Archives pour octobre 2011

30-10-2011

محمد حسين هيكل او حديث خرافة quand certains doivent se taire. La Syrie doit se libérer du joug des ASSAD.

Haike l Hassanine  un autre apôtre  de la Chaine Al Jazira à côté de Kardaoui est invité ces jours pour analyser  ce qui se passe dans le monde en général et l’arabe en particulier .

Le monde est en faillite sur le plan économique et politique.  Une vision apocalyptique  et pessimiste  résultat de l’âge et de la nostalgie à un passé « glorieux » Les USA cesse d’occuper le leader  économique mais demeure une force militaire de premier plan . Avec  l’abandon des industries et leur délocalisation , les européens  se sont donnés le coup de grâce tandis que les autres vont en profiter . L’économie des services   a démontré et a montré ses limites. Une tautologie.

En ce qui concerne le monde arabe et son printemps , ce sont des lois quasi transcendantes qui sont en œuvre. Les arabes  n’ont pas d’autres alternatives après être arrivés aux abîmes de la misère et de l’humiliation. Les arabes ne pourraient pas ne pas se révolter ou se révolutionner. Ce qui a eu lieu en Lybie est un détournement pur et simple de cette révolution qui devrait rester pure , limpide ,  arabe…Le traitement réservé a Kadahafi  par ceux qui se considérèrent des révolutionnaires à mis tous les arabes au banc des accusés pour être des sauvages loin de croire aux valeurs de l’état des droits . Le Yémen est un stock de forces humaines  qu’on doit à tout prix contrôler . c’est le fond d’un Khalige   loin de toute crise grâce à ses richesses naturelles. Il faut donc comprendre les raisons qui poussent les autres à défendre Salah .  Ce  n‘est quelque chose d’exceptionnel ; une tribu qui devient une nation et un état. Il faut coûte que coûte isoler ce pays du khalige pour éviter toute contamination. Encore  une fois , il faut comprendre !!!!et tant pis pour ces âmes qui se perdent !!!

Le GOLFE , grâce a ses richesse contournerait ce printemps arabe. De même , le projet culturel  petrodollarien prend son cours normal pour ériger cette région à la tête du monde arabe . Par son jeu d’échanger les intérêts avec l’occident , ces pays  irons de l’avant… Et quel pprojet défendez-vous ? Quelle culure,   ?

Pour ce qui est de la Syrie , eh bien Haikel dit que les conditions de la révolution sont encore absentes. Ce que connait Daraa n’est que l’œuvre des services secrets jordaniens et israiliens. Et la classe moyenne syrienne qui se trouve à damas et a Haleb est bien consciente de ce fait qui entrainerait l’intervention étrangère . Implicitement ceux qui  manifestent et tombent sous les balles de l’armée syrienne ne sont que la populace , la pègre et je dirais bien  qu’ils méritent ce qui leur arrive .

Qu’est ce qu’il a ce vieux routiers des coulisses  et  ce fin connaisseurs des   complots arabes à parler ainsi de la Syrie sans pitié ni consolation pour les victimes innocents

Apres maintes dribbles et moult feintes , ce pseudo   vétéran de la presse et de politique arabe  années qua kaddafi avait exprimé sa surprise pour toutes ces  années que Kaddafis avait passées au pouvoir…Il s’est demandé pourquoi le peuple lybien l’avait laissé jongler avec son pays toutes ces années … La guerre froide était évoquée mais l’absence de tout projet démocratique dans les cerveaux de haikel et de ses semblables est passé sous silence.

Haikel et ses semblables n’est pas prêt à faire son auto critique , sa mea-culpa pour toutes les leurres auxquels ils avaient entrainé la nation arabe .  Qu’avait-il fait pour dénoncer la politique d’un kaddafi ?

Maintenant , il nous invite, sans vergogne , à prendre en considération  les conditions géopolitiques  pour trouver une excuse à Bachar .  Tout ce qu’entreprend le peuple syrien n’est que l’expression d’un sentiment d’humiliation qui était né suite à la révolution égyptien qui avait banni le projet de Moubarak projetant de faire succéder son fils à la présidence de l’Egypte. Autrement dit , tout ce sang qui coule à flot n’est que le résultat d’une  réaction ,  de la classe moyenne ou de  la populace ???,  maladroite .

Pourquoi les classes moyennes de damas et de Haleb ne se soulèvement pas, Une question saugrenue que le vieux  se posait constamment. Il feint ignorer la réponse  bien simple : parce que toutes les ramées sont déployées dans ces régions , parce que la répression est tellement forte qu’elle coupe les souffles a l’intérieur des corps.

Pour ce qui est du kaddafi et de l’intervention de l’Otan qui a complètement déshonoré la révolution lybienne , peut-être le vieux Hayke  dormait quand kaddafi et lors de la troisième journée du soulèvement avait déjà à son actif 3000 morts . Faisons le calcul pour laver ce déshonneur qui n’existe que dans le cerveau de ce  démagogue :la révolution lybienne a duré 10 mois, c’est-à-dire 3000journées qu’on multiplie par 1000mort au moins quotidiennement , le résultat serait 30000 victimes. C C4EST l’éducation et les dogmes des pseudo révolutionnaires panarabes ;;;;!!!!??, ?,ça plairait à Haykel . On continue de MEPRISER l’ETRE ARABE . !!! on nous rebat les oreilles///

Bachar dans sa dernière déclaration a dit qu’il est prêt a embraser le moyen orient si on on essaye d’intervenir car la Syrie dit-il «  n’est pas la Tunisie , l’Egypte ou le Yémen » c’est certainement une Lybie en déliquescence /// Des propos avec les quelle on nous rebat les oreilles. enduré durant des décennies toutes entières ls on nous rebat les oreilles/ Exceptions et exceptions  alors en vérité il n’y aque des sujet , asservis rongés par la peur et le désespoir… Ce sont les rabes qui se présenteraient bient*ot au ese du monde pour parler de leur calvaire.

 

Posté par TAHRI dans Maghreb et monde arabe | Pas encore de commentaires »

29-10-2011

ATT en visite à Alger : De quoi a peur Abdelaziz Bouteflika?


ATT en visite à Alger : De quoi a peur Abdelaziz Bouteflika?

26 octobre, 2011 Posté dans
Algérie Politique

www.maliweb.net 

Jusqu’à ces dernières semaines, Alger traitait comme un ennemi son voisin du sud, accusé de pactiser avec le terrorisme.  Changement de style depuis l’arrivée des ex-combattants kadhafistes dans la zone de Ten Zawatten.

La visite qu’effectue, depuis lundi dernier, le président Amadou Toumani  Touré
en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelaziz Bouteflika, est à
mettre au compte de ce qu’on pourrait appeler « l’effet Soumeylou
Boubèye Maïga ». Jusqu’à la nomination de celui-ci, en mars 2011, au
poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, les relations entre les deux pays étaient au plus bas.
En juillet précédant, elles avaient même frôlé la rupture lorsque Alger
et Nouakchott, dans une parfaite synchronisation, ont rappelé leurs
ambassadeurs à Bamako pour montrer leur indignation devant
l’élargissement par le Mali de quatre activistes d’AQMI qu’il avait fait
prisonniers (dont deux Algériens et un Mauritanien réclamés par leurs
gouvernements) pour sauver la vie et faire remettre en liberté le
Français Pierre Camatte aux mains de l’organisation terroriste.

Autant
cet arrangement a fait le bonheur de Nicolas Sarkozy, qui a effectué
une escale improvisée à Bamako pour féliciter le président malien pour
cet « heureux dénouement » autant il a suscité l’ire d’Alger qui a réagi
par une violente campagne de presse accusant ATT et son entourage d’être
les porteurs de valise bourrée de millions d’euros pour AQMI et d’être
de connivence avec les réseaux de trafic de drogue qui écument le
Sahara. En septembre qui a suivi, Alger tentera même de faire condamner
nommément le Mali par les Nations Unies pour « complicité avec le
terrorisme, notamment dans le versement de rançons qui ne font que
renforcer ses capacités opérationnelles et prolonger son existence ».

Alger
ne s’arrêtera pas là. Elle va tenter, dans les mois qui suivirent, de
rallumer les cendres de la rébellion touareg, en regroupant une poignée
de jeunes Kidalois soi-disant pour « une évaluation de la mise en œuvre
de l’accord d’Alger du 5 juillet 2006″ à l’insu du gouvernement malien.
Cette initiative fourbe sera désavouée non seulement par l’Alliance du
23 mai pour la Démocratie et le Changement, l’autre signataire dudit
« Accord d’Alger  » (rejeté, soit-dit en passant, par une large partie de
l’opinion malienne) mais même par l’irréductible chien de guerre
qu’était Ibrahima Bahanga.

Parallèlement,
pour provoquer « une guerre des frontières » entre le Mali et elle,
l’Algérie s’était mise à distribuer sa carte d’identité nationale à de
nombreuses fractions vivant dans la zone limitrophe.

Le
gouvernement malien, aux prises avec d’autres préoccupations, n’a
jamais réagi -officiellement du moins – à ces provocations algériennes.

Les
représailles viendront plus tard sous une forme économique. Le
gouvernement algérien qui, à travers SIPEX, la branche internationale de
la société d’Etat SONATRACH, détient 33,33 % du capital du consortium
formé avec la firme italienne ENI (66,66 %) pour l’exploration et
l’exploitation du site pétrolifère de Taoudennit (bloc 2) a entrepris de
saborder cette opération en empêchant le matériel de forage loué à prix
d’or au Mexique de transiter par le port d’Alger. Toute chose qui a
pour double conséquence de renchérir le coût des travaux – le matériel
devant désormais passer par Dakar et traverser tout le territoire malien
pour arriver sur le site de Taoudennit – et retarder de plusieurs mois
le forage tant attendu. ATT rêvait de voir le premier baril malien avant
son départ de Koulouba, le 8 juin 2012 à midi. Il faut craindre que ce
ne soit pas le cas.

Réputé
être en bonne intelligence avec la nomenklatura algérienne depuis
l’époque où il dirigeait les services secrets maliens sous Alpha Oumar
Konaré, Soumeylou Boubèye Maïga a été porté à la tête de la diplomatie
malienne, en remplacement du placide Moctar Ouane, pour normaliser et
relancer les relations maliano-algériens. Sa deuxième visite hors du
pays a été pour Alger après Ouagadougou où il était allé remettre à
Blaise Compaoré une lettre de solidarité d’ATT lors des chaudes émeutes
que le Burkina Faso a vécues. D’autres visites ont suivi et le résultat
final est le séjour qu’effectue actuellement ATT chez Boutéflika.

Même programmé de longue date, ce déplacement est arrivé au mauvais  moment
pour le président malien : deux coopérants espagnols et une Italienne
venaient d’être enlevés, près de Tindouf, en Algérie et le front
Polisario, une fabrication algérienne dans le conflit géo-stratégique
qui l’oppose au Maroc voisin – à cause de cette même localité de Tindouf
qui a fait l’objet de « la guerre des sables » entre les deux pays en
1963 – n’a rien trouvé de mieux que d’alléguer que le rapt a été commis
par AQMI à partir du territoire malien. Qu’elle a rapidement rallié son
forfait accompli.    D’où l’accueil à la canonnade réservée à la visite du président ATT par des journaux algériens.

Celle-ci
peut-elle aboutir à la mise en place d’une coopération militaire et
sécuritaire efficace comme les deux pays l’ont proclamé à maintes
reprises lors de réunions d’états-majors auxquelles le Niger et la
Mauritanie ont été partie prenante ?

Force
est de constater que les bonnes résolutions couchées sur le papier
n’ont jusqu’ici abouti à aucun résultat tangible. Au nombre de ces
résolutions figure la création de patrouilles mixtes algéro-maliennes
pour sécuriser l’espace frontalier commun. Rien n’a été fait. L’échange
de renseignements, qui est le préalable à tout, laisse à désirer.

Pour
prouver sa bonne foi à coopérer dans la lutte contre le terrorisme, le
Mali a autorisé ses voisins à user du droit de suite sur son territoire.
Le Niger en a usé deux fois au moins. La Mauritanie en use plus
fréquemment, avec l’appui – on en fait peu cas – des forces armées
maliennes. Seule l’Algérie, dans le quatuor constitué, s’abstient de
traquer AQMI en territoire malien. Se contentant de psalmodier son vieux
refrain d’un Mali terre d’asile pour les terroristes et trafiquants de
tous bords.

L’arrivée,  ces
dernières semaines, d’ex-combattants kadhafistes dans la région de Ten
Zawatten que se partagent l’Algérie, le Mali et le Niger, est-elle pour
quelque chose dans l’invitation adressée à ATT par Bouteflika à le
rencontrer chez lui après une longue bouderie? Il n’est pas interdit de
le penser. Car la présence de ces hommes est plus inquiétante pour notre
grand voisin du Nord que pour nous. Ils l’ont assez répété pour qu’on
puisse les croire : ils n’ont aucune intention belliqueuse pour leur
pays d’origine.

En
revanche, laissés à eux-mêmes dans le désœuvrement et le manque, ils
peuvent renforcer les capacités de AQMI et rendre cette organisation
plus périlleuse pour la stabilité déjà très mal en point de l’Algérie.

Saouti Labass HAIDARA

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

27-10-2011

Ben Laden et son fantôme

Ben Laden et son fantôme

Annamaria Rivera Mardi 25 Octobre 2011
Annamaria Rivera - Professeure d'anthropologie à l'Université de Bari (Italie) et militante contre le racisme et pour les droits des minorités Annamaria Rivera – Professeure d’anthropologie à l’Université de Bari (Italie) et militante contre le racisme et pour les droits des minorités  (…) Les commentaires des Nôtres sur la fin violente de Ben Laden semblaient spéculaires à ceux des djihadistes, en particulier dans le langage. C’est toute une orgie du Bien contre le Mal, de la Barbarie contre la civilisation : sa mort ‘’est un grand résultat de la lutte contre le Mal (Berlusconi), ‘’C'est une victoire du Bien contre le Mal » (Frattini)

Quand l’adversaire est l’Ennemi total, absolu, ontologique, on finit par lui ressembler. L’islamisme radical invoque la guerre sainte contre l’Occident mais les islamistes radicaux ne pourraient pas être plus occidentalisés et globalisés. Les Etats-Unis présentent leur guerre à la terreur (…) comme une guerre globale et permanente contre le fanatisme et l’obscurantisme mais eux-mêmes recourent à un discours fondé sur des valeurs ultimes, un discours, en fin de compte, fondamentaliste. Pour les Djihadistes tel ou tel leader occidental est le nouveau Satan ; pour les Occidentaux, Satan (ou le ‘’nouvel Hitler ») s’incarne dans l’Ennemi total du moment : Milosevic, Saddam Hussein, Oussama Ben Laden…

Je ne suis certes pas la première à le soutenir : il y a une dizaine d’années, Carlo Galli avait parlé de deux théologies extrêmes symétriques qui annulent les sujets historiques concrets au profit des images mythiques des empires respectifs du mal.

Mais sur le plan concret les deux empires sont, en fait, complices. De la part des occidentaux, c’est la prétention à agir comme une police planétaire (…) qui intervient dans tous les points du globe pour apporter ordre et sécurité. Mais cette prétention alimente la riposte  endémique et permanente du terrorisme et des conflits armés auxquels on répond par une nouvelle intervention policière.

Barak Obama n’a même pas échappé au piège de la rhétorique para-religieuse quand il a annoncé que ‘’justice est faite » confondant  ainsi vengeance et justice. Une justice partielle aurait été faite si Ben Laden avait été capturé vivant et poursuivi par une cour internationale pour les crimes qu’il a commis. Une vraie justice  aurait été faite si on avait traîné devant les juges tous les responsables de carnages de civils et de populations désarmées : les carnages quotidiens en Irak et en Afghanistan, le massacre provoqué par ‘’Plomb endurci », les massacres perpétrés jusqu’à aujourd’hui par les différents régimes despotiques, et pas seulement celui de Kadhafi.

Que le commando américain ait tué un Oussama Ben Laden en chair et en os ou seulement son fantôme est, au fond, sans signification. (…) En ce moment historique, ce qui intéresse le plus le pouvoir américain  est que des foules en liesse – un peu fanatiques aussi -  puissent descendre dans les places  pour fêter l’anéantissement de l’icône du Terrorisme. En réalité, Ben Laden avait déjà été blessé quasiment à mort (ou peut-être  tué?) par les révoltes populaires pour la liberté, la dignité et la démocratie qui se répandent dans le monde arabe.

*- Professeure d’anthropologie à l’Université de Bari (Italie) et militante contre le racisme et pour les droits des minorités.

(03-05-2011)

Traduction de l’italien : D. Guerid

 


Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

27-10-2011

Ayez pitié de vous-même, prenez la pastilla espagnole ! Le Panier et le Parti

 

 

 

243920101502702024914214188931642093392393660843o2.jpg251047101502675352664214188931642093115592751007n.jpg

« Au nom de Dieu le Tout Clément, que la prière et la paix soient sur Sidna Mohammad. Dieu a crée les sciences et les a classées en deux parties : celles du corps et celles de la religion. Il a crée également trois cent soixante journées en une année et trois cent soixante articulations dans le corps humain. Priez tous sur Sidna Mohammad ! Elevez votre voix ! Quand j’ai installé mes affaires pour commencer mon travail,         certains m’ont apostrophé               et m’ont déclaré que ces remèdes qu’ils achetaient des halqas ne les guérissaient pas. Je leur ai répliqué, ils sont là, où sont-ils ? Oh oui toi la grosse tête, tu rigoles ha… Mais, fils de maudis, qu’est-ce que vous prenez ? Vous êtes bêtes, tellement bêtes qu’on doit se moquer de vous davantage . Avez-vous jamais utilisé mes médicaments, mes comprimés, mes pilules ? Regardez-les, ouvrez bien vos yeux ! c’est un produit espagnol. Franco le donne à ses soldats.

 

Ecoutez bien, oh race de malédiction ! Si par hasard, vous vous aventurez à le faire entrer           de l’Espagne, on vous couperait les couilles à la douane et on vous les servirait au petit déjeuner. Les Espagnoles n’aiment pas nous donner les bons produits.

 

Il s’agit d’une pilule qui n’est pas comme celles qu’on produit ici chez nous. Elle est produite par un chrétien qui pisse à la direction de la Mecque; il ne jeûne aucune minute pendant le ramadan, il n’a jamais mis les pieds dans une mosquée. Un impie, mais qui possède quelque chose d’extraordinaire qui nous fait défaut. Demandez-moi : c’est quoi ? Mais avant, vous devez prier sur Sidna Mohammad; trois qualités ont été conférées, à tord, peut-être, à trois types qui ne les méritent pas.

 

La première c’est la fidélité et la sincérité, elle a été octroyée aux chrétiens ; que Dieu les maudisse tous ! Un chrétien tient à sa parole et ne rate jamais ses rendez-vous tandis qu’un musulman, s’il vous fixe un rendez-vous pour tel ou tel jour, il faut compter sur un décalage d’une année au moins.

 

La deuxième, c’est l’économie et la beauté, des qualités happées par les ennemis d’Allah ; les juifs ; qu’ils soient tous envoyés  à l’enfer ! Les juifs nous fascinaient par leur beauté et nous vendaient tout ce qu’ils voulaient aux prix qu’ils voulaient. Oh quelle beauté possèdent les juifs ! ils en usaient et s’enrichissaient sur nos dos. Que Dieu les écrase tous ! dîtes amen ! Qu’il nous aide, nous musulmans, à maîtriser nos pulsions et nos folies !

 

La troisième qualité ? Vous ne vous êtes pas posé une question à son sujet. Allez ! Priez sur Sidna Mohamad ! Demandez-moi de vous la révéler ! Que Dieu ait vos parents en sa miséricorde ! Eh bien  commencez à compter sur vos doigts : le proxénétisme, le vol des babouches  à l’intérieur des mosquée aux heures de la prière, la médisance, la jalousie, la rancune , la traîtrise , la prostitution.. .De toute façon, remercions Dieu pour ses bienfaits ! Nous méritons tous les malheurs qui s’abattent sur nous ! Qu’il nous rende conscients de nos vices et de nos péchés !

 

Faîtes une petite expérience, apportez cette pastille à la pharmacie la plus proche, si le pharmacien ne s’émerveille pas à sa vue , vous me cracherez sur le visage.

 

Vous vous dîtes : mais à quoi sert-elle ? Prenez-la si vous souffrez des douleurs de la prostate, vous urinez difficilement, vous ne vous maîtrisez pas et vous êtes constamment obligés de renouveler vos ablutions. Si en vous prosternant pour prier Dieu, vous criez : « oh mon dos !» Si vous suffoquez en montant les escaliers.

 

Priez sur Sidna Mohammad et repentissez-vous ! La porte de la Clémence Divine n’est jamais close. On ne doit pas se gêner d’interroger les oulémas au sujet   de la religion; point de pudeur dans ce domaine, avait dit notre bien aimé prophète.

 

Pendant la nuit certains d’entre vous se trouvent impuissant de pénétrer leurs épouses licites. Un devoir qu’ils doivent accomplir sinon ils risqueraient d’être terrassés, eux et leurs partenaires, par le berger qui s’endort tranquillement dans le vestibule de la maison  près de son troupeau. Quelle honneur pour celui qui, d’entre vous, recommande à son épouse de lui mettre le doigt dans l’anus en vue d’une érection qui tarde à venir ?! Dans ce cas tu es semblable à une voiture qui ne peut démarrer faute de batterie. Le pénis n’est pas un hérisson   qui refuse de tendre son cou. Faîtes attention !  Que Dieu vous ait en sa miséricorde ! Si une fille consent à vous épouser, ce n’est pas pour les biens que vous possédez; le zellige couvrant les murs, les meubles en pure laine, les ustensiles argentés, mais c’est pour l’action. Dieu a dit dans son Livre Saint : « O Croyants, ne vous interdisez pas les plaisirs que Dieu vous a déclarés licites. »

 

 

 

Un jour, Sidna Mohammed était dans la mosquée en train de prêcher les bienfaits de certaines actions qui ont le même effet que l’aumône quand certains musulmans pauvres   s’étaient plaints à lui.  Car dans le cas évoqué seuls les riches profiteraient des récompenses célestes puisqu’ils sont capables de faire l’aumône.

 

Sidna Mohammad, que la prière et le salut soient sur lui, leur avait répondu : « chaque fois que vous faîtes œuvre de chair, vous faîtes une aumône ».

 

Et les musulmans pauvres de l’interroger : « comment ?! Nous satisfaisons nos désirs charnels et nous sommes récompensés par le Tout puissant ». Notre bien aimé leur répondit : « celui qui assouvit ses plaisirs charnels d’une manière illicite ne se charge-il pas d’un péché ? De même celui qui les satisfait d’une manière licite obtient une récompense ».

 

Point de pudeur en ce qui concerne la religion ! les joies de la chair dans ce bas monde doivent nous inciter à suivre le droit chemin tout en excitant nos désirs de jouir durablement dans l’au-delà. Sachez que les femmes   désirent beaucoup plus assouvir leurs désirs charnels que leur faim.

 

Priez sur le prophète et ouvrez vos yeux ! Faîtes gaffe à ce qui se vend dans les halqas : la plante silencieuse, la graine de la raison, la fleur de la figue de barbarie, la graisse des mouches de l’Inde, les poiles du rat orphelin, qui possède d’entre vous l’état civil des rats pour en connaître les parents !?  Les testicules des moustiques du Sahara, allez   cuire le tout dans de l’huile d’olive et prenez-en deux cuillerées le matin et deux autres le soir !! Votre ventre se gonflera et deviendra comme un tambour, vous passerez la nuit à péter, vous provoquerez la tempête dans le village, vous ferez éclater la baraque et puis vous boucherez les égouts. Le lendemain, tout le monde sera au courant de tout, on vous emmènera au commissariat pour vous déboucher et vous laver avec du gaz. Priez sur le prophète qui nous a apporté la religion !

 

Il y en a qui rassemblent les gens naïves autour d’eux et commencent à leur donner des leçons à propos de l’islam, méfiez-vous d’eux ! L’eau pour les ablutions, la place à la mosquée et la direction de la Mecque sont gratuits, qui pourrait dire le contraire ? Moi je ne vous demande pas d’acheter mes produits ; je n’ai pas besoin de vos centimes; et si vous le faîtes, que Dieu inflige à vos parents une peine de cent ans de réclusion ! Vous croyez que vous allez m’enrichir avec vos deux dirhams, eh bien détrompez-vous, je suis riche, regardez ce que j’ai dans la poche !

 

Il y en a d’entre vous qui parlent du savoir et croient que je suis un parasite dans ce domaine, qu’il sache que je suis diplômé de la Karouiyne ! Regardez mon certificat ! Un faqih n’est pas celui qui porte un djellaba et une longue barbe  à laquelle on peut attacher des tresses d’oignons, celui  qui prononce des versets coraniques à tort et à travers et dont il ne sait même pas le sens comme l’âne qui porte des livres . Ou celui qui se prend pour Sidna Moussa, un messager de Dieu, ou qui se croit intouchable. Sidna Mohammed est le sceau des prophètes, tous ceux qui sont venus après lui appartiennent au commun des mortels. Il y a les Saints d’accord, mais il faut les prendre comme un modèle et non pas les diviniser.

 

Faîtes attention à ceux qui cultivent la haine et la bêtise ! Ici juste à côté de nous, il y en a qui refusent de croire que l’homme a pu arriver sur la lune, ils disent :

 

« Dieu ne peut accepter cela ».

 

Je leur dirais s’ils m’écoutent :

 

« Dieu le Tout puissant va vous mutiler pour vous empêcher d’aller manger chaque jour la purée de fèves chez Père Al Mokhtar. Y a-t-il un crime aussi crapuleux que  de nier les évidences, de mettre toutes les bêtises sur le compte d’Allah ? Allah est innocent de votre ignorance, de votre stupidité oh race de bougres ! Qu’avez-vous apporté à l’humanité ? Vous assouvissez votre faim dans le verger du juif que vous ne cessez de maudire !

 

Quelle honte ! Pour rapiécer nos   loques, il faut importer l’aiguille de la Chine ; pour voyager, on utilise les voitures fabriquées par les mécréants ; pour se soigner on a recours aux médicaments des impies ; pour connaître ce qui se passe dans le monde on utilise les transistors des japonais. Ces derniers à qui notre Royaume exporte des boites de sardines qu’ils recyclent en postes de radio et nous les renvoient.

 

Dîtes-moi, que Dieu vous éveille de votre sommeil !   Combien coûte une boite de conserve de sardines et combien coûte un transistor ? Combien nous faut-il de boites de sardines pour se procurer un poste de radio ?

 

 

 

Moi, j’ai conduit des dizaines de voitures, si vous savez lire voici mon permis de conduire. Toi, lis cette date ! Et vous, regardez également mon passeport et les pays étrangers que j’ai visités, vous croyez que je ne connais pas le monde. Je suis de Zaytouna, quarante de mes aïeux sont   enterrés dans ce cimetière auquel nous nous dirigerons tous.

 

Ayez pitié de vous-même, prenez la pastilla espagnole ! Ne vous laissez pas arnaqués par les pseudo médecins et les faux dévots ! Ce n’est qu’une réclame, le prix que vous allez payer aujourd’hui n’est même pas celui d’achat, je vous en fais cadeau car je suis dans ma ville natale ; que ses saints nous bénissent tous ! Dîtes amen !

 

Attend toi ! Je viens tout de suite, attends-toi aussi, je commence par ceux qui sont tout près, ne vous vous bousculez pas, il y aura pour tout le monde. »

 

 

 

 

 

Ramdane se prit dans une hilarité délirante, un fou rire le gagna au point de le faire tomber par terre. Il se calma et me demanda s’il n’était pas apte à organiser la halqa la plus captivante du monde. Je l’admirai en louant son talent de comédien. Beaucoup de personnes à Zaytouna le prenaient pour un parent ou un associé des frères de Mahjouba. Il accompagnait surtout le cadet qui ne réussissait pas souvent son entreprise. Il assistait presque toujours à la même scène.

 

L’aîné, souvent en état d’ébriété avancée, venait à la rescousse de son frère dans l’embarras, lui arracha le micro en lui murmurant dans l’oreille : « oh mon frère est-ce ainsi qu’on crée une halqa ? De cette manière là, tu ne pourras même pas gagner, vers la soirée, de quoi acheter un litre du vin rouge ; donne-moi ce micro ! »

Posté par TAHRI dans CREATION LITTERAIRE ROMAN | Pas encore de commentaires »

25-10-2011

RACHID NENY OU KAFKA SE DEJOUANT DE L’ABSURDE MAKHZENIEN

001.jpg1011.jpg

Kadhafi est mort , Rachid Neny est condamné  par la cours d’appel en vertu du code pénal  pour  avoir publié des informations  inexactes …Un menteur professionnel qui a osé donner libre court à ses fantaisies , à son imaginaire maladif et a accusés LES MAITRES DU TEMPS, CHABAT , AL HIMMA , AMMRI, AOURID ET AUTRES Sajid , BRIJA ainsi que Bennani  , My Hfid Alami , Radi, ABBAs Fasssi  …

 

Une vermine  , une carie qui accélérait  l’effritement des LIONS DE L’Atlas ou de LALMAS ce fameux joueur algérien don1011.jpgt le c001.jpgrane était dégarni  au début des années 70.

 

Le Mensonge est HARAM WALLAH .Dieu dit dans le coran : « ولا تطع كل كذاب  مهين » . 

 

Chabat a eu les honneurs de l’ambassade des USA au MAROC . Sa réussite était considérée comme une preuve irréfutable de la démocratie que que connait le Maroc où on parle trop de la domination des traditionnelles familles makhzeniennes qui accaparent le pouvoir et les hautes fonctions . Et puis maintenant , il  est le maire de la plus ancienne  ville du Maroc Fès. C’est quoi ces fantaisies apportées par Neny? cette coordination avec Basri pour pour semer la zizanie à Fes? DICR2TISER ET secouer Le Préfet Mahdi Alaoui qui défiait souvent le puissant ministre.?..Des balivernes, des histoires qui font dormir debout.

 

Et ces accusations gratuites à l’égard de AOURId  qui ,selon Neny,  a amassé une fortune colossale au cours de son exercice à la tête de la Wilaya de Meknès.?????,,

.Des sornettes  qui n’ont d’objectif que de déshonorer une illustre  personnalité dans le domaine politique et culturel

 

Maintenant, je me sens vraiment anormal. Ou bien c’est la réalité qui m’entoure qui est anormale. Si on accuse quelqu’un à tord , il faut qu’il montre et démontre son innocence  an plein jour. Sur les mêmes pages , dans la même publication ,avec le même volume spatial.Qu’i se déculpabilise!!! Mais Aourid n’a pas apporté des preuves pour  faire éclater son innocence en plein jour. De Même Himma et Ammari accusés de mettre la main sur des terres  de  la cote méditerranéenne…On est toujours dans le flou !!!!!

 

Aucune personnalité  accusée citée n’ a répliqué   ou réagi pour   témoigner et affirmer la pathologie de Nény en tant que menteur professionnel. C’est étrange !!!!! Peut-être , la corruption , l’abus du pouvoir , la spoliation des terres, , les magouilles politiciennes économiques, les complots , le détournement des deniers publics, la bureaucratie, l’injustice , le chômage , la prostitution n’existent que dans ma tête et celle de mes semblables qui  sont rongés par l’angoisse et froissés par la dépression. Ce sont despoux qui nichent dans la tête de Neny

 

Un procès farfelu   illustrant l’absurde où est arrivé le Maroc au cours de ce printemps arabe qui annonce une nouvelle phase dans la renaissance des peuples .

 

N R est. Un jeune marocain idéal car il est parti de zéro  sauf de sa volonté et de son talent et a fondé une entreprise qui commercialise les VERITES. A l’image de ses compatriotes démunis et désespérés , il a même tenté l’expérience de l’immigration clandestine par-dessus le marché  Il devient le Modèle d’une ‘écriture journalistique délicieuse et édifiante , il put acquérir un grand lectorat.

 

Un jour , il fut convoqué pour « quelque chose qui l’intéresse » puis arrêté par  les policiers  dans les locaux du commissariats et transféré à la prison .  On espérait cet instant car une rafale d’accusations  lui était adressait auparavant  pour  le menacer  et le dissuader afin qu’il taille sa plume entachant trop  les esprits. mais en vain .Pensant,au début, que tout cela n’était qu’une vile plaisanterie du makhzen car lui il se réclame  royaliste jusqu(à la moelle.Avec conviction l déclare qu’il  un royaliste inconditionnel. En effet il se trempe et ne  ne tient pas compte  des desseins noirs qu’on trame pour lui.. Intrigué par l’absurdité de la situation, il interroge  tout le monde , les hommes de  la loi et ceux du roi  sur son arrestation et n’obtient aucune réponse .c’est alors qu’un sentiment d’  anxiété  s’empare de lui.  Ses collègues le taquinent et lui rappellent son refus de venir  à toutes les convocations et de comparaître devant le tribunal. SA grande gueule qui n’épargne personne. Il fut trainé par la suite plusieurs fois au tribunal  pour être jugé comme un vil criminel. L’intrigant c’est  que les victimes avaient demeuré invisibles.  Le comble de la misère c’est qu’on le fouille matin et soir.  IL Commence alors à délirer : « UNE LOI NATIONALE fut promulguée pour le priver des stylos , du papier , des livres et de cahiers… Même le téléphone que le dernier taulard emprisonné a à  sa disposition ,on le lui  refuse  .

 

 Ce jour là, Marrakech fut secouée par un attentat terroriste. Quelle coïncidence  ! La goutte qui a fait déborder  le verre a été le terrorisme. R N a explicité, a insinué,  a tendu son coup plus haut que  les autres et a voulu voler un coup d’œil…. On le prive des échauffourées des jeunes du 20 Fev , des policiers et du 9 mars 20. L’auraient-ils fasciné ? serait-il leur maître ? COordonNait-il avec eux ????

 

L’ « Absurde » est utilisé dans divers domaines . Littéralement, ce mot désigne ce qui est incohérent, insensé, contraire à la logique et à la raison.
Ce mot est aussi un concept philosophique utilisé dans la philosophie existentialiste qui s’est développée après la seconde guerre mondiale. Les philosophes existentialistes athées, comme Sartre, affirment que puisque le monde est contingent, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire, l’Homme est lui aussi contingent. «  Autrement dit, le monde et l’Homme sont, mais peuvent ne pas être. Donc, l’Homme ne fait qu’exister et il n’a aucune essence car celle-ci est précédée par l’existence de l’Homme. Le non-sens du monde et l’absence de cause contestent alors l’existence de Dieu. »

 

 c’est ainsi que l’Homme devient non seulement « cause de soi » mais aussi maître de son destin. Et c’est en ce sens que l’existence de l’Homme est absurde.  

 

Quand RACHID, égrenait les turpitudes et les crimes qualifiés de ses détracteurs, il ne cessait d’appeler les responsables à l’arrêter ou arrêter ses « victimes ».  C’est dire qu’il voulait mener le jeu et la «  niaiserie » jusqu’au bout., En effet l’absurde ne concerne que le  paysage général que nous observons . TOUT CELA EST ABSURDIT2  MAIS LUI IL SAVAIT Ce qui l’attendait. Mais ce qui pour nous est dénué de sens ne l’est pas pour lui qui  est un marocain prêt à se soumettre aux rudes épreuves des fauteurs de troubles

 

    Par son emprisonnement , on cherche à créer chez Rachid des sentiments mélancoliques et pessimistes à cause du non-sens du monde qui l’entoure. Lorsqu’il essaierait d’expliquer sa situation absurde par un discours rationnel, il  n’y parviendrait pas, car l’absurde échappe à la logique. C’est à juste titre que Kafka a écrit dans son journal : « Je tente toujours de communiquer quelque chose qui n’est pas communicable, et d’expliquer quelque chose qui n’est pas explicable ». En outre, étant dans l’incapacité d’expliquer l’absurde, la faculté d’expression du personnage absurde connaît soit l’altération, soit la disparition ; c’est ce qu’on appelle « la crise du langage ».

 

Car l’absurde est en quelque sorte l’expression déguisé d’un désespoir qui assombrit l’existence de l’homme . Quant on peut rompre des personnes solides , on les oblige à se mouvoir dans un espace absurde où tout est absurdité , abêtissement et  sottises.

 

Je voulais faire de la politique , en fin être utile pour quelque chose mais quand je me suis trouvé partout  étranger à la manière de penser des gens , je me suis enfoncé dans ma solitude.

 

Cependant Rchid Neny est trop robuste pour leur céder . Ils se sont ridiculisés en voulant  altérer un routier aussi habile que Neny.

 

c

 

 

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

23-10-2011

L’ ERRANCE POLITIQUE A DERB SOLTANE

 

 

 

047.jpg

095.jpg101.jpg

Boulevard MOUlay Driss à Derb Soltane ce dimanche 23 /10/2011,les manifestants du mouvement 20 février battaient le pavé     Spontanément organisés, ils  traversaient  les foules  vacant à leurs préoccupations au milieu de la célèbre Place de Casasblanca SAHAT Sraghna. Le volume  de la manifestation semble sinon stagné du moins diminuer par rapport  aux manifestations précedentes.Les barbus étaient majoritaires, les figures habituelles étaient là.  Maintenant on peut les reconnaitre a force de les rencontrer régulièrement. Ce n’est pas une grande manifestation mais non plus ce n’est pas une gigantesque. On s’attendait à ce que la fin spectaculaire de   un effet catalyseur  pour drainer davantage de masses or tout était  dans les normes précédentes.  Mêmes les forces de l’ordre était cette fois-ci plus discrètes que d’habitude. Des éléments des forces auxiliaires marchaient  cote a cote avec les manifestants pour protéger les boutiques ouvertes. En témoigne les slogans scandés et ceux brandis.  Trois  types de slogans : des réclamations sociales, des attitudes politique notamment la dénonciation de élections du mois prochain et du cadre dans le quel elles se dérouleront ,  contestation des grands pouvoirs du roi et son omniprésence.  Un autre slogan « timidement » scandé aurait été une vraie parole susceptible de galvaniser les masses : nous voulons d’abord les comptes avant de passer aux élections . Un telle réclamation en public appuyé par les preuves et les arguments auraient été une proposition  pertinente  que les responsables  devraient prendre en considération …

 

 

090.jpg078.jpg

Où en sommes-nous donc ?084.jpg

 

Nous pouvons dire que les manifestations du 20 février  reflète  telles qu’elles se déroulent actuellement ne sont pas en mesure d’exercer une pression quelconque sur le pouvoir. Là aussi ce sont , à mon humble avis, des facteurs subjectifs qui empêchent  d’atteindre  cet objectif. En fait , elles sont décolletées du tissu politique existant . Un tel tissu malgré sa saleté  est incontournables. Il ne faut pas  croire qu’il est propre à la poubelle.  Car ces forces malgré leur nullité existent bel et bien . La consistance qu’avait acquise ce mouvement au début devait servir à déverrouiller les chambres noires d’où sortaient les décisions arbitraires antipopulaires et anti démocratiques… Car le peuple n’a plus de patience pour attendre l’extermination   de ce qui existe  pour arracher ses droits…  Au lieu par exemple d’appeler au boycott des élections , on aurait du ouvrir un dialogue pour personnifier les drames ; par exemple on se demanderait ce que  un MEZOUAR pourrait réellement apporter au peuple …un dialogue public serait inauguré ave c les istiqlaliens  et les ittihadis pour leur dire et leur argumenter publiquement que l’actions de leurs ministres était nulle .pour moi le fait de dire qu ils ne font qu’exécuter ce qu’on leur dicte. Réduire toutes les réclamations à l’expression d’une exécrations  teintées de religiosité ne pourrait que retarder le changement  . C’est l’errance politique . Ill faut aller aller droit au but : obliger les  rapaces à lâcher le morceau…On aurait du appelr les populations à se mobiliser pour des objectifs bien déterminés : l(hôpital, l’école, le recrutement , les nominations, les agréments et ioui ce qui se voit par l’œil nu et  , ce qui crève les yeux : injustice, népotisme, clientélisme te favoritisme ….

 

054.jpg059.jpg

Posté par TAHRI dans ACTUALITES ET PARADOXES MAROCAINES | Pas encore de commentaires »

23-10-2011

KADDAFI MA GRAND-MERE ET LE BATEAU IVRE

0182.jpg

Kaddafi  est mort   aspergé de crachats  et lynché au su et au vu de tout le monde . Comme Bouchta . Oui , exactement comme ce fameux « sbectour » (inspecteur) sous le protectorat  dans ma ville natale. Ma  grand- mère e Allah Yarhamha  sursauta chaque fois qu’il y a un petit bruit ou un geste étrange…  Elle  arrivait souvent chez nous , le cœur palpitant et le teint pâle. Dès qu’elle arrivait elle demandait un verre d’eau et exprimait sa grande peur : «  je passais devant l’école ,  des élèves sortant en grands groups  envahissent la rue , j’ai pensé sur le champ à cette manifestation  où  les gens criaient et se  bousculaient au tour de quelques choses , je me suis approché et j’ai cru que c’était une vache qu’on égorgeait et qu’on pelait . Comme ce rituel  de BAB ALAAR باب العار devant les sanctuaire où on sacrifiait سضؤقهبهضهفdes vaches dans une ambiance de transe   , les cris s’élevaient  des   femmes et des hommes qui se culbutaient  qui pour arracher des poiles qui  pour obtenir des gouttes du sang. Bien sûr, ces  rites s servaient t à   guérir des maladies ou accomplir des actes de  sorcellerie… Puis j’ai demandé à une femme  ce qui se passait. Elle m’avait dit que c’était Bouchta « sbectour »  que tout le monde redoutait sous l’occupation française . J’avais suivi la  processions fougueuse .On trainait le pauvre qui agonisait jusqu’à la sortie de la ville où on l’avait brulé. De  puis ce jour là , la peur des foules me hante. Tout rassemblement était devenu pour moi une occasion pour un lynchage collectif qui débouche sur  une embrasement… »

 

Je ne sais pas pourquoi  je me suis rappelé de l’histoire  de ma grand-mère quand j’ai vu à la télévision  les instants où on a sorti kaddafi de sa cachette  et on la ‘ ensanglanté . mais certainement  , le principe est le même : la  rancune de la foule  est illimitée . Mais sa folie est scandaleuse . Car un tel acte regardé par le monde tout entier prouve que la passion arabe est problématique .  liquider quelqu’un sans jugement  ,aussi Kaddafi soit-il ,est une infraction  flagrante à l’égard   de toute l’institution juridique que l’humanité est en train  de bâtir depuis la nuit des temps. Autrement  dit c’est le même scénario de Bouchta  lynché publiquement en 1955 dans ma ville natale. Les arabes sont les mêmes ?

 

Quand nous étions des élèves l’un de mes amis  imitait souvent les discours du Kaddafi  Pourquoi Papon , Pinocet et autres n’avaient pas été traités de la même façon ??

 

A l’école de ces années douces de la deccenie 70, mon avis nous amusait souvent en imitant les discours de kaddafi :

 

« لنحول كل المداريس الى تكنات عسكرية ومن تحزب خان !!! »( Que nous transformions les écoles en casernes militaire, integrer un parti politique est un acte de trahison !!! )

 

Mais il faut l’avouer cet ami même nous disait que Kaddafi est  un fou . Surtout quand notre quartier avait reçu un jour le cadavre de deux de ses fils  s  en Lybie  après avoir avalé de l’alcool  en vue   d’avoir l’effet du vin . Question de respirer un peu . Le vin n’existait pas en Lybie pendant ces tristes années de la fin de la décennie 70…Une mort tragique . On ne savait  pas si nous devions dénoncer le régime du Kaddafi qui interdisait la vente de l’alcool ou les défunts pour avoir commis un acte mortel . Surtout qu’il s’agissait  du vin qui est prohibé par la religion islamique …Plutôt par la théologie musulmane car dans le coran Dieu nous ordonne de l’éviter sous peine d’avoir des ennuis . Et qui nierait les effets néfastes du vin ???

 

C’était aussi la radio Libyenne  Où parlaient des marocains qui dévoilaient  les actes de reprission perpétré par   Hassane Deux à l’égard des opposants .  Des informations mais beaucoup d’insultes et démagogie. Puis la contrattaque du Maroc et de Mustapha Alaaoui sur la radio marocaine avec son émission : »

 

« القدافيورباعتو Kaddafi et sa bande  «  » ‘ Un feuilleton  où les paroles  , l’intoxication , la surinformation et la désinformation étaient des ingrédients  qui épiçaient nos longues soirées où la vie avait encore un gout. Oui bien sûr , il n’y avait pas  de réelle crise au Maroc . Aussi bien les lettrés que les analphabètes vous diraient que tout  a commencé avec le problème du Sahara monté de toutes pieces . Un problème crée , financé et mis en scène par Kaddafi et Boumedienne qui s’étaient partagé les tâche pour porter préjudice au régime de hHassane Deux . Mais finalement c’était le peuple marocain qui en avaient payé les pots cassés.

 

Kaddafi  a disparu  « héroïquement » selon ses fans . Et c’est les bombardements de  l’OTAN  qui  étaient déterminants dans cette défaite cuisante  selon ces mêmes fans . Certes c’est exact mais l’autre scénario serait beaucoup plus tragique car kaddafi n’aurait pas hésité à exterminer tout son peuple car c’est un vrai mélomane , un psychopathe capable de toutes les folies . Mais ce  qui est grave dans son cas c’est que sa maladie est contagieuses. N’avons-nous pas vue comment se comportait son fils Seif Dine ?

 

Par ailleurs , et c’est séreux à mon humble avis , la contagion est réelle ,attisée par  le poids des occidentaux qui sont là sous prétexte de défendre leurs intérêts , par  l’existence des « moujahidine » aux postes clef de la résistance . C’est dire que la Libye actuelle est bicéphale : d’une part des responsables politiques se réclamant de la démocratie  et des militaires endoctrinés et embrigadés par AlQaida . L’assassinat de Kaddafi était le point de convergence  et  de divergence de ces deux pôles. Si l’évolution serait pacifique et dans la voie de la démocratie , tant mieux et les craintes exprimées sur le devenir de ce pays seraient infondées . Un autre scénario serait possible : c’est l’occupation de la Lybie  par l’OTAN   !!!.

 

L’enjeu de la Lybie actuelle c’est que des issues  sont   sont en présence . Les acteurs sont d’ obédiences idéologiques différentes . Leur UNION  parait difficile . les intérêts de l’Occident et ses crises, la proximité de la Lybie de l’Europe , l’arsenal des  armes éparpilléesdans les quatre coins du pays, le  legs culturels voire symbolique  et social   du régime de Kaddafi,  l’occupation des postes militaires par les intégristes .Une voie démocratique est encore brouillé.

 

La Lybie est donc  libérée de kaddafi qui jonglait  avec son avenir comme si c’était une balle .

 

Une cérémonie grandiose est organisée le long du pays . Le Chef de CNP A ANNONC2 QUE LE REGIME LYBIEN ACTUEL NE PERMETTRA PAS QUX BANQUES  non islamiques de se trouver dans le pays . Tout ce qui contredit la Charia sera annulé des lois libyennes.  C(est dire que l’Islamisation du pays déjà musulman est amorcée sans attendre les élections et ce que dira le peuple. Peut  être ce sont des décisions  qui se fixent pour objectifs un rapprochement avec les intégristes détenteurs des armes . Heureusement qu’une campagne de remise de ces armes est entamée sous les supplications des responsables  provisoires ..

 

Kaddafi me fait aussi penser à Rimbaud et son poème le bateau ivre qui exprime une vision  illuminatrice  mariant l’horreur et la beauté

 

. J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

 

3

Posté par TAHRI dans Maghreb et monde arabe | Pas encore de commentaires »

22-10-2011

Le symbole d’un lumpen prolétariat que les jeunes amateurs de la culture et du cinéma voulaient brandir en guise d’une action réussie dans une société qui s’effritait dans l’indifférence totale

L’année suivante, le ciné-club perdait beaucoup de sa fougue et de sa fraîcheur à cause du départ de certains cadres de la ville et des nouveaux bacheliers pour les villes universitaires. Les problèmes de gestion et d’encadrement se multiplièrent. Ramdane, qui devenait dans ces conditions, un pivot, déployait beaucoup d’efforts et faisait beaucoup de sacrifices, mais il n’arriva pas à maintenir l’association en vie. L’expérience du comité de la Marche Verte se répétait mais dans un autre sens bien que le sort soit le même. La disparition. Exclu du comité des Marcheurs sans obtenir aucune faveur comme ses semblable, il recouvra quand même, son équilibre et fut ainsi exempté de se présenter à chaque fête à la municipalité pour prononcer un discours de remerciement et de gratitude en sa qualité du Plus Jeune Volontaire. Il ne défilait plus muni de son paquetage devant l’estrade où prenaient place les responsables et les notables dans la grande place de Zaytouna. Il était devenu un maudit, un rebelle.

 

Et il ferma volontairement cette parenthèse qu’il allait ouvrir plus tard. Ce qui le préoccupait c’était Sakina, elle était à ses yeux tout à la fois : le rêve et la réalité, la vérité et le mensonge, la Marche Verte et le Ciné-club, Mahjouba et le cinéma.

Elément récalcitrant pour les responsables, simple d’esprit pour les marchands de pépin et de pois chiches. Politicard, faussaire, promoteur d’illusions ; Ramdane était tout cela à la fois. Il n’avait plus de relation avec le comité des Marcheurs mais il obtenait toutes les informations concernant leurs travaux grâce   à Zbida, une femme qui tenait un petit café juste au-dessous du local de l’Amicale des Marcheurs et qui leur apportait des verres de thé quand ils se trouvaient en réunion. Cette femme très sympathique qui s’efforçait de transformer les malheurs, aussi profonds soient ils, en source de comique. D’ailleurs, et comme elle n’hésitait pas à le déclarer elle même à tort et à travers, elle ne s’était jamais montrée rétive face à quiconque voulant louer ses charmes. Il lui était arrivé de croiser sur le chemin de son sort celui de Mahjouba, c’était au moment où cette dernière était en pleine chute. Cette femme jouait involontairement l’espionne  pour Ramdane. Mais Ramdane négligeait complètement tout ce qu’elle lui apportait à propos de ce comité qu’il avait arraché de son esprit depuis belle lurette. En effet, il voulait des informations relatives au devenir de Sakina dont zbida était une cousine lointaine.

Et c’était ainsi qu’il avait appris que la famille avait subi la pression   de certains éléments agissant pour que la    fille rompe avec le garçon. Il y avait d’abord un fameux imam et enseignant qui avait daigné contacter la famille pour la première fois .Il était chargé de lui transmettre le contenu d’un certain avertissement émanant des autorités de la ville. Ces derniers  voyaient très mal la fréquentation par leur fille d’un garçon de café presque analphabète et communiste. Ils n’admettaient point que des filles aillent aux cafés. La cousine raconta à Ramdane comment Sakina avait rejeté toutes les présomptions et avait scandalisé aussi bien le quartier que la famille en criant tout haut qu’elle était libre d’agir comme il lui plaisait. Elle répétait   que tout le monde se trompait à son sujet.

Le fameux imam était promu à cette époque au poste de Contrôleur Général de Zaytouna. . Il devait surveiller les mœurs et les prix ; la vente de l’alcool, les prix des aliments de première nécessité, la qualité des huiles d’olives et des produits artisanaux. En un mot, on lui avait permis d’être omniprésent à Zaytouna. Avant, il avait été élu au conseil municipal de la ville.

Deux décennies après on le trouverait parrain d’un parti fondamentaliste après être devenu une personnalité   au dessus de tout soupçon à Zaytouna. Les gens le craignaient.

C’était Zbida qui parlait tout le temps de ce fqih. Elle avait même raconté à Ramdane une mésaventure qu’elle avait eue en sa compagnie. Le fqih avait même convoqué toute la famille chez lui, y compris Sakina, et c’était à partir de ce moment là que la fille avait changé de comportement avant même de réussir au bac et de partir pour la capitale.

Cette femme avisait également Ramdane des complots que tentaient certains Marcheurs pour d’autres, les traquenards que les uns tissaient pour les autres. Elle cherchait avant tout d’égayer Ramdane qu’elle respectait beaucoup. Elle l’invitait même chez elle et ne ménageait rien pour lui faire plaisir. Elle avait une fille adoptive que Ramdane affectionnait et tentait d’aider dans la mesure de ses possibilités.

 

L’intimité de Ramdane était alors aménagée de spectres et des femmes qui tournoyaient. Les unes apparaissaient inertes et étendues, détachées de leur existence, les autres  ascendantes et descendantes comme des stalactites et stalagmites dans une grotte. Une brume dense qui s’emparait des horizons les jours ennuyeux, des agrégats sur lesquels se casse les rêveries et les souffles.

Mahjouba traînait   ses illusions et ses folies, elle élisait domicile le plus souvent chez Zbida , laquelle lui offrait généreusement de chauds bols de soupes au céleri  et aux pois chiches, des tasses de café et de thé. Elle était prête à accompagner n’importe qui. Parfois Ramdane payait pour elle à son insu mais le plus souvent Zbida  refusait de recevoir quoi que ce soit en disant que Mahjouba était une sœur à eux tous.

Des amours immergés dans des slogans, le tout partait en éclat dès qu’il se recollait. Même le ciné club   était  devenu des ruines  où des paroles  usées et rouillées étaient jonchées partout, un chantier abandonné  planant dès le départ entre le ciel et la terre, sans dômes ni plate forme. Il était devenu inaccessible car inexistant. Les amours morts nées et cette vérité amère sortant de la bouche des marchands de pépins qui s’obstinaient à ne rien croire, à ne croire qu’à l’incroyable.

Le symbole d’un lumpen prolétariat que les jeunes amateurs de la culture et du cinéma voulaient brandir en guise d’une action réussie dans une société qui s’effritait   dans l’indifférence totale. Tout le monde aimait côtoyer Ramdane qui était différent de tous les autres, un être hybride étranger partout sauf en compagnie des femmes éventrées et terrassées comme Zbida et Mahjouba.

Sakina était la plus géniale dans ce jeu de mensonge et de passion. Elle était pionnière ; sans grande beauté, elle avait pu le happer et se servir de lui pour tester, peut être, ses capacités de décrypter les exigences de la conjoncture grande ouverte sur toutes les éventualités.

Posté par TAHRI dans CREATION LITTERAIRE ROMAN | Pas encore de commentaires »

22-10-2011

LB BRIGAGDE ANTISTAR DE KADDAFI

LB BRIGAGDE ANTISTAR DE KADDAFI

 

Les informations tragiques nous inondent . La Chaine REVOLUTIONNAIRE AL JAZIRA  nous aspergent , nous encense , nous excite , nous aiguille….Les ultraréactionnaires d’hier sont devenus les révolutionnaires d’aujourd’hui…سبحان الله Des miracles qui ne pourraient point avoir lieu que sur la terre des musulmans et des arabes …

 

Parmi ces marées d’informations  qui sont en passent de banaliser  tous les incidents énormes qui se produisent de nos jours dans les pays arabo-islamiques, il y a celle qui a été révélée par un ex  élément de la sécurité du Kadhafi selon laquelle la police lycienne contenait une unité spéciale appelée UNITe ANTI star(-système) . Autrement dit ; les lybiennes n’ont pas le droit de se distinguer , d’exceller , de se faire connaitre dans le monde …On dirait que ce guide-frère voulait et veut toujours épargner le ridicule à ses compatriotes . Il connait bien le dicton selon lequel seuls les imbéciles se font distinguer…Il ne veut point que ses sujets soient ridicules au vu et au su du monde tout entier.

 

A l’image de Jésus qui  s’est chargé de Sauver son peuple de ses péchés

 

Kadhafi l’a fait également pour son peuple mais pour le sauver de ses bêtises et de ses erreurs bien que l’erreur , aussi grossière soit elle ,   est  humaine !!

 

Il s’est attaqué  ainsi aux domaines  les plus  populaires qui fonctionnent le plus souvent en marge de la politique officielle : l’Art et le Sport. La dite brigade  mesurait , on ne sait comment , l degré de popularité de tel ou de tel artiste et le soiffe avant qu’il fonde un certain écho au sein des masses . Les masses ne doivent aimer que Kadhafi ; pays est quasi absent de la scène artistique arabe qui représentent en quelque sorte un espace ou le déplacement et les relations ne dépendent ni des frontières ni des divergences politiques. Le public arabe ;malgré certains calculs culturistes ,est le destinataire de toute production  quel que soit le pays d’origine. Mais Kadhafi ,a terrassé tous les œufs pour empêcher ainsi toute couvaison possible. Une jalousie maladive  qui ne s’expliquerait que par      une sorte d’égocentrisme infantile . Kadhafi se sentait l’éternel enfant soleil. Une autre place que celle du soleil serait pour lui l’expression d’un affect dramatique. Pour lui être le Centre ou mourir , le non-centre lui implique un délaissement synonyme d’une mort annoncée. Kadhafi se sent ainsi l’héritier de tous les droits prophétiques, patriotiques , religieux, royaux… Ses compatriotes ,asservis , manipulés ; terrorisés ou préoccupés  lui avaient laissé le champ libre pour commettre les folies les plus meurtrières..Ce qui lui a donné davantage la possibilité de donner libre court à tous les abus. Et la Lybie de rester à l’écart de tout star-systém en mesure de créer un art plus ou moins réflexive de la société. Point de star qui seraient en mesure de le promouvoir. Car les stars auraient du voler une partie des admirateurs au Kadhafi . Chose inacceptable pour ce dernier.  Tous les pays sont connus par leurs chanteurs , ce qui donnent une certaine vision sur la typologie et le contenu des arts musicaux locaux . Sauf en Lybie , on ne connait point de chanteurs , de musiciens ou d’acteurs…Mais c’est un peuple qui n’est ^point stérile… Kadhafi s’est ato proclamé l’homme des lettres numéro un  avc ses nouvelles qu’il a édité aisi que son livre vert.

 

Même le grand héros de la Lybie Omar Mokhtar était liquidé par Kadhafi en vue d’éteindre progressivement son souvenir.   C’est Ainsi  qu’il avqait rasé le mausolée d’Omar Mokhtar  pour que ce héros cesse de le rivaliser en tant que star adulé par le peuple. Kadhafi a entrepris cette décision non pas parce qu’il avait adopté le salafisme wahhabisme qui prône la destruction de tout édifice dépassant le niveau du sol et ayant une relation avec la religion . C’est ce qu’ils appellent l’unification  …Kadhafi a décidé la destruction pour liquider un raval potentiel qui pourrait le surclasser dans l’esprit des libyens. Donc  ça ne signifient point que la lybie est un pays stérile ou faible qui n’a bfourni aucune «  star » au monde arabe dans le domaines des arts mais parce que Kadhafi voulait monopoliser ce rôle pour un perfectionnement de la population des masses.

 

Dans le domaine des sports , c’est la même chose . les sportifs libyens n’ont jamais brillé nonpas parce qu »il sont faibles mais parce que  Kadhafi ne le voulait pas de crainte d’engendre des stars qui devraient détourner les citoyens de leurs idoles kadhafou…

 

Le grand footbaleur libyens des années quatre vingt  Faouzi Issawi  était empêché d’aller jouer dans un grand club italien professionnel…Apparemment Kadhafi disait que le sport ne devrait pas être professionnel et permettre de gagner de l’argent mai sen réalité il ne voulait pas que les masses se détournent de lui pour un footbaleur qui  lui offre le plaisir et la joie. Et pour déraciner les souvenirs , il a décidé en concertation avec son fils Saadi de détruire le siège du Nadi Ahli à TRipolie club rival au club dans lequel jouait Saadi…

 

Beaucoup d’hommes d’affaires ; de diplômâtes, d’opposants ont été assassiné par Kaddafi pour qu’il reste l’UNIQUE STAR DE LA LYBIE . Jusqu’à la fin qui est en train de se tramer actuellement.

 

Son sport préféré était celui de jongler avec la sécurité et les symboles des autres au moyen de la provocation et des complots complot,Une théorie du complot aussi paranoiaque que ridicule qu’il ne cesse de prêcher par tout …Des palabres creuses qui esquisse les reliefs d’une victimisation tapageuse.

Il parait que Kadhafi fait parti des Illuminati qui  ne seraient ni plus ni moins que l’élite dans l’élite, la société secrète la plus puissante au monde.

Posté par TAHRI dans Maghreb et monde arabe | Pas encore de commentaires »

17-10-2011

LES GRANDS NEGATIONISTES MAROCAINS ET LES COMPROMIS/COMPLAISANCE DEMOCRATICIDES

Le gouvernement marocain a dénoncé  l’attitude de certaines forces politiques qui sèment le doute quant à la crédibilité des élections  législatives qui auront lieu le mois prochain. Le ministère de l »Education nationale  a exprimé la même désapprobation face à ceux qui  minimisent les acquis de l’Ecole marocaine surtout après le Plan d’urgence qui est en train d’être appliqué. C’est logique car on ne peut vendre du poisson qui nage encore dans la mer. Et il faut ajouter que l’épuration politique sur le plan électorale est allée crescendo depuis  son début.  Pour ce qui est de la réforme de l’enseignement , le budget alloué à cette opération est énorme, les résultats des élèves prouvent l’amélioration… Le taux de déperdition , du redoublement a chuté…!!!selon les responsables.
« Tout est pour  le mieux dans les meilleurs des mondes possibles «  comme disait Panglos le philosophe voltairien  qui commente et explique les faits  absurdement…On a des nez pour porter des lunettes… Et des pieds pour être chaussés  Donc des NEGATIONISTES( sans pour autant  s’excuser aux sionistes  qui colonisent la Palestine et torturent ses habitants au vu et au su de l’Occident), des «  suspecteurs », des  râleurs doivent se la FERMER. Car  , le temps est au travail et non pas futilités insignifiantes, auraient dit nos responsables qui n’assument de responsabilités même pas  envers eux mêmes!!!Néanmoins , Nous ne croyons pas qu’il s’agit là d’une menace  déguisée ou d’une mauvaise foi latente , c’est  tout simplement une vision politique ,brouillée, indécise et incertaine.   Des hallucinations voire une diarrhée verbale.

En effet la moindre chose que doit connaitre tout politicien , aussi génial soit-il ,c’est qu’il ne pourrait en aucun cas satisfaire tout le monde   et pour toujours.  La démocratie c’est  avant tout cette  diversité des voix et de visions.Une exécution du programme de la majorité. mais où est la majorité ? aurait dit l’autre .Pour nos responsables  , on est arrivé à la concrétisation de l’absolue sur tous les plans  grâce aux hauts fonctionnaires qu’ils sont ; de grands hommes comme disait Hegel : «  des grands hommes, … prennent mieux conscience et sont conducteurs d’âme. Le grand homme est donc celui qui prend conscience de ce à quoi aspire la conscience des hommes et le réalise. »  Le consensus est incontournable.  Car dit-il « Le grand homme ne fait que mettre en œuvre ce que veut le peuple. Le grand homme sans le peuple n’est rien mais le peuple a besoin du grand homme pour prendre conscience de ses aspirations et les réaliser. » Donc nous le peuple , nous devons être à la hauteur. N’ont-ils pas hâté les réformes politiques que les autres nous envient ?  Pourquoi sous-estimer leur faire ? Même  des handicapés politiques comme Himmich , Belkhayat ou  bien d’autres doivent être  aimés passionnément . Car tout ce qu’ils font est en notre faveur. De vieux routiers sont décidés de mener de nouveaux combats et de vraies invasions pour  nous conquérir , nous tenir en laisse  , nous piller,  saccager nos espoirs  et pisser sur nos rêves. Vous pourrez vous renseigner sur X réélu plusieurs fois, il a changé de parti..Les partis comme les Farrachas , ces  marchands ambulants qui se passent même d’un pignon sur rue pour nous approvisionner  dans notre proximité  …Tout le monde gagnera  sauf ceux qui croient à la loi et observent les règles de l’éthique. Car  Mêmes les jeunes , on s’est débarrassé d’eux en les mettant sur la liste des femmes . UN COMPoRIS  QUI PORTE SEVEREMENT PREJUDICE A LA DEMOCRATIE. LES COMPROMIS sont le poison de la démocratie. TOUT compromis est démocraticide.

Et au Maroc vous voulez pousser les compromis jusqu’à l’absurde.

DE grands négationnistes de  la misère au pataugent  les population , du désespoir qui asphyxient les jeunes ,de l’école et de l’hôpital   qui ne fonctionnent pas, des turpitudes et de l’impuissance  d’ne élite décolletée des masses, d’un parlement   en panne… Un vrai cirque où les représentants de la nation se comporte comme des gueux. En témoigne le geste du parlementaire qui a jeté une lettre quand le roi passait devant lui  au parlement. C’est dire que ce politicard est tellement impuissant qu’il a eu recours aux mêmes moyens que les mendiants , les chômeurs et les misérables de la nation.

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-10-2011

Los indignados tras el 15-O “El 15-M es emocional, le falta pensamiento”


el país5-M es emocional, le falta pensamiento »

Zygmunt Bauman advierte del peligro de que la indignación termine evaporándose

El padre de la ‘modernidad líquida’ publica un nuevo ensayo en forma de 44 cartas

Los indignados tras el 15-O “El 15-M es emocional, le falta pensamiento” 1318808156_278372_1318808641_noticia_normalEl sociólogo polaco Zygmunt Bauman, el sábado en Madrid. / CRISTÓBAL MANUEL

3.393 Twittear753 Enviar Compartir Compartir

Enviar ImprimirZigmunt Bauman, el filósofo y sociólogo polaco famoso por su concepto de la modernidad líquida, tan fértil que ha sido aplicado al amor (líquido), al arte (líquido), al miedo (líquido), al tiempo (líquido) y así hasta cualquier cosa, publica el ensayo 44 cartas desde el mundo líquido (Paidós). Además, el premio Príncipe de Asturias de Comunicación y Humanidades 2010 ha estado en Madrid para pronunciar una conferencia en el Matadero bajo el título ¿Tiene futuro la solidaridad? El sábado por la tarde, a la misma hora de la manifestación internacional de los indignados, mantuvimos una charla en un hotel a menos de 100 metros de la plaza de Atocha donde, entre la multitud, ya no cabía un alfiler.

Le pregunto a este profesor emérito en la Universidad de Leeds (Inglaterra) si le parece que estas grandes manifestaciones masivas, pacíficas y tan heterogéneas lograrán combatir los abusos de los mercados, promover una democracia real, reducir las injusticias y, en suma, mejorar la equidad en el capitalismo global, pero, como profesor que es, no responde a la cuestión de un solo golpe.

Las protestas suplen la falta de política global con oposición popular

En su parecer, el origen de todos los graves problemas de la crisis actual tiene su principal causa en « la disociación entre las escalas de la economía y de la política ». Las fuerzas económicas son globales y los poderes políticos, nacionales. « Esta descompensación que arrasa las leyes y referencias locales convierte la creciente globalización en una fuerza nefasta. De ahí, efectivamente, que los políticos aparezcan como marionetas o como incompetentes, cuando no corruptos ».

Frente al actual individualismo, los indignados se sienten iguales

« El movimiento del 15-M trataría de suplir la falta de globalización de la política mediante la oposición popular ». ¿Una oposición eficaz? En opinión de este sabio de 86 años, el efecto que puede esperarse de este movimiento es « allanar el terreno para la construcción, más tarde, de otra clase de organización ». Ni un paso más.

Bauman califica a este movimiento, como es bien evidente, de « emocional » y, en su parecer, « si la emoción es apta para destruir resulta especialmente inepta para construir nada. Las gentes de cualquier clase y condición se reúnen en las plazas y gritan los mismos eslóganes. Todos están de acuerdo en lo que rechazan, pero se recibirían 100 respuestas diferentes si se les interrogara por lo que desean ».

La emoción es (¿cómo no?) « líquida ». Hierve mucho pero también se enfría unos momentos después. « La emoción es inestable e inapropiada para configurar nada coherente y duradero ». De hecho, la modernidad líquida dentro de la cual se inscriben los indignados posee como característica la temporalidad, « las manifestaciones son episódicas y propensas a la hibernación ».

más información

¿Se necesitaría un líder acalorado? ¿Varios líderes temperamentales? « El movimiento no lo aceptaría puesto que tanto su potencia como su gozo es la horizontalidad, sentirse juntos e iguales, lo que, en importante medida, les niega el superindividualismo actual ». La superindividualidad (de la modernidad líquida) « crea miedos, desvalimientos, una capacidad empobrecida para hacer frente a las adversidades ».

El estrés es la enfermedad que acompaña a esta sevicia. « Las gentes se sienten solas y amenazadas por la pérdida del empleo, la disminución del sueldo, la dificultad de adaptación al riesgo. El estrés es corriente entre los parados pero también en los empleados, acosados por los cierres y despidos, las prejubilaciones o los salarios cada vez más bajos. En Estados Unidos el estrés produce tantos daños económicos como la suma conjunta de todas las demás enfermedades ». Las bajas laborales por estrés llegan a costar, dice Bauman, 300.000 millones de dólares (216.600 millones de euros) al año y la cifra no deja de crecer.

¿Llegará todo esto a provocar un giro en el sistema, un colapso o algún cambio sustantivo? Su respuesta es que, en estos momentos, prefiere hablar de « transición » y no de « cambio ». Necesitaría hechos más netos para pronunciarse sobre el alcance de los actuales trastornos. « Antes, hacía falta mucho tiempo para preparar unas protestas masivas como las del 15-M, pero hoy las redes sociales permiten enormes concentraciones en muy poco tiempo ». Pero volvemos a lo mismo: de igual manera que se concentran y actúan con velocidad, muy poco después se detienen.

La emoción es apta para destruir, pero inepta para construir nada

El movimiento crece y crece pero « lo hace a través de la emoción, le falta pensamiento. Con emociones solo, sin pensamiento, no se llega a ninguna parte ». El alboroto de la emoción colectiva reproduce el espectáculo de un carnaval que acaba en sí mismo, sin consecuencia. « Durante el carnaval todo está permitido pero terminado el carnaval vuelve la normativa de antes ».

El movimiento no aceptaría un líder. Su potencia es su horizontalidad

Puede decirse, declara el profesor, que « nos hallamos en una fase especialmente interesante, como en un laboratorio de acción social nuevo ». Tarde o pronto la crisis terminará y, sin duda, las cosas serán diferentes pero ¿de qué modo?

« No me pida que sea profeta », implora Bauman. « En algunos lugares, no en todos, el movimiento ha logrado conquistas importantes pero no es extensible a todos los países ». Lo líquido sigue siendo válido para la previsión del porvenir. La modernidad líquida se expresa, obviamente, en su falta de solidez y de fijeza. Nada se halla lo suficientemente determinado. Ni las ideas, ni los amores, ni los empleos, ni el 15-M. Por eso teme que tal arrebato acabe también, finalmente, « en nada ». No es seguro, pero siendo líquido, ¿cómo no pe

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-10-2011

ar Farouk Djouadi Mercredi, 28 Septembre 2011 12:42 PDF Imprimer Envoyer Fouad Abdelmoumeni: « Au Maroc, nous en sommes à la fin du despotisme »

Fouad Abdelmoumeni: « Au Maroc, nous en sommes à la fin du despotisme »

Fouad abdelmoumeniPour Fouad Abdelmoumeni, la rivalité entre le Maroc et l’Algérie est au seul bénéfice des establishments militaires.

La rivalité entre le régime d’Alger et celui de Rabat est une « compétition médiocre » entretenue pour détourner les populations algérienne et marocaine de leurs problèmes réels, explique Fouad Abdelmoumeni, spécialiste marocain de la microfinance et militant de droits de l’homme. En déplacement à Alger pour prendre part au colloque sur les révoltes arabes organisé du 23 au 25 septembre derniers par le quotidien El Watan et l’Institut Maghreb-Europe (université Paris VIII), l’ex patron d’Al Amana fait une lecture optimiste de la situation politique dans son pays. Pour lui, « on ne peut pas continuer, dans l’état actuel du Maroc, à entretenir l’absolutisme ». 

Maghreb Emergent : On constate souvent, dans les pays arabes et africains, une sorte de domination de l’économie par les familles et les clans au pouvoir. Qu’en est-il du Maroc ?

 

Fouad Abdelmoumeni : Nous avons au Maroc un accaparement des moyens de l’Etat et des grosses fortunes par le Palais et ses affidés. Forbes rapporte que la fortune du roi a été multipliée par cinq entre 2002 et 2008, passant de 500 millions de dollars à 2,5 milliards de dollars !

Il y a eu réellement des questionnements sur l’enrichissement de la monarchie et ses sources, sachant qu’on a vu les gestionnaires de la fortune royale avoir des comportements tout à fait douteux. C’est pour cela, d’ailleurs, que dans le mouvement du 22 Février, les slogans montrent du doigt l’entourage royal, notamment le gestionnaire de la fortune du roi, (Mounir) Madjidi, et le meneur de ses œuvres politiques, Ali El-Himma. Il faut arrêter avec ce triptyque du pouvoir (marocain, NDLR) qui le sacralise, parce que c’est négateur de la démocratie, de la citoyenneté et de l’égalité.

 

Comment évaluez-vous la situation actuelle au Maroc, notamment en matière de libertés et de démocratie ?

 

Avec l’éveil de notre région à la démocratie, et particulièrement depuis l’éclosion du mouvement du 22 Février, je crois que beaucoup de tabous ont été brisés au Maroc. La peur est tombée. D’ailleurs, le principe de la sacralité de la personne du roi a été retiré de la Constitution en juillet dernier. Et aujourd’hui, nous nous sentons beaucoup plus libres dans notre expression.

Nous sommes encore et toujours dans une situation de monopole du pouvoir par la monarchie mais je pense que nous en sommes réellement à la fin du despotisme. On ne peut pas continuer dans l’état culturel, social, démographique, scolaire, politique environnemental actuel au Maroc, à entretenir l’absolutisme.

 

On estime, toutefois, qu’une bonne partie de la population marocaine est conservatrice et demeure, d’une manière ou d’une autre, attachée à la monarchie et au système actuel de manière générale…

 

Malheureusement, il n’y a pas d’indications détaillées à ce sujet mais, effectivement, les impressions très largement partagées indiquent que seulement une petite partie de la population marocaine voudrait se passer de la monarchie. Cependant, aujourd’hui on réclame une monarchie qui ne gouverne pas parce qu’on ne peut pas gouverner et décider et, en même temps, ne pas rendre compte. Or la monarchie ne peut pas rendre compte !

Je suis convaincu qu’aujourd’hui, les conditions culturelles qui permettaient le despotisme ont été dépassées et que la situation que nous héritons de la gestion actuelle est calamiteuse ; ceux qui seront responsables de la gestion du pays dans les prochains mois et les prochaines années payeront un prix très cher. J’espère que la monarchie sera suffisamment intelligente pour ne pas vouloir endosser cette responsabilité.

 

Parlons de la rivalité entre Alger et Rabat et de ses conséquences sur les forces qui militent pour davantage de justice et de liberté dans le deux pays…

 

Je crois qu’une des choses qui nuisent le plus à notre région est cette compétition. Pour moi, d’ailleurs, ce n’est même pas une compétition, c’est simplement une manière de contrôler le peuple. Au lieu de laisser les gens se focaliser sur leurs problèmes réels, on leur dit : « Regardez ! Nous avons un ennemi à nos portes, il faut tout focaliser sur lui ! »

Aujourd’hui, la disparition du monopole de l’information par nos Etats, l’ouverture de nos frontières sur le monde et notre conviction du passage à la démocratie nous permettent de croire que cette compétition médiocre va être dépassée. Elle renforce l’establishment militaire et augmente le niveau de la dépense militaire ! Au Maroc, celle-ci dépasse 5% du PIB ! C’est une aberration monumentale ! C’est envoyer nos jeunes au chômage, à la pauvreté, alors qu’on ne peut pas se payer ce luxe.

 

Propos recueillis par Farouk Djouadi

 

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-10-2011

الحركة التصحيحية بالحركة الشعبية تكشف واقع التسلط والفساد بالحزب

الحركة التصحيحية بالحركة الشعبية تكشف واقع التسلط والفساد بالحزب

الحركة التصحيحية بالحركة الشعبية تكشف الاختلالات والتسلط والفساد بالحزب
11-10-14
أصدرت « لجنة تصحيح مسار الحركة الشعبية » و »تنسيقية شبكة أطر الحركة الشعبية » بيانا شديد اللهجة كشفتا فيه وجود الفساد والتسلط داخل الحزب، فضلا عن اختلالات وانزلاقات خطيرة.
كما كشف البيان استمرار اشتغال حزب الحركة الشعبية بهياكل غير شرعية، على اعتبار أن المجلس الوطني لم يصادق عليه المؤتمر الحادي عشر، وهو ما يضع هذا المجلس في حكم البطلان، حسب البيان.
كما نددت التنسيقية واللجنة التصحيحية بالحركة بما سمته « غياب الديمقراطية واستمرار منطق المحسوبية والولاءات الشخصية والفئوية داخل الحزب »، معتبرين أن حزب الحركة يغالط الرأي بأنه يتوفر على ديمقراطية داخلية قوية.
ذات البيان الذي توصل الموقع الالكتروني بنسخة منه كشف استمرار الفراغ التنظيمي وهيمنة الأسلوب الاقصائي داخل الحزب، مما زاد في تشتيت الحركيين وإرباك عمل الحزب حتى أضحى في موقف العاجز عن الفعل السياسي وما تقتضيه الظرفية من تعبئة الطاقات المنتجة والمبادرة الميدانية، يضيف البيان.
وأبرز البيان أن حزب الحركة الشعبية يخضع مسطرة منح التزكيات لمنطق الانتهازية وفتح قنوات الترشيح في اتجاهات مشبوهة، وكان من معالم ذلك الاستقالات الأخيرة لأغلبية مستشاري الحركة الشعبية بمدينة الرباط وما صاحبه من ملاسنات ومساومات تزيد في الإساءة للحركة وكذا ما يعرفه الحزب من تصدع في العديد من الأقاليم.
وحملت تنسيقية أطر الحركة واللجنة التصحيحية المسؤولية كاملة للقيادة في كل هذه الاختلالات، مطالبتين بعقد مؤتمر استعجالي والكف عن خرق النظام الأساسي للحركة الشعبية، وكذا العمل على مراجعة مالية الحزب، ومحاربة المحسوبية والزبونية، كما يطالبون بتحديد معايير واضحة وشفافة مبنية على الكفاءة والأهلية لانتداب المترشحين للانتخابات التشريعية القادمة أعضاء اللائحة الوطنية من النساء والشباب.
كما طالبت التنسيقية بإعادة النظر في تكوين ما يسمى بلجنة الانتخابات وإبعاد من يسيء إلى الحزب من أعضائها، وبوضع حد لهيمنة الفئة المتحكمة جورا في أمور الحزب.

Image:  الحركة التصحيحية بالحركة الشعبية تكشف الاختلالات والتسلط والفساد بالحزب

Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-10-2011

Discours du Roi Mohammed VI à l’ouverture de la 1ère session parlementaire de la 5ème année législative

Discours du Roi Mohammed VI à l’ouverture de la 1ère session parlementaire de la 5ème année législative

15 octobre 2011 Discours du Roi Mohammed VI à l'ouverture de la 1ère session parlementaire de la 5ème année législative

Voici le texte intégral du discours du Roi Mohammed VI, à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session parlementaire de la 5ème année législative vendredi 14 octobre 2011.

 

« Louange à Dieu,

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Nous nous adressons à vous, aujourd’hui, dans un contexte bien particulier, qui se distingue par l’engagement de notre pays dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution, à travers la mise en place des institutions qu’elle prévoit, dont, et au premier chef, le parlement et le gouvernement. Ce n’est donc pas seulement l’occasion pour Nous de présider l’ouverture d’une session parlementaire ordinaire.

Il s’agit plutôt d’un moment fort, augurant la première législature sous l’égide de la nouvelle Constitution, et l’amorce d’une étape historique dans le processus d’évolution que connaît le Maroc en matière de démocratie et de développement. Aussi, appartient-il à toutes les parties prenantes dans cette mutation salutaire d’assumer pleinement leurs responsabilités. Elles se doivent de continuer à œuvrer pour assurer le succès des prochaines élections parlementaires, en s’astreignant aux normes de transparence qu’elles exigent, et en faisant preuve, à cet effet, de confiance, de clarté et de patriotisme sincère.

Le changement profond apporté par la Constitution doit se concrétiser à travers le renouvellement des institutions, avec leur crédibilité démocratique, leurs élites qualifiées et leur action politique efficiente, ainsi que leurs projets de développement concrets, susceptibles d’assurer les conditions d’une vie libre et digne à toutes les franges de Notre peuple fidèle, notamment ses catégories démunies et sa jeunesse ambitieuse. Telle est la voie judicieuse à emprunter pour réhabiliter et rendre ses lettres de noblesse à l’action politique, et afin de mettre la performance des institutions au diapason de la place constitutionnelle éminente qui leur est réservée. Il faudra, à cet effet, instituer une pratique politique nouvelle fondée sur l’efficacité, la cohérence et la stabilité institutionnelle, une pratique permettant à chaque pouvoir d’assumer la plénitude de ses responsabilités, dans le cadre de la séparation, de l’équilibre et de la collaboration entre les pouvoirs.

En assumant la mission constitutionnelle qui Nous est dévolue de veiller au bon fonctionnement des institutions et à la protection du choix démocratique de la Nation, Nous avons à cœur de voir les nouvelles institutions refléter l’esprit et la lettre de la Constitution, et incarner notre ambition collective de voir émerger des instances parlementaires et exécutives efficientes :

  • Elles ont pour fondement un parlement fort, reflétant la volonté populaire librement exprimée, exerçant ses compétences législatives exclusives, et ses larges prérogatives en matière de contrôle, un parlement qui assume efficacement son rôle dans le domaine diplomatique, au service des justes causes de la Nation, notamment et au premier chef, la question de notre intégrité territoriale.
  • Elles s’appuient également sur un gouvernement performant, issu d’une majorité parlementaire solidaire et homogène, exerçant, avec son chef, l’intégralité de son pouvoir exécutif, et assumant la responsabilité qui lui incombe d’établir et de mettre en œuvre son programme, et d’en traduire les priorités dans des politiques publiques efficientes et cohérentes.Nous sommes convaincu que si le système démocratique repose sur le pouvoir de la majorité et la primauté de la loi, il s’appuie, tout autant, sur la participation positive de l’opposition parlementaire. De ce fait, la mise en œuvre du dispositif y afférent est de nature à permettre à cette opposition de constituer une autorité de contrôle responsable et une force de proposition constructive.

    Néanmoins, la crédibilité politique des institutions resterait purement formelle tant qu’elles n’agiraient pas comme un puissant levier pour le développement économique, la cohésion sociale et la modernisation culturelle. Et c’est là qu’apparaît l’originalité du modèle marocain qui repose sur le tandem démocratie-développement. Il procède, en outre, d’une approche évoluée du pouvoir, fondée sur une synergie positive avec la dynamique constructive de la société marocaine, et avec les mutations qui s’opèrent aux niveaux régional et international. Tout cela procède d’une volonté nationale propre et s’accomplit de manière parfaitement souveraine, moyennant un travail participatif, collectif et assidu, et une ouverture sur le monde en évolution.

    Voilà ce qui a permis au Maroc d’inscrire tant de réalisations et de réformes majeures à son actif, et d’assurer une gestion maitrisée des répercussions d’une conjoncture économique et financière mondiale difficile, dont les crises successives exigent plus de vigilance, de rigueur et de rationalisation. Mais cela ne saurait donner lieu à une quelconque autosatisfaction. Il devrait plutôt inciter à multiplier les efforts pour conforter notre modèle de démocratie et de développement, lequel ne tire pas sa force uniquement des efforts déployés pour renforcer les acquis et poursuivre les chantiers structurants. Il procède essentiellement de la volonté de s’employer résolument à éliminer les écueils qui l’entravent, et à en corriger les dysfonctionnements au fur et à mesure qu’ils surgissent, tout en engageant les réformes profondes et audacieuses, dictées par les évolutions et les mutations qui s’opèrent.

    Mesdames et Messieurs les parlementaires,

    Le contexte national, régional et international exige que l’on garde à l’esprit les grands défis qui attendent la prochaine législature, au niveau institutionnel et en matière de développement. Ces défis doivent être relevés par toutes les forces vives de la Nation, et tous les acteurs politiques, chacun pour ce qui le concerne, notamment le parlement et le gouvernement. Pour ce qui est des défis institutionnels, il s’agit essentiellement de parachever la mise en œuvre de la Constitution, en adoptant les lois organiques qui lui sont complémentaires, d’autant qu’il s’agit d’un véritable test pour apprécier l’envergure des horizons démocratiques prometteurs qu’ouvre ladite Constitution.

    C’est dire que la nouvelle législature sera, par excellence, une législature fondatrice et constituante. Ces défis concernent également la mise à niveau endogène des partis politiques, sans lesquels il ne saurait y avoir de démocratie authentique. Car il s’agit, en effet, de favoriser l’émergence d’un paysage politique rationalisé et efficace.

    Parallèlement, la concrétisation effective de la constitutionnalisation de la participation citoyenne passe par le renforcement de l’implication des nouveaux acteurs, notamment les citoyens, la société civile, les syndicats et les forces productives, ainsi que les médias, comme partenaire constructif dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques, des projets de développement et des propositions législatives.

    La réforme et la rénovation des structures de l’Etat demeurent l’enjeu institutionnel majeur dont dépendent le progrès et la modernisation de notre pays.

    A cet égard, la consécration de la régionalisation avancée constitue l’un des chantiers stratégiques du Maroc d’aujourd’hui et de demain. Cela tient non seulement à son rapport avec la mise en place de la chambre des conseillers, mais surtout aux opportunités que cette régionalisation, conjuguée avec la déconcentration administrative, offre en termes de bonne gouvernance territoriale et de proximité par rapport au citoyen.

    Elle ouvre également des possibilités et des perspectives prometteuses, à même d’assurer un développement humain et socio-économique équilibré, solidaire et durable. Dans le même ordre d’idées, la consolidation d’une justice indépendante passe par la mise en place du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire et de la Cour constitutionnelle. Elle requiert aussi la poursuite de la réforme profonde et globale de la justice. Car il s’agit de consacrer la prééminence de la Constitution, d’affirmer la suprématie de la loi et l’égalité de tous devant elle, et d’assurer la sécurité judiciaire.

    De même, la démocratisation de l’Etat et de la société, et l’amélioration du climat des affaires passent par l’adoption des règles de bonne gouvernance. Elles nécessitent ainsi la mise en œuvre des principes et des mécanismes prévus par la Constitution, avec, au premier chef, la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, la moralisation de la vie publique, la lutte contre toutes les formes de prévarication et de corruption, et contre le monopole et la rente économique et politique, ceci, outre la nécessité d’œuvrer pour assurer l’égalité des chances et garantir la liberté d’entreprendre et la libre concurrence. S’agissant des défis en matière de développement, le vrai test pour juger de l’efficacité de l’action des institutions en direction des couches populaires réside dans leur capacité à opérer un véritable bond qualitatif en matière d’amélioration des indicateurs de développement humain.

    La concrétisation d’un tel objectif requiert notamment des réformes et des réalisations audacieuses et tangibles, axées principalement sur l’incitation à l’investissement productif générateur d’emplois, le logement décent, la généralisation de la couverture médicale et la préservation de l’environnement. Elle passe également par un enseignement utile, moyennant une réforme profonde du système d’éducation et de formation, et une franche adhésion à l’économie du savoir et de l’innovation, clé de voûte du progrès pour le Maroc. La consolidation de la justice sociale et territoriale, que Nous appelons de nos vœux, passe inévitablement par le renforcement des politiques sociales de lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation, et par l’élargissement de la base de la classe moyenne et la promotion de l’égalité entre l’homme et la femme. Elle requiert également d’accorder une attention particulière au monde rural et aux régions montagneuses reculées et enclavées, et d’élaborer une charte sociale avancée.

    Face à des besoins sociaux aussi pressants et en constante croissance, et compte tenu des contraintes liées à la disponibilité des ressources financières, il est impératif d’intensifier les efforts pour hisser l’économie nationale à un palier supérieur de modernisation, d’ouverture, de compétitivité et de croissance forte et durable. Voilà un pari majeur en matière de développement qu’il est indispensable de gagner si l’on veut que le Maroc accède au rang des nations avancées. C’est dire l’importance d’une gouvernance cohérente en matière de développement pour assurer la mise en œuvre optimale des plans sectoriels et la poursuite des chantiers structurants. Pour ce faire, il faut non seulement préserver les grands équilibres macro-économiques et financiers, devenus une règle constitutionnelle, mais aussi conforter les équilibres sociaux, qui constituent l’essence même du progrès, de la stabilité et de la cohésion de la société.

    Mesdames et Messieurs les parlementaires,

    En évoquant certains défis majeurs en matière de politique et de développement, Notre propos n’est pas d’apporter des réponses toutes faites en vue de les relever. En revanche, la recherche de solutions efficientes en la matière est tributaire, en cette période électorale, de la volonté des partis nationaux sérieux d’assumer leur responsabilité politique en présentant des projets sociétaux clairs et différenciés. Ceux-ci doivent se décliner sous forme de programmes rigoureux, efficients et réalistes, lesquels doivent être en phase avec les attentes réelles des générations présentes et à venir, afin que le citoyen ait la latitude de choisir librement les élites qualifiées, aptes à répondre aux attentes exprimées.

    La responsabilité de relever ces défis, en cette nouvelle ère constitutionnelle, incombera principalement au gouvernement et au parlement issus des prochaines législatives, au regard des compétences pleines et entières qui sont désormais les leurs, en matière législative et exécutive. Il appartiendra donc au gouvernement émanant de la majorité de la prochaine chambre des représentants d’élaborer et de mettre en œuvre un programme ambitieux, déclinant avec rigueur ses priorités, ses objectifs, ses moyens de financement et ses mécanismes d’exécution, d’évaluation et de redressement.

    Pour sa part, l’opposition parlementaire est appelée à jouer de manière constructive le rôle qui est le sien en matière de contrôle et d’interpellation.

    Relever ces défis et gagner bien d’autres paris majeurs pour le Maroc d’aujourd’hui et de demain, voilà une entreprise qui requiert la conjugaison des efforts de toutes les institutions et les forces vives de la Nation.

    En effet, le Royaume aura constamment besoin des énergies de l’ensemble de ses fils, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, et de leur apport constructif à l’effort de consolidation du Maroc de l’unité, de la démocratie, de la dignité, du progrès et de la solidarité.

    Que chacun mette donc la main à l’ouvrage et qu’une saine émulation s’engage.

    « Seigneur, accorde-nous Ta miséricorde, et assure-nous la droiture dans notre conduite ». Véridique est la parole de Dieu.

    Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh. »

  • Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

    17-10-2011

    Sahwa, une bouée de sauvetage pour Belkhadem ? Un mouvement pour réconcilier les deux factions du FLN Mokrane chebbine

    Sahwa, une bouée de sauvetage pour Belkhadem ?
    Un mouvement pour réconcilier les deux factions du FLN
    Mokrane chebbine

    Le Midi Libre : 17 – 10 – 2011

    La crise que couve le vieux parti entretient l’amalgame et sème la confusion. Après la réussite de la conférence nationale du Mouvement du redressement et de l’authenticité, voici venu le tour du mouvement Sahwa de se mettre de la partie, la dernière création en date du Front de libération nationale (FLN). En apparence, ce néomouvement se veut un trait d’union entre les redresseurs et les pro-Belkhadem, selon les explications de son secrétaire général, lors d’une rencontre avec la presse, hier, à Chéraga (Alger). Peut-être aussi une bouée de sauvetage pour Abdelaziz Belkhadem, mal en position ces derniers temps ? Djamel Saâdi, SG du mouvement Sahwa, n’en disconvient pas. D’ailleurs, il s’est violemment pris aux redresseurs qui demandent le départ de Belkhadem de la tête du FLN ainsi qu’aux voix qui réclament de mettre le parti au musée. «Il existe une grande différence entre le mouvement Sahwa et les redresseurs», précisera-t-il, tout en soulignant sa pleine disposition à «s’entendre» avec Belkhadem non sans conditions toutefois. L’initiateur de ce mouvement, ex-redresseur de surcroît, n’a pas ménagé les Goudjil, Kara et autres, en les accusant d’avoir «dévié de la ligne directrice du parti». Il a révélé, dans la foulée, que le chef de file des redresseurs dans la wilaya de Tébessa, la sienne à lui aussi, n’est autre qu’un «ancien de l’Afghanistan», en plus des autres «affairistes et opportunistes» qui écument les rangs de ce mouvement de redressement. Par ailleurs, le mouvement Sahwa revendique la tenue d’un congrès extraordinaire pour assainir les rangs du FLN des «entrepreneurs véreux et des hommes d’affaires». «Nous nous dresserons contre les opportunistes de tous bords et nous redonnerons au FLN ses lettres de noblesse», a souligné Djamel Saâdi. Ce dernier a fait part des ambitions politiques de son mouvement, appelé à devenir un parti politique si les tentatives de réconcilier les parties belligérantes du FLN venaient à échouer. «Si l’agrément de notre nouveau parti politique tarderait à voir le jour, nous allons postuler dans des listes indépendantes pour les prochaines élections», a-t-il ajouté, arguant que son mouvement véhicule une «grande force de changement» et compte dans ses rangs des parlementaires, des avocats, des médecins et autres hauts cadres. Côté organique, le mouvement Sahwa qui s’enorgueillit d’avoir installé des kasmas dans les 48 wilayas du pays, a organisé, hier dans la wilaya de Saïda, une rencontre régionale en présence de 30 wilayas. D’autres rencontres similaires seront organisées à l’Est et au Sud, avant la tenue de la rencontre nationale, prévue entre le 12 et 18 novembre prochain dans la wilaya de Béjaïa. Cette rencontre baptisée «Soummam II» se veut l’acte de naissance officielle de ce mouvement, comme pour recadrer le FLN qui «a dévié de ses principes et valeurs de Novembre 1954».
    La crise que couve le vieux parti entretient l’amalgame et sème la confusion. Après la réussite de la conférence nationale du Mouvement du redressement et de l’authenticité, voici venu le tour du mouvement Sahwa de se mettre de la partie, la dernière création en date du Front de libération nationale (FLN). En apparence, ce néomouvement se veut un trait d’union entre les redresseurs et les pro-Belkhadem, selon les explications de son secrétaire général, lors d’une rencontre avec la presse, hier, à Chéraga (Alger). Peut-être aussi une bouée de sauvetage pour Abdelaziz Belkhadem, mal en position ces derniers temps ? Djamel Saâdi, SG du mouvement Sahwa, n’en disconvient pas. D’ailleurs, il s’est violemment pris aux redresseurs qui demandent le départ de Belkhadem de la tête du FLN ainsi qu’aux voix qui réclament de mettre le parti au musée. «Il existe une grande différence entre le mouvement Sahwa et les redresseurs», précisera-t-il, tout en soulignant sa pleine disposition à «s’entendre» avec Belkhadem non sans conditions toutefois. L’initiateur de ce mouvement, ex-redresseur de surcroît, n’a pas ménagé les Goudjil, Kara et autres, en les accusant d’avoir «dévié de la ligne directrice du parti». Il a révélé, dans la foulée, que le chef de file des redresseurs dans la wilaya de Tébessa, la sienne à lui aussi, n’est autre qu’un «ancien de l’Afghanistan», en plus des autres «affairistes et opportunistes» qui écument les rangs de ce mouvement de redressement. Par ailleurs, le mouvement Sahwa revendique la tenue d’un congrès extraordinaire pour assainir les rangs du FLN des «entrepreneurs véreux et des hommes d’affaires». «Nous nous dresserons contre les opportunistes de tous bords et nous redonnerons au FLN ses lettres de noblesse», a souligné Djamel Saâdi. Ce dernier a fait part des ambitions politiques de son mouvement, appelé à devenir un parti politique si les tentatives de réconcilier les parties belligérantes du FLN venaient à échouer. «Si l’agrément de notre nouveau parti politique tarderait à voir le jour, nous allons postuler dans des listes indépendantes pour les prochaines élections», a-t-il ajouté, arguant que son mouvement véhicule une «grande force de changement» et compte dans ses rangs des parlementaires, des avocats, des médecins et autres hauts cadres. Côté organique, le mouvement Sahwa qui s’enorgueillit d’avoir installé des kasmas dans les 48 wilayas du pays, a organisé, hier dans la wilaya de Saïda, une rencontre régionale en présence de 30 wilayas. D’autres rencontres similaires seront organisées à l’Est et au Sud, avant la tenue de la rencontre nationale, prévue entre le 12 et 18 novembre prochain dans la wilaya de Béjaïa. Cette rencontre baptisée «Soummam II» se veut l’acte de naissance officielle de ce mouvement, comme pour recadrer le FLN qui «a dévié de ses principes et valeurs de Novembre 1954».

    Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

    16-10-2011

    LE PANIER ET LE PARTI .COMMENT ON FAISAt la politique il y atrente ans . LETTRE ouverte aux militants d’hier!!

    Quelques jours après son arrivée à la capitale, Ramdane eut l’impression d’avoir franchi un pas décisif dans sa vie. Tous ceux qu’il ne connaissait alors que par ouie dire lui devenaient familiers. Des camarades très proches. Lui-même avec son drôle de nom et son accent zaytouni devenait très connu au sein de l’élite du parti qu’il subjuguait par son dévouement extrême et son zèle débordant. Il était comblé de bonheur pour avoir l’occasion de passer la nuit avec les ténors du communisme tels Lénine, Marx et Engels dont les posters géants couvraient les murs.

     

    De cette époque là, je conserve une lettre qu’il m ‘avait envoyée de la capitale et dont voici quelques passages :

     

    « Cher ami, tu me manques vraiment car en ta présence je pouvais au moins réfléchir et  rêver à haute voix. Ici, je suis tellement heureux que ma joie déborde sur tous ceux qui m’entourent. Je surprends tout le monde par l’entrain et l’euphorie qui m’emportent. J’ai même préparé le thé pour la réunion du comité central des femmes du parti. Et celle qui m’a aidé n’était autre que l’épouse de l’un des illustres cadres du parti. Tous les camarades sont sympathiques avec moi. Rien ne me manque. J’ai même de quoi mettre dans mes poches pour sortir me promener en ville. J ‘ ai rencontré le chef de la tente où j’ai passé mon séjour lors de la Marche Verte. Il est devenu commerçant et s’était rappelé de tous nos souvenirs surtout du caïd qui avait voulu nous priver de notre pitance pour la revendre et que nous avions ligoté  à un camion pour le mettre en dehors de l’état de nuire.

     

    Monsieur Moutani que tu connais un peu, c’est lui qui m’a rendu visite à Zaytouna ; est un drôle de type; je l’accompagne presque quotidiennement jusqu’à sa demeure. Il est devenu trop myope pour pouvoir conduire la voiture surtout pendant la nuit. Quand il sort de son travail, il passe au local puis il me demande de l’accompagner car il ne pouvait même pas déchiffrer les plaques minéralogiques. Quand nous arrivons jusque chez lui, il me remercie. Parfois, il me donne de quoi payer un billet de bus, parfois, _il oublie. Jamais d’invitation chez lui. Il est trop sérieux mais a l’air insatisfait. Je me trouve souvent obligé de faire seul le chemin de retour au local à pied. Pour raccourcir le long chemin, je dois passer par la forêt. Ce qui me rappelle Zaytouna et ses arbres. Les brousses épaisses qui ne nous faisaient jamais peur. Celle par laquelle je passe est faite de hauts arbres disposés symétriquement. Des thuyas et des eucalyptus que personne ne découpe contrairement à nos mûriers déracinés sans raison par le fameux Administrateur qui voulait sceller l’histoire de Zaytouna.

     

    Parfois, je rencontre des ivrognes et des clochards. J’ai peur d’être agressé, mais j’anticipe toujours le salamalek et rien ne m’est arrivé jusqu’à aujourd’hui.

     

    Un jour je passais à côté d’un petit groupe de jeunes qui étaient en train de boire. L’un d’eux m’appela et insista pour que je boive. Je fus contrains de lui répondre. Il faisait noir. J’ai marché jusqu’à eux, l’un d’eux me tendit un verre, je refusai poliment. Ce qui déclencha le fou rire d’un autre. Ils commencèrent à me traiter délicatement. Mon accent zaytouni excita celui qui était à l’écart ; il me demanda de quelle ville j’étais. Je lui répondis que j’étais de Zaytouna. Il me fixa dans les yeux. Je le reconnus, c’était Moulay Bousselham; oui comme si tu l’avais vu de tes propres yeux. Il essaya de vérifier ma réponse et finit par s’en assurer. Il me demanda ce que je faisais dans la capitale. Je lui répondis que je travaillais pour le parti du Soleil Doux. Il rigola et me confia qu’il ne comprenait rien de ce travail. Il sembla s’apitoyer sur mon sort. Lui, il était en fuite. La police le recherchait. Il fallait le tranquilliser sinon je devais craindre pour ma vie. Je feignis ne pas le reconnaître. Mais il se présenta et jura de retourner   à Zaytouna pour régler les comptes à certains responsables qui avaient rendu la vie infernale à des membres de sa famille. Ensuite, il s’enquit de mon origine familiale. Quand il apprit que j’étais de la famille de Ben Chaabane, il sympathisa davantage avec moi, il reconnut mon père et le café où il travaillait. Dernièrement, quelqu’un m’a dit que Moulay Bousselham était déjà parti en Italie et il avait envoyé à ses ennemis de Zaytouna des lettres contenant des lames de rasoir.

     

     

     

    Un autre jour, en me faufilant entre les arbres de cette forêt, je me trouvais face à un couple qui faisait l’amour en plein air ; ils étaient presque nus alors que c’était encore le printemps. Ils étaient peut-être ivres ou drogués, ils ne daignèrent même pas me regarder.

     

     

     

    Une autre nuit, j’empiétai de plein pied un amas d’excréments. Ecœuré, j’enlevai mes souliers et je marchais jusqu’au fleuve ; je fus blessé. Il faisait nuit. Une nuit sans lune. Je ne pus avancer. Je m’arrêtai pour relever les morceaux de verre de la paume des pieds. Je touchai involontairement mes souliers. Je vomis. Je fus tellement dégoûté que je faillis perdre conscience. Ensuite, je me mis debout et je descendis au fleuve en courant comme un diable. Je me lavai, puis je regagnai le pont. En route vers le centre ville, je fus embarqué   par la police dans une fourgonnette sans me demander aucune explication. Je passais la nuit au commissariat. Ce fut   le comble de mes ennuis, je ne pus fermer les yeux. Le lendemain, je passai dans le bureau de monsieur le commissaire qui n’était autre que Sellam Jebli, un des camarades de mon frère Badr. C’était lui qui m’avait accueilli à la maison quand j’étais allé m’enquérir du sort de mon frère enlevé. Il fit semblant de ne pas me reconnaître mais il me libéra sur le champ sans me poser aucune question.

     

    C’était une nuit inoubliable à cause de l’honorable monsieur Moutani que je pardonne de tout mon cœur.

     

    Tu connais le grand écrivain monsieur Sbai, il est intellectuellement et idéologiquement puissant mais seule une minorité le comprend et partage ses points de vue.

     

    J’ai déjà entamé mon auto apprentissage de la dactylographie. Cette lettre que tu es en train de lire, je l’ai écrite moi-même. Parfois, je ne trouve rien à faire et je me mets à copier avec beaucoup de passion des pages entières du quotidien du parti. J’ai lu également le grand ouvrage de Marx et Engels : « L’idéologie allemande ». J’ai pu retenir que dans les sociétés où règnent les injustices, le droit est une valeur en lui-même. C’est pour cela que chez nous certains vendent la vache pour financer un procès en vue de récupérer une poule volée. C’est ainsi que je comprends les choses.  J’ai lu aussi que les paysans français sont comme des sacs de pommes de terre, que penses- tu des nôtres ?

     

    En ce qui me concerne, j’ai fait connaissance avec certains paysans qui m’avaient vraiment ébloui par leurs convictions communistes et leur histoire militante glorieuse. Un certain Benali, un vieillard habitant le même département que nous, utilise une rhétorique très vive pour parler de ce qu’endurent les fellahs face aux grands propriétaires. L’Administrateur local a fini par le châtier corporellement d’une manière systématique chaque fois qu’il ose exprimer un point de vue hostile au féodalisme et aux injustices sociales. Ce qui est étrange, en effet, c’est que cette correction que notre militant reçoit, se fait toujours dans une ambiance à moitié sérieuse à moitié légère et en présence du grand public qui n’ose point dénoncer ces pratiques humiliantes.

     

    Ce vieux connaît bien Zaytouna. Entre nous, quand il vient à la capitale, il passe la nuit en ma compagnie au local. Il me dit sur un ton distrayant que notre ville Zaytouna est une vieille poule qui ne pourrait plus pondre malgré son bec de bronze, son air sage   et sa couvaison éternelle.

     

    Celui que je n’oublierai jamais est un certain Maati, un géant malvoyant, il distribuait ses paroles comme si c’étaient des bonbons qui font beaucoup de plaisir aux enfants que nous sommes. Il représente la première génération des paysans prolétaires rompus à la cause communiste.

     

    J’attends ton arrivée ici, toi tu pourras bien te comprendre avec les camarades ; il y a mêmes des poètes et des journalistes. Allez décide-toi et viens vite. Je n’ai pu rencontrer Sakina malgré tous mes efforts…  ».

     

     

     

     

     

    Cette très longue lettre qu’il avait écrite à des moments intermittents ne m’avait jamais aidé à répondre à la question qui m’avait toujours taraudé : quelles étaient les illusions exactes de Ramdane ? Jusqu’à quelles limites était- il responsable des déboires qu’il ne cesse de subir ?

     

     

     

     

    Posté par TAHRI dans CREATION LITTERAIRE ROMAN | Pas encore de commentaires »

    16-10-2011

    LE PANIER ET LE PARTI .Comment on faisait la politqiue il ya trente ans .lettre aux militants d’hier.

    Normal
    0

    21

    false
    false
    false

    FR
    X-NONE
    AR-SA

    MicrosoftInternetExplorer4

    st1\:*{behavior:url(#ieooui) }

    /* Style Definitions */
    table.MsoNormalTable
    {mso-style-name: »Tableau Normal »;
    mso-tstyle-rowband-size:0;
    mso-tstyle-colband-size:0;
    mso-style-noshow:yes;
    mso-style-priority:99;
    mso-style-qformat:yes;
    mso-style-parent: »";
    mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
    mso-para-margin:0cm;
    mso-para-margin-bottom:.0001pt;
    mso-pagination:widow-orphan;
    font-size:11.0pt;
    font-family: »Calibri », »sans-serif »;
    mso-ascii-font-family:Calibri;
    mso-ascii-theme-font:minor-latin;
    mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;
    mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
    mso-hansi-font-family:Calibri;
    mso-hansi-theme-font:minor-latin;
    mso-bidi-font-family:Arial;
    mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}

     
    Quelques jours après son arrivée à la capitale, Ramdane eut l’impression
    d’avoir franchi un pas décisif dans sa vie. Tous ceux qu’il ne connaissait
    alors que par ouie dire lui devenaient familiers. Des camarades très proches.
    Lui-même avec son drôle de nom et son accent zaytouni devenait très connu au
    sein de l’élite du parti qu’il subjuguait par son dévouement extrême et son
    zèle débordant. Il était comblé de bonheur pour avoir l’occasion de passer la
    nuit avec les ténors du communisme tels Lénine, Marx et Engels dont les posters
    géants couvraient les murs.

     De cette époque là, je conserve une lettre
    qu’il m ‘avait envoyée de la capitale et dont voici quelques passages :

    « Cher ami, tu me manques
    vraiment car en ta présence je pouvais au moins réfléchir et  rêver à haute voix. Ici, je suis tellement
    heureux que ma joie déborde sur tous ceux qui m’entourent. Je surprends tout le
    monde par l’entrain et l’euphorie qui m’emportent. J’ai même préparé le thé
    pour la réunion du comité central des femmes du parti. Et celle qui m’a aidé
    n’était autre que l’épouse de l’un des illustres cadres du parti. Tous les
    camarades sont sympathiques avec moi. Rien ne me manque. J’ai même de quoi
    mettre dans mes poches pour sortir me promener en ville. J ‘ ai rencontré le
    chef de la tente où j’ai passé mon séjour lors de la Marche Verte. Il est
    devenu commerçant et s’était rappelé de tous nos souvenirs surtout du caïd qui
    avait voulu nous priver de notre pitance pour la revendre et que nous avions
    ligoté  à un camion pour le mettre en
    dehors de l’état de nuire.

     
    Monsieur Moutani que tu connais un peu, c’est lui qui m’a rendu visite à
    Zaytouna ; est un drôle de type; je l’accompagne presque quotidiennement
    jusqu’à sa demeure. Il est devenu trop myope pour pouvoir conduire la voiture
    surtout pendant la nuit. Quand il sort de son travail, il passe au local puis
    il me demande de l’accompagner car il ne pouvait même pas déchiffrer les
    plaques minéralogiques. Quand nous arrivons jusque chez lui, il me remercie.
    Parfois, il me donne de quoi payer un billet de bus, parfois, _il oublie.
    Jamais d’invitation chez lui. Il est trop sérieux mais a l’air insatisfait. Je
    me trouve souvent obligé de faire seul le chemin de retour au local à pied.
    Pour raccourcir le long chemin, je dois passer par la forêt. Ce qui me rappelle
    Zaytouna et ses arbres. Les brousses épaisses qui ne nous faisaient jamais
    peur. Celle par laquelle je passe est faite de hauts arbres disposés
    symétriquement. Des thuyas et des eucalyptus que personne ne découpe
    contrairement à nos mûriers déracinés sans raison par le fameux Administrateur
    qui voulait sceller l’histoire de Zaytouna.

     
    Parfois, je rencontre des ivrognes et des clochards. J’ai peur d’être
    agressé, mais j’anticipe toujours le salamalek et rien ne m’est arrivé jusqu’à
    aujourd’hui.

     
    Un jour je passais à côté d’un petit groupe de jeunes qui étaient en
    train de boire. L’un d’eux m’appela et insista pour que je boive. Je fus
    contrains de lui répondre. Il faisait noir. J’ai marché jusqu’à eux, l’un d’eux
    me tendit un verre, je refusai poliment. Ce qui déclencha le fou rire d’un
    autre. Ils commencèrent à me traiter délicatement. Mon accent zaytouni excita
    celui qui était à l’écart ; il me demanda de quelle ville j’étais. Je lui répondis
    que j’étais de Zaytouna. Il me fixa dans les yeux. Je le reconnus, c’était
    Moulay Bousselham; oui comme si tu l’avais vu de tes propres yeux. Il essaya de
    vérifier ma réponse et finit par s’en assurer. Il me demanda ce que je faisais
    dans la capitale. Je lui répondis que je travaillais pour le parti du Soleil
    Doux. Il rigola et me confia qu’il ne comprenait rien de ce travail. Il sembla
    s’apitoyer sur mon sort. Lui, il était en fuite. La police le recherchait. Il
    fallait le tranquilliser sinon je devais craindre pour ma vie. Je feignis ne
    pas le reconnaître. Mais il se présenta et jura de retourner   à Zaytouna pour régler les comptes à
    certains responsables qui avaient rendu la vie infernale à des membres de sa
    famille. Ensuite, il s’enquit de mon origine familiale. Quand il apprit que
    j’étais de la famille de Ben Chaabane, il sympathisa davantage avec moi, il
    reconnut mon père et le café où il travaillait. Dernièrement, quelqu’un m’a dit
    que Moulay Bousselham était déjà parti en Italie et il avait envoyé à ses
    ennemis de Zaytouna des lettres contenant des lames de rasoir.

     

     
    Un autre jour, en me faufilant entre les arbres de cette forêt, je me
    trouvais face à un couple qui faisait l’amour en plein air ; ils étaient
    presque nus alors que c’était encore le printemps. Ils étaient peut-être ivres
    ou drogués, ils ne daignèrent même pas me regarder.

     

    Une autre nuit, j’empiétai de
    plein pied un amas d’excréments. Ecœuré, j’enlevai mes souliers et je marchais
    jusqu’au fleuve ; je fus blessé. Il faisait nuit. Une nuit sans lune. Je ne pus
    avancer. Je m’arrêtai pour relever les morceaux de verre de la paume des pieds.
    Je touchai involontairement mes souliers. Je vomis. Je fus tellement dégoûté
    que je faillis perdre conscience. Ensuite, je me mis debout et je descendis au
    fleuve en courant comme un diable. Je me lavai, puis je regagnai le pont. En
    route vers le centre ville, je fus embarqué  
    par la police dans une fourgonnette sans me demander aucune explication.
    Je passais la nuit au commissariat. Ce fut  
    le comble de mes ennuis, je ne pus fermer les yeux. Le lendemain, je
    passai dans le bureau de monsieur le commissaire qui n’était autre que Sellam
    Jebli, un des camarades de mon frère Badr. C’était lui qui m’avait accueilli à
    la maison quand j’étais allé m’enquérir du sort de mon frère enlevé. Il fit
    semblant de ne pas me reconnaître mais il me libéra sur le champ sans me poser
    aucune question.

     
    C’était une nuit inoubliable à cause de l’honorable monsieur Moutani que
    je pardonne de tout mon cœur.

     
    Tu connais le grand écrivain monsieur Sbai, il est intellectuellement et
    idéologiquement puissant mais seule une minorité le comprend et partage ses
    points de vue.

     
    J’ai déjà entamé mon auto apprentissage de la dactylographie. Cette
    lettre que tu es en train de lire, je l’ai écrite moi-même. Parfois, je ne
    trouve rien à faire et je me mets à copier avec beaucoup de passion des pages
    entières du quotidien du parti. J’ai lu également le grand ouvrage de Marx et
    Engels : « L’idéologie allemande ». J’ai pu retenir que dans les sociétés où
    règnent les injustices, le droit est une valeur en lui-même. C’est pour cela
    que chez nous certains vendent la vache pour financer un procès en vue de
    récupérer une poule volée. C’est ainsi que je comprends les choses.  J’ai lu aussi que les paysans français sont
    comme des sacs de pommes de terre, que penses- tu des nôtres ?

     
    En ce qui me concerne, j’ai fait connaissance avec certains paysans qui
    m’avaient vraiment ébloui par leurs convictions communistes et leur histoire
    militante glorieuse. Un certain Benali, un vieillard habitant le même
    département que nous, utilise une rhétorique très vive pour parler de ce
    qu’endurent les fellahs face aux grands propriétaires. L’Administrateur local a
    fini par le châtier corporellement d’une manière systématique chaque fois qu’il
    ose exprimer un point de vue hostile au féodalisme et aux injustices sociales.
    Ce qui est étrange, en effet, c’est que cette correction que notre militant
    reçoit, se fait toujours dans une ambiance à moitié sérieuse à moitié légère et
    en présence du grand public qui n’ose point dénoncer ces pratiques humiliantes.

     
    Ce vieux connaît bien Zaytouna. Entre nous, quand il vient à la
    capitale, il passe la nuit en ma compagnie au local. Il me dit sur un ton
    distrayant que notre ville Zaytouna est une vieille poule qui ne pourrait plus
    pondre malgré son bec de bronze, son air sage  
    et sa couvaison éternelle.

     
    Celui que je n’oublierai jamais est un certain Maati, un géant
    malvoyant, il distribuait ses paroles comme si c’étaient des bonbons qui font
    beaucoup de plaisir aux enfants que nous sommes. Il représente la première
    génération des paysans prolétaires rompus à la cause communiste.

     J’attends ton arrivée ici, toi tu pourras bien
    te comprendre avec les camarades ; il y a mêmes des poètes et des journalistes.
    Allez décide-toi et viens vite. Je n’ai pu rencontrer Sakina malgré tous mes
    efforts…  ».

     

     

    Cette très longue lettre qu’il
    avait écrite à des moments intermittents ne m’avait jamais aidé à répondre à la
    question qui m’avait toujours taraudé : quelles étaient les illusions exactes
    de Ramdane ? Jusqu’à quelles limites était- il responsable des déboires qu’il
    ne cesse de subir ?

     

     

    Posté par TAHRI dans CREATION LITTERAIRE ROMAN | Pas encore de commentaires »

    16-10-2011

    QUESTION DE MEMOIRE.

    QUESTION DE MEMOIRE.  clip_image002

    Question de mémoire

    (Lettre ouverte à Monsieur le Maire de la ville de Fès)

    Monsieur le Maire,

    Je ne sais pas si mon nom évoque pour vous quelque chose. Si je vous demande cela, ce n’est pas par fausse modestie, croyez-le, mais parce que nous avons appris, nous autres écrivains de ce pays, à ne pas nous faire trop d’illusions sur l’intérêt que nos œuvres suscitent à l’intérieur de notre propre société, y compris au sein de ce que l’on appelle l’élite. Alors que nous assistons depuis peu à une certaine résurgence du droit, nié et bafoué pendant plusieurs décennies, la culture, quant à elle, continue à avoir chez nous un statut fantomatique. Même dans les milieux où elle devrait être considérée comme une clé du progrès et un facteur déterminant pour l’épanouissement individuel et collectif, force est de constater qu’elle n’est invoquée qu’à titre accessoire, si elle n’est pas simplement instrumentalisée pour légitimer des positions indûment acquises ou faire reluire de piètres effigies. Nous avons donc bien intégré cette frustration sans verser pour autant dans l’apitoiement stérile sur notre condition. Pas prophètes pour un sou, ni chez nous, ni ailleurs ! Tant mieux, dirai-je, car la marge où nous campons est un des rares lieux où nous pouvons exercer notre liberté sans en demander la permission à quelque pouvoir que ce soit. Ce faisant, nous sommes convaincus de ne pas travailler à perte. Nos écrits, nos idées, nos intuitions font et feront leur chemin. Ils participent de cet élan vital qui finit un jour ou l’autre par élargir le champ de la conscience, libérer le cours de l’histoire et restituer aux acteurs de celle-ci le don de la création libre de leur vie et de leur destin.

    Mais, au-delà de ces considérations, sachez que je suis né, il y a maintenant soixante ans, au fond de la médina de Fès, dans le quartier de Aïn el-Khayl, que j’ai fait mes études primaires à l’école du quartier voisin de Lemtiyine et secondaires au collège Moulay Idriss. Depuis que j’ai quitté Fès pour poursuivre mes études et enseigner par la suite à Rabat, ma vie a connu bien des bouleversements, dont certains sont tombés dans le domaine public parce que liés à la violence politique que notre pays a traversée et dont il ne s’est pas encore tout à fait remis. Je vous fais grâce des détails de l’épreuve personnelle que j’ai vécue dans ce contexte. Toujours est-il qu’elle ne m’a laissé, à un moment précis, d’autre choix que l’exil, que j’ai cru d’abord, la mort dans l’âme, définitif. Heureusement que le malheur, dans la vie d’un homme ou d’une nation, n’est pas une fatalité sans appel. Il arrive parfois que l’Histoire ruse au détriment de la tyrannie. Avec le dégel que le Maroc a fini par connaître, j’ai pu retrouver sans plus d’appréhension le pays, circuler et m’exprimer librement, et bien entendu revoir les vivants parmi les miens, me recueillir sur la tombe des chers disparus d’entre eux au cimetière de Bab Guissa et renouer avec les lieux de mon enfance. Souvent, d’ailleurs, j’effectuais ces visites en compagnie d’amis, étrangers ou non, auxquels je servais de cicérone, trop ému et distrait pour être bon pédagogue. Malgré cela, mes amis s’émerveillaient de ce qu’ils découvraient et m’en savaient gré avec une bienveillance qui m’allait droit au cœur. Hélas, et sans rien laisser transparaître, je partageais rarement leur émerveillement car mes yeux avertis par une longue pratique de ma ville ne pouvaient pas faire l’impasse sur l’envers du décor. Alors qu’ils vivaient, eux, des instants magiques, je devais dissimuler ce qui était pour moi un véritable crève-cœur. Et c’est là que je voulais en venir.

    Monsieur le Maire, la médina de Fès va mal, très mal, et ceux qui se bousculent à son chevet lui tiennent la jambe avec des discours flatteurs au lieu de s’atteler à ouvrir les chantiers de son redressement. Qu’en est-il, par exemple, de la mise en pratique de la décision de l’Unesco considérant que ce haut lieu de notre mémoire fait partie du patrimoine universel ? Les mesurettes sporadiques prises jusqu’à maintenant ne changent en rien la donne, et si un plan hardi de sauvetage n’est pas décidé urgemment, gageons que, dans quelques décennies tout au plus, une des rares cités millénaires sauvegardées presque intactes jusqu’à l’époque contemporaine sera mutilée au point de devenir méconnaissable. Encore faut-il que ce plan lui-même soit animé par une vision où la protection des sites, la restauration de ce qui menace ruine aillent de pair avec une lecture revivifiée de l’histoire et le souci d’en transmettre toutes les richesses et les subtilités aux générations futures.

    Pour ne pas en rester à des généralités, permettez-moi d’illustrer mon propos à l’aide de deux exemples pris parmi des dizaines, qui me semblent particulièrement significatifs d’un état d’esprit marqué par l’ignorance et le manque de respect pour un patrimoine dont nous sommes certes les dépositaires mais non les propriétaires exclusifs puisqu’il appartient à l’humanité entière.

    Le premier me touche de très près. C’est que la maison de Aïn el-Khayl où je suis né colle au minaret de la petite mosquée qui ne porte d’autre nom que celui de notre quartier. Au cours des derniers pèlerinages à ces lieux de mon enfance, j’ai constaté que cette mosquée tombait de plus en plus en ruine. La négligence des hommes et les outrages du temps ont fait que sa porte d’entrée s’est affaissée progressivement au point qu’elle est aujourd’hui enterrée à moitié dans le sol, condamnée au propre et au figuré. Je ne peux plus avoir recours qu’à mon imagination si je veux revisiter la salle des prières où il m’arrivait de me réfugier tout petit pour jouir d’un moment de calme ou de solitude. Je me souviens encore du doux clair-obscur qui y régnait, de la rumeur discrète des chuchotements des adultes quand ils devisaient après s’être acquittés de leur devoir religieux. J’entends le bruissement apaisant de la source qui alimentait le bassin situé en contrebas. Si j’évoque cela, ce n’est pas par pure nostalgie du paradis prétendu de l’enfance, mais parce que cette humble mosquée a compté il y a longtemps parmi ses visiteurs le pôle de la mystique musulmane Ibn Arabi. L’auteur des Conquêtes spirituelles et des Gemmes de la sagesse y a dispensé pendant quelque temps son enseignement, quand Fès vivait en symbiose avec l’aventure de l’esprit qui brillait de mille feux en Andalousie. Rien alentour ne signale le passage du Chaykh al-akbar (le Grand Maître). Pire, à quoi servirait-il de signaler quoi que ce soit le jour où cette mosquée viendrait à disparaître, remplacée par quelque gargote ou obscur café ? Un jalon lumineux serait ainsi retiré de notre mémoire.

    Le deuxième exemple est tristement similaire. Vous connaissez, bien sûr, la maison située vers le milieu de l’artère appelée Talaa Lekbira, où l’illustre historien Ibn Khaldoun a séjourné. Là, au moins, un de vos prédécesseurs s’en est avisé et a apposé à l’entrée une plaque sommaire en bois, signalant l’événement. J’ai eu la bonne surprise de le découvrir lors de mon premier retour au Maroc après une longue période d’exil. Une surprise très vite tempérée et carrément déçue lorsque je me suis rendu compte que cette plaque faisait office de pierre tombale plantée à la tête d’un cénotaphe. La maison elle-même n’était pas visitable car habitée par des particuliers de condition très modeste qui devaient y camper plus qu’autre chose vu l’état de délabrement de la masure. Je me suis consolé comme j’ai pu en me disant qu’au moins l’intention y était. Mais je n’étais pas au bout de mes déceptions. Quelques années après, lors d’une autre visite en médina en compagnie d’amis, j’étais tout émoustillé à l’idée de leur faire découvrir la maison d’Ibn Khaldoun quand quelque chose d’insolite se produisit. Je n’arrivais plus à la retrouver. Après plusieurs descentes et montées, j’ai fini par expliquer mon embarras à un patriarche assis sur un tabouret pas trop loin de l’endroit où elle devait en principe se situer. Le nom d’Ibn Khaldoun ne lui disait rien, la plaque, si. « Elle y était, mais elle est tombée », a-t-il fini par lâcher ! D’autres visites ont suivi, toujours pas de plaque, et la maison de l’auteur des Prolégomènes et de l’Histoire des Berbères a sombré de nouveau dans l’anonymat.

    J’aurais pu, Monsieur le Maire, rouvrir avec vous des dossiers plus chargés, largement discutés sur la place publique, tels l’explosion démographique de la médina et la paupérisation galopante de ses habitants, l’état de délabrement de beaucoup de monuments tant vantés par nos dépliants touristiques, les quartiers entiers où les maisons, véritables joyaux de l’architecture et de l’art traditionnels, partent en morceaux, l’insalubrité régnant dans les rues, la pléthore des petits commerces dits ambulants, devenus stables par la force de l’inertie, dont l’incroyable pacotille (sous-vêtements, chaussettes, soutiens-gorge, posters, bimbeloterie, etc.) tapisse les murs des principales artères passantes, à telle enseigne que la couleur et la texture si originale de ces murs ne sont plus qu’un souvenir, le déclin des corporations d’artisans qui ont fait la notoriété de la ville et exprimé le mieux son génie créateur, l’indigence du seul musée (celui du Batha) où nous pouvions, au lendemain de l’indépendance, admirer les richesses variées de notre patrimoine, et je pourrais continuer ainsi à l’infini. Je sais que vous ne pouvez pas tout faire et que, dans la liste des maux que je viens d’énoncer, certains n’auront pas de solution tant que de véritables institutions démocratiques ne seront pas instaurées durablement et qu’un projet national de développement fera défaut. Faut-il pour autant attendre ce couronnement de nos espérances pour entreprendre là où quelques moyens et de la détermination suffisent ? Je sais que l’évolution politique en cours vous a donné ces moyens. Restent la conviction, le sens de la responsabilité et la vision d’avenir que je vous souhaite.

    J’aimerais maintenant élargir le cadre de ma réflexion en partant de mon vécu au cours de ces vingt dernières années passées en bonne partie en dehors du pays. Au début de ma lettre, un mot m’a échappé quand j’ai dû évoquer mon exil. C’est celui de malheur. En me relisant, j’ai failli le biffer et le remplacer par un vocable moins dramatique. J’ai décidé de le maintenir parce qu’il exprime la vérité de mon ressenti quand je suis arrivé en France. L’exil n’a pas été pour moi un choix pour des raisons de commodité. C’est dans l’affliction qu’il a fallu m’y résoudre, sachant que je n’avais pas d’autre solution si ma volonté était bien de continuer à écrire et d’honorer ma fonction d’intellectuel. Après m’être acquitté de l’impôt de la dignité, il me fallait payer celui de la liberté. Après le combat que j’avais mené au sein de la revue Souffles pour l’émergence d’une nouvelle littérature, il me fallait construire une œuvre littéraire qui donne consistance à cette pétition de foi. Dès lors, ma vie fut mobilisée, rythmée par ces deux exigences, ce qui ne m’empêchait pas de vivre tout court, apprendre, voyager, observer, aimer, bref, élargir jusqu’au vertige mes horizons géographiques et humains, et, permettez-moi de le dire, d’embrasser pour la première fois la réalité du monde dans son infinie variété. Le fait de vivre en France m’ouvrait les portes de l’Europe,  de l’Afrique, de l’Amérique, et même du monde arabe. Si le Maroc restait au centre de mes préoccupations d’intellectuel citoyen et constituait la matrice de ma création littéraire, j’avais acquis de nouvelles clés pour y accéder, et cette fois-ci l’ouvrir sur les vibrations et le mouvement du monde. En retour, cela me permettait de renvoyer vers le monde le message de mon pays. Les années passant, j’ai ainsi découvert que l’exil avait d’autres facettes que celle du déchirement. J’ai pris conscience de ce que ce décentrement m’apportait quant à la vision que j’avais du pays et des changements que j’espérais pour lui. Pour beaucoup des maux dont il souffrait, j’avais sous les yeux, je ne dirai pas un modèle, pour ne pas provoquer les cris d’orfraie de nos nationalistes attardés, mais des méthodes, un savoir penser et agir qui a fait ses preuves si l’on en juge d’après les réalisations. Je ne répéterai pas ici ce qui tombe sous le sens : l’avance technologique, le progrès matériel et intellectuel, la solidité des institutions, les règles bien ancrées du jeu démocratique, la force de la société civile et la réalité des contre-pouvoirs, la place cardinale qu’occupe la culture, sans parler de ce que la construction européenne est en train de changer dans la vie et le destin de dizaines de nations occupées, il n’y a pas si longtemps encore, à s’entre-tuer sans merci. Où en sommes-nous de tout cela, nous autres peuples arabes qui prétendons constituer une nation éternelle et unique de l’Atlantique au Golfe ? Quand je pense que certains parmi nous n’ont d’autre modèle à nous proposer que celui de la société de Médine au temps du Prophète, un modèle qu’ils ont d’ailleurs réduit à la portion congrue pour servir leur soif sanguinaire de pouvoir ! Mais arrêtons de nous faire mal et regardons du côté où l’humanité avance et nous donne des idées pour avancer.

    Pour parler plus précisément du sujet ayant motivé cette lettre, je n’ai que l’embarras du choix, et je suppose que je vais défoncer des portes ouvertes en énumérant tout ce qu’il m’a été donné de découvrir lors de mes pérégrinations constantes, à travers l’Europe notamment.

    En France d’abord, que je connais le mieux, où rien n’a été laissé au hasard. Les choses ont une âme ici, pour répondre par l’affirmative à l’interrogation du poète. Les lieux ne sont là, on dirait, que pour célébrer le culte minutieux de la mémoire. L’histoire n’est pas uniquement inscrite dans les livres ou exposée dans les musées, elle s’offre à qui veut la méditer à chaque coin de rue. La nation exprime ainsi sa reconnaissance à tous ceux et toutes celles (scientifiques, inventeurs, philosophes, créateurs, hommes d’Etat, bienfaiteurs, combattants de la liberté) sans qui cette histoire ne serait qu’un scénario catastrophe de guerres et de fléaux, et non, comme c’est heureusement le cas aussi, une prodigieuse avancée de l’esprit humain et, somme toute, un progrès considérable par rapport aux barbaries qu’elle a connues.

    L’Espagne ensuite, jeune démocratie qui a mis les bouchées doubles pour devenir en l’espace de deux à trois décennies, une des nations les plus dynamiques et prospères. C’est vrai que mon émotion est encore plus vive quand je vois à Grenade, Cordoue, Tolède, Séville et jusqu’à Almeria le soin immense avec lequel ce legs exceptionnel de la civilisation arabo-musulmane a été sauvegardé, restauré et pour ainsi dire ressuscité. Tout à mon émerveillement, j’avoue avoir été parfois traversé par une idée qui scandaliserait les nostalgiques de l’Andalousie perdue, encore légion parmi nous : Si les Arabes n’avaient pas été chassés d’ici, ces monuments seraient-ils encore debout, et dans cet état de perfection ? Pardonnez-moi cette note d’humour noir, mais vous connaissez notre adage populaire : Trop d’infortune fait rire.

    L’exemple des autres pays d’Europe ne ferait qu’apporter de l’eau à mon moulin. Je terminerai par une singularité dont l’Allemagne a le secret. Elle, dont la plupart des villes ont été entièrement ou partiellement détruites pendant la dernière guerre, n’est sûrement pas en reste s’agissant de ce souci de mémoire et d’expression de la reconnaissance. Mais regardez ce qu’elle a fait avec un « monument » qui a symbolisé pendant un demi-siècle son humiliation et la division de son peuple, à savoir le mur de Berlin : pris d’assaut en 1989, des milliers de morceaux arrachés se sont retrouvés rapidement dans le commerce. Quelques fragments entiers ont été sauvés de la rapine et ils finiront par trouver leur place dans des musées. Un débat est en cours autour des pans restés intacts en vue de leur protection étant donné la valeur de témoignage qu’ils représentent.

    Je ne vous retiendrai pas davantage, Monsieur le Maire. J’espère ne pas vous avoir importuné avec ma plaidoirie passionnée en faveur de la médina de Fès. Mais, au-delà du cas particulier, l’enjeu est de taille : il s’agit du rapport qu’une société entretient avec son histoire, de la façon dont elle gère et transmet sa mémoire, et en général de la place qu’elle accorde à la culture dans le projet (si elle en a un) de construction des valeurs qui vont l’identifier à ses propres yeux et devenir également une référence, un horizon d’enrichissement pour les autres. Car la grandeur d’une culture se mesure à sa capacité de féconder la culture universelle, d’irriguer le savoir, le goût, l’imaginaire et la sensibilité de tous les êtres humains. Lorsque nous prenons soin d’un site, un monument, une œuvre d’art, un manuscrit, lorsque nous honorons la mémoire des créateurs et des hommes d’esprit qui nous ont révélés à nous-mêmes et nous ont fait avancer sur le chemin de notre pleine humanisation, gardons-nous de le faire pour notre seul plaisir égoïste ou pour satisfaire notre fierté. Faisons-le en conformité avec cette éthique qui considère que la mémoire d’un peuple est partie intégrante de la mémoire de l’humanité et que les biens culturels particuliers sont des biens publics.

    Que Fès revive, elle qui nous a dispensé l’amour du beau. Alors, soyons dignes de ce privilège.

    Créteil-Rabat, décembre 2003

     

    http://www.laabi.net

     

    Posté par TAHRI dans Non classé | Pas encore de commentaires »

    politique |
    Aequalis |
    LE JOURNAL DES INFOS UTILES |
    Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CGT Menuiseries Gregoire
    | La marche européenne des pa...
    | Royaume du Maroc