Archives pour août 2011

31-08-2011

Friedrich Nietzsche ET l’ISLAM

Friedrich Nietzsche ET l'ISLAM dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média Friedrich_Nietzsche 

 

Friedrich Nietzsche

 

Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) – Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière [...] Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! [...] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure: on en devine la cause… Le christianisme, l’alcool – les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen].

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison: l’Islam suppose des hommes pleinement virils.

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

 

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31-08-2011

Le cercle Gramsci n’est pas un club privé :

 

SITE DU CERCLE GRAMSCI

Qu’est-ce que le cercle  ?

 


 

Le cercle Gramsci n’est pas un club privé :

 

l’entrée est libre et gratuite à toutes les soirées-débats, ainsi que le prêt des cassettes et la consultation des documents, disponibles à la bibliothèque de Ligoure… un Cercle ouvert!

Le cercle Gramsci n’est pas un parti politique :

 

dans sa pratique et par ses statuts, il s’interdit de prendre une position politique quelconque en tant qu’association… mais les thèmes abordés par le Cercle sont toujours très politiques.

Le cercle Gramsci est une vraie association :

 

son fonctionnement repose uniquement sur le bénévolat et l’implication de chacun. Les membres du Bureau (ouvert à tous) se rencontrent chaque mois et gèrent collectivement toutes les activités. C’est une association vivante, sans cartes, sans cotisation ni subvention publique, où chacun est libre de s’investir pleinement, selon ses désirs.

 

Nous sommes un lieu où se rencontrent des citoyens qui se reconnaissent dans des valeurs dites « de gauche ». Beaucoup sont globalement insatisfaits des institutions de la gauche. Mais ils ne capitulent pas, et donc ils cherchent de nouvelles voies, vers plus de justice, de démocratie politique et économique. Ils les cherchent ensemble, dans le respect des engagements et convictions de chacun.

 

Dans ce but le Cercle organise des débats culturels, dans lesquels LE politique est omniprésent. LA politique, par contre, en est totalement absente… Entendons par là que le Cercle n’est et ne sera jamais un lieu de pouvoir, ni un instrument au service d’une cause.

 

 


 

 

Le cercle Gramsci a été créé en mai 1985 . L’objectif des fondateurs était d’en faire « un carrefour où tous ceux qui souhaitent faire progresser leur réflexion, leur compréhension du réel et l’efficacité de leur action pour l’avènement d’une société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme pourraient débattre librement, dans l’acceptation de leurs différences. » (statuts).

 

L’activité du cercle Gramsci fut définie en ces termes :

 

Dans un des textes fondateurs il est bien précisé : «  il n’est pas question que le Cercle devienne un parti ou un mouvement, ni se substitue à eux en quoi que ce soit.  » Le Cercle base au contraire tout son fonctionnement sur le primat et l’émergence des individus-citoyens, tout en limitant son champ d’intervention au domaine des valeurs qui les rassemblent.

 

Antonio Gramsci (1891-1937) intellectuel marxiste italien. Auteur de Lettres de prison, Ecrits politiques, etc. Incarcéré par la police fasciste, il est mort en prison. Il est déjà très critique vis à vis de l’URSS. Il a substitué au concept de « dictature du prolétariat » celui d’ »hégémonie du prolétariat » qui met l’accent sur la direction intellectuelle et morale plus que sur la domination d’Etat.

depuis 1985…

 

Le cercle Gramsci a organisé plus de cent soirées-débats, dont certaines ont accueilli plusieurs centaines de participants. Le thème générique de ses statuts, « pour une société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme », s’est enrichi et complexifié. La composition de l’équipe qui anime le Bureau reflète un pluralisme qui n’a cessé de s’accroître : de nombreuses et diverses sensibilités de la gauche s’y expriment. C’est le bureau du Cercle, composé d’une vingtaine de membres, qui décide mensuellement de ses activités et les prend en charge. Toute personne intéressée y est la bienvenue, le Cercle ne délivre pas de cartes d’adhésion et ne demande pas de cotisation.

 

La Lettre du cercle Gramsci

 

C’est maintenant un bimestriel d’une vingtaine de pages. A la diffusion des comptes-rendus et des projets de soirées, se sont ajoutées progressivement d’autres rubriques : courrier des lecteurs, tribune pour l’emploi et contre les exclusions, etc. Les livres et revues dont il est fait mention dans La lettre, l’enregistrement audio des soirées-débats, sont prêtés gratuitement sur simple demande.

 

 

Le cercle Gramsci n’a jamais demandé de subventions  : ce sont donc uniquement les souscriptions et les abonnements à La lettre, qui le font vivre grâce aux nombreux abonnements de soutien?

 

l’Auto-Université Solidaire et Populaire, (dite plus simplement Auto-Ecole) née en 1995, organise dans le cadre magnifique du château de Ligoure des réunions régulières : projet qui se veut plus suivi, moins morcelé que celui des soirées-débats qui abordent toujours des sujets très divers. C’est aussi l’occasion, en groupe restreint et avec plus de temps, de laisser mûrir les réflexions et d’écouter chacun.

 

Le Cercle est devenu dans le paysage de la gauche en Limousin une entreprise originale, connue par des milliers de personnes. L’expérience d’un lieu où on se parle, où on s’écoute, où on réfléchit sans calcul politicien, où on tente de faire vivre la démocratie et de faire participer le plus grand nombre à la vie citoyenne, est communicative.

 

Le numéro 1 de la Lettre

 

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30-08-2011

l UN ALGERIEN PROLADDAFI: la victoire est usurpée. Le CNT est un imposteur!! C’est la flotte navale, aérienne et les troupes terrestres de l’OTAN qui ont gagné

Omar Mazri : ivresse musulmane devant la chute de Tripoli      


 


Devant l’empressement des pays et des mouvements islamiques à reconnaitre le CNT libyen la première des choses est de ne pas paniquer devant ce raz de marée qui déstabilise et nous met en doute de notre vision et de nos principes. La victoire et la défaite appartiennent à Allah. Il faut une foi et une expérience de la vie pour ne pas désespérer du genre humain et surtout ne pas perdre le sens de la mesure : 

 

« Allah mon Seigneur montre la vérité vérité et le mensonge mensonge ». Par ce hadith Mohamed nous demande de nous tourner vers Allah pour ne pas être illusionné par les apparences trompeuses.

 

Quand on voit la liesse de joie qui s’est emparée des démocrates et des islamistes algériens après la « prise de tripoli » par les forces spéciales de l’Otan on devient dérouté comme le dit le hadith :

 

« Le magnanime se troupe désemparé »

La grandeur d’âme et la prise de distance interdisent le désarroi et exigent la lucidité d’un scalpel de chirurgien pour disséquer et comprendre la folie qui nous frappe comme celle du mythe du village qui a bu à la rivière de la folie laissant angoissé le seul sage du village qui finit par se laisser séduire et boire à la même rivière pour être en paix avec le groupe de fous et d’insensés. Inchaallah je ne boirais pas à cette rivière et je garderais ma lucidité non par amour pour un homme mais par fidélité à des principes. Ces principes anticoloniaux les Algériens les ont bafoués depuis longtemps et ils n’ont toujours pas conscience que ces principes bafoués ont conduit l’Algérie à être un comptoir commercial tenu par les Français, les Américains et les Chinois. L’Algérien fait de l’import export ou s’abrutit devant al Jazeera pour les arabophones ou Telavivision pour les francophones

 

http://liberation-opprimes.net/images/stories/jpg_sadi1-02f8f.jpgIl est quand même stupéfiant de voir le FIS et le RCD des ennemis irréductibles qui ont conduit le pays à la guerre civile avec 200 000 morts et 20 000 disparus unanimes pour condamner un homme isolé et supporter des renégats qui ont introduit l’envahisseur.

J’ai du mal sur le plan de la logique de la pensée, de la politique et de l’idéologie à concevoir que des opposants que séparent à jamais le sang des algériens et l’annulation des éléctions puissent se retrouver pour soutenir une colaition hétéroclite libyenne qui présente les mêmes contradictions sociales, politiques, culturelles, idéologiques que l’opposition algérienne.

L’Algérien a oublié ses martyrs de la guerre de libération nationale et a oublié les décennies noires et rouges? Où étaient les savants Musulmans et les démocrates du monde quand le peuple algérien se faisait massacrer? L’Algérie relève de la psychiatrie sociale comme tous les pays arabes d’ailleurs. Les Islamistes et les démocrates algériens se retrouvent dans le CNT car à travers lui ils réalisent une thérapie socio politique :

- une catharsis en brulant Kadhafi et oublier leur frustration de ne pas arriver au pouvoir,

- un recours au bouc émissaire pour conjurer le mauvais sort. Il est plus facile d’imputer à Kadhaffi les malheurs des Arabes, de la Palestine, de l’Islam et du Maghreb que de faire sa propre auto critique

- une sollicitation pour rééditer le coup de Tripoli à Alger. Dans l’incapacité de trouver une équation politique pour un changement pacifique les élites algériennes dans l’opposition se proposent comme vassal de l’Otan. La quête du pouvoir est plus forte que le respect des principes : « embrasse le chien sur sa gueule si cela te permet d’arriver à tes fins » dit le dicton berbère. Les uns attendent les pays du Golfe sionisé, d’autres les forces de l’Otan et d’autres les anarchistes d’Al Qa’ida infiltrés par la Cia et tous les services secret arabes. Un joli programme en perspective pour un pays trop grand pour ses minus habens

- Une surenchère sur le régime algérien qui se montre toujours dans l’incompétence à communiquer, à fédérer, à définir et à expliquer la positon officielle de l’Algérie

- la soumission au fait accompli par absence de vision stratégique. L’islamisme politique populaire au lieu d’éduquer et de mobiliser fait du populisme et se laisse conduire par sa base comme dans la fin des années 80. L’islamisme politique élitiste est noyé dans la rente et les arrangements d’appareils. Les éradicateurs laïcistes attendent l’homme providence qui les amène au sommet de l’état alors que dans les faits ils sont aux commandes de tous les appareils économiques, administratifs, sécuritaires et culturels. La cinquième colonne veut rééditer l’opération sirène de Tripoli que les Français ont conduit avec échec en Algérie en 57 sous le nom « Oiseau bleu » et après la mort de Boumédienne sous le nom de « cap Sigli ». Le Messie at Dajjal attendu est BHL.

- BHL apparait comme un véritable Chaytan qui réussit à saper le monde musulman. On ne peut pas demander à un sioniste invétéré et affiché de changer de nature. On peut demander aux démons qui nous suggèrent l’Alliance avec Satan de nous quitter si nous faisions preuve d’un peu de clairvoyance ou d’inquiétude pour l’avenir de nos enfants. Pour l’instant, gouvernés et gouvernants, nous n’avons pas la culture de l’État de droit ni de l’État tout court. Chacun est en quête de Wala’ (allégeance) conjoncturel à un marabout endogène ou exogène.

- Comme si toute cette confusion n’est pas suffisante on voit la naissance d’un nième mouvement de changement national qui énonce des principes généraux sans offrir une stratégie de changement. Il s’est  constitué sur les principes éculées de la cooptation. On change le régime avec les méthodes du régime avec une ouverture catastrophique qui relève du compromis que de l’appartenance identitaire : on affiche la berbérité de l’Algérien avant son arabité. Ce n’est pas une question de préséance mais une question de souverainté sur la langue nationale et l’identité. L’arabe est le lien avec le Coran et non le berbère. Il y a une atteinte au principe universel de la subordonation du particularisme au général eu egard à la sociologie et à la culture du peuple. Il y a un devoir de respecter l’énoncé fondateur de la répubmlique algérienne : la déclaration du premier novembre 54. Il ne viendrait pas à l’idée d’un américain de toucher à sa déclaration d’indépendance mais l’algérien démocrate se permet de réaliser ce que le colonialisme n’a jamais pu faire durant sa présence coloniale : chasser la alngue arabe. C’est un choix de mauvais gout. Il est aussi mauvais que celui du CNT libyen qui affiche son nouveau slogan : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ce slogan français est l’histoire, la symbolique et la culture du peuple français. La vassalité intelligente est de servir avec déférence son maitre mais ne pas lui voler ses attributs.

 

 

Celà fait  des années que j’écris et que je demande aux intellectuels algériens jouer votre rôle : expliquer, développer des idées, mettez en place des ingénieries, des laboratoires, des observatoires de veille, des solutions de résistance populaire pacifique mais arrêter de gaspiller de l’energie et à produire de la confusion en créant des appareils politiques ou a exprimer un discours anti système contre productif. Il faut amner le peuple à construire sa conscience politique et sociale. Il faut construire un gouvernement de l’ombre, comme en Angleterre, pour montrer au peuples les alternatives en matière de gouvernance politique, sécuritaire, économique et géostratégique. Les révolutions arabes et le cas libyen auraient été des cas d’écoles à ajouter à notre expérience et nous aurions pu apporter notre expertise à nos frères arabes. Nous aurions travaillé dans une démarche maghrébine ou nord africaine comme ce fut le voeu de l’emir Abdelkader, de Abdelkrim al Khatabi ou de Omar al Mokhtar. Nous ne pouvons pas faire face à l’impérialisme et ses vassaux internes sans mutualiser nos connaissances, nos moyens, nos réseaux nos appartenances à nos peuples. En réalité nous avons du mépris pour le peuple. On ne le voit pas comme un être à servir mais comme un moyen d’asservissement car nous avons la mentalité fallacieuse de se croire les élus, les intelligents, les cadres…

 

La qualité intrinsèque du Musulman est de ne pas se soumettre à l’ordre injuste et de ne pas évaluer l’histoire, les victoires et les défaites selon sa perspective restreinte ni ses intérêts égoistes mais de les ramener à des critères infaillibles, invariants.

 

1 – Le premier critère est le Coran. Il évoque la paix, la coopération dans la paix et le respect mutuel mais il condamne l’alliance avec les Mécréants. Il refuse la participation des hypocrites à accompagner les expéditions du Prophète pour qu’ils ne participent ni à la victoire ni au prestige social et politique ni au partage du butin. Les Mécréants et les Hypocrites sont des souillures ils ne peuvent que contaminer et profaner le Jihad.

 

Si Allah dit dans le Saint Coran

 

الْخَبِيثَاتُ لِلْخَبِيثِينَ وَالْخَبِيثُونَ لِلْخَبِيثَاتِ وَالطَّيِّبَاتُ لِلطَّيِّبِينَ وَالطَّيِّبُونَ لِلطَّيِّبَاتِ أُولَٰئِكَ مُبَرَّءُونَ مِمَّا يَقُولُونَ لَهُمْ مَغْفِرَةٌ وَرِزْقٌ كَرِيمٌ

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَدْخُلُوا بُيُوتًا غَيْرَ بُيُوتِكُمْ حَتَّىٰ تَسْتَأْنِسُوا وَتُسَلِّمُوا عَلَىٰ أَهْلِهَا ذَٰلِكُمْ خَيْرٌ لَكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ

فَإِنْ لَمْ تَجِدُوا فِيهَا أَحَدًا فَلَا تَدْخُلُوهَا حَتَّىٰ يُؤْذَنَ لَكُمْ وَإِنْ قِيلَ لَكُمُ ارْجِعُوا فَارْجِعُوا هُوَ أَزْكَىٰ لَكُمْ وَاللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ عَلِيمٌ

 

{Les malignes sont pour les malins, et les malins sont pour les malignes, et les vertueuses sont pour les vertueux, et les vertueux sont pour les vertueuses. Ceux-ci sont exempts de ce que disent les trompeurs. Ils auront un Pardon et une généreuse subsistance. O vous qui devîntes croyants, n’entrez pas dans des maisons autres que vos maisons, sans demander la permission, ni sans saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous, afin que vous vous souveniez. Si vous n’y trouvez personne, n’y pénétrez point jusqu’à ce qu’on vous le permette. Et s’il vous est dit : « Retirez-vous », alors retirez-vous, cela est plus épuré pour vous. Allah Est Omniscient de ce que vous faites.} An Nur 26

 

C’est un grand haram de transgresser ces lois qui régissent la vie privée de la famille, première cellule de la communauté que dire quand ces principes sont bafoués au niveau d’une communauté qui s’allie avec le grand Satan, disloque la communauté, entre sans droit ni justice sur une terre souveraine. Allah sobhanahou wa Ta’àla a montré la distinction entre les bédouins qui prennent le formalisme de l’Islam et les croyants authentiques :

 

{Les bédouins dirent : « Nous sommes devenus croyants ». Dis : « Vous ne devîntes pas croyants, mais dites : « Nous sommes devenus Musulmans [en apparence] « , car la foi n’est pas encore entrée en vos cœurs ». Et si vous obéissez à Allah et à Son Messager, Il ne vous Diminuera rien de vos œuvres. Certes, Allah Est Pardonneur, Miséricordieux. Les croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Messager, et après cela ils n’ont point douté, et ont combattu avec leurs biens et par leurs personnes, pour la Cause d’Allah. Ceux-là sont les véridiques.}

 

La foi n’est pas réciter seulement le Coran et les hadiths ou mettre une barbe et une gandoura. Allah m’a éclairé et m’a permis de montrer à travers les récits coraniques dans mon livre  » Les Révolutions arabes : mystique ou mystification » que l’amour et la miséricorde sont le creuset de l’humanité dans laquelle baignent les Prophètes libérateurs et leurs disciples. L’humanité dans le Coran demande d’ouvrir les négociations et les pourparlers de paix car la vie humaine est sacrée y compris celle du mécréant qui accepte de ne pas recourir à la violence. Que dire du Musulman qui au nom de l’Islam fait subir à son peuple un déluge de feu en plein ramadhan. Un jeune pris par l’enthousiasme et ne connaissant pas le prix de la vie car ne sachant quoi faire de la sienne peut chanter victoire sur les décombres de son pays et être l’arbre islamique qui cache la forêt impérialiste. A mon âge l’idée du Khalifat islamique n’est plus idyllique ni infantile. Elle est incompatible sous l’alliance avec l’Otan. L’Alliance avec l’Otan ressemble à la culture des Tawaifs de l’Andalousie et des mamaluks du Machrek qui ont déchiré le territoire du Khalifat islamique et l’ont vidé de sa substance politique, morale et spirituelle.

 

2 – Parmi ces critères nous avons la Biographie du Prophète que nous étudions, hélas très peu. Cette biographie (Sira ennabaouiya) montre que dans la difficulté ou dans l’aisance, seul ou assisté par ses compagnons, Mohamed (saws) n’a jamais sollicité ni accepté le soutien d’un Mécréant arabe, d’un juif, d’un chrétien, d’un Perse, d’un Byzantin dans sa lutte contre ses adversaires. La seule exception est l’envoi de Djaâfar à la tête d’une délégation (la petite Hijra) en Éthiopie (l’exil forcée ou la miséricorde du Prophète envers les persécutés). L’essentiel est qu’il n’y a jamais eu d’allégeance ni d’alliance avec les ennemis de l’Islam ou les ennemis des musulmans. Salah Eddine al Ayoubi n’a libéré la Palestine qu’après avoir unifié les Musulmans sur le plan politique et lutté contre ceux qui étaient vassalisés aux Croisés colonisateurs. Ali Belhadj ou le Hamas ou les frères Musulmans ou Qaradhawis ne sont que des avis humains changeants sous la pression de l’histoire ou de l’intelligence de leurs équipes qui ont montré l’étendue de leur savoir livresque mais les limites du Fiqh al Awlawiyates (ingénierie des priorités), Fiqh al Waqa’â (Ingénierie logico pragmatique) et Fiqh al Moustaqbaliyates (Prospective et géostratégie).

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لَا تَفْعَلُونَ كَبُرَ مَقْتًا عِنْدَ اللَّهِ أَنْ تَقُولُوا مَا لَا تَفْعَلُونَ

{O vous qui devîntes croyants, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? Grande est l’abomination, auprès d’Allah, que vous disiez ce que vous ne faites pas.} As Saff 2

 

3 – L’histoire. Le Coran nous demande de la méditer et d’en tirer des leçons. Des illuminés « musulmans » n’ont pas tirés leçon de l’histoire de la création du Pakistan et sa partition en Bengladesh et en Kashemire sous la houlette des anglais. Ils n’ont pas tirés leçon du Kosovo ni de l’Afghanistan ni du Soudan ni de l’Irak ni de la Somalie. Ils n’ont toujours pas de recul sur les suites de la Révolution tunisienne et égyptienne. Ils confondent la révolution pacifique et le Kharidjisme séditieux et violent. Ils rêvent du Khalifat islamique alors que le Musulman est toujours en retard sur la lecture du monde et ses ressources confisquées par le colonialisme et ses agents.

Il est surprenant que les Musulmans ne voient pas le rôle joué par BHL au Soudan, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak et maintenant en Libye. La plus grande leçon reste l’Afghanistan : une fois que le Jihad a été mené avec succès les saoudiens ont infiltré la résistance afghane et l’ont dirigé à devenir le bras armé de l’OTAN contre le pacte de Varsovie et enfin l’effondrement de l’URSS. Une fois les Afghans libérés BHL monte avec les services français le leadership de Massoud contre Hakmatiyar jugé irréductible. Au nom d’Allah Akbar les Afghans se sont entretués pour la gloire de l’Occident. Une fois les Talibans au pouvoir aucun pays musulman ne leur a apporté l’aide ni l’assistance pour construire un État moderne et une économie conséquente. Le 11 septembre apporta l’occupation de l’Afghanistan menée par une coalition de 33 pays. C’est effarant. Le plus effarant est le bégaiement de l’histoire dans le monde musulman alors que le Prophète (saws) dit que le musulman ne doit pas se faire piquer deux fois par le même endroit.

 

4 – Que l’Iran joue un double jeu je peux le comprendre car soit il est hypocrite soit il manoeuvre le temps de construire sa force militaire car il sait qu’il est la prochaine cible et le réalisme montre la force de frappe militaire de l’Occident qu’il ne faut pas sous estimer. Il en de même pour le HAMAS qui reste encore isolé et affaibli dans un monde redessinant le Syses Picot2. La frontière de Rafah n’est pas ouverte. Quel est le devenir de l’Egypte post Moubarak? Quel est le devenir de la Syrie? Ce sont des questions légitimes. Je n’excuse ni le HAMAS ni l’Iran ni le Hezbollah mais j’essaye de voir et de comprendre leur « déséespérance » face au monde arabe qui ne construit aucune solidarité stratégique ni une force de résistance contre le néo colonialisme et  ses visées sur le maintien d’Israel comme seul force dans le monde arabe. Je fus le premier et le seul à écrire et à soutenir le HAMAS dans « Gaza : la bataille du Forqane » mais ce fut un livre qui a soutenu la résistance palestinienne et non la politique du HAMAS qui reste contestable selon les personnes qui se sont rendus à Gaza. Celui qui veut en savoir plus qu’il consulte en Arabe l’expert jordanien « Z’âtra » qui reproche au HAMAS son pragmatisme et son éloignement des principes fondateurs.

Je reconnais le courage et la détermination de Ali Belhadj mais je reste peu convaincu de ses compétences réelles. On ne peut participer à la guerre civile en Algérie en disant que la démocratie est Kofr et ensuite soutenir un coup d’état militaire fomenté par l’OTAN au nom de la démocratie? De Ali Belhadj on attend davantage une auto critique sur les erreurs, les fautes, les manipulations qui ont mené à cette catastrophe nationale pour en tirer une leçon d’avenir et non continuer à dénigrer l’armée. Les Algériens sont en attente de vérité ou de solution et non d’excuses.

C’est la même chose pour Cheikh al Qaradhawi : je ne peux comprendre qu’il affiche dans ses livres « fiqh al Jihad » et « fiqh as siyassa » son refus et sa condamnation du coup de force et de la violence alors qu’il prend position en direct pour l’assassinat d’un chef d’état diabolisé et présenté comme mécréant voire comme praticien de magie noire. Les Savants libyens qui l’ont assisté ont fait le serment que la révolution sera menée uniquement par des libyens. Qu’on fait les libyens pour faire tomber Tripoli ? C’est honteux. On joue sur l’émotionnel pour tronquer la vérité et conduire les troupeaux de musulmans à l’abattoir au lieu de travailler à changer la mentalité des musulmans arriérés et superstitieux. Mohamed (saws) a fait tomber les idoles de la Kaaba après avoir d’abord  fait changer la vision idéologique des Arabes. Il n’a pas fait l’inverse.

Il nous faut « dire la vérité même si elle est amère » : nous, moi y compris, focalisons notre attention sur Bernard Henru Levy et nous voyons sa judaité ou son sionisme qui nous occultent son véritable rôle : diversion médiatique,  émissaire diplomatique entre Israêl, la France, les Etats-Unis et l’Angleterre, gentleman qui a un carnet d’adresse fournit par les diplomaties et les services de renseignements sur le monde musulman. Il travaille efficacement dans son rôle. Le travail de spécialiste qui prépare son travail, l’accompagne et prend le relais ce sont ces centaines de fondations, d’experts en communication, en psychologie sociale, en sociologie, en géostratégie, en économie, en politique, en cultures, en ethnologie, en psychologie, en information, en guerre psychologique, en arts militaires stratégiques, tactiques et opérationnels. Tous ces stafs travaillent en collaboration pour budgétiser, scénariser, planifier, organiser leurs objectifs et les moyens de les atteindre selon des plans détaillés et des solutions de rechange. Face à eux nous avons quelques bonnes volontés, souvent des atomes sans centre de gravité, sans soutien, sans liaison, sans expertise mais grosse gueules qui ne peuvent faire ni le poids ni changer l’ordre des choses ni opposer une résistance ni négocier d’égal à égal. Nous sommes dans l’échange inégal et non dans la théorie du complot.

Quand on prend les choses sous cet angle qui est le plus vraisemblable il faut avoir le courage de dire sans peur des blâmes et des menaces que la véritable bataille qui vient d’être jouée sous nos yeux n’est pas entre Kadhafi et l’Otan mais entre un représentant du sionisme mondial et l’association internationale des savants musulmans démunis de moyens, de fondations, de vision stratégique et d’expert. Cheikh Qaradhawi y règne en maitre comme un despote se faisant manipuler faute d’expertise et de cachiers de charges. Si à ces conditions on voit la soumission à Ankara qui habilement octroie quelques moyens avec un siège à Istanbul puisque ni Qatar ni un autre pays arabe ne veut financer ou donner un siège à cet organisme on peut supposer même si les hypothèses restent à vérifier que les Turcs ont influencé la position des savants musulmans. En réalité Erdogan n’a jamais fait état d’Etat islamique ni de solution islamqe pour la Turquie mais il maintien sa vassalité à l’Otan et à l’Amérique. Au lecteur d’envisager tous les scénarios posibles. Tous conduisent à une réalité amère : C’est triste de perdre Kadhafi et la Libye après la perte du Soudan mais la perte la plus grande est la crédibilité et la légitimité des Savants Musulmans qui vont ouvrir le front des hostilités en interne car idéologiquement ils ne sont pas unis et l’impérialisme le sait. En pleine bataille contre la libye le Danemark et la Hollande ont sorti sur les écrans les caricatures sur le Prophète et ses épouses…

5 – L’Occident a une vision du monde et ses élites sont lucides et compétentes. Les objectifs sont connus et les moyens identifiés. Le monde musulman attend le Mahdi sinon l’OTAN. Celui qui ne change pas selon la volonté de Dieu sera changé par la force de l’OTAN. Les Musulmans fêtent la chute de Kadhafi comme si c’était la libération de la Palestine. Les lendemains de l’ivresse réservent des surprises à ceux qui attendent midi à quatorze heures.

 

Je me conseille et vous conseille de lire avec minutie « la lutte idéologique » de Malek Bennabi rédigé avant l’indépendance de l’Algérie. Son analyse n’a pas besoin d’être actualisé. L’Algérie post indépendance et le monde musulman contemporain apportent du crédit à cette œuvre magistrale qui demande d’être approfondie avec les nouvelles techniques de luttes informationnelles. Allah al Rafi’, Al Khafidh, Al Mana’, Al Mou’ti, Al Mou’izz, Al Moudhil nous montrent ses signes. Ne nous trompons pas de lecture et d’interprétation hâtive. Nos intelligences ne peuvent voir la Justice et la Miséricorde divine que relatives. Demain, le jour du Jugement dernier, elles seront absolues.

 

« O Allah mon Seigneur! je me réfugie vers toi contre toute justification » hadith

 

C’est maintenant plus que jamais où nous devons faire un choix crucial : apprendre notre religion et faire de la politique et de la lutte idéologique correctement ou se retirer et pleurer sur nos fautes et laisser le soin à d’autres de faire ce qu’ils ont envie de faire sachant que nous serons collectivement responsables de leur trahison et de leur compromission mais que nous n’aurons aucune récompense s’ils se sont bien comportés.

« Félicitée aux Ghorabas ( les étrangers, les éxilés)! Qui sont ces Ghoraba au Messager d’Allah? Les Ghorabas ce sont ceux qui restaurent ce que les autres ont corrompu »

 

Le Gharib en ces derniers jours de Ramadhan 2011 pleure la chute de Tripoli comme il a pleuré la chute de Kaboul et de Bagdad. Les insensés ont rempli leur panse, fait leur tarrawih et avec le coeur du juste ils sont en liesse alors qu’un pays musulman est en train de se faire dépecer vivant et que les autres attendent leur tour. En atendant leur tour ils nous servent des hadiths sortis de leur contexte sur le Khalifat de la nuit des temps sans repères spatiaux ni temporels. Est-ce que l’ivresse et la rivière de la folie font bon ménage avec la lucidité de l’Islam. La réponse est dans ce verset :

 

وَقُلْ رَبِّ أَدْخِلْنِي مُدْخَلَ صِدْقٍ وَأَخْرِجْنِي مُخْرَجَ صِدْقٍ وَاجْعَلْ لِي مِنْ لَدُنْكَ سُلْطَانًا نَصِيرًا

 

{Et dis : « Mon Seigneur, Fais-moi entrer une entrée de Vérité et Fais-moi sortir une sortie de Vérité, et Accorde-moi de chez Toi un pouvoir protecteur. »} Al Isra 82

 

Rentrer ou commencer avec la bonne intention n’est pas suffisant. Il faut sortir et achever avec la bonne intention pour qu’Allah accorde Sa Protection et Sa victoire. Si entre l’entrée et la sortie il y a perte de lucidité, euphorie, arrogance, triomphalisme, injustice la fin escomptée ne sera pas au rendez vous. C’est quand le Musulman fait du début jusqu’à la fin du processus historique un respect absolu au principe de vérité et de justice qu’Allah lui inspire de dire ontologiquement, idéologiquement, socialement, politiquement, économiquement, culturellement et militairement l’aboutissent logique de l’entrée et de la sortie lucide et responsable :

 

{Et dis : « Le Vrai éclata et le faux s’annihila. Certes, le faux est toujours condamné à s’annihiler. »} Al Isra 83

Comment proclamer le Vrai et dénoncer le faux alors que la victoire est usurpée. Le CNT est un imposteur. C’est la flotte navale, aérienne et les troupes terrestres de l’OTAN qui ont gagné dans un rapport de forces incomparables. Comment ne pas avoir de la pudeur et venir nous parler d’une autre loi de Dieu comme s’il y avait l’Islam des justifications qui explique une chose et son contraire : « Allah frappe l’injuste par l’Injuste ».  Supposons que celà soit vrai est ce que l’OTAN est plus juste que Kadhafi? Si l’OTAN est aussi injuste que Khadaffi le CNT et ceux qui le soutiennent sont du côté de l’injuste. Puisqu’on nous pousse à la polémique et à la rhétorique je vais poser une question à un baril de pétrole ou à un km2 de territoire libyen à nos savants : Quel est le prix du sang et qui doit le verser aux civils libyens tués ou blessés par les raids de l’OTAN. Est ce que l’OTAN va verser le prix du sang ou est ce qu’elle va faire payer aux libyens la facture de la reconstruction de ce qu’elle a délibéremment détruit et qui est contraire à la résolution 73 de l’ONU. Cette bataille juridique si les savants musulmans, libyens et autres, qui ont cautionné l’agression occidentale, ne l’ouvrent pas aujourd’hui et ne répondent pas comment expier le sang verser Allah leur demandera d’y répondre car c’est leur devoir de veiller au sang et aux biens du musulman.

Interroger la révolution algérienne et l’Algérie post coloniale. Demain la Libye nous racontera l’histoire similaire à celle de la Somalie.

 

 

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30-08-2011

LE PJD ,LE CORAN , ROUISSI ET LES ARMES LOURDES

 

نشر الموقع الإلكتروني « هسبريس » وثيقة، قال « إنه حصل عليها من داخل حزب الأصالة والمعاصرة، تمخضت عن لجنة البحث والتقصي المنعقدة يوم 27 يوليوز 2011، للتحقيق فيما نُسب لبعض أعضاء الحزب من داخله « من اتهامات وتصريحات تحط بالكرامة وكذا تهديدات خطيرة ماسة بالسلامة الجسدية وصلت حد التخوين والتكفير والتهديد بالقتل والاتهام بالتخابر مع إسرائيل ».
وتحدثت الوثيقة عن  شخص، اسمه عبد الواحد بورحيم، نشر عبر صفحته الشخصية ومن خلال حواره مع «أصدقائه» بالشبكة العديد من الاتهامات في حق من أسماهم « يساريي» الحزب، ومن بين ذلك اتهامه لخديجة الرويسي رئيسة بيت الحكمة بالتخابر مع  « إسرائيل »، وفق ما جاء في الوثيقة المذكورة :
Abdelouahid Bourhim: « des aides d’Israel en dollars a « la maison d’ignorance » pour attaquer l’Islam . »

Abdelouahid Bourhim: « LES Ennemis de  » Allah, Alwatane, Almalike » sont nombreux. la GAUCHE d’Israel est accuse d’aider la gauchiste du PAM pour attaquer l’Islam .

 

»

Abdelouahid Bourhim«: l’Israelien de Casa est l’intermidiaire entre la Gauche Israelite et  » la maison d’ignorance ». le PAM est toujours innocent de cette dame. . »

Abdelouahid Bourhim: J’ai entendu qu’un Israelien qui habite a Casa est l’intermidiaire Entre l’Etat Hebreu et  » la maison d’ignorance » afin d’attaquer l’Islam la

 

religion de Amir Mouminine. le PAM est toujours innocent

 

 يا أيها الذين آمنوا إذا جائكم فاسق بنبأ فتبينوا أن

 

تصيبوا قوماً بجهالة فتصبحوا على ما فعلتم نادمين

 

Je crois qu’un vrai musulman doit d’interdire d’accuser les gens à tord et à travers . C’est  honteux de régler  ses problèmes politiques de cette manière. Pour notre pays  le Maroc c’est un grand malheur  d’être géré par de telles personnes  qui traitent ainsi ceux avec qui elles ne sont pas d’accords C’est un assassinat politique symbolique.

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28-08-2011

SOmMES-NOUS TOUS DES MAROCAINS? QUElleS SONT LES IMPLICATION DE LA CULTURE DE NOUS AVONS DE NOS DIFFERENCES SUR NOTRE AVENIR ET NOTRE DEVENIR POLITIQUE?

CoolComme à l’accoutumée  pendant le ramadan, les jeuneursCoolemoticone emoticone parlent péniblement ou éclatent d’un coup quand  ils sont à bout à bout de nerfs. Dans les grands taxis de Casablanca qui sont de vrais anges comme me l’a dit mon fils puisqu’on peut rester jusqu’à trois heures du matin au centre ville  et monter chez nous à Sbata ou à Ain Choc à bord d’un grand taxi et pour le prix de 4 ou 6 dirhams… En général , les distances sont courtes et les passagers n’aiment pas se lancer dans des discussions . C’est ainsi que ce qu’on peut saisir ce sont le plus souvent des flashs qui ,Malgré leur brève durée  révèlent des significations voire des messages très denses . En fait, quand on ne dispose pas de temps , notre interlocuteur est spatialement et psychologiquement en déphasage avec nous , la discrétion et la distanciation sont garanties ,   le partage est obligatoire ,  la misère et le misérabilisme est un point commun ,  on parle et on s’en vemoticonea…Mais les paroles glanées ainsi  , dès qu’elles pénètrent la mémoires  se mettent à se fermenter… Parfois ce ne sont que des gestes , des regards , des balbutiement ou des communications téléphoniques «  Allo oui  , je suis en taxi…. Oui, on prépare le couscous pour la rupture du jeun…Oui tu commences , je viens tout de suite … Le diner ah le diner , et le Shour on le bricolera. après .  Donc mets -toi au travail j’arrive tout de suite »

C’est le 26 ramadan , la nuit du Destin , la nuit sacrée ??? C’est normal , on l’aménage par ce que nous aimons le plus  ou ce qu’on croit être un élément majeur de notre identité le COUSCOUS  . Mais le chauffeur qui semblait éprouver du palisir dans pareils moments , s’ adressa à la femme, mi raisin mi figue : «mais comment vous allez faire  pour rompre le jeun avec du couscous , c’est pas évident, l’estomac est trop fatigué et d’un coup vous l’obligez à avaler le mets du couscous ; c’est inimaginable » La femme ,qui semblait se surprendre par la réaction saugrenue  et déplacée  du chauffeur, au lieu de lui demander de s’occuper de ses oignons, lui riposta :  » mais bien sûr avant de manger le couscous , nous prenons du café , du thé, des dattes… Quelques moments après on passe couscous » . Le Chauffeur semblait déterminé à  taquiner la passagère au  lieu de la suivre dans ses propos , il s’est mis à parler des gens de DOUKKALA qui mangent trop , qui ne font que manger n’importe quoi à n importe quand et n’importe où… Et c’était en ce moment là qu’une autre passagère lui répondit sèchement et sévèrement :

«  mais pour qui te prends-tu espèces deCHELh mkallakh (berbère stupide). Les Doukkalas sont tes maitres et toi tu es leur esclave… Que savez-vous préparer, vous les soucis avares, vous êtes  cupides , vous êtes des vermilles… » la femme haussait le ton , insultait , disait des mots grossiers , parfois de gros mots …Le taxi commença alors à être secoué ..L’autre femme la pria de se taire mais l’autre semblait être hors d’ elle…ELLE Ordonna au chauffeur de s’arrêter . Elle refusa de le payer . ELLE Donna un coup de pieds au véhicule et ferma la porte avec toutes ses forces …emoticoneemoticone

Sommes-nous donc  tous des marocains ? Quelles sont les dimensions de nos divergences ?  quelles sont les implications de la culture que nous avons de nos differences sur notre devenir et notre avenir politique ?

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28-08-2011

Faudrait-il pour cela avaler une machine à écrire, nous ne nous tairons pas !

Le coup de gueule de la semaine…

 

Posté par partianticapitaliste81 le 8 août 2011

 

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Copyright Photothèque rouge – Manel

 

Au début tout a commencé en douceur, on n’a pas décidé de donner un titre à l’éditorial. Après on a pensé au « coup de gueule de la semaine »….Puis il n’a pas fallu longtemps pour s’apercevoir que ce titre contenait en soi-même une limitation sans commune mesure avec le nombre effectif de motifs de révolte. Il aurait fallu faire un tri et laisser encore plus de sujets sur le bord du chemin, égarés comme un président hystérique cherchant désespérément la recette miracle pour en reprendre pour un tour.

 

Alors on a décidé de ne rien donner comme titre. Il fallait choisir entre l’inflammation récurrente des cordes vocales et l’ulcère perforant à force de trier dans le tas de merde que nous offre l’actualité du quotidien. Entre la tentative de vol de la révolution égyptienne et les pillages des travailleurs par la finance mondiale, entre la misère des sans-abri et la vente au rabais des forêts domaniales pour satisfaire les appétits gloutons de quelques actionnaires d’un hippodrome, entre les larmoiements de saurien sur les soldats morts en Afghanistan et la vigilance hypocrite devant la dette de la Grèce, soit-dit en passant deuxième client du complexe militaro-industriel français, entre les postures stigmatisant la justice mexicaine en instrumentalisant l’affaire Cassez pour montrer qu’on a des c… et l’arrestation, l’incarcération puis l’assignation à résidence totalement arbitraire de Julien Coupat et de Yildune Lévy, cafetiers épiciers et, selon Michel Alliot Marie (tiens, on ne la regrette pas…), terroristes  à Tarnac, entre les expulsions de familles en plein hiver par une mairie « communiste » et les déclarations  de Patrick Balkany affirmant qu’il n’y a pas de sans-logis en France mais uniquement des marginaux qui de leur propre chef ont décidé de vivre dans la rue, entre un pitre transportant un sac de riz devant les caméras pour devenir ensuite le pâle ministre des affaires qui lui sont étrangères au point d’être affublé du sobriquet  de « Nouveau Condorsay » et la veulerie d’un aplatissement présidentiel devant un sanglant dictateur libyen, entre des dirigeants syndicaux appelant à cesser la grève des cheminots avant même qu’elle n’ait commencée et les coups de menton d’un Mélenchon exigeant, au nom de la Ré-é-é-publique, un référendum sur les retraites en sachant parfaitement que les chances d’aboutir étaient nulles mais également que c’était un bon moyen de mettre fin à une mobilisation qui risquait de devenir incontrôlable, entre les assassinés du stade national de Santiago en septembre 1973 et le peuple syrien tombant sous l’artillerie des soudards de Bassar El Achad durant l’été 2011, entre la femme battue qui meurt tous les trois jours sous les coups de compagnon et les salariées qui doivent supporter les agressions des petits chefs, il était difficile de jouer les gourmets et de picorer les sujets en regardant tout cela de haut.

 

On a donc choisi la laryngite plutôt que l’ulcère. Les troubles stomacaux nous les laissons aux boursicoteurs en espérant qu’ils dorment aussi mal dans leurs draps de soie que les SDF sous leurs cartons d’emballage.

 

Indignez-vous qu’il disait.

 

Nous disons révoltez-vous !

 

Faudrait-il pour cela avaler une machine à écrire,

 

nous ne nous tairons pas !

 

Comité NPA du Vaurais

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28-08-2011

Le “printemps israélien” est en marche !

Point de vue | Article paru dans LEMONDE | 08.08.11 | 14h58

 

par Ofer Bronchtein, président et cofondateur du Forum international pour la paix

 

Après Tunis, Le Caire, Benghazi, Damas et Madrid, c’est au tour des Israéliens de se révolter. Avides de justice sociale, d’égalités, de dignité, d’un plus grand pouvoir d’achat, d’un changement de priorités sociales, économiques et politiques, les jeunes sont descendus dans la rue pour faire entendre leurs voix.

 

Il y a une quinzaine de jours, ils étaient des dizaines de milliers à manifester sur la place Rabin. Samedi 30 juillet, ils étaient à Tel-Aviv mais aussi dans toutes les grandes villes du pays. Près de 200 000 manifestants se sont réunis pour exiger que l’Etat serve le peuple et non l’inverse.

 

L’écrivain David Grossman l’a bien résumé : « L’Etat a trahi le peuple. » Depuis plusieurs semaines, au coeur de Tel-Aviv, sur la fameuse avenue Rothschild, des milliers d’Israéliens logent dans des tentes. Des centaines de jeunes les rejoignent quotidiennement. La révolte des tentes s’est d’ailleurs étendue à Jérusalem, Haïfa, Beer Sheva et d’autres grandes villes.

 

Aussi, des milliers de parents avec leurs enfants dans des poussettes ont défilé à Tel-Aviv pour exiger les moyens d’élever dignement leurs enfants. Les médecins poursuivent également leur mouvement de grève. Ces derniers jours, des centaines ont marché vers Jérusalem. Leur leader a même entamé une grève de la faim. Tous rejettent un système politique où le pouvoir et l’argent ne font qu’un, où la corruption est devenue monnaie courante.

 

N’oublions pas tous les premiers ministres de leur génération qui ont été mis en examen. Le dernier d’entre eux, Ehud Olmert a été jugé, l’ex-ministre de l’économie et celui de la santé sont en prison, tandis que l’ex-président a été condamné pour viol. Enfin, Ehud Barak a dû, à plusieurs reprises, s’expliquer à la police sur des millions accumulés, alors qu’il a été militaire durant presque toute sa carrière.

 

Un vent de changement

 

Les Israéliens se réveillent pour dire leur indignation, pour exiger le départ de Benyamin Nétanyahou. Ils réclament un changement des priorités nationales, exigent plus de logements sociaux, une baisse des prix de l’immobilier, un travail mieux rémunéré ou du travail tout court, une baisse générale des prix, un plus grand pouvoir d’achat, la gratuité de l’éducation dès la maternelle, un meilleur système de santé, la fin des monopoles et de la mainmise sur l’économie par une poignée de milliardaires qui contrôlent la presque totalité des richesses du pays.

 

Ce changement de priorités devra obligatoirement passer par des réductions importantes du budget de la défense, qui demeure galopant et si bien protégé par le ministre de la défense et son entourage. Le coût d’un avion de guerre permettrait à 60 000 étudiants la gratuité annuelle de leurs études, celui d’un tank permettrait à 10 000 collégiens la gratuité de leur scolarité, celui d’un fusil-mitrailleur à un jeune couple d’augmenter ses revenus de 10 %.

 

Pour satisfaire leurs revendications, il faudra passer par la « case paix », et arrêter d’investir dans les colonies le paiement par l’Etat de salaires aux colons. Il faudra réduire le budget militaire, engraissé régulièrement par des dépenses souvent injustifiées et par une culture de la peur que nourrit le pouvoir. Comme à Tunis, au Caire, à Madrid ou à Damas, les Israéliens s’organisent, se mobilisent et communiquent via les réseaux sociaux.

 

A Tel-Aviv un nouvel ordre économique, social et certainement politique se construit. Comparé par certains à l’euphorie de la création de l’Etat d’Israël, un vent de changement souffle. Tôt ou tard, il atteindra les voisins palestiniens car c’est bien du même combat qu’il s’agit : celui de l’espoir contre la peur, celui de la justice, de la liberté, d’échanges économiques, scientifiques et culturels, celui d’un avenir meilleur.

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28-08-2011

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| Article paru dans LEMONDE| 08.08.11 | 14h58

 

par Ofer
Bronchtein, président et cofondateur du Forum international pour la paix

 

Après Tunis,
Le Caire, Benghazi, Damas et Madrid, c’est au tour des Israéliens de se
révolter. Avides de justice sociale, d’égalités, de dignité, d’un plus grand
pouvoir d’achat, d’un changement de priorités sociales, économiques et
politiques, les jeunes sont descendus dans la rue pour faire entendre leurs
voix.

 

Il y a une
quinzaine de jours, ils étaient des dizaines de milliers à manifester sur la
place Rabin. Samedi 30 juillet, ils étaient à Tel-Aviv mais aussi dans toutes
les grandes villes du pays. Près de 200 000 manifestants se sont réunis pour
exiger que l’Etat serve le peuple et non l’inverse.

 

L’écrivain David Grossman l’a bien résumé : « L’Etat a
trahi le peuple. »
Depuis plusieurs semaines, au coeur de Tel-Aviv, sur la
fameuse avenue Rothschild, des milliers d’Israéliens logent dans des tentes.
Des centaines de jeunes les rejoignent quotidiennement. La révolte des tentes
s’est d’ailleurs étendue à Jérusalem, Haïfa, Beer Sheva et d’autres grandes
villes.

 

Aussi, des
milliers de parents avec leurs enfants dans des poussettes ont défilé à
Tel-Aviv pour exiger les moyens d’élever dignement leurs enfants. Les médecins
poursuivent également leur mouvement de grève. Ces derniers jours, des
centaines ont marché vers Jérusalem. Leur leader a même entamé une grève de la
faim. Tous rejettent un système politique où le pouvoir et l’argent ne font
qu’un, où la corruption est devenue monnaie courante.

 

N’oublions
pas tous les premiers ministres de leur génération qui ont été mis en examen.
Le dernier d’entre eux, Ehud Olmert a été jugé, l’ex-ministre de
l’économie et celui de la santé sont en prison, tandis que l’ex-président a été
condamné pour viol. Enfin, Ehud Barak a dû, à plusieurs reprises,
s’expliquer à la police sur des millions accumulés, alors qu’il a été militaire
durant presque toute sa carrière.

 

Un vent de
changement

 

Les
Israéliens se réveillent pour dire leur indignation, pour exiger le départ de
Benyamin Nétanyahou. Ils réclament un changement des priorités nationales,
exigent plus de logements sociaux, une baisse des prix de l’immobilier, un
travail mieux rémunéré ou du travail tout court, une baisse générale des prix,
un plus grand pouvoir d’achat, la gratuité de l’éducation dès la maternelle, un
meilleur système de santé, la fin des monopoles et de la mainmise sur
l’économie par une poignée de milliardaires qui contrôlent la presque totalité
des richesses du pays.

 

Ce
changement de priorités devra obligatoirement passer par des réductions
importantes du budget de la défense, qui demeure galopant et si bien protégé
par le ministre de la défense et son entourage. Le coût d’un avion de guerre
permettrait à 60 000 étudiants la gratuité annuelle de leurs études, celui d’un
tank permettrait à 10 000 collégiens la gratuité de leur scolarité, celui d’un
fusil-mitrailleur à un jeune couple d’augmenter ses revenus de 10 %.

 

Pour
satisfaire leurs revendications, il faudra passer par la « case paix », et
arrêter d’investir dans les colonies le paiement par l’Etat de salaires aux
colons. Il faudra réduire le budget militaire, engraissé régulièrement par des
dépenses souvent injustifiées et par une culture de la peur que nourrit le
pouvoir. Comme à Tunis, au Caire, à Madrid ou à Damas, les Israéliens
s’organisent, se mobilisent et communiquent via les réseaux sociaux.

 

A Tel-Aviv
un nouvel ordre économique, social et certainement politique se construit.
Comparé par certains à l’euphorie de la création de l’Etat d’Israël, un vent de
changement souffle. Tôt ou tard, il atteindra les voisins palestiniens car
c’est bien du même combat qu’il s’agit : celui de l’espoir contre la peur,
celui de la justice, de la liberté, d’échanges économiques, scientifiques et
culturels, celui d’un avenir meilleur.

 

Cet a

 

 

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28-08-2011

LA MARCHE VERTE OU LE REVE DES NAIF LE PARTI ET LE PANIER EP29 RPMAN D’été

Ramdane considérait ce travail sans préjugés, c’est un travail comme les autres. Le plus souvent, on le voyait après l’éparpillement des spectateurs en train de ranger les trucs de laemoticone

 

En analysant cette forme de spectacle, on a pu  remembrer  plusieurs  aspects de cette pratique :amuser les gens en se moquant d’eux, soutirer d’eux de l’argent, les éveiller et les endormir, les instruire un tout petit peu. . . Un travail comme les autres ; c’étaient des bonbons espagnols sous forme de pilules qui n’étaient guère nocives. Un galimatias   amusant, personne n’a pensé  égayer ces gens tristes qui traînaient leurs espoirs meurtris dans les ruelles de la médina. Hormis les processions des Hmadchas et des Aissawa qui se faisaient de plus en plus rares, les passions s’étaient éteintes dans les cœurs et les esprits de ces malheureux.

 

L’univers des frères Bakhouris    intriguait profondément Ramdane. Il n’arrivait pas à rétablir les différentes parties du puzzle de leur monde pour le juger d’une façon ou d’une autre.

 

Une fluidité délicieuse et une paix limpide caractérisaient leur vie. Même chez eux, Ramdane m’a affirmé qu’il était impossible de faire la part du sérieux et du léger, du vrai et du faux dans leur dire et leur faire.

 

Un monde presque féerique où le médecin soigne ses patients en se moquant d’eux et en les insultant.

 

Une marge crevée et grouillant d’êtres qui   se guérissent et se nourrissent en étalant leurs blessures au soleil. Ils pourrissent et pourtant ils ont toujours l’espoir d’être dévorés un jour par un vautour. Celui-ci les répugne et ils désespèrent. Ils ont envie d’être dupés, arnaqués et méprisés. Ils retrouvaient la halqa vers les après-midi tristes de Zaytouna.

 

 

 

Plus tard, lorsque nous pensions à ce fait, Ramdane, au début, n’admettait point la similitude avec ce que débitent nos politiciens surtout lors des campagnes électorales qui avaient fini par devenir de vraies bouffonneries.

 

Sans préjugés, j’étais très heureux de lui annoncer dès mon Cool

 

« Mais où est-ce qu’il est notre professeur Saïd, qui nous enseignait le marxisme l’année dernière et qui a disparu de la faculté dans des circonstances indéterminées ? »

 

Ramdane déplorait beaucoup l’entêtement des gauchistes qui refusaient d’adhérer au parti du Soleil Doux.

 

 

 

Au moment où il fréquentait encore les frères Bakhouris, il était devenu un vrai jeune homme, son corps avait atteint la maturité. Un homme beau, un peu costaud avec la cigarette dans la bouche. Oisif, c’était ces frères Bakhouri qui lui permettaient d’avoir un peu d’argent mais il refusait toujours   de jouer le jeu bien que l’aîné ait pu détecter chez lui de bonnes aptitudes à réussir une halqa.

 

 

 

 

 

On commençait alors à parler de la libération du Sahara. Le roi fit un appel aux citoyens afin de se porter volontaire pour une Marche Verte qui aurait pour direction le Sahara ; une marche pacifique à même de contraindre l’Espagne à quitter ce territoire marocain occupé. Ramdane n’hésita pas à s’inscrire et eut ainsi l’occasion propice de se montrer utile. Il se mettait ainsi sous la disposition du Cheikh du quartier pour contacter et expliquer aux gens ce qu’il fallait faire. Il devenait ainsi un habitué de la municipalité.  On le chargea de débiter le long de la journée dans un haut parleur un discours glorifiant la décision du roi et sensibilisant l’auditoire à cette action nationaliste. Il devenait célèbre. Il organisait des manifestations quotidiennes pour appuyer la volonté royale. Il rappelait que tout ce qu’il entreprenait à cette époque était de bonne foi.

 

Effectivement cet événement draina beaucoup de jeunes scolarisés et autres chômeurs. Ramdane se démarqua d’eux, il était trop sincère pour endiguer son zèle excessif.

 

  Il partit au Sahara. De cet événement, il gardait des souvenirs un peu flous. Il se rappelait seulement des vagues de personnes, de belles soirées de danse et de musique, de ce mode de vie collectif et uniforme en quelque sorte. Des scènes d’amours explosifs arrosées par des espérances confuses embrouillant les matins de la belle épopée. Liberté et révolte, la force du temps qui les avait imposées ! Que sa félicité demeure ! Aurait dit Ramdane qui lisait sur les visages des volontaires l’espoir, le rêve et une immense fierté pour avoir l’honneur de faire quelques choses pour une patrie qui se montrait le plus souvent inhospitalière et arrogante. Lors de certaines rencontres intimes auxquelles Ramdane prenait parfois part, il pouvait sentir une sorte d’attente heureuse chez les volontaires. Il était un peu surpris d’apprendre que la plupart de ceux qu’il venait de connaître étaient comme lui sans situation socio-économique stable. Autrement dit ces personnes devaient mériter un lendemain meilleur grâce à leurs sacrifices. N’étaient-ils pas prêts à mourir pour libérer cette portion de leur territoire occupé ?

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26-08-2011

L’EXCEPTION MAROCAINE :MONOPOLISATION ,BRAHIMM FASSI FIHRI, LA POLITIQUE , LES JEUNES ET LA REGLE QUI DEVIENT EXCEPTION /UNE FILLETTE EST HOSPITALISEE

L’EXCEPTION MAROCAINE :MONOPOLISATION ,BRAHIMM FASSI FIHRI, LA POLITIQUE , LES JEUNES ET LA REGLE QUI DEVIENT EXCEPTION /UNE FILLETTE EST HOSPITALISEE

 

J’ai vu parler Brahim Fassi Fihri , directeur de l’Institut Amadeus, je l’ai vu à la télévision annoncer un colloque qu’organise son institut au sujet des Jeunes et de La Politique .Je l’ai vu , je le jure, les cheveux bien brillants, le sourire enfantin , les yeux moqueurs et la langue trébuchante , titubante…Je l’ai vu  en train d’épeler  péniblement des questions banales qu’il avait peut-être apprises et peut-être oubliées…

 

Je l’ai vu et j’ai pleuré. Je l’ai vu et je me suis rappelé de tous ces jeunes licenciés , diplômés qui sillonnent les rues , qui manifestent partout , qui rappellent  à tout ceux qui essayent d’oublier que notre pays et sa politique sont EN PANNE non pas à  cause de la conjoncture internationale mais à cause de la volonté de ses responsables trop égoïstes pour  penser aux autres… Un certain Fassi Fihri Taeb est un ministre souverain , cela veut dire qu’au Maroc, il n’a de compte à rendre à personne car il ne doit rien à personne …C’est-à-dire  il est au-dessus de la démocratie , au dessus du peuple , au-dessus des lois , des malheurs du peuples et de ses préoccupations….

 

Les jeunes ; leur majorité est sacrifiée sur l’autel du népotisme et du clientélismes et et du particismeالمحزوبية  حسب تعبير فنان الشعب احمد السنوسي

 

Etouffés , décharnés , désespérés , ils ne pourraient  approuver cette politique régnante faite de mensonges et de tergiversations…Quand je suis allé à ma ville natale , j’ai constaté que mes deux frères licenciés sont au bout du désespoir , ils pensent sérieusement à s’auto-immoler. Ils sont mariés et ont des enfants et des femmes sur les bras…

 

Il y en a qui disent que des jeunes comme eux n’ont déployé aucun effort pour chercher un travail…C’est faux ;ils affrontent ouvertement une sorte de guerre d’extermination  et d’extinction de tout espoir..On a planifié ensemble pour qu’ils poursuivent des études qui devraient leur permettre  de s’intégrer dans le privé ou les professions libérales : avocat , adel (notaire) technicien en architecture , chef de chantier . notaire .Mais en vain car  l’ordre des avocats est dépendant  des clivages et des partages politiques et idéologiques…LES Adels sont le plus souvent d’anciens , voire de vieux cadi ou avocats …Les techniciens sont recrutés selon le clientélisme et le népotisme…L’ordre des avocats ; d’architectes…ont poussé l’état à interdire tout exercice  professionnel libre..Les rebondissements qu’avait connus l’ordre national des Notaires en sa relation avec la commission légiférant et le gouvernement  sont révélateurs   d’un extrême égocentrisme    et d’une appétit brulante pour la monopolisation….C’est la culture de la monopolisation sous d’autres formes.

 

Quand les jeunes faisaient de la politique, on les persécutait, on les harcelait, on se vengeait d’eux … Moi je me demande si le fait de s’accrocher à leur droit de vivre n’est pas la meilleure expression  politique de ces jeunes que méconnait BRAHIM D’Amadeus et sa famille.

 

C’est quoi finalement la politique , monsieur Brahim fassi Fihri ? L’art du possible d’accord . N’est-il pas possible de distribuer   12 millions de centimes , le salaire d’un jeune  placé par sa famille dans un poste gouvernemental, à 30 jeunes marocains chômeurs diplômés ?

 

CESSEZ VOS MENSONGES VOUS N’AVEZ PAS DE PITIE POUR LES MAROCAINS EN DETRESSE !!!!

 

Sur le Jt de La OULA INT  de ce soir , on apprend qu’une fillette du DOUAR AYT HATTOU MOUSSA , en colonie de vacances , a subi une opération chirurgicale sur son œil car elle avait des problèmes quand elle pleurait…

 

C’est quoi ce mépris ? , Cette information est-elle une information ??C’est un véritable scandale. Car dans la logique médiatique cela veut dire que les enfants qui ont des problèmes de santé sont généralement négligés et l’exception c’est leur hospitalisation ….Et C’EST POUR CELA QU’UNE TELLE INFORMATAION MeRITE  d’être rapportée dans le TJ Du soir !!!!!…N’est -ce  pas là tout le paradoxe marocain ? L’Exception marocaine  dont on parle souvent ?

 

Un scandale politique et médiatique. Le renversement dans le contraire , ce qui est la règle est présenté comme étant une exception. Oubien nos responsables vont-ils nous aider à nous débarasser de tous les problemes qui nous gênent ou nous enpêchent de PLEURER . NOUS AURONS LE DROIT ABSOLU DE PLEURER…

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25-08-2011

Marruecos y Bahrein reconocen al CNT por ser el ‘portador de las aspiraciones del pueblo’

Marruecos y Bahrein reconocen al CNT por ser el ‘portador de las aspiraciones del pueblo’

Efe | Rabat

Marruecos, Bahrein, Irak y Nigeria han reconocido al Consejo Nacional de Transición (CNT), máximo órgano de representación de los rebeldes, como único representante legítimo de Libia.

Estos cuatro países se han sumado este martes a la treintena que ya reconocen al Consejo Nacional de Transición rebelde como el representante legítimo de libia, principalmente EEUU y los principales países de la UE.

Así es cómo, textualmente, lo ha asegurado el ministro marroquí de Asuntos Exteriores, Taieb Fasi Fihri, en cuanto a su país, en un comunicado recogido por la agencia de noticias MAP.

« Marruecos confirma su reconocimiento al Consejo Nacional de Transición como único y legítimo representante del pueblo libio, y portador de sus aspiraciones para un futuro mejor basado en la equidad, la Justicia, la democracia y el Estado de derecho », dice el texto.

Fasi Fihri agrega que « tras los importantes cambios ocurridos en Libia después del control de la mayoría de las regiones de Trípoli, es necesario que se inicie una transición rápida y responsable del poder, lejos de la venganza y de los ajustes de cuentas ».

El ministro manifestó que el CNT debe tomar acciones concretas con el apoyo y la movilización de la comunidad internacional, con el fin de preservar la unidad y la integridad territorial de Libia, de garantizar la reconciliación entre los diferentes componentes de la sociedad, de asegurar la seguridad y la estabilidad del país y de permitir su reconstrucción.

Asimismo, Fasi Fihri señaló que Marruecos desea que el CNT  » elabore una Constitución democrática, organice elecciones transparentes y ponga en marcha fuertes instituciones ».

Se espera que Fasi Fihri llegue este martes a Libia para reunirse con el presidente del CNT, Mustafa Abdeljalil, a quien entregará un mensaje del rey Mohamed VI.

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25-08-2011

Science, médecine, religion, , sexualité,chrétiens , juifs et musulmans dans l’maginaire des marocains analphabètes Le Panier et le Parti Ep29

« Au nom de Dieu le Tout Clément, que la prière et la paix soient sur Sidna Mohammad. Dieu a crée les sciences et les a classées en deux parties : celles du corps et celles de la religion. Il a crée également trois cent soixante journées en une année et trois cent soixante articulations dans le corps humain. Priez tous sur Sidna Mohammad ! Elevez votre voix ! Quand j’ai installé mes affaires pour commencer mon travail,         certains m’ont apostrophé               et m’ont déclaré que ces remèdes qu’ils achetaient des halqas ne les guérissaient pas. Je leur ai répliqué, ils sont là, où sont-ils ? Oh oui toi la grosse tête, tu rigoles ha… Mais, fils de maudis, qu’est-ce que vous prenez ? Vous êtes bêtes, tellement bêtes qu’on doit se moquer de vous davantage . Avez-vous jamais utilisé mes médicaments, mes comprimés, mes pilules ? Regardez-les, ouvrez bien vos yeux ! c’est un produit espagnol. Franco le donne à ses soldats.

 

Ecoutez bien, oh race de malédiction ! Si par hasard, vous vous aventurez à le faire entrer           de l’Espagne, on vous couperait les couilles à la douane et on vous les servirait au petit déjeuner. Les Espagnoles n’aiment pas nous donner les bons produits.

 

Il s’agit d’une pilule qui n’est pas comme celles qu’on produit ici chez nous. Elle est produite par un chrétien qui pisse à la direction de la Mecque; il ne jeûne aucune minute pendant le ramadan, il n’a jamais mis les pieds dans une mosquée. Un impie, mais qui possède quelque chose d’extraordinaire qui nous fait défaut. Demandez-moi : c’est quoi ? Mais avant, vous devez prier sur Sidna Mohammad; trois qualités ont été conférées, à tord, peut-être, à trois types qui ne les méritent pas.

 

La première c’est la fidélité et la sincérité, elle a été octroyée aux chrétiens ; que Dieu les maudisse tous ! Un chrétien tient à sa parole et ne rate jamais ses rendez-vous tandis qu’un musulman, s’il vous fixe un rendez-vous pour tel ou tel jour, il faut compter sur un décalage d’une année au moins.

 

La deuxième, c’est l’économie et la beauté, des qualités happées par les ennemis d’Allah ; les juifs ; qu’ils soient tous envoyés  à l’enfer ! Les juifs nous fascinaient par leur beauté et nous vendaient tout ce qu’ils voulaient aux prix qu’ils voulaient. Oh quelle beauté possèdent les juifs ! ils en usaient et s’enrichissaient sur nos dos. Que Dieu les écrase tous ! dîtes amen ! Qu’il nous aide, nous musulmans, à maîtriser nos pulsions et nos folies !

 

La troisième qualité ? Vous ne vous êtes pas posé une question à son sujet. Allez ! Priez sur Sidna Mohamad ! Demandez-moi de vous la révéler ! Que Dieu ait vos parents en sa miséricorde ! Eh bien  commencez à compter sur vos doigts : le proxénétisme, le vol des babouches  à l’intérieur des mosquée aux heures de la prière, la médisance, la jalousie, la rancune , la traîtrise , la prostitution.. .De toute façon, remercions Dieu pour ses bienfaits ! Nous méritons tous les malheurs qui s’abattent sur nous ! Qu’il nous rende conscients de nos vices et de nos péchés !

 

Faîtes une petite expérience, apportez cette pastille à la pharmacie la plus proche, si le pharmacien ne s’émerveille pas à sa vue , vous me cracherez sur le visage.

 

Vous vous dîtes : mais à quoi sert-elle ? Prenez-la si vous souffrez des douleurs de la prostate, vous urinez difficilement, vous ne vous maîtrisez pas et vous êtes constamment obligés de renouveler vos ablutions. Si en vous prosternant pour prier Dieu, vous criez : « oh mon dos !» Si vous suffoquez en montant les escaliers.

 

Priez sur Sidna Mohammad et repentissez-vous ! La porte de la Clémence Divine n’est jamais close. On ne doit pas se gêner d’interroger les oulémas au sujet   de la religion; point de pudeur dans ce domaine, avait dit notre bien aimé prophète.

 

Pendant la nuit certains d’entre vous se trouvent impuissant de pénétrer leurs épouses licites. Un devoir qu’ils doivent accomplir sinon ils risqueraient d’être terrassés, eux et leurs partenaires, par le berger qui s’endort tranquillement dans le vestibule de la maison  près de son troupeau. Quelle honneur pour celui qui, d’entre vous, recommande à son épouse de lui mettre le doigt dans l’anus en vue d’une érection qui tarde à venir ?! Dans ce cas tu es semblable à une voiture qui ne peut démarrer faute de batterie. Le pénis n’est pas un hérisson   qui refuse de tendre son cou. Faîtes attention !  Que Dieu vous ait en sa miséricorde ! Si une fille consent à vous épouser, ce n’est pas pour les biens que vous possédez; le zellige couvrant les murs, les meubles en pure laine, les ustensiles argentés, mais c’est pour l’action. Dieu a dit dans son Livre Saint : « O Croyants, ne vous interdisez pas les plaisirs que Dieu vous a déclarés licites. »

 

 

 

Un jour, Sidna Mohammed était dans la mosquée en train de prêcher les bienfaits de certaines actions qui ont le même effet que l’aumône quand certains musulmans pauvres   s’étaient plaints à lui.  Car dans le cas évoqué seuls les riches profiteraient des récompenses célestes puisqu’ils sont capables de faire l’aumône.

 

Sidna Mohammad, que la prière et le salut soient sur lui, leur avait répondu : « chaque fois que vous faîtes œuvre de chair, vous faîtes une aumône ».

 

Et les musulmans pauvres de l’interroger : « comment ?! Nous satisfaisons nos désirs charnels et nous sommes récompensés par le Tout puissant ». Notre bien aimé leur répondit : « celui qui assouvit ses plaisirs charnels d’une manière illicite ne se charge-il pas d’un péché ? De même celui qui les satisfait d’une manière licite obtient une récompense ».

 

Point de pudeur en ce qui concerne la religion ! les joies de la chair dans ce bas monde doivent nous inciter à suivre le droit chemin tout en excitant nos désirs de jouir durablement dans l’au-delà. Sachez que les femmes   désirent beaucoup plus assouvir leurs désirs charnels que leur faim.

 

Priez sur le prophète et ouvrez vos yeux ! Faîtes gaffe à ce qui se vend dans les halqas : la plante silencieuse, la graine de la raison, la fleur de la figue de barbarie, la graisse des mouches de l’Inde, les poiles du rat orphelin, qui possède d’entre vous l’état civil des rats pour en connaître les parents !?  Les testicules des moustiques du Sahara, allez   cuire le tout dans de l’huile d’olive et prenez-en deux cuillerées le matin et deux autres le soir !! Votre ventre se gonflera et deviendra comme un tambour, vous passerez la nuit à péter, vous provoquerez la tempête dans le village, vous ferez éclater la baraque et puis vous boucherez les égouts. Le lendemain, tout le monde sera au courant de tout, on vous emmènera au commissariat pour vous déboucher et vous laver avec du gaz. Priez sur le prophète qui nous a apporté la religion !

 

Il y en a qui rassemblent les gens naïves autour d’eux et commencent à leur donner des leçons à propos de l’islam, méfiez-vous d’eux ! L’eau pour les ablutions, la place à la mosquée et la direction de la Mecque sont gratuits, qui pourrait dire le contraire ? Moi je ne vous demande pas d’acheter mes produits ; je n’ai pas besoin de vos centimes; et si vous le faîtes, que Dieu inflige à vos parents une peine de cent ans de réclusion ! Vous croyez que vous allez m’enrichir avec vos deux dirhams, eh bien détrompez-vous, je suis riche, regardez ce que j’ai dans la poche !

 

Il y en a d’entre vous qui parlent du savoir et croient que je suis un parasite dans ce domaine, qu’il sache que je suis diplômé de la Karouiyne ! Regardez mon certificat ! Un faqih n’est pas celui qui porte un djellaba et une longue barbe  à laquelle on peut attacher des tresses d’oignons, celui  qui prononce des versets coraniques à tort et à travers et dont il ne sait même pas le sens comme l’âne qui porte des livres . Ou celui qui se prend pour Sidna Moussa, un messager de Dieu, ou qui se croit intouchable. Sidna Mohammed est le sceau des prophètes, tous ceux qui sont venus après lui appartiennent au commun des mortels. Il y a les Saints d’accord, mais il faut les prendre comme un modèle et non pas les diviniser.

 

Faîtes attention à ceux qui cultivent la haine et la bêtise ! Ici juste à côté de nous, il y en a qui refusent de croire que l’homme a pu arriver sur la lune, ils disent :

 

« Dieu ne peut accepter cela ».

 

Je leur dirais s’ils m’écoutent :

 

« Dieu le Tout puissant va vous mutiler pour vous empêcher d’aller manger chaque jour la purée de fèves chez Père Al Mokhtar. Y a-t-il un crime aussi crapuleux que  de nier les évidences, de mettre toutes les bêtises sur le compte d’Allah ? Allah est innocent de votre ignorance, de votre stupidité oh race de bougres ! Qu’avez-vous apporté à l’humanité ? Vous assouvissez votre faim dans le verger du juif que vous ne cessez de maudire !

 

Quelle honte ! Pour rapiécer nos   loques, il faut importer l’aiguille de la Chine ; pour voyager, on utilise les voitures fabriquées par les mécréants ; pour se soigner on a recours aux médicaments des impies ; pour connaître ce qui se passe dans le monde on utilise les transistors des japonais. Ces derniers à qui notre Royaume exporte des boites de sardines qu’ils recyclent en postes de radio et nous les renvoient.

 

Dîtes-moi, que Dieu vous éveille de votre sommeil !   Combien coûte une boite de conserve de sardines et combien coûte un transistor ? Combien nous faut-il de boites de sardines pour se procurer un poste de radio ?

 

 

 

Moi, j’ai conduit des dizaines de voitures, si vous savez lire voici mon permis de conduire. Toi, lis cette date ! Et vous, regardez également mon passeport et les pays étrangers que j’ai visités, vous croyez que je ne connais pas le monde. Je suis de Zaytouna, quarante de mes aïeux sont   enterrés dans ce cimetière auquel nous nous dirigerons tous.

 

Ayez pitié de vous-même, prenez la pastilla espagnole ! Ne vous laissez pas arnaqués par les pseudo médecins et les faux dévots ! Ce n’est qu’une réclame, le prix que vous allez payer aujourd’hui n’est même pas celui d’achat, je vous en fais cadeau car je suis dans ma ville natale ; que ses saints nous bénissent tous ! Dîtes amen !

 

Attend toi ! Je viens tout de suite, attends-toi aussi, je commence par ceux qui sont tout près, ne vous vous bousculez pas, il y aura pour tout le monde. »

 

 

 

 

 

Ramdane se prit dans une hilarité délirante, un fou rire le gagna au point de le faire tomber par terre. Il se calma et me demanda s’il n’était pas apte à organiser la halqa la plus captivante du monde. Je l’admirai en louant son talent de comédien. Beaucoup de personnes à Zaytouna le prenaient pour un parent ou un associé des frères de Mahjouba. Il accompagnait surtout le cadet qui ne réussissait pas souvent son entreprise. Il assistait presque toujours à la même scène.

 

L’aîné, souvent en état d’ébriété avancée, venait à la rescousse de son frère dans l’embarras, lui arracha le micro en lui murmurant dans l’oreille : « oh mon frère est-ce ainsi qu’on crée une halqa ? De cette manière là, tu ne pourras même pas gagner, vers la soirée, de quoi acheter un litre du vin rouge ; donne-moi ce micro ! »

 

 

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24-08-2011

AVEC TOUT CET AMOUR QUI T’ETOUFFE TU N’ETAIS JAMAIX EN EXIL HOMMAGE à N KH EP28 LE PAMIER ET LE PARTI

Un petit exilé était né ce jour là. Cependant, une autre fois le kadi intervint et mit les membres influents de sa famille hors d’état de nuire. Il semblait avoir récupéré tous ses esprits. Une chose avait longtemps intrigué Ramdane :    ces fils, apparemment gentils, s’élevèrent brusquement pour une raison   obscure, ils avaient agi cruellement   contre un pauvre type avec qui ils sympathisaient auparavant.

 

Et il fallait beaucoup de temps à Ramdane pour saisir les contours de cet enjeu dans lequel on l’avait embarqué malgré lui. Une guerre atroce dont le but était de conserver le patrimoine du kadi contre tous les aléas,   les magouilleurs et autres gueux prêts à tout offrir  en contrepartie d’une aumône, aussi minime soit-elle. Un capital accumulé le long du siècle.   Il avait permis à tous les fils bénis d’accéder directement au club des riches de Zaytouna et même celui de tout le Département. De même, le kadi qui, à l’ époque, n’avait rien perdu de sa fougue et de son énergie était capable des plus grandes folies. Ses caprices n’étaient point un secret pour eux. Il fallait le surveiller de loin car sa mémoire dérapait de temps en temps ; il se prenait toujours pour un kadi en exercice. Il gardait encore chez lui un trésor; une levure   susceptible de faire fermenter davantage les biens   déjà en expansion.

 

 

 

Ramdane ensevelit cet incident dans un coin sombre de sa mémoire. Pourtant de temps en temps, quand il voulait l’entrevoir, il constatait qu’il se propageait et illuminait les  méandres de sa sensibilité. Quand il voulait par exemple comprendre les raisons profondes de l’engagement politique de son frère, il en trouvait là une source. Il ne revoyait plus jamais le kadi.

 

 

 

Il passait la plupart de son temps dans le désœuvrement absolu. Parfois, il exécutait quelques tâches que lui confiait Mahjouba, une belle jeune fille voisine qui s’occupait d’une boutique de gâteaux traditionnels. Du coup, une relation intime et amicale se nouait entre eux. Il gagnait même l’amitié et la confiance des frères de cette fille ; lesquels étaient des garçons   imposants et bons vivants. Ils exerçaient le métier de médecins populaires des halqas. Ils vendaient aux gens des paroles drôles et des bonbons en guise de médicaments. Ces personnes tout le temps joyeuses, étaient audacieuses, intelligentes et de grands ivrognes. Ils voulaient sincèrement apprendre le métier à Ramdane mais il refusa. Un tel jeu ne lui plaisait pas. Disons que c’était du théâtre populaire qui exigerait des talents spécifiques. Il était toujours à leur côté, il les aidait à installer leur décor en pleine place publique de Zaytouna puis il se retirait. Il savait que ces gens là ne vendaient que des illusions et des plaisanteries mais il jugeait cela sans danger. Il y avait même ceux   qui prenaient Ramdane pour le frère de ces types.

 

 

 

Beaucoup plus tard, et au cours de nos moments de détente et de joie, j’insistais pour que Ramdane me fît la représentation de la halqa ,où ces médecins extorquaient de l’argent aux gens tout en les insultant.

 

Ramdane se mit debout au milieu, posa quelques trucs devant lui, prit un micro fictif et débuta sa halqa :

 

 

 

« Au nom de Dieu le Tout Clément, que la prière et la paix soient sur Sidna Mohammad. Dieu a crée les sciences et les a classées en deux parties : celles du corps et celles de la religion. Il a crée également trois cent soixante journées en une année et trois cent soixante articulations dans le corps humain. Priez tous sur Sidna Mohammad ! Elevez votre voix ! Quand j’ai installé mes affaires pour commencer mon travail,         certains m’ont apostrophé               et m’ont déclaré que ces remèdes qu’ils achetaient des halqas ne les guérissaient pas. Je leur ai répliqué, ils sont là, où sont-ils ? Oh oui toi la grosse tête, tu rigoles ha… Mais, fils de maudis, qu’est-ce que vous prenez ? Vous êtes bêtes, tellement bêtes qu’on doit se moquer de vous davantage . Avez-vous jamais utilisé mes médicaments, mes comprimés, mes pilules ? Regardez-les, ouvrez bien vos yeux ! c’est un produit espagnol. Franco le donne à ses soldats.

 

Ecoutez bien, oh race de malédiction ! Si par hasard, vous vous aventurez à le faire entrer           de l’Espagne, on vous couperait les couilles à la douane et on vous les servirait au petit déjeuner. Les Espagnoles n’aiment pas nous donner les bons produits.

 

Il s’agit d’une pilule qui n’est pas comme celles qu’on produit ici chez nous. Elle est produite par un chrétien qui pisse à la direction de la Mecque; il ne jeûne aucune minute pendant le ramadan, il n’a jamais mis les pieds dans une mosquée. Un impie, mais qui possède quelque chose d’extraordinaire qui nous fait défaut. Demandez-moi : c’est quoi ? Mais avant, vous devez prier sur Sidna Mohammad; trois qualités ont été conférées, à tord, peut-être, à trois types qui ne les méritent pas.

 

La première c’est la fidélité et la sincérité, elle a été octroyée aux chrétiens ; que Dieu les maudisse tous ! Un chrétien tient à sa parole et ne rate jamais ses rendez-vous tandis qu’un musulman, s’il vous fixe un rendez-vous pour tel ou tel jour, il faut compter sur un décalage d’une année au moins.

 

La deuxième, c’est l’économie et la beauté, des qualités happées par les ennemis d’Allah ; les juifs ; qu’ils soient tous envoyés  à l’enfer ! Les juifs nous fascinaient par leur beauté et nous vendaient tout ce qu’ils voulaient aux prix qu’ils voulaient. Oh quelle beauté possèdent les juifs ! ils en usaient et s’enrichissaient sur nos dos. Que Dieu les écrase tous ! dîtes amen ! Qu’il nous aide, nous musulmans, à maîtriser nos pulsions et nos folies !

 

La troisième qualité ? Vous ne vous êtes pas posé une question à son sujet. Allez ! Priez sur Sidna Mohamad ! Demandez-moi de vous la révéler ! Que Dieu ait vos parents en sa miséricorde ! Eh bien  commencez à compter sur vos doigts : le proxénétisme, le vol des babouches  à l’intérieur des mosquée aux heures de la prière, la médisance, la jalousie, la rancune , la traîtrise , la prostitution.. .De toute façon, remercions Dieu pour ses bienfaits ! Nous méritons tous les malheurs qui s’abattent sur nous ! Qu’il nous rende conscients de nos vices et de nos péchés !

 

Faîtes une petite expérience, apportez cette pastille à la pharmacie la plus proche, si le pharmacien ne s’émerveille pas à sa vue , vous me cracherez sur le visage.

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22-08-2011

Protégé : Où sont passés les dix neuf milliards consacrés par le roi au réaménagement d’OUEZZANE ?

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21-08-2011

Pour une lecture du Coran renouvelée: la leçon d’un grand islamologue

Pour une lecture du Coran renouvelée: la leçon d’un grand islamologue

 

Michel Cuypers applique au livre sacré de l’islam les méthodes déjà appliquées à la Bible. Les résultats sont stupéfiants. Par exemple, contrairement à ce que prétendent les zélateurs de la guerre sainte, les versets les plus belliqueux du Coran n’ »abrogent » pas, en réalité, ceux qui sont plus tolérants et pacifiques

par Sandro Magister

 

http://data.kataweb.it/kpmimages/kpm3/misc/chiesa/2007/05/20/59001.gif

 

 

ROMA, le 4 juin 2007 – 38 musulmans compétents avaient signé, en octobre dernier, une « Lettre ouverte à Sa Sainteté le pape Benoît XVI » qui commentait son discours du 12 septembre à Ratisbonne. Aujourd’hui, les signataires sont 100.

Leurs noms et leurs qualifications sont indiqués à la fin de la « Lettre », qui a fait l’objet d’une grande rediffusion par « Islamica Magazine », le trimestriel édité aux Etats-Unis et imprimé en Jordanie qui en avait assuré le premier la publication.

Ces 100 personnes appartiennent à plusieurs dizaines de nations et aux divers courants de la pensée musulmane, sunnites et chiites: un événement rarissime. Parmi eux figure Aref Ali Nayed, dont www.chiesa a déjà publié en avant-première deux essais qui commentent le discours de Ratisbonne; il intervient à nouveau dans le dossier consacré par « Islamica Magazine » aux idées concernant la foi, la raison et la violence que Benoît XVI avait exposées à Ratisbonne.

Le 11 mai dernier, Nayed a donné une « lectio » à Rome, à l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie (PISAI), sur le thème de la « compassion » comme premier attribut de Dieu dans la théologie musulmane. Dans le passé, Nayed – qui exerce des responsabilités à l’université de Cambridge et est musulman pratiquant « d’obédience acharite en théologie, malikite en jurisprudence et chadhilite-rifai pour ce qui est de l’orientation spirituelle » – a également été enseignant au PISAI pendant deux ans.

Dans le public qui a écouté sa « lectio » se trouvaient des représentants des ambassades des Etats-Unis, de Russie e d’autres pays. Etait également présent le directeur d’ »Islamica Magazine », le Jordanien Sohail Nakhooda.

Le lendemain, 12 mai, accompagné par le père Miguel Angel Ayuso Guixot, directeur du PISAI, Nayed a eu des entretiens à la secrétairerie d’état au Vatican.

L’un des points critiques qui rendent difficile la compréhension entre chrétiens et musulmans est l’interprétation du Coran. La « Lettre des 100″ n’aborde pas directement la question, même si elle est présente en toile de fond.

En revanche un certain nombre de chercheurs sérieux, musulmans ou chrétiens, travaillent depuis longtemps à de nouvelles interprétations du Coran.

Du côté musulman, la recherche se fait de manière confidentielle et, jusqu’à présent, avec un effet très faible par rapport les lectures dominantes.

Du côté chrétien, les travaux sont davantage menés au grand jour. Mais ils demandent beaucoup plus d’attention qu’ils n’en obtiennent.

Une importante interview sur ce sujet a été publiée dans le n° 4 de 2007 de la revue « Il Regno », éditée à Bologne par les Prêtres du Sacré-Cœur.

L’interviewé est Michel Cuypers, 65 ans, belge, Petit Frère de Jésus, la communauté religieuse fondée au XXe siècle par Charles de Foucauld.

Cuypers a passé douze ans en Iran, d’abord dans une léproserie à Tabriz, puis comme étudiant en langue et littérature persanes à Téhéran. Il a obtenu un doctorat en littérature persane à l’université di Téhéran en 1983. Il a ensuite étudié l’arabe en Syrie et en Egypte et en 1989 il est parti pour Le Caire, où il réside.

Il est chercheur à l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales, fondé au Caire il y a un demi-siècle par les dominicains islamologues Georges Anawati, Jacques Jomier et Serge Beaurecueil.

Depuis 1994 Cuypers a entièrement concentré ses études sur la composition du texte du Coran, en employant la méthode de l’analyse rhétorique. Ses articles et essais sont de plus en plus appréciés, y compris par des spécialistes musulmans. En mai il a publié, en France, un ouvrage consacré à l’analyse d’une sourate du Coran: « Le Festin. Une lecture de la sourate al-Mâ’ida », préfacée par l’éminent chercheur musulman Mohamed-Ali Amir-Moezzi.

L’interview publiée par « Il Regno », réalisée originellement en français, est de Francesco Strazzari. La voici:

La Bible, le Coran et Jésus: comment arriver au coeur du credo musulman

Interview de Michel Cuypers

D. – Fr. Michel Cuypers, que signifie votre recherche? Pourquoi ce livre: « Le Festin. Un lecture de la sourate al-Mâ’ida »?

R. – Depuis une dizaine d’années, je poursuis une recherche sur la composition du texte du Coran, à l’aide d’une méthode qui a fait ses preuves dans les études bibliques, appelée « analyse rhétorique ». Celle-ci est l’aboutissement de deux siècles et demi d’études sur la Bible, et a été excellemment systématisée depuis vingt ans par Roland Meynet, jésuite, professeur de théologie biblique à l’Université Grégorienne, à Rome.

Cette méthode est en fait la redécouverte des techniques d’écriture et de composition que les scribes du monde sémitique ancien mettaient en œuvre pour rédiger leurs textes. Le mot « rhétorique » est donc ici à prendre au sens précis de « l’art de la composition du texte » (qui correspond seulement à une partie de ce qu’Aristote entendait par rhétorique: la « dispositio »).

Cette rhétorique biblique et, plus largement, sémitique diffère totalement de la rhétorique grecque dont toute notre culture occidentale a hérité (et même la culture arabe, après son ouverture à l’héritage grec).

Elle est fondée sur un principe simple: la symétrie, laquelle peut prendre la forme de parallélismes synonymiques, antithétiques, ou complémentaires (vous reconnaissez les trois sortes de parallélismes que l’exégèse biblique, à la suite de Robert Lowth et ses « Leçons sur la poésie sacrée des Hébreux », paru en 1753, a mis en évidence, dans les psaumes), ou encore la forme du chiasme ou « parallélisme inversé » (AB/B’A'), et enfin du « concentrisme », quand figure un centre entre les deux versants symétriques du texte (AB/x/B’A').

Ces correspondances se présentent à divers niveaux textuels: membres, groupes de membres etc., jusqu’à sept ou huit niveaux, pour des textes importants. C’est le repérage de ces symétries qui permet le découpage du texte en unités sémantiques, et la mise en évidence de sa structure, laquelle oriente à son tour son interprétation. Tel est en effet le but final de ces techniques d’analyse, comme de toute exégèse: comprendre le sens du texte. Ma recherche est donc tout à fait interdisciplinaire, puisque j’applique au Coran un système d’analyse issu des études bibliques.

Bien sûr, au départ, ce n’était qu’une hypothèse de recherche: il fallait vérifier si effectivement l’analyse rhétorique biblique était applicable au Coran. J’ai commencé par analyser de courtes sourates, et très rapidement j’ai acquis l’évidence que ce système convenait parfaitement pour l’analyse du texte coranique: je n’avais rien à changer à la théorie, tous ses principes se vérifiaient exactement dans le texte du Coran.

Après l’étude d’une trentaine de sourates brèves, réputées dater des débuts de la prophétie muhamadienne, j’ai voulu entreprendre l’analyse d’une longue sourate. J’ai choisi la sourate 5 (appelée habituellement « la Table dressée », en arabe al-Mâ’ida), parce qu’elle serait, selon la tradition, chronologiquement la dernière: ainsi aurait été vérifiée la pertinence de la méthode à la fois pour le début chronologique du Coran, et pour la fin. Ce qui permettrait d’extrapoler raisonnablement et d’affirmer que, selon toute vraisemblance, la totalité du Coran est construite selon ces mêmes principes de composition.

D. – La rhétorique comme analyse de la structure du Coran: pourquoi? Avez-vous pratiqué précédemment une lecture « atomiste »?

R. – C’est une expérience absolument commune à tout lecteur – en tout cas à tout lecteur non musulman qui n’a pas grandi avec ce texte depuis son enfance – d’être déconcerté et vite découragé par l’apparent désordre du texte coranique. Celui-ci ne se déroule pas de manière linéaire, comme le développement progressif d’un ou de plusieurs thèmes, tel que nous l’a appris la rhétorique grecque. Les sujets, dans le Coran, s’entremêlent; un thème à peine abordé est aussitôt interrompu, pour réapparaître éventuellement plus loin. Des incises introduisent parfois un sujet totalement étranger au contexte. Bref, le lecteur a très vite l’impression d’une totale incohérence, et se trouve emporté malgré lui dans une lecture atomiste de fragments indépendants les uns des autres.

Remarquez qu’il n’y a pas que nous, Occidentaux modernes, à avoir cette impression. Déjà dans le Coran, des nouveaux musulmans font remarquer la chose au Prophète (Coran 25, 32), et dans les premières générations musulmanes, certains critiqueront cet aspect du Coran, ce qui donnera lieu à toute une série d’ouvrages qui tenteront de justifier la cohérence (nazm) du Livre. Leurs arguments, à vrai dire, ne sont pas convaincants, et ne portent que sur des détails, en sorte que le problème demeura entier.

Les islamologues occidentaux modernes pendant longtemps ont simplement pris acte de cette incohérence du texte, comme un fait d’évidence. Et comme ils pratiquaient tous la méthode historico-critique, ils trouvaient dans les incohérences du texte des arguments pour détecter des couches rédactionnelles, des insertions tardives ou des remaniements du texte qu’ils n’hésitaient pas parfois à restituer dans un ordre plus « logique », en déplaçant certains versets.

La recherche d’un ordre du texte apparaissait donc comme un vrai défi. Quelques rares islamologues ont, dans les années 1980, tenté de comprendre la composition des brèves sourates de l’époque mekkoise (la première époque de la révélation coranique), avec des résultats très partiels. Mais eux-mêmes déclaraient qu’il était désormais impossible de trouver un ordre quelconque dans les longues sourates composites de l’époque médinoise (les sourates qui se situent au début du texte du Coran, mais qui sont chronologiquement réputées les dernières). Comme mes analyses sur les brèves sourates avaient donné des résultats tout à fait positifs, il fallait tenter l’essai sur les longues sourates médinoises. D’où est né Le Festin.

D. – En quoi votre lecture diffère-t-elle des autres lectures?

R. – Essentiellement, dans le fait que l’analyse rhétorique du texte permet une lecture contextuelle. Le morcellement du texte a sans doute été la principale raison pour laquelle tous les commentaires classiques commentent le texte verset par verset, de manière « atomiste », en dehors de toute considération du contexte littéraire immédiat de ces versets. C’est aussi la raison pour laquelle ils expliquent les versets par des éléments externes au texte, ce qu’ils appellent techniquement les « occasions de la révélation »: en recourant à des anecdotes ou des faits de la vie du Prophète, puisés dans les traditions (hadîths) attribués au Prophète ou à ses compagnons, ils donnent la raison historique pour laquelle tel ou tel verset a été révélé, lui donnant ainsi un certain sens.

Or, quand un verset est resitué dans son contexte, délimité par la structure textuelle dont il fait partie, son véritable sens apparaît souvent sans qu’on ait besoin de recourir à ces « occasions de la révélation », dont on peut penser que, le plus souvent, elles ont été forgées post eventum, pour expliquer les obscurités du texte.

Je donne un exemple. Le verset 2,106 fait dire à Dieu: « Dès que Nous abrogeons un verset ou dès que nous le faisons oublier, nous le remplaçons par un autre, meilleur ou semblable ». Ce verset est présenté par les juristes, les fuqahâ’, comme le fondement coranique de leur théorie de l’abrogation, selon laquelle certains versets du Coran en abrogent d’autres. Cette théorie a permis de résoudre d’apparentes contradictions entres les versets, surtout les versets normatifs. On a donc considéré que les versets les plus récents abrogeaient les plus anciens, et pour déterminer quels étaient les versets les plus récents, on a admis a priori que les versets les plus durs et les plus restrictifs devaient être les plus récents et qu’ils abrogeaient les versets plus doux ou plus tolérants, qui les précédaient.

Or, pour en revenir au verset 2, 106, si on le resitue dans son contexte, on voit qu’il ne veut absolument pas dire cela: c’est une réponse à des juifs qui protestaient contre Muhammad parce qu’il avait proclamé, dans sa récitation du Coran, des versets de la Torah, tout en les modifiant. A cette accusation de « falsification », Dieu répond qu’il est libre d’abroger une révélation antérieure par une nouvelle, meilleure. Il s’agit donc d’une abrogation de la Torah par le Coran et non du Coran par lui-même.

Bien que plusieurs savants musulmans, au cours du XXe siècle, et encore tout récemment l’islamologue français Geneviève Gobillot ont dénoncé avec force cette erreur d’interprétation, elle continue à avoir largement cours. Cette question est d’une extrême actualité, car les extrémistes islamistes se servent de l’argument de l’abrogation pour considérer notamment que les versets les plus durs de la sourate 9 (versets 29, 73), incitant les musulmans à combattre les infidèles, abrogent à peu près 130 versets plus tolérants qui ouvrent les voies d’une coexistence pacifique entre les musulmans et les autres communautés.

Fidèles à la logique de l’abrogation telle qu’ils la comprennent, les extrémistes estiment (comme déjà certains commentateurs anciens) que la sourate 9 est la dernière sourate révélée, abrogeant notamment les versets plus « ouverts » et tolérants de la sourate 5, alors que tout, dans cette dernière, montre qu’il s’agit d’un texte-testament, qui clôt la révélation.

D. – Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela?

R. – La seule analyse rhétorique ne permet pas d’arriver à cette conclusion. Mais c’est encore une contextualisation de la sourate qui y conduit, mais cette fois, dans le cadre d’une approche intertextuelle. Cette sourate contient en effet plusieurs citations tout à fait claires de la Bible ou de textes para-bibliques: la révolte des fils d’Israël qui refusent d’entrer dans la Terre sainte (reprise du livre des Nombres), l’assassinat d’Abel par Caïn, la loi du talion, une sentence de la Mishna (reprise textuellement), des scènes apocryphes de l’enfance de Jésus, ainsi qu’une évocation assez mystérieuse de la dernière Cène (d’où le titre de la sourate).

Ces choses sont connues depuis longtemps. Mais une lecture attentive du texte révèle nombre d’autres réminiscences bibliques, moins apparentes mais non moins réelles, qui, mises ensemble, ne laissent aucun doute sur l’arrière-fond deutéronomique de la sourate: le mélange de lois et de récits, le thème central de l’Alliance, celui de l’entrée dans une terre sainte, le vocabulaire (répétition de « l’aujourd’hui » de Dieu, les injonctions à l’obéissance aux préceptes, etc.).

Or, le Deutéronome se présente comme le testament prophétique de Moïse qui clôt le Pentateuque, la Torah: il meurt d’ailleurs en fin du livre. Selon la tradition, la sourate 5 aurait été révélée lors du solennel pèlerinage d’adieu du Prophète, qui serait mort très peu de temps après. La similitude de situation est frappante, si ce n’est que Moïse n’entre pas lui-même dans la Terre sainte, alors que Muhammad, lui, se trouve, avec sa communauté triomphante dans la terre sainte du sanctuaire de la Mecque.

Le récit de la révolte des fils d’Israël, s’il figure d’abord dans le livre des Nombres, est repris dans le Deutéronome. Or, ce récit est la clé de compréhension de toute la sourate 5: il figure le refus des gens du Livres, juifs et chrétiens, d’entrer dans l’alliance islamique, alors que les musulmans, eux, y sont entrés. Tout à la fin de la sourate, l’évocation de la Cène est encore liée à la thématique de l’Alliance, dans un contexte où se lisent des traces du discours d’adieu de Jésus, en saint Jean, autre discours-testament. Enfin, il faut remarquer que la sourate se termine par le jugement de Jésus qui nie formellement devant Dieu avoir proclamé être le fils de Dieu et proclame solennellement, au contraire, le plus pur monothéisme (5, 116-117).

Tel est le dernier mot, chronologiquement parlant, de la révélation coranique, et il correspond exactement à la fin du texte du Livre, puisque la sourate 112 proclame le même monothéisme intransigeant, niant toute filiation en Dieu (les sourates 113 et 114, deux prières qui ne figuraient pas dans certains codex primitifs, doivent être considérées comme un encadrement liturgique du Coran, avec la sourate 1: la sourate 112 est donc la conclusion réelle du Livre).

D. – Est-ce que vous considérez qu’il est important maintenant d’aborder le Coran avec une méthodologie scientifique, à l’instar de l’herméneutique et de l’exégèse biblique?

R. – Je le crois de la première importance, en effet. L’exégèse traditionnelle, après avoir donné tout ce qu’elle pouvait, a épuisé ses ressources depuis longtemps: pendant des siècles on n’a fait que répéter les commentaires des trois ou quatre premiers siècles de l’hégire. Les grands commentaires classiques restent des références et il faut les consulter, notamment pour les questions de grammaire ou de philologie. Mais ils ne peuvent guère répondre aux préoccupations de l’homme moderne, qui vit dans un tout autre monde.

C’est bien pourquoi sont apparus, au XXe siècle, d’importants commentaires idéologiques, dont les plus connus sont ceux de l’Indo-pakistanais Mawdûdî et de l’Egyptien Sayyid Qutb, l’idéologue des Frères musulmans. Ce sont des interprétations du Coran en fonction de préoccupations sociales et politiques actuelles. Les courants islamistes contemporains s’en réclament directement. Leur slogan est celui du retour au Coran, au-delà de toutes les déviances et décadences de l’histoire de la communauté musulmane. Mais c’est bien là la question: comment « revenir au Coran »?

La voie la plus rapide et la plus facile est de projeter sur le Coran ses propres aspirations, en manipulant le texte à volonté. Un nombre croissant d’intellectuels musulmans dénoncent vigoureusement cette manière de procéder et réclament une étude scientifique du texte, comme les chrétiens l’ont fait pour la Bible. Le chemin est évidemment beaucoup plus long et laborieux, et les résultats en sont imprévisibles, d’où peut-être, la crainte qu’elle suscite. Du côté musulman, la recherche dans ce sens n’en est (à quelques exceptions près) qu’à ses premiers balbutiements, alors que l’orientalisme, depuis un siècle et demi, a déjà fourni une masse énorme de données (que l’on peut trouver notamment dans l’ »Encylopédie de l’Islam », et la toute récente »Encyclopaedia of the Qur’ân »). Les grands centres de théologie musulmane, comme l’Université al-Azhar, au Caire, restent jusqu’à ce jour très méfiants à l’égard de ces méthodes modernes.

D. – Comment arriver au cœur du Coran, sans se laisser prendre par les diverses traditions interprétatives qui peuvent en faire dévier?

R. – La « méthode », si l’on peut dire, n’est pas différente de celle que requiert toute autre recherche scientifique, et c’est l’esprit critique. Cela demande toute une ascèse de l’esprit: savoir prendre du recul par rapport à l’objet d’étude, être prêt à remettre en question les idées reçues et à découvrir l’inattendu (il n’est pas vrai qu’on ne trouve que ce que l’on cherche!), rien affirmer sans en avoir fait la démonstration, se plier, dans l’étude du texte, à la discipline des sciences humaines modernes (linguistique, histoire, critique littéraire, notamment).

Le penseur français d’origine algérienne, Muhammad Arkoun, a dit avec raison et quelque humour que la manière la plus efficace de lutter contre la violence et le terrorisme des extrémistes islamistes serait d’imposer, dans le cycle d’éducation des jeunes, la lecture de l’Encyclopédie du Coran, fruit de ce type d’approche scientifique et critique du Livre. La grande difficulté, au Moyen-Orient, est que l’éduction repose essentiellement sur la tradition et la mémorisation, et non sur la réflexion et l’esprit critique. Il y a là un phénomène de culture qui rend problématique le progrès scientifique en général, et l’évolution de l’exégèse en particulier.

D. – Est-ce que votre approche du texte coranique peut donner l’impression d’attaquer l’islam, ou au contraire, de parvenir à la pureté de la foi coranique?

R. – L’islam ne s’est pas construit à partir du Coran seul. Les traditions (hadîths) attribuées au Prophète qui forment la sunna (ou les traditions remontant aux imams, pour les chiites), et ensuite l’élaboration du droit musulman (le fiqh) et de la loi (chari’a) ont joué un rôle au moins aussi important, sinon plus. Le commentaire (tafsîr) du Coran fait partie de cette Tradition, et s’appuie en très grande partie sur les hadîths sensés expliquer le texte en fournissant les « circonstances de la révélation ».

L’analyse rhétorique prend le texte tel qu’il est, dans sa version canonique, et seulement le texte. Méthodologiquement, elle fait abstraction de la Tradition (du moins dans un premier temps). Et comme elle aborde le texte d’une toute autre façon que la Tradition, elle aboutira souvent à des interprétations qui ne concordent pas avec celle-ci. Pour autant, elle n’attaque en rien ce qui fait le cœur de la foi musulmane, tout au contraire: elle la met davantage en lumière, en la débarrassant d’ajouts qui l’ont encombrée, au long de l’histoire.

L’exemple que j’ai donné plus haut en est une preuve: la fin chronologique de la révélation muhammadienne (fin de la sourate 5) et la conclusion du Livre (la sourate 112) ont un contenu strictement identique, soulignant le fait que le monothéisme islamique rejette rigoureusement l’idée de la filiation divine de Jésus. On est là au cœur du credo musulman. On pourrait encore donner l’exemple de l’évocation de la Cène, dans les versets 112-115. Les commentaires traditionnels sont extrêmement décevants, traitant le texte comme un récit merveilleux, décrivant avec complaisance la riche nourriture du repas que Dieu fait descendre du ciel.

Or, une lecture attentive du texte y repère nombre de réminiscences du discours sur le pain de vie, en saint Jean, chapitre 6, ce qui donne immédiatement une toute autre dimension au texte, comme allusion à la nouvelle alliance apportée par Jésus et le choix qui s’impose aux apôtres (et aux chrétiens après eux) d’entrer dans cette alliance ou de la dépasser, dans l’alliance apportée par Muhammad. La lecture contextuelle et intertextuelle permet de sortir de l’anecdotique pour rejoindre des dimensions théologiques ignorées des commentateurs anciens, et cependant tout à fait conformes à la foi islamique.

D. – Est-ce que les théologiens musulmans vont comprendre que l’analyse rhétorique du texte ouvre à une interprétation du texte qui devrait permettre un renouveau de l’exégèse coranique, comme elle le fait pour l’exégèse biblique?

R. – Ces choses-là prennent du temps. Souvenons-nous des difficultés rencontrées par l’exégèse moderne avec l’Eglise catholique, à ses débuts. Il y a aussi des écoles de pensée: l’analyse rhétorique biblique a dû s’imposer, non pas contre, mais à côté de l’approche historico-critique de la Bible, qui a longtemps été la seule école reconnue.

Vu l’énorme poids de la tradition en islam, on peut prévoir que les choses y avanceront plus lentement (« avec une vitesse géologique » plaisantait un grand connaisseur de l’islam!). Ce sera sans doute la tâche lourde et difficile des intellectuels musulmans, ayant parfaitement assimilé l’esprit scientifique moderne, de faire le lien entre les théologiens traditionnels et les approches nouvelles du texte coranique. Ces intellectuels, eux, sont parfaitement conscients de l’enjeu. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à solliciter une préface pour mon livre de la part d’un éminent chercheur musulman, le professeur Mohamed-Ali Amir-Moezzi.

D. – L’analyse rhétorique situe le Coran dans le contexte de la littérature sémitique antique. Qu’est-ce que cela comporte? Quelles en sont les conséquences?

R. – Cela suppose d’abord que l’on considère le Coran en tant que texte littéraire. Déjà dans les années 1930, le grand penseur et écrivain égyptien Taha Husein réclamait le droit de lire le Coran comme œuvre littéraire, aux côtés d’Homère ou de Shakespeare. Le fait d’analyser le Coran sous l’angle de la rhétorique sémitique, situe en effet ce texte dans le cadre de la littérature sémitique de l’Antiquité tardive.

On sait les résistances de l’islam traditionnel à une telle approche, puisque le Coran y est considéré comme Parole divine, descendue du Ciel, où elle est conservée sur une Table céleste. Cette Parole est par conséquent supposée n’avoir aucun lien d’origine avec quelque réalité terrestre. Cette position théorique ne tient évidemment pas dans la pratique: le Coran est écrit en « langue arabe claire », comme il le dit lui-même, une langue qui a donné prise, dès les débuts de l’exégèse coranique, à des analyses grammaticales et lexicologiques, en lien avec la langue arabe existante, en un lieu et une époque bien définis.

Dès lors, on ne voit pas pourquoi cela poserait un vrai problème théologique de considérer la composition du texte sous l’angle de sa similitude avec la composition des autres textes sémitiques de l’Antiquité? La rhétorique, comme nous l’avons définie, n’est pas autre chose, en somme, qu’une grammaire du texte, à un niveau supérieur de la grammaire des mots et de la phrase.

En dehors de cette difficulté possible, les musulmans devraient se réjouir de découvrir que ce texte, tant décrié par certains pour son incohérence, est en fait très bien construit, avec beaucoup de finesse, je dirais même, parfois jusqu’à la sophistication. A condition, bien sûr, d’accepter qu’il puisse y avoir une autre logique et une autre rhétorique que celles de la tradition grecque! Certains musulmans un peu pressés pourront même y voir une preuve du caractère miraculeux du Coran!

D. – Une question qui est sur toutes les lèvres: est-ce que tout le Coran doit être pris à la lettre? Qu’est-ce qui peut en être laissé au passé?

R. – La question se pose aussi pour la Bible, et la réponse que l’on peut donner est la même. L’exégèse a pour tâche première de dire la lettre du texte, aussi fidèlement que possible. Mais cette lettre est elle-même d’emblée très complexe et pleine de contradictions, apparemment impossibles à concilier. D’où la nécessité d’une interprétation qui tienne compte non seulement du détail du texte, mais aussi de l’ensemble du Livre.

Et si l’on croit que ces textes fondateurs sont des textes vivants qui ont encore quelque chose à nous dire aujourd’hui, on ne saurait faire abstraction, dans la lecture, de l’évolution morale et spirituelle de l’humanité. Déjà le grand penseur réformiste égyptien, le cheikh Muhammad Abduh (m. 1905), affirmait que l’on ne pouvait pas mettre tous les versets du Coran sur le même plan: beaucoup d’entre eux sont des versets circonstanciels, qui valaient pour une situation donnée, celle de la fondation de la communauté musulmane, à présent révolue depuis longtemps.

A côté de ces versets, il en est d’autres qui reflètent une sagesse universelle, valable pour tous les temps, et c’est sur eux qu’il faut fonder la foi et la pratique religieuse. C’est ce que font, dans leur « Lettre ouverte à sa sainteté Benoît XVI », les cent intellectuels signataires, dont un grand nombre de « grands muftis » de différents pays: ils mettent en avant des versets qui permettent un convivium pacifique des musulmans avec les autres communautés humaines.

Cela peut signifier qu’ils considèrent implicitement les versets combatifs, que l’on trouve notamment dans la sourate 9, déjà citée, comme caducs dans leur application. Mais il faudrait que cela soit déclaré officiellement, en toute clarté, et considéré comme définitif et irréversible. Ici, on se heurte à une autre difficulté: celle de l’absence de Magistère, en islam, qui puisse faire une telle démarche.

D. – Encore une question: avec les musulmans, le dialogue est-il culturel ou religieux? Un débat en cours (cf. Benoît XVI).

R. – Sans entrer ici sur l’opportunité ou non des remaniements structurels de la Curie pontificale, il me semble évident que le dialogue avec les musulmans, comme avec les autres religions, ne peut être que les deux à la fois.

Si l’on croit aux déclarations du Concile Vatican II, dans « Nostra Aetate », sur les religions, et notamment sur les musulmans, il est clair que l’islam représente une religion majeure de notre temps, plus proche du christianisme, par ses racines historiques, que la plupart des autres religions. Elle a certes un statut différent que le judaïsme, l’arbre sur lequel a été greffé le christianisme, mais elle possède des traits communs essentiels avec notre foi, signalés par le texte conciliaire.

L’épître aux Hébreux ne dit-elle pas aussi que « celui qui s’approche Dieu doit croire qu’il existe et qu’il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (He 11,6)? En écho, le Coran déclare à deux reprises que « ceux qui croient (les musulmans), les juifs, les sabéens et les chrétiens – quiconque croit en Dieu et au dernier Jour et fait le bien – n’éprouveront aucune crainte (de l’enfer) et ils ne seront pas affligés » (5, 69 et 2, 62).

Mais il est vrai que l’islam n’est pas seulement une religion, mais aussi une vaste et multiple culture (tout comme le christianisme), et que cet aspect doit également faire partie du dialogue. Le père Georges Anawati, fondateur de l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales du Caire, aimait à répéter: « Pas de culture sans religion, pas de religion sans culture ».

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La revue qui a publié l’interview, dans son n° 4 de 2007:

> Il Regno

 

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20-08-2011

LES DESTINES MAKHZENIENNES De LA MASSE A LA SOLITUDE

Il y a plus d’une année que je n’ai pas visité ma ville natale où je compte retourner vivre au moment opportun.

 

J’avais la possibilité d’y vivre mais avec la tête que j’aie  toutes les issues étaient fermées devant mes yeux. J’ai voulu y vivre mais sans me compromettre , sans  fermer ma gueule , sans colporter de fausses ambitions …J’ai voulu exercer mon amour quotidien  en criant face aux pillards , aux opportunistes , aux lâches , aux profiteurs de toutes les couleurs …Et c’étai un peu dur pour moi car les coup m’avaient martelé de tous les côtés , on a essayé même de basculer vers la terre pour me fracasser le crane . car la terre ici est plus proche du corps humain qu’ailleurs …

 

Je ne sais pas pourquoi je suis obligé dans un livre d’histoire qui retrace le parcours des différents maux du pays / maroc … Il s’agit de mon voisin que je connais depuis que je suis né. Autrement dit , je connais sa biographie au bout des doigts. En fin ce n’est pas n’importe qui c’est pilier du makhzen dans cette contrée . Il y est venu du champs de l’éducation et de la politique .Donc le makhzen a toujours coopté ses serviteurs de la même manière .

 

En 1963 , Mon voisin ,qui était fraichement adhérent du parti de la Choura , paraissait trop actif pour le FDIC. Puis , juste après , il était passé pour un notable de la ville bien qu’il ne soit qu’un simple instituteur passé au secondaire après ; Je me rappelle bien qu’à chaque fois que mon voisin célébrait une fête ou un événement  familial , le Pacha  de la ville et ses proches collaborateurs lui rendaient visite en traversant les ruelles étroites et anarchiques de notre quartier . Bien entendu ,  pareils faits ne passaient pas inaperçus surtout pour le garçon trop curieux que j’étais. Le fqih comme l’appelait mon père était aussi un Imam  qui fait la prêche dans une mosquée… Puis lors des élections de 1977 , il était élu au conseil municipal  dans  le quartier où il prêchait . Il faisait alors partie de ce que serait après le RNI… Quand feu Hassane Deux avaient décidé de désigné des MOUhtassibe ,  en quelque sorte un contrôleur  général des activités économiques de la ville …C’est en ce moment là que notre fqih tendait ses mains pour que les baises, commettait les turpitudes les plus viles, se faisait construire un petit palis…. Le malheur pour moi c’est que  mon habitation est toute proche de son palais. Ce qui me permet de méditer une autre fois  une telle personnalité par qui de malheurs s’étaient abattus sur notre ville…

 

Je saluais  les jeunes diplômés chômeurs du quartier quand ses neveux passaient dans de grandes voitures…Il travaillaient presque tous dans la police..Ce qui a poussé un jeune à dire presque publiquement » C’est qui avez fait des études , nous nous étions en train de nous amuser à l’université » …  Ses fils sont tous bien placés non pas grâce a des compétences mais grâce à un réseau de relations très fort…IL y en a parmi eux des « REVOLUTIONNAIRES3 qui prônent la révolution avec Adl Wa IHSAN ..L4UNE de ses fille a été propulsé vers le sommet  … Ce qui fait d’elle une grande personnalité dans le pays ….

 

Jee vois le vieux qui vit seul et entrevoit l’extérieur  avec une allure d’ombre … Un cousin naif m’a confié qu’il est en train d’écrire des livres….

 

ISOLE  et SOLITAIRE , sa progéniture  physique et morale refait le même parcours  car le Makhzen  s’il ne disparait pas , se fortifiera davantage  par des spéculateurs  qui visent tout et oublient leur origine.

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19-08-2011

Ep27 LE PANIER ET LE PARTI LA NAISSANCE DES VRAIS HEROS NOUS NE T’OUBLIERONS JAMAIS

La prison, comme l’avait vue Ramdane à cette époque là, était vraiment un espace infernal, une jungle où les forts dominaient les faibles. Une promiscuité qui poussait les uns à s’étendre dans les mains des autres. Une bestialité   qui rappelait aux prisonniers leur état animal. Ramdane fut épargné de tout ce pétrin grâce au directeur qui fut payé par le kadi.

 

 

 

Ramdane n’a jamais oublié la gratitude et la magnanimité du kadi. C’était ainsi qu’il comprenait que la tribu ne pourrait tuer le père, que le totem dans ce bled serait nécessaire, voire bienfaiteur. Il s’agissait là de quelques notions que Ramdane avait apprises des années après, lors de sa fréquentation des élèves et des enseignants. Ce père avait agi d’une manière honorable. Nous aurions toujours besoin de ces types pour les utiliser comme des épouvantails. En effet, chez ces cas là, les proportions du bien et du mal ne sont pas toujours nettes. Qu’adviendrait-il de Ramdane si le kadi ne l’avait pas défendu à l’intérieur de la prison ?

 

  A cette époque là, le frère de Ramdane, le brillant lycéen, poursuivait ses études secondaires dans un lycée à la capitale. Il s’absentait pendant longtemps de Zaytouna. En apprenant la nouvelle de l’arrestation de son frère, il revint  et voulut entrer sur le fil afin de déjouer ou de dénoncer le complot monté  par les fils du kadi. On le conduisit  chez ce dernier qui l’assurait du dénouement heureux à cette affaire. Par la suite, on le convoqua au commissariat, on voulut même l’inculper sous prétexte qu’il organisait des réunions secrètes qui visaient la solidarité avec Salvador Allende qu’on venait de renverser. Il recevait une  correction sévère et on lui ordonna de quitter Zaytouna et de ne jamais y revenir.

 

  Un petit exilé était né ce jour là. Cependant, une autre fois le kadi intervint et mit les membres influents de sa famille hors d’état de nuire. Il semblait avoir récupéré tous ses esprits. Une chose avait longtemps intrigué Ramdane :    ces fils, apparemment gentils, s’élevèrent brusquement pour une raison   obscure, ils avaient agi cruellement   contre un pauvre type avec qui ils sympathisaient auparavant.

 

Et il fallait beaucoup de temps à Ramdane pour saisir les contours de cet enjeu dans lequel on l’avait embarqué malgré lui. Une guerre atroce dont le but était de conserver le patrimoine du kadi contre tous les aléas,   les magouilleurs et autres gueux prêts à tout offrir  en contrepartie d’une aumône, aussi minime soit-elle. Un capital accumulé le long du siècle.   Il avait permis à tous les fils bénis d’accéder directement au club des riches de Zaytouna et même celui de tout le Département. De même, le kadi qui, à l’ époque, n’avait rien perdu de sa fougue et de son énergie était capable des plus grandes folies. Ses caprices n’étaient point un secret pour eux. Il fallait le surveiller de loin car sa mémoire dérapait de temps en temps ; il se prenait toujours pour un kadi en exercice. Il gardait encore chez lui un trésor; une levure   susceptible de faire fermenter davantage les biens   déjà en expansion.

 

 

 

Ramdane ensevelit cet incident dans un coin sombre de sa mémoire. Pourtant de temps en temps, quand il voulait l’entrevoir, il constatait qu’il se propageait et illuminait les  méandres de sa sensibilité. Quand il voulait par exemple comprendre les raisons profondes de l’engagement politique de son frère, il en trouvait là une source. Il ne revoyait plus jamais le kadi.

 

 

 

Il passait la plupart de son temps dans le désœuvrement absolu. Parfois, il exécutait quelques tâches que lui confiait Mahjouba, une belle jeune fille voisine qui s’occupait d’une boutique de gâteaux traditionnels. Du coup, une relation intime et amicale se nouait entre eux. Il gagnait même l’amitié et la confiance des frères de cette fille ; lesquels étaient des garçons   imposants et bons vivants. Ils exerçaient le métier de médecins populaires des halqas. Ils vendaient aux gens des paroles drôles et des bonbons en guise de médicaments. Ces personnes tout le temps joyeuses, étaient audacieuses, intelligentes et de grands ivrognes. Ils voulaient sincèrement apprendre le métier à Ramdane mais il refusa. Un tel jeu ne lui plaisait pas. Disons que c’était du théâtre populaire qui exigerait des talents spécifiques. Il était toujours à leur côté, il les aidait à installer leur décor en pleine place publique de Zaytouna puis il se retirait. Il savait que ces gens là ne vendaient que des illusions et des plaisanteries mais il jugeait cela sans danger. Il y avait même ceux   qui prenaient Ramdane pour le frère de ces types.

 

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18-08-2011

« VOLEURS SANS FRONTIERES » LA ONG LA PLUS PUISSANTE DU MAROC

Elle était la seule femme dans le taxi que j’ai pris de Garage Allal à Maarif . Essoufflé par le jeun, amolli par le sommeil,  sur le siège de devant ,je somnolais quand je m’étais réveillé par les paroles  satirique et acerbes de cette femme . J’ai vite compris qu’elle avait fait des courses à Garage Allal et voulait rentrer chez elle avant la rupture du jeun. : «  j’ai vu une jeune et jolie femme accompagnée de son petit fils qui devait avoir cinq ou six ans  en train de voler ….elle l’incitait au vol au su et au vu de tout le monde. Il opérait habilement sous les ordres de sa maman. Je j’ai vu de mes propres yeux cela , et  souvent je reconnais  les pickpockets  de la place  mais qu’une femme assez chic exerce une telle activité en compagnie de son petit enfant  est quelque choses du jamais vu… »  Puis un silence  pesant et sec enveloppe   Le taxi. Moi -même , incapable de saisir ses derniers mots,   les yeux fermés mais la mémoire ouverte sur  ce pays qui est le nôtre et qui grouille de voleurs , de tous les acabits , de toutes les couleurs ….Des voleurs qui nous ont complètement démuni, de nos droits , de nos rêves , de nos espoirs et même  de  la pais de notre âme … L’illustre psychiatre marocain MOUSSAOUI a déclaré que la moitié des marocains est pratiquement proie à des troubles psychologiques … Le vol peut découler d’un besoin qui  serait  moins réel  que  psychologique… Ce dernier niveau est malheureusement  est  en œuvre chez  nos illustres larrons  qui agissent en véritables cleptomanes . Sinon comment expliquer ces vols , ce pillage systématique des biens des autres ?Parfois ces autres sont les siens, ses proches , sa famille , sa tribu …Comme ce ministre élu président de la commune de sa ville natale qui  a  tout hapé et a laissé  ses proches et cousins  abasourdis  et souffrants.

 

Moi -même , je suis victime d’un vol systématique , entrepris au nom de la  loi, dans le cadre de la loi… La Délégation du MEN d’Anfa m’avait octroyé un logement de fonction. Une habitation anarchique et complètement délabrée … J’ai contracté un crédit bancaire pour la rendre habitable . Une année après , j’ai postulé à un autre poste dans le même lieu du travail ???ET c’était l’occasion pour me jeter loin ,me harceler , m’arracher le logement   puis l’offrir  à un autre « client »…Trois ans de traumatisme pour me rendre compte du vol , de l’arnaque et de l’ampleur des dégâts. J’ai entamé mes démarches pour dévoiler ces agissements amoraux et immoraux et je compte sur mes lecteurs pour me soutenir contre  ces voleurs . Les syndicats ont adopté le rôle de spectateurs car ceux qui les dirigent localement ne peuvent sacrifier leurs intérêts personnels pour défendre un citoyen quelconque.

 

Tôt ce matin j’ai appris de la radio  que quelques 1600 voitures de luxe sont volées en Europe pour être acheminées vers le Maroc  où on les démonte  pour  les revendre en pièces détachées , pour en  falsifier les papiers et les revendre ailleurs … Bien entendu ce sont mes compatriotes qui en sont les acteurs . une activité juteuse qui s’apparente parfois aux terroristes . HORS LA LOI.

 

Casablanca est une ville apparemment  indigente malgré sa force économique . Actuellement , les opposants à Sajid , maire de la ville , se demandent où sont passés  225 MILLIARDS DH . «  C’est chimérique, a déclaré un membre de l’opposition à la presse ,225 MILLIARDS DH ont été consacrés au conseil de la ville  de Casablanca ;on ne sait pas du tout où  tout cet argent  est parti/ Les dépenses sont injustifiées »    Le préfet de Police de cette grande agglomération a annoncé dernièrement la création d’une brigade antivol à l’arrachée…Mais ce ne sont que des parles dans l’air car le vol sous toutes ses formes profite à tout le monde…

 

A Marrakech , plusieurs responsables communaux sont compromis dans des délits de falsifications de documents officiels, de dilapidations et détournements de deniers publics et d’abus de pouvoir…Deux affaires attirent pour le moment l’opinion publique de Marrakech : L’affaire de la cité Hivernale et le Marché de gros de légumes et de fruits . Selon les documents présentés  .  et les pièces à convictions présentés par les membres de l’association de Protection de l’argent public , le Marche  de gros était vraiment un gouffre où énormément     d’argent public était englouti. D’où les conséquences néfastes sur les finances de la commune de la ville de Marrakech qui s’est trouvée incapable de  de répondre aux exigences fondamentales de ses habitants…inachevé, le montant de cet édifice était fixé par le bureau d’études à  quelques 64 Millions de DH au lieu de 97 Millions DH Déclarés par le conseil !!!!!Pour ce qui est de la Cité hivernale, c’est un processus de vol et d’arnaque  digne des grands metteurs en scène qui travaillent sur le thème de la mafia et sa main mise  sur les biens publics  ainsi que son incursions  dans ma politique locale. Une société qui porte le nom de CITY ONE dont le propriétaire n’est autre que le dénommé Abdealeziz Banine qui était élu aussi bien dans le conseil communal actuel que le précédent le poste de VICE PRESIDENT. La dite société avait acheté une propriété  qui s’appelle JANAH .Selon l’acte de propriété qui date du 2- mai2003  , cette propriété dispose d’une route de dix mètres de largeur. Aussitôt l’acquéreur s’est approprié du bien qu’il  a procédé à établir un nouveau certificat de propriété dans le quel la route de Dix mètres de largeur avait disparu. En contre partie d’une nouvelle route , la société du Bannnie avait bénéficié d’un droit spécial d’ajouter un étage. Le terrain qui était à l’origine, selon l’acte d’achat, un Lotissement  a été aménagé de nouveau …le TOUT PUISSANT TENTACULE qui en est le propriétaire a établi un nouveau titre foncier, il a même construit  trois nouveaux gigantesque projets . Le comble des combles c’est que le monsieur qui se joue du conseil communal  de  la conservation foncière avait intenté un procès  au conseil communal l’accusant de lui avoir violé ses terres…Et le tribunal  lui avait donné raison en condamnant le conseil à lui verser NEUF Milliards  DE CONTIMES ..EN même temps l’ex président de la commune de marrakech avait conclu une affaires avec le propriétaire de la société Cyti ONE qui n’est autres que le numéro DEUx De ce même conseil… L’affaire porte le numéro 117/205 et était  d’un montant qui s’éleve à 230 MILLIONS …

 

« Des VOLEURS SANS FRONTIERES » , voici l’association qui marche le mieux au Maroc . C’est la plus puissante ,la plus démocratique et la plus active

 

 

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