  dans l’autre extrémité du monde musulman .

 J . Berque dit que Jbel Lalam était ; «  un très grand centre hagiologique, lié à l’expansion de  mysticisme chadlisme » ; il se trouve dans la tribu de Beni Aroousss qui fait partie  de la tribu mère Ghomara.

La première phase de l’évolution de la zaouïa d’Ouezzane a été marquée par une fameuse « tarîqa » où l’éducation,  l’ascétisme  et la mystique étaient des priorités. Or cette dimension était graduellement négligée par la suite  au profit de baraka  laquelle émane de la sacralisation des origines alides donnant l’avantage à la noblesse de sang.

 

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26-12-2010

Rachid Niny et les cafards

 

 

 

Le fléau qui ronge  le Maroc actuellement est  comploté par des acteurs conscients de leurs    actes   dévastateurs  de la confiance et de la dignité et négateurs de toute affection  patriotiste. La patrie doit être fuie car  envahie par des cafards qui deviennent vite des vautours aptes à sucer le sang. Le sang qui pâlit  serait incapable de chauffer l’âme. 

 Au début ce sont des cafards  qui nichent partout. On veut s’en débarrasser mais en vain . On ferme les yeux et on les retrouve sous forme de vautours. Ils prolifèrent vertigineusement sous les rides de ceux qui triment sans bonheur ni honneur. En plein œil de ceux qui ne croient p5o4int à toutes les ténèbres

 qui les entourent.on

 Merci Rachid , maintenant je sais pourquoi Le Fassi Fihri du foot patron de l’eau et de l’électricité  fait des activités supplémentaires , il ne se suffit pas d’un seul boulot car il a une petite fille qu’il vient de marier et à qui il a acheté un appartement pour 6millions d’euro…Le budget de toute ma ville qui contient 80000 habitants …

  Merci Rachid Niny , nous allons créer le parti du ninysme pour dire NON à tout ce processus de  pillage , d’hypocrisie, de mensonge , d’aliénation , de raillerie, de médiocrité..

Que veut dire acheter un appartement de 6000000 £  en ces temps de crises et de disettes . ?

Merci également pour les INFORMATIONS sur Ben ALLOU et Barq llil…. ; ceux qui ont rendu le Maroc et ses aéroports des risées du monde entier… Ceux qui ont détourné tout l’argent … Ceux qui se sont réfugiés dans l’USFP pour militer tranquillement …

Après la valse des grands uspéfistes et leur déménagements hatifs et  grotesques  vers les hauteurs appuyés aux vides colossaux,les istiqlaliens  et leurs yeux qui n’attrapent jamais le froid , qui pratiquent leur transe glacial   selon  un almanach étrange.

Nous les démunis, ils ne nous restent personne à qui se plaindre. Même cette France ou cette Espagne semblent être soucieux de leurs plaies gluantes.  Les voilà qui mettent leur main dans nos poches déjà vite.  Les voilà ouvrir leur bras pour tout maudis  trafiquant  de la sueur et de l’avenir de ses compatriotes…

MERCI RACHI NINY  , tu es respectable et nous ne te lâcherons jamais.

Le fléau qui ronge  le Maroc actuellement est  comploté par des acteurs conscients de leurs    actes   dévastateurs  de la confiance et de la dignité et négateurs de toute affection  patriotiste. La patrie doit être fuie car  envahie par des cafards qui deviennent vite des vautours aptes à sucer le sang. Le sang qui pâlit  serait incapable de chauffer l’âme. 

 Au début ce sont des cafards  qui nichent partout. On veut s’en débarrasser mais en vain . On ferme les yeux et on les retrouve sous forme de vautours. Ils prolifèrent vertigineusement sous les rides de ceux qui triment sans bonheur ni honneur. En plein œil de ceux qui ne croient p5o4int à toutes les ténèbres

 qui les entourent.on

 Merci Rachid , maintenant je sais pourquoi Le Fassi Fihri du foot patron de l’eau et de l’électricité  fait des activités supplémentaires , il ne se suffit pas d’un seul boulot car il a une petite fille qu’il vient de marier et à qui il a acheté un appartement pour 6millions d’euro…Le budget de toute ma ville qui contient 80000 habitants …

  Merci Rachid Niny , nous allons créer le parti du ninysme pour dire NON à tout ce processus de  pillage , d’hypocrisie, de mensonge , d’aliénation , de raillerie, de médiocrité..

Que veut dire acheter un appartement de 6000000 £  en ces temps de crises et de disettes . ?

Merci également pour les INFORMATIONS sur Ben ALLOU et Barq llil…. ; ceux qui ont rendu le Maroc et ses aéroports des risées du monde entier… Ceux qui ont détourné tout l’argent … Ceux qui se sont réfugiés dans l’USFP pour militer tranquillement …

Après la valse des grands uspéfistes et leur déménagements hatifs et  grotesques  vers les hauteurs appuyés aux vides colossaux,les istiqlaliens  et leurs yeux qui n’attrapent jamais le froid , qui pratiquent leur transe glacial   selon  un almanach étrange.

Nous les démunis, ils ne nous restent personne à qui se plaindre. Même cette France ou cette Espagne semblent être soucieux de leurs plaies gluantes.  Les voilà qui mettent leur main dans nos poches déjà vite.  Les voilà ouvrir leur bras pour tout maudis  trafiquant  de la sueur et de l’avenir de ses compatriotes…

MERCI RACHI NINY  , tu es respectable et nous ne te lâcherons jamais.

  Après la valse des grands uspéfistes et leur déménagements hatifs et  grotesques  vers les hauteurs appuyés aux vides vertigineux, les istiqlaliens qui n’ont jamais eu froid aux yeux, les islamistes qui  agissent en fonction d’un almanach  non identifié,les makhzéniens qui ne se satisfont jamais … La chute est vraiment libre . Les visas difficiles à obtenir pour le commun des mortels. L’alliance de l’impérialisme et d’une bourgeoisie rentiere est une évidence

BRAVO RACHID    NOUS SOMMES AVEC TOI!!!! 

 

 

NOUS NE SOMMES NI MAKHSINIENS  NI  SPECULATEURS/

NOUS SOMMES DES CITOYENS /

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23-12-2010

Le soufisme des zaouïas et le cadre multidimensionnel.

Le soufisme des zaouïas et le cadre multidimensionnel.

Le soufisme des zaouïas reflète la conception que se faisaient les gens ordinaires de l’Islam au maroc. Cependant pour qu’une institution de ce genre puisse voir le jour et vivre, il faut que certains facteurs soient réunis : une descendance  particulière, un milieu propice , des attentes languissantes ,des opérateurs intelligents  et perspicaces, une éthique incontestable, une quasi conformité entre le dire et le faire, l’être et le paraître…

Selon A. Laroui, les zaouïas  Ouazzania et Dilaiyya présentent l’exemple parfait de  ce phénomène au Maroc. Pour ce qui est de celle d’Ouezzane, G. Drague  évoque la personnalité de son fondateur en ces termes : « la noblesse de ses origines  et la qualité de son parainage mystique vouaient Moulay abdallâh  chérif aux plus hautes destinées. Mais sa caractéristique est la modestie, voire l’humilité » .Ces traits purement mystiques et ces origines incontestablement  chérifiennes  vont être déterminants le long de l’Histoire de cette zaouïa Autrement dit, l’arrière plan politique est sinon imperceptible du moins sans consistance. Certains historiens expliquent  cette prise primaire et prioritaire de distance vis-à- vis de la politique par  la montée fulgurante de la dynastie alaouite et la détermination de ses rois à fonder un état fort. Des genèses simultanées et semblables mais des destinées décalées et complémentaires.  En effet, toute rivalité politique allait être fatale pour la partie la plus  fragile.  De ce fait, prévilégier la perspective culturelle et spirituelle était un choix délibéré pour contourner l’entrechoc des deux postulants au pouvoir. Cette démarche intelligente a permis à la zaouïa d’Ouezzane de prospérer  et d’accomplir le plus souvent des tâches ardus au profit de la dynastie régnante.   L’élaboration  d’une  spiritualité tout à fait  indépendante de toute aspiration politique a permis à la zaouïa d’Ouezzane d’acquérir un prestige et une renommée au sein des populations les plus lointaines. Sous la chefferie de Moulay Touhami, petit fils du fondateur, elle  a atteint son apogée spirituelle : «  la maison d’Ouezzane devient le centre  d’une confrérie religieuse, les pèlerins affluent de toutes les régions du Maroc, d’Algérie , du Sahara et de l’Orient » Rapporte G .Drague.

  Cependant l’enjeu politique du Maroc précolonial, au XIX siècle, lui a attribué une importance   réelle au niveau national. Bien que ses cheikhs, surtout  les premiers n’aient jamais eu d’ambitions politiques : « ils n’étaient que des mystiques   contemplateurs des biens de ce monde ».

Deux facteurs au moins ont favorisé l’éclosion et le développement de la zaouïa d’Ouezzane d’après J Berque: «  l’existence d’un grand nombre de descendants  d’Idris Deux au nord du Maroc. La situation de ce même nord qui est en avance  en ce qui concerne la confrontation avec les européens ».

L’importance accrue donnée aux origines  lors de l’accession des Saadiens et des Alaouites  au pouvoir. Ils étaient eux-mêmes des chorfas , c’est-à-dire  des descendants d’Ali.

Pour mieux cerner les conditions sociales du nord du Maroc  à cette époque là, c’est-à-dire  vers le XVI et le XVII siècles , nous prenons l’exemple d’une célèbre tribu Ghomara, le lieu où Moulay Abdallah Chérif a vu le jour avant de fonder la ville d’Ouezzane. A cette époque là, les passions ont atteint une intensité jamais connues avant «  la passion religieuse, entre autre, bien entendu, mais aussi l’ardeur guerrière et charnelle, la rapacité, le goût de l’aventure » ont pris des allures redoutables.

D’énormes problèmes d’ordre socio éthique se posaient. On se demandait alors ce qu’on devait faire dans un climat chaotique où la religion, bien que présente, se monterait trop impuissante pour régir les conditions d’une vie extrêmement ardue. Au niveau politique, J .Berque dit que «  la souveraineté  marocaine devait compter avec une pluralité de partenaires  tant étrangers qu’internes ». Autrement dit, il était question de positionner l’action du djihad. Il fallait ou bien l’amener au seul principe religieux qui incite à sa pratique. Ou bien prendre en considération  le réalisme politique et social dictant une autre attitude. En tout cas   , un désordre régnait et les instances appellant à la guerre sainte se multipliaient sans : cependant être de bonne foi. Une ambiance «  riche d’incertitudes pour le fidèle et pour le citoyen prenait le dessus. L’éthique orthodoxe était loin de tolérer l’anarchie de ces contrées que n’atteignaient pas les normes (entendons islamiques) et qui n’en appliquent pas  moins un système propre » commente J.Berque. Les guerres civiles éclataient avec des actions ,de pillage , de viol et de vengeance  mutuelle  devant lesquels le pouvoir légal s’est monté défaillant. C’est ainsi qu’on parle  de dissidence connus au Maroc sous le nom de Siba  qui détermine l’état d’un territoire « hors d’atteinte du Sultan » selon la définition de J. Berque. C’est une condition typique où les limites entre le licite et l’illicite, entre le toléré et le recommande s’estompent ; où on ne  peut répondre aux problèmes, selon J.Berque «   ni par des recommandations tranchantes  ni par des approbations sans réserves » Tout processus  juridique ou autre devrait déboucher sur «   la critique sociale et l’interrogation morale » ajoutet-il.Il ne pourrait fonctionner comme un mécanisme autonome. L’islam a été appelé à rééquilibrer «  indéfiniment entre un idéal presque jamais accessible et une redoutable faculté d’adaptation ».

 De ce fait,les Zaouïa  sont des formes d’adaptation de l’islam  aux réalité s décrites ci-dessus. Les données rapportées ont une relation directe avec la zaouïa d’Ouezzane car il ne faut perdre de mémoire que Moulay  Abdallah Chérif  est né à Jbel Laalam où se trouve le sanctuaire de Moulay Abdessalam Ben Machich » le saint national du Maroc, pôle de l’Occident, aussi illustre en occident que Moulay abadelkader  Jillani , pôle de l’orient l’était  dans l’autre extrémité du monde musulman .

J . Berque dit que Jbel Lalam était ; «  un très grand centre hagiologique, lié à l’expansion de  mysticisme chadlisme » ; il se trouve dans la tribu de Beni Aroousss qui fait partie  de la tribu mère Ghomara.

La première phase de l’évolution de la zaouïa d’Ouezzane a été marquée par une fameuse « tarîqa » où l’éducation,  l’ascétisme  et la mystique étaient des priorités. Or cette dimension était graduellement négligée par la suite  au profit de baraka  laquelle émane de la sacralisation des origines alides donnant l’avantage à la noblesse de sang.

 

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23-12-2010

De l’herméneutique au fascisme

   Une activité herméneutique a vu le jour ; elle puisait sa légitimité dans l’absence  des données suffisamment catégoriques pour trancher sur un certain nombre  de cas ambigus. La question politique est parmi les problématiques  qui  sont restées en suspens. La raison humaine, aussi  rudimentaire et simpliste soit elle,  conclurait, que le régime politique doit répondre aux exigences et aux impératifs  de son contexte spatiotemporel. Une évidence confirmée par un dire du prophète : «  vous connaissez mieux  vos intérêts terrestres ». L’histoire immédiate  s’est déroulée dans cette même direction. En fait, les quatre khalifes du prophète n’ont pas accédé au pouvoir de la même manière .Les luttes et les divergences entrent les apôtres de l’islam et les compagnons  du prophète ont atteint le grand public musulman. La sacralisation et l’idéalisation de cette période    considérée  comme le prolongement de l’état prophétique   a empêché toute investigation dans le sens de défaire, de détruire et de reconstruire la relation entre le profane et le sacré. D’où  une répulsion impulsive des musulmans  lettrés  à tous les aspects que sous-tend le laïcisme en tant que processus historique immanent à la démocratisation des sociétés occidentales.

 Autrement dit, l’encadrement réel de toute lecture est politique. Que ce soit par le passé ou par le présent, les approches de lecture préconisées sont souvent sujet à caution   s’imbriquant dans une structure polémique. C’est toujours contre l’idée ou la thèse d’un autre qu’on réagit. Toute la théologie n’était que l’expression d’attitudes politiques, l’  instrument par lequel la légitimité de l’autre est complètement déniée en vue de faire prévaloir une prétendue significations divine éternelle aux manques et aux réflexes dictés par la nature humaine. Dans la plupart des cas, l’auto_authentification du coran est détournée aux profits  du parti  qui prône le plus le fanatisme et d’exclusion.

 Pour  neutraliser les paradoxes et  surmonter les contradictions, certains postulent que le sens  véritable du contenu coranique n’existe ni dans le coran, ni en l’homme ; il  se situe au niveau de la relation entre l’homme et le coran.  Dans ce sens, la raison ne serait point l’équivalent du ‘aql. Elle est appelée à prendre place à l’intérieur  d’une  perspective  ouverte exclusivement sur la foi et la passion. En d’autres termes, les musulmans n’ont produit et ne doivent produire que ce qui sert et renforce leur conviction. De la polémique à la guerre, des erreurs aux bêtises, des misères aux défaites, le chemin était toujours court !!

   Et pourtant, une vie intellectuelle s’est épanouit au tour du donné révélé sans pouvoir  surmonter définitivement les divergence quant à l’appréhension de la signification du texte sacré.

A l’instar des autres « gens du Livre », c’est-à-dire les juifs et les chrétiens chez qui l’activité de lecture a toujours occupé une position stratégique , les musulmans , eux aussi,  avaient à leur disposition une parole sacrée qu’il faut Lire..

La lecture est envisagée  sous l’angle de la vérité, c’est une quête de la vérité, expression de la volonté divine. Cependant cette vérité ne pourrait être la même pour tous les lecteurs car le mode de comprendre est conditionné par le mode d’être  de celui qui comprend. Par conséquent, le comportement général du croyant résulte de sa façon de comprendre ce qu’il lit .Il en résulte , comme le souligne Henri Corbin  que « la situation vécue est situation herméneutique. C’est-à-dire laquelle du même coup rend l’existence du lecteur vraie,cette vérité du sens , corrélative de la réalité ; Vérité qui est réelle,  Réalité qui est vraie, c’est tout cela qui s’exprime dans un terme clef de la philosophie : « al haqiqa »

  Il fallait s’attendre à une multitude de points de vue, de méthodes et de pratiques pour atteindre cette vérité et l’assimiler. Le sens littéral s’est opposé au sens caché, l’approche rationnelle a vécu à côté de l’approche gnostique et celle s’appuyant exclusivement sur une sorte de traditionalisme passéiste remâchant ce qui a été dit. D’une part, un temps historique et humain, d’autre part un temps mythique cyclique et sacré  s’interpénétraient voire même s’entredéchiraient. Il y avait dans ce sens des efforts constants pour réaliser un conformisme entre les données considérées comme étant divine  et celles issues de la réalité sociopolitique  en perpétuel changement. Autrement dit,  une confrontation entre la vérité éternelle et les réalités contraignantes de l’Histoire était à amortir  comme l’a dit M .Arkoun.

Bien que le coran soit considéré comme la base de toute réflexion et de toute construction intellectuelle visant la résolution d’un certain nombre de problème, il y avait au sujet de son contenue beaucoup plus de divergences que de convergences,  il est facteur d’unité , rappelle M.Arkoun,, le coran fut aussi et restera facteur  de division dans la mesure ou il fut l’objet d’ interprétations différentes et où ces interprétations fusent liées à des mouvements politiques empreintes chacun de fanatisme . Une signification née d’une interprétation qui manque de fondement apte à y faire adhérer  l’interlocuteur

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19-12-2010

Soufisme :alternative ou aliénation ?

  

 

La fin du XV siècle et le début du XVI siècle, au Maroc, se caractérisait essentiellement par une crise aigue du pouvoir et une menace étrangère permanente. Et c’est dans cette ambiance incertaine que le phénomène des zaouïas  et du maraboutisme s’est épanoui. Dans le domaine littéraire de cette époque,  selon M .Arkoun   « un genre particulier devient envahissant : les biographies édifiantes de pieux personnages. La multiplication des « manuels » et des abrégés est caractéristique du désir de se mettre à la portée des ententes simples, de renforcer l’obéissance à des règles indiscutables »

 Il s’agit de certains ouvrages considérés le plus souvent par les fouqahas et  par les historiens  comme  une production intellectuelle mineure ; des débris issus de l’éclatement de la mémoire islamique  centrale orthodoxe.

Or pour ceux qui se fixent comme objectif l’appréhension de la mentalité des intellectuels marocains à travers  leur interaction avec la connaissance savante dominante, pareils  manuels offrent la possibilité de déceler une authenticité quelconque qui ferait de ce Maroc  ce qu’il est. Nous prenons comme exemple un écrit intitulé « touhfat al ikhwane fi baadi manaqib chorafae ouazzane »  la mérveille des confrères au sujet de quelques vertus des chorafa d’Ouazzane composé par Abou Al Abbas Ahmed surnommé Hamdoun Ben Mohammed Tahiri Jouti. Dans cet écrit l’auteur commence par narrer l’itinéraire qui l’a amené à la zaouïa d’Ouezzane. C’est une sorte d’autobiographie qui met accent  sur la passion mystique comme motivation de l’écriture.

Puis l’auteur expose un discours analytique et argumentatif qui plaide en  faveur de la pratique du chant, de la musique et de la danse (l’un des sujets que les islamistes continuent de débattre jusqu’à nos jours), du principe de la tolérance  qui devait présider à la conduite du vrai croyant. Pour convaincre et persuader son lecteur, l’auteur mobilise tout le savoir des fouqahas et des mystiques. Il conclut par exemple que la condamnation d’un croyant est illégitime. Car excommunier quelqu’un,et l’apostasier c’est aspirer à la divinisation, laquelle est le propre du Tout Puissant. Tous ces sujets font appel à la pensée islamique et à son écho au sein des populations locales.

La structure argumentative débouche  sur la légitimation et l’approbation de la mystique dans un cadre social et éthique. Ce sont des principes comme la patience, la générosité, la modestie, la sagesse, l’intelligence,la politesse qui constituent le fond moral et moralisant cet l’écrit.

De même, un autre avantage est à louer chez cet auteur : il met sur le même pied d’égalité les fouqahas et les mystiques du Maroc et ceux de l’Orient.

Sans complexe,érudit mais logiquement convainquant, informant et augmentant, conscient des limites de la raison  quand il approche des phénomènes controversants comme le maraboutisme, usant des passions quant c’est nécessaire , notre faqih du XVIIIsiècle ferait pâtir beaucoup de nos  fouqahas contemporains qui prétendent que l’islam est un prêt à penser/ condamner qui n’admet point les nuances et que le Maroc est tellement stérile qu’il faut y importer les fouqahas stars de l’Orient pour nous expliquer l’islam.

Voyons comment notre faqih définit le soufisme :

« Sache que Dieu t’aide à réussir, que le mot soufi a mis, de par  sa parenté avec l’ésotérisme ,beaucoup de gens dans la confusion. Ils ont cru que le soufi est celui qui porte un habit de laine en haillons, qui s’efforce et exagère dans l’exercice des rites de l’obéissance.

Or la vérité est tout à fait autre .

Dans son livre intitulé AZzouhde(l’ascétisme), Abou Daoud a rapporté qu’ibn Mouadd, en proie à l’angoisse, entra à la mosquée et vit des gens accomplissant sans arrêt les rites de la prière, il leur dit : «  une prière comme celle des anges , par Dieu. Vous priez beaucoup plus que nous, mais nous sommes meilleurs que vous. » Il a apporté de même qu’Amr ibn Hussein compagnon du prophète avait dit : «  trois choses permettent à l’homme de réaliser ses vœux  aussi bien en ce monde  qu’à l’au-delà :la constance face aux malheurs, la satisfaction  des aléas de la prédestination,les prières et les  souhaits même au moment du bonheur ».

 L’imam Abdalaoui , dans son livre Arrihla( Le voyage) a évoqué le soufi en ces termes : «  le soufi st celui qui se soumet à toutes les prescriptions, arrive à avoir conscience de  ce qui est véritablement indispensable, qui s’abandonne complètement à Dieu, qui se soustrait à toutes les contraintes de son existence.,qui agit de sorte que tous ses actes soient conformes  à la volonté divine. J’ai entendu notre cheikh et imam, le pôle du temps, Abou Abdellah ben Mohammed Assahrawardi dire que celui qui agit sans savoir est comme celui qui sème dans un champ aride ; alors que celui qui Sait et n’agit pas, son savoir est une pure perte »

Le vrai pauvre est celui qui s’ouvre totalement à la volonté divine ; qui a pu acquérir une éducation qui lui a permis de conformer son état ésotérique à l’exotérique. Grâce à son savoir franc,il est en mesure de garder le même caractère aussi bien en public qu’en privé. Il est un parfait érudit du moment qu’il abandonne l’argent et la notoriété au profil de ce qui pourrait être atteint chez Dieu comme compensation ». Abou Faris, que Dieu soit satisfait de lui, avait dit dans ce sens : «  j’ai rencontré un disciple soufi avec les symptômes de la faim sur son visage. Je lui ai demandé pourquoi il ne demandait rien aux gens. Il répondit qu’il craignait que sa demande soit refusée, alors que celui qui refuse  l’aide aux autres ne pourrait jamais réussir »

D’autres ont dit que la mystique ne transparaît pas dans le port d’habit de laine racolé, ce n’est pas non plus des pleurs quand les autres chantent.La mystique est une purification sans trouble, une droiture, une intégrité,une application du coran et de la religion. Le mystique est celui dont le cœur se purifie de tous les méfaits et les troubles grâce au droit chemin, se remplit des passions pour Dieu , et des secrets qui le font élever haut, au dessus des bassesses de ce bas monde. Dans son cœur, l’au de là n’est plus un danger . Il devient capable de se passer du temps et de l’espace. Il devient apte à voir Dieu par un sens autre que la vue…
Parmi les dires Abou Hassan Achchadili : « la mystique est une rééducation de l’âme en vue d’une soumission esclavagiste à la volonté de la Majest

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19-12-2010

Inflation du sacré et significations fissurées dans l’Islam

  

La communauté musulmane a connu tôt les scissions et les guerres internes, d’abord au moment de la disparition du prophète entre mekkois et médinois puis entre les chiites, les sunnites et les kharijites.

Il n’en demeure pas moins que d’autres raisons plus ou moins  objectives  ont compliqué la lecture du coran  en causant des divergences  sémantiques qui ne pourraient en aucun cas échapper au sacré. En l’absence des signes diacritiques, la langue  arabe ne pouvait distinguer les lettres ayant le même tracé .Selon la disposition et le nombre de points, une lettre pourrait se lire « b » « p » « n » « t ». C’est ainsi que les partisans d’Ali, les chiites, s’obstinaient à lire ALI (gendre du prophète) chaque fois qu’ils se trouvaient devant ALA (préposition qui signifie « sur »). Il y avait aussi  un problème relatif aux variations de forme des lettres en fonction de leur position initiale, médiane ou finale. . Autre  ambiguïté concernant  les difficultés de lecture dues à la confusion entre les consonnes de même tracé (un même signe peut représenter plusieurs lettres). L’absence de notation des voyelles brèves brouillait davantage la lecture et exigeait l’établissement  de signes facilitant la saisie du sens.. On a fini par  noter les voyelles par de petits signes sur ou sous les caractères. Cette différenciation des consonnes par des signes diacritiques  avait contribué sérieusement à  mettre des bornes  à l’anarchie sémantique exacerbée par une quête   constante du sacré  non pas pour lui-même mais  pour l’utiliser dans des règlements de compte contre d’autres,eux aussi, se réclamant de la même bannière et usant des mêmes armes.

 Par conséquent, le facteur politique a été le plus déterminant  dans  la concurrence entre les  clans et par là dans  la génération des significations divergentes à partir du texte sacré. Une compétition  portée à son paroxysme    par des situations nouvelles résultant des conquêtes. Loin d’être  une expansion  coloniale   équivalente  de  pillage et de banditisme, ces conquêtes  étaient, en principe,   projetées par la foi et la conviction. Or, de tels mouvements ne pourraient échapper  aux penchants cupides, concupiscents  de l’homme qu’il soit musulman ou autre. Une lutte   pour des intérêts personnels déguisés parfois en acte pieux au profit de la religion divine  avait eu recours  à des témoignages  sémantiques forcés. Mais ce qui fait peut-être  l’exception de l’islam c’est que ceux qui l’adoptent, l’assimilent vite  et se portent volontaires pour défendre son essence contre quiconque.   Le principe de l’égalité entre les races, l’absence de tout clergé  ou intermédiaire, la large tolérance à laquelle il appelle,l’éthique adoptée et prônée par les vrais musulmans  lui  permettent de se propager pacifiquement mais en même temps certains l’exploitent pour sacraliser beaucoup d’erreurs carrément humaines.

 En effet , le texte coranique n’a été établi que lors de la khilafat d’Uthman.La « khilafat » ou la « imamat » était la problématique essentielle autour de la quelle se sont cristallisées toutes les positions théologicopolitiques. Il y a eu ainsi des interprétations à caractère tendancieux qui ont rendu nécessaire une sorte de limitation, voire de systématisation de cette opération. D’ailleurs le besoin d’interpréter est constant, il est dû à l’éloignement  de l’époque culturelle  révolue à laquelle appartient le texte de l’interprète : «  en surmontant cette distance, en se rendant contemporain  du texte, l’exégète veut approprier le sens : d’étranger, il veut le rendre sien, c’est-à-dire l’agrandissement de la propre compréhension de soi-même qu’il poursuit à travers la compréhension de l’autre »  explique Paul Ricœur .La légitimité d ‘interpréter et de comprendre n’a jamais été mise en cause. Seulement, il fallait la canoniser pour qu’elle devienne conforme  à la tradition du prophète. et celle  de ses Compagnons   bien  que   dans la plupart des cas ce qui était formulé et présenté comme étant la « sunnat annabi » fût refusé et rejeté au nom de cette même «   sunnat annabi » .C’est dire qu’il fallait  , en priorité,déterminer en cette sunnat annabi ce qui réfère au prophète et à sa manière de lire le texte coranique .L’ensemble des significations  aux dimensions diverses  que contient  le coran  sont proposées à tous les gens pour les actualiser selon les besoins issus   du milieu et de l’époque. Bien entendu,, il s’agit de ce qui s’apparente aux valeurs universelles, de ce qui lie les hommes entre eux car ce qui lie l’homme à son Dieu est intime  et personnel.

   Les efforts d’interprétation et de compréhension en vue d’acquérir et  d’assimiler  les valeurs véritables du fait coranique ont donc commencé en étroite relation avec les changements du paysage politique et dans une ambiance de malaise significative du déséquilibre  et de la crise d’évolution qui ont affecté la communauté islamique. L’assassinat d’Omar, d’Uthman et d’Ali  est un exemple frappant de ce qu était le fanatisme et les luttes théologicopolitiques.  Il fallait déterminer les bases du pouvoir en islam, celui qui serait investi de cette mission  assumera la lourde tache de remplacer la personne du prophète. Or le prophète était un prophète, un Messager  guidé par la Révélation. Le réduire à un chef politique l’inscrirait dans l’histoire humaine et le soumettrait au questionnement de la raison. Le grand intellectuel arabe Al Akkad avait commis l’erreur fatale de décrire l’oeuvre de Sidna Mohammed de géniale à l’image de celle de ses Successeurs.   D’où le malentendu qui existe entre des théologiens et des historiens chrétiens et les musulmans au sujet  de l’état fondé par sidna Mohammed. Les uns le considéraient comme un chef politique et militaire, les autres comme un messager de la divinité, le sceau des prophètes. C’est ce qui pousserait  plus tard  un alem de lAzhar, Ali Abderrazak, à dire : « la khilafat n’a pas été négligée seulement par le Coran, qui ne l’a même pas évoquée, il a été ignoré tout autant par la sunnat qui n’en fait aucune mention.. » Autrement dit, le patrimoine authentique de l’islam ne contient point de formule politique applicable ou même adaptable à telle ou à telle société. D’ailleurs, les profonds conflits entre les courants religieux l’approuvent. Trois principales attitudes se sont confrontées  à ce sujet : les sunnites, les chiites et les hkarigites. Deux dimensions déterminaient l’ensemble des thèses élaborées : le libre choix de l’homme  et la prédestination de son faire , le « jabrisme »  et le « kadarisme ».D. Sourdel souligne dans ce sens que «  Chacune de ces thèses a fonctionné comme  un système d’exclusion, en cherchant à affirmer sa primauté, sa priorité , son hégémonie  face aux traditions concurrentes ». Les uns cherchaient à sacraliser le fait religieux, les autres voulaient politiser la transcendance. Se soumettre aux prescriptions rituelles, approfondir le dogme, appeler à davantage de réforme sociale tout en prenant parti politiquement a entraîné  certains intellectuels de l’époque dans l’impasse, lequel était finalement la destinée de toute une société  qui n’a pas pu acquérir la force de sa foi et de sa liberté mais seulement la fièvre de ses passions et la flamme de ses obsessions. Chez eux il y a eu une crise de conscience  qui a débouché sur l’adoption de la mystique et la dénégation de la logique.  Al Ghazali est le représentant de cette  conscience  malheureuse  insultant la raison humaine et se gargarisant des passions religieuses.

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19-12-2010

lE NINYSME 76

 Le Ninysme »4

Le ninysme c’est aussi   une  brèche  dans le mur du régime marocain. Bien entendu .c’est une vieille  citadelle lézardée mais point menacée  de désagrégation. Car fondée sur des bases solides  cimentées par la religion , l’histoire et la géographie.   Un trou perforé par l’usure du temps   et sert aussi bien aux courtisans  pour voir  ce qui se passe en dehors et pour les citoyens passants et curieux de mettre une heure et voir dedans .  Ce n’est qu’une coïncidence  car la presse de l’ancienne opposition  est devenue trop molle pour permettre d’extirper l’huile des olives …Une presse qui  a perdu  sa rigueur  et son acuité.  Quand à l’opposition islamique, elle n’a point besoin l’action médiatique car la prêche de vendredi ainsi que les rencontres fréquentes dans les mosquées   lui assure le rayonnement  nécessaire. Le tir idéologique est toujours correct. Pas besoin de style  ni  de stratégie discursive  ou d’argumentation  politique. Un lieu sacré, un livre sacré, un discours sacré, un choix inexorablement sacré. La politique, qui n’est ainsi  qu’un tour de main, s’avère   une entreprise     exclusivement  religieuse. La presse  pour ces forces politicoreligieuses n’est qu’un décor, un accessoire à mesure de les inscrire dans l’ère de la modernité.

Dans un pays qui peine pour se défaire du joug de l’alphabétisme la presse écrite demeurera encore capitale dans la vie des gens  Malgré les apparences, une telle société n’est pas encore prête pour s’embarquer avec la   révolution informatique. Malgré les apparences. Car tous ces misérables, qui sillonnent les rues du royaume, vont commencer à réclamer leurs droits  . Pour tendre leur cou dans la brèche apparue sur la muraille de la citadelle du régime marocain.

Le ninysme est  cette volonté déclarée et consciente qui rôde autour de la citadelle  sans se fatiguer avec un œil  collé en permanence  dans la brèche qui sert également comme décor à la  vieille citadelle  irascible . Mais tolérante parfois. Le ninysme  est ainsi l’air  et la pue qui enfle l’abcès   qui donne un caractère humain au régime du Maroc.  

Tous les acteurs politiques  s’affairent pour  s’agglutiner autour de la sucette. Le Maroc. Et Niny, muni de sa plume, de ses petits rêves  et de ses lacets  s’est mis à  émettre des cris stridents  à travers la brèche.  Il crie tout en souriant aux courtisans ennuyés  d’oisiveté 

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05-12-2010

Une dimension humaniste de l’islame est-elle possible?

 Le parcours du musulman : islam, iman et ihsan

LE VRAI PERFECTIONNEMENT

 

 En islam, les niveaux de conception et de pratique religieuses sont au nombre de trois : «  islam », « iman » et «  ihsan ». Le musulman est appelé à parcourir toutes ces étapes afin de parfaire sa religiosité. Dans un premier temps il faut énoncer la « chahada »  c’est à dire le témoignage de la conversion : « nulle divinité que la divinité,Mohamed est le messager d’Allah »

Dans un deuxième  temps, il faut croire en Dieu, en ses messager, en ses livres, a la prédestination, aux anges et a la résurrection.

 Dans un troisième temps, il y a le niveau supérieur de  «l’ ihsan » la bienfaisance (vertu) qui articule le rapport homme/homme sur celui liant homme / Dieu,

Nous avons le parcours suivant :

Islam—>iman—>ihsan.

  Toutefois, il importe de ne pas perdre de vue que le point de vue adopté ici est celui qui cherche à concevoir  la religion dans son évolution vers la perfection. En fait, tout rite (appartenant surtout au premier niveau) est une performance en soi, bien qu’il s’astregne  uniquement aux formalités extérieures régies par le principe de la « chahada ».Une première actualisation de l’appartenance  confessionnelle.

 La « chahada », le témoignage verbal de la foi, représente le contrat fiduciaire entre un locuteur agent destinateur « (Dieu lui-même selon les croyants) Mohamed par l’historien critique, par les adjuvants mais aussi les opposants ». Cette phase peut correspondre grosso modo  à la manipulation qui serait présente le long du parcours narratif de l’islam, de l’islamité ou de l’islamisation.

La manipulation est à comprendre dans le sens d’un ensemble de consignes à appliquer et de pratiques à éviter.
Le deuxième niveau qui est la croyance et la foi correspond a la compétence  et a ses modalités, c’est un /vouloir faire /, / devoir -faire /, /un savoir faire/ et un /pouvoir faire /.

 Du moment que le contrat fiduciaire est accompli, le musulman se trouve en conjonction avec un croire qui ne pourrait fonctionner qu’en étant ajouté au savoir, il acquiert un /vouloir faire/, un vouloir se soumettre inconditionnellement a la volonté divine. L’on parle souvent de la force du vouloir chez les croyants qui leurs a permis de triompher des grandes puissances  de l’époque. Leur obéissance a leur Dieu est extrêmement active, elle prend la forme d’un / devoir faire/,un devoir plaire a Dieu . Du rite premier, de l’énonciation de la « chahada »à la bienfaisance tout en passant par la croyance ferme, toute une configuration de / devoirs faire/ attend le musulman.

 Quand au /savoir faire/, c'est un élément dont l'acquisition par le musulman représente un vrai devoir. D'ailleurs le premier mot de l'énonciation coranique était " Lis au nom de ton dieu...".C'est un ordre portant sur le devoir de lire, c'est-à-dire de s'instruire. Le devoir de tout musulman est une quête perpétuelle en vue d'appréhender la vérité de la Révélation mais aussi de la Création. Le Coran s'uto-authentifie lui-même. Il suffit de croire pour ne point discuter cette authentification garantie par Dieu lui-même. La Création de l'homme, la description de son développement embryonnaire,  des phénomènes de son   contexte géophysique sont évoquée dans le coran sous forme de vérités scientifique  incontestable.

 Le plus souvent, l'activité herméneutique est l'illustration éclatante de sa richesse significative concernant tous les domaines : l'éthique, la science, le droit... Le savoir est donc une vraie obligation dictée par la foi qui reste toujours à consolider.

 Pour le /pouvoir faire/, il fait appel au /vouloir- faire/ car c'est de la conviction profonde et de la confiance totale en Dieu que le musulman puise sa force pour mener a bien les tâches qui s'imposent à lui. Nous pouvons, par conséquent, considérer cette compétence comme la concentration de toutes les autres.

     Le musulman croyant se considère comme étant modalisé par la force de son vouloir (acquérir les lumières, lever haut le nom d'Allah...), par l'acuité de son devoir rituel (cinq fois en contact avec Dieu lors des prières) et par la véridiction de son savoir (le coran est considéré comme la base, voire la source d'un savoir encyclopédique valable tout le temps et partout).

     Le troisième niveau « ihsan » (la bienfaisance et la vertu) pourrait être conçu comme étant la performance que doit réaliser le vrai musulman au sein de sa communauté. Il s'agit de la visée éthique de l'islam.

 Prenant l'exemple du jeun, l'abstinence est un rite  à travers lequel le musulman exprime sa soumission à Dieu. Il croit fermement que son acte est une action de bienfaisance absolu. Cependant, l'essentiel du culte embrasse une éthique formidable ; ainsi disait le Prophète Sidna Mohammed, que le salut et la prière soient sur lui : « 

: « Celui qui (malgré son jeûne) ne délaisse pas la parole du mal et l’action du mal, Dieu n’a pas besoin qu’il délaisse nourriture et boisson. » (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

« al-ihsan » est l’aspiration à réaliser une perfection intérieure en partant des rites et de la foi. Le Prophète a défini « l’ihsan »comme suit : « C’est que tu adores Dieu comme si tu Le voyais. Car si toi tu ne le vois pas, Lui te voit. » (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Autrement dit, il ne s’agit pas de subir des obsessions et des inquiétudes maladives mais de lutter  en vue de faire régner la justice  et la paix entre les gens. Les crimes, les violences, les bêtises de tout genre ne doivent pas être mis sur le compte de la volonté de Dieu. Dieu en est innocent car  Il est le Bien Absolu . Et c’est à la raison de déterminer le bien et le mal.

  Historiquement, le troisième « Khalifa » Omar est considéré comme l'agent réalisateur exemplaire de cette performance. La justice sociale a atteint l'apogée sous son autorité. Elle n'est comparable qu'a celle réalisée par le prophète Mohamed.

 

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05-12-2010

La mystique au Maroc,itinéraire d’un adepte du XVIIIsiècle

L’islam est-il une religion de tolérance ?

 

 

 

Dire que le véritable islam est la meilleure valeur absolue que l’humanité n’ait jamais connu  serait une assertion qui soulèverait beaucoup d’objections de la part des non musulmans .Ont-ils raison ou bien sont-ils victimes de la machine médiatique qui prévilégie les sensations et les scoops éphémèress  parfois montés de toute pièce au détriment de la vérité et de l’Histoire ? Il paraît que la deuxième explication est la plus plausible. En témoigne le drame de la Palestine où toutes les logiques et les humanistes  sont  massacrés pour les beaux yeux de l’état sioniste qui prône ouvertement le racisme, appelle au génocide, et crie au scandale quand les victimes acculées au désespoir réagissent.Se tait

Et pourtant, il faut reconnaître que certains de nos compatriotes, victime,en même temps, d’une manipulation  médiatico-politique et d’une humiliation écrasante,  parlent et agissent  comme s’ils veulent donner raison aux occidentaux induits en erreur.  Un vrai dialogue n’est pas impossible mais  pour le moment  il est réellement absent. Les plaidoyers et les  inculpations faufilent dans un cercle vicieux.

Avant tout,il l faut avoir le courage de déclencher un véritable dialogue interne entre les différentes sensibilités herméneutiques musulmanes. Une condition sine quoi non pour faire face à l’autre.

De toute façon, il ne serait pas stupide de reposer une énième fois la question suivante : l’islam est-il  une religion de tolérance ?

C’est Abou Hamdoun TAHIRI du XVIII siècle qui va répondre :

« Il a été dit par des sages que : « celui qui, à force de prier et de  jeûner, arrive en fin à s’initier à certains secrets métaphysiques  et n’adopte pas une éthique empreinte de pitié et de clémence, sa Connaissance spirituelle et ses Illuminations  se transformeraient en une pure sortilège  satanique source de tous les troubles et malheurs ».  C’est ainsi que celui qui prétend avoir atteint le statut du vrai Sage Connaisseur de Son Dieu  et ne s’apitoie pas sur le sort de ceux qui commettent les péchés, ne tolère point certains de leurs injustices, ne pardonne pas les ignorants, ne cesse pas de solliciter la miséricorde et la clémence pour tous les croyants ne tarderait pas de subir les pires malheurs. Que Dieu nous en garde. Etant imbu de soi, trop satisfait de son êtres, il devient  orgueilleux , égoïste et se met à  mépriser tous les autres.l

Religion sans humanisme ni que sortilège satanique pour parodier Pasca. et c’est un simple lettré d »un Maroc archaique qui l’affirme.

Dans le Sahehe muslim(L’Authentifié),le prophète Sidna Mohammed, que la prière et le salut soient sur lui a dit : « celui qui dit que les hommes devraient périr, c’est lui qui périra  malgré sa volonté ».

Une autre parole du prophète envisage ce fait ainsi : «un homm jura que Dieu ne pardonnerait pas à un autre », et Dieu de lui répondre : «  celui qui se croit plus puissant que moi et m’impose de ne pas pardon  ner à tel ou tel ; eh bien que ce vantard sache que je lui ai effacé tous ces bienfaits tandis que j’ai tout pardonné à l’autre » ».

 Ibn Arabi a dit dans ce sens : « chaque croyant a son argument, chaque connaissance laisse des zones voilés, chaque acte de bienfaisance a ses limites, chaque  être sérieux souffre de certains faiblesses, chaque ascète  éprouve une lassitude.. Tout courage, toute démarche a un point d’arrêt. » Il a formulé cette proposition pour souligner  qu’il est humainement normal que chaque croyant vit des moments d’inattention voire même de distraction.

Dans Al Mousnid de Tabrani et selon d’autres rapporteurs, le prophète a lui-même dit : «

  une portion de vertu existe en chacun de nous. C’est grâce à elle que Dieu rend telle pou telle action bénéfique ; quand l’homme, par exemple se prépare pour accomplir le rite de la prière. Dieu lui annule tous ses péchés antérieurs. L’accomplissement des devoirs de la bonnes conduite serait une vertu ».

Médite les dires de Jésus dans Al Mouattae : «  ne regardez pas les péchés des autres comme si vous étiez des Dieux, regardez les vôtres comme si vous étiez des esclaves . Les destins sont  préétablis ; il y a des malheureux et des heureux. Ayez pitié des malheureux et louez davantage Dieu du bonheur dont vous jouissez. »

Méditez cette idée, c’était justement cela le comportement  des compagnons du prophète, Que Dieu les bénisse tous. Dieu a dit qu’il sera extrêmement clément vis à vis des croyants et dur à l’égard des mécréants. Les bienfaiteurs doivent prier en faveur des malfaiteurs et dire :

«  Oh Mon Dieu rend le mal répugnant à leurs yeux ; arrache de leur cœur les passions malignes ». Les malfaiteurs pourraient prier pour les bienfaiteurs et dire : « Oh dieu, laisse-les comme ils sont, faîtes-nous profiter de leurs illuminations ».

Si tu n’envisages pas les actes des désobéissants selosont désobéissants ; dépravés . Exhorte-les à faire le bien  et empêche-les de perpétrer leurs torts en usant de la clémence  et de la tolérance  et non pas de l’égoïsme et du mépris. Au lieu de prier contre les désobéissants, priez pour eux. Faites comme le vrai Connaisseurs d’Allah Ibn Maarouf . Son attitude la vraie tolérance  du musulmn.n une optique clémente, tu risqueras un malheur. Ecoutez ce que dit Cheikhs  Abou AL Hassane Chadili :

«  sois généreux  envers  les croyants même s’ils    Il traversait la Mésopotamie en compagnie de ses disciples. Ceux-ci  aperçurent un  voilier où des jeunes  éclataient de joie, chantaient, dansaient, buvaient… les disciples étaient fâchés. Certains d’entre eux demandèrent alors au Cheikh : «  oh maître, ils commettent des péchés, priez contre eux » Le maître se mit  à accomplir le rituel en disant : « Oh Dieu  permettez à ces gens de jouir  dans l’au-delà  de la même manière qu’ils jouissent ici-bas ». Et  les disciples de protester : «  nous t’avons demandé de prier contre eux et tu as fais le contraire ». Le maître leur expliqua son geste en ces termes : « et si Dieu veut qu’ils jouisse de la vis ici-bas et leur pardonnent tous leur péchés, en quoi serez-vous concernés ? ».

emoticoneJuste après la bateau  débarqua au bord de la rivière, ceux qui y étaient à bord descendirent et se repentirent..

Chez Al Maqri, on lit ce qui suit : « il a été rapporté qu’en Orient, un faqih fut volé ; il s’adressa au voleur en ces termes, je t’ai offert ce que tuas volé. Dis que tu as accepté, je t’en fait  cadeau ; je te pardonne ».

Le pardon permet d’agir sur   l’âme des malfaiteurs. La clémence  annule les mauvais actes du désobéissant.  Rappelez-vous du dire prophétique : «  ayez pitié de ce qui existe sur terre  pour que Celui Qui est tout en haut vous ait en Sa Pitié » ;

Nous prions Dieu pour faire régner la pitié et la clémence entre nous .Nous le supplions de faire en sorte que nos vertueux intercèdent en faveur de nos désobéissant.
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02-12-2010

Casa , des vagues d’ eaux et d hommes

 Casa  , des vagues d’ eaux et d hommes

Casa  , des vagues d’ eaux et d hommes 

Je viens de rentrer chez moi après avoir acheté un journal . Il a cessé de pleuvoir. J’ai fait un petit tour dans mon quartier et j’ai constaté que la plupart des caves d’immeubles ont été envahis par les eaux. On vient de m’appeler pour regarder les inondations et les sinistrés présentés  par  le téléjournal  .

 Le matin j’étais vraiment impressionné par les flots d’eau qui  sortaient des rues  sous jacentes, se gonflaient, se compactaient et avançaient redoutablement. La pluie était toujours fine et pénétrante   .Elle a transformé les boulevards Ziraoui , Roudani , Zerktouni   en des ruisseaux chambardés  par  les vagues tournoyantes au rythmes des accélérations des voitures qui échappent péniblement aux  embouteillages monstre.  

 Avant-hier, Casablanca a connu  la manifestation la plus gigantesque de l’Histoire du Maroc moderne. :trois millions de manifestants. Les torrents de pluies d’aujourd’hui  n’ont d’égale que les  flux volumineux et indéterminé de manifestants  qui ont  sillonné le boulevard Mohamed Six le dimanche matin.

Une même impression devant deux grandeurs dont  l’une relève de ce qui est humain tandis que l’autre se rapporte à la nature.

Quand j’étais en train d’acheter mon journal et comme d’habitude j’échange quelque mots avec le buraliste. J’ai trouvé un jeune en pleine conscience  en tarin   d’insulter les autorités qui s’éclipsent quand les populations affrontent des drames comme les inondations de ce pour là. Ils les désignait en ces termes , ils se mis en tête de la manifestation…

Le jeune invectivait  les politiciens, les élus, les hommes d’autorité qui se cachent chez eux et laissent tomber les citoyens . Il était sincère. Car, les habitats précaires qui représentent une grande partie des habitations de Cassa  sont le plus souvent transpercés par les précipitations. 

Les drames que vivent alors ces habitants sont inimaginables. Mais, il importe de souligner que mêmes ceux qui n’habitent pas des masures ou des baraques  endurent le calvaires  dans pareilles occasions. Car rien n’est fait selon les normes techniques requises. Le Grand mal est que la fraude est devenue dans le sang.  Tu pourras  beau tout planifier, tu seras victime de la fraude. 

 

 

Je viens de rentrer chez moi après avoir acheté un journal . Il a cessé de pleuvoir. J’ai fait un petit tour dans mon quartier et j’ai constaté que la plupart des caves d’immeubles ont été envahis par les eaux. On vient de m’appeler pour regarder les inondations et les sinistrés présentés  par  le téléjournal  .

 Le matin j’étais vraiment impressionné par les flots d’eau qui  sortaient des rues  sous jacentes, se gonflaient, se compactaient et avançaient redoutablement. La pluie était toujours fine et pénétrante   .Elle a transformé les boulevards Ziraoui , Roudani , Zerktouni   en des ruisseaux chambardés  par  les vagues tournoyantes au rythmes des accélérations des voitures qui échappent péniblement aux  embouteillages monstre.  

 Avant-hier, Casablanca a connu  la manifestation la plus gigantesque de l’Histoire du Maroc moderne. :trois millions de manifestants. Les torrents de pluies d’aujourd’hui  n’ont d’égale que les  flux volumineux et indéterminé de manifestants  qui ont  sillonné le boulevard Mohamed Six le dimanche matin.

Une même impression devant deux grandeurs dont  l’une relève de ce qui est humain tandis que l’autre se rapporte à la nature.

Quand j’étais en train d’acheter mon journal et comme d’habitude j’échange quelque mots avec le buraliste. J’ai trouvé un jeune en pleine conscience  en tarin   d’insulter les autorités qui s’éclipsent quand les populations affrontent des drames comme les inondations de ce pour là. Ils les désignait en ces termes , ils se mis en tête de la manifestation…

Le jeune invectivait  les politiciens, les élus, les hommes d’autorité qui se cachent chez eux et laissent tomber les citoyens . Il était sincère. Car, les habitats précaires qui représentent une grande partie des habitations de Cassa  sont le plus souvent transpercés par les précipitations. 

Les drames que vivent alors ces habitants sont inimaginables. Mais, il importe de souligner que mêmes ceux qui n’habitent pas des masures ou des baraques  endurent le calvaires  dans pareilles occasions. Car rien n’est fait selon les normes techniques requises. Le Grand mal est que la fraude est devenue dans le sang.  Tu pourras  beau tout planifier, tu seras victime de la fraude. 

 

 

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