Archives pour mars 2012

25-03-2012

276000000DH/MOIS POUR GUERRET ET 3000D/ANNEE POUR DES JOUEURS MAROACINS DU »PRO »

NOUs n’avons touché depuis le début du championnat+ « PRO » que 30000 DH.L’un de nos joueurs parcourt  4 kilomètres à pies pour venir aux entrainements  chaussés de sandales en plastiques…Un autre  a passé 14 ans avec l’équipe , il vient à bicyclette au stade…. Un autre autre pratique le commerce au marché des puces pour subvenir aux besoins de s a familles… » ce sont là les déclarations d’un joueur « pro » de l’UZK , une équipe de l’élite du football marocain.

On s’arrête d’abord devant la somme de 3000 DH  gagnée par ces joueurs entreprenants, de vrais héros , militants depuis toujours. Elle représente 0,01171875  par rapport à ce que touche un entraineur qui n’a récolté que des défaites avec l’EQUIPE NATIONALE DU Maroc. Un entraîneur que seul sa « bonne foi » lui a  permis d’être lavée et d’avoir une nouvelle charge : l’Equipe nationale espoir.

Je ne m’intéresse plus au foot-bal du moment qu’une chaine comme AL Jazira y investit pour je ne sais quel objectif . Je m’intéressais aux championnats national et espagnol au cours des années 60 et 70 à l’époque où nous ne pouvions capté que la Tv marocaine et espagnole  sur un écran noir et blanc… A  l’époque d’Amancio, de Jento , de Faras, de Petchou,De ALLAl , De HouMMAN , de Ghazouani , de Hmidouch , de rivélimo, de Lalmas et autres… je vivais dans un patelin du Nord mais j’adorais le TAS de Casablanca alors que je ne savais même pas où se trouvait Hay Mohammadi…. J’allais voir régulièrement les matchs de l’Olympique et j’adorais le mini complexe et la pelouse verte de notre stade….

Maintenant , je constate que  des responsables comme SSSSSSIIIIIII AAAAALLLLIIIIIII FFFFAAASSSI FFFFIIIIHHHRRRRI se la coule douce.  Pareil scandale comme ceux de Khémisset , la capitale de toute une région centrale du Maroc à savoir le ZEMMOOUUR où avait vu le jour un certain Valéry GISCARD  D’Estaing    , me révoltent et me donnent la certitude que nous sommes trop lâches et trop impuissants pour pouvoir changer les choses …. Le sport est un secteur vital … C’est incontestablement l’un des vecteurs de la promotion sociale , culturelle et économique  d’un pays … Quand je vois le sieur ALI FASSI FIHRI commettre les pires  turpitudes sans craindre personne, je me dis que nous  sommes foutus  et que nous devons agir … Une ville qui a offert au monde  Boutayeb et toutes une panoplie de  cross mans qui avaient hissé le drapeau de la nation  dans les jeux olympiques ne mérite pas un tel mépris. Qu’est ce qu’il est en train de mijoter avec son entraîneur raté Gerrest ? Pourquoi son cynisme  a atteint de telles proportions ? Qu’en est il de cette eau et de cette électricité qu’il gère ?’ Est-il vraiment un génie en cachette ou c’est tout simplement un agent assurant les intérêts du nouveau colonialisme ? Quel professionnalisme alors que des joueurs comme ceux de l’UZK agonisent , perdent la raison et  deviennent la risée de tout le monde ? Où est l’honneur et où est l’intérêt public ???

Mes lecteurs marocains constatent que mes analyses sont parfois étranges. Concernant le M20 F qui m’est cher et auquel je participe, peut-être, plus que quiconque, mes critiques sont fréquentes à son égard. Car je me demande pourquoi ce M 20F ne procède –t-il pas  à creuse dans les profondeur pour démasquer les auteurs de l’absurde et du mépris comme ALI FASSI FIHRI… Si chaque dimanche , on arrive à balayer l’un de ces types  on aurait pu  confirmer notre volonté de changement. Je n’aime pas qu’on s’attaque au roi  car c’est un faut combat du moment qu’il ne cesse de manifester une bonne volonté évidente  et une disponibilité au changement . Commençons d’abord par les malfaiteurs confirmés et attaquons-les , preuves à l’appui, pour pouvoir confirmer notre volonté.

La situation du club de l’UZK  révèle la mascarade de la gestion de la chose publique . personnellement , j’ai été ému par les déclarations amères du joueur  AMSA confiées au quotidien Al Massae le  vendredi 23 /03/2012.  C’est une honte sur le front du sieur Ali FASi Fihri… Des joueurs professionnels doivent vivre   confortablement de leur métier. Ils illustrent l’espoir pour les générations montantes…
Gereest est allé se promener en Europ)e aux frais de la princesse…Lavé de ses incroyables  bêtises, il persiste et fait signe…Partout sifflé et hué mais ALI lui verse son salaire légendaire qui devrait augmenter avec l’imposition décidée par le gouvernement///

Mais comme on dit chez nous :que va perdre ALI FASSI FAIHRI TANT QUE ALHAPPA WAL BAROIUD MIN DAR AL KAID//….

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25-03-2012

DES FOOTBALLEURS DU « PRO » MAROCAIN REFUSE D’ETRE DES ESCLAVES OU DES CHIENS.

FIHRI  HEROS DE L’ABSURDE et DE LA FOLIE AU MAROC

«  Ce que nous endurons est un résultat  logique  de la situation où nous vivons. Le calvaire où nous nous trouvons est indescriptible. Tous les sacrifices et les espoirs  de nos familles sont  voués à l’échec   . Nos conditions sont celles des esclaves au service d’une équipe ; l’UZK ou l’Union  Zemmouri de Khémisset. Notre misère est tellement profonde que les les mots seraient incapables d’exprimer.

Les  circonstances de notre pratique footballistique sont pires  que celle d’une petite équipe de quartier. Nous avons toujours souffert en silence  tout en  espérant qu’un miracle se produise . Or ce qui a fait déborder le verre c’est notre dernier match contre le MAS de Fez où nous avons remporté la victoire . Et le MMAS , bien entendu , c’est l’équipe championne de la super coupe africaine et  d e la coupe du trône. RACHID Boudra , désigné président par intérim en l’absence de Gartili, nous a offert 100 Dirhams  pour  dîner après  la victoire contre le MAS . En ce moment là ,l’un des adjoints de BOUDRA lui avait conseillé de ne pas nous  gâter  car nous sommes « des chiens et nous ne  connaissons pas nos limites ». C’est ce qui nous a révolté et nous a poussé à nous  demander  s’il s agissait là de la récompense à offrir aux victorieux patients et discrets 

.Est-ce  ainsi qu’il faut motiver une équipe qui vient de gagner un match  en dehors de son stade  face au champion des champions d’AFRIQUe en dépit de la disproportion des moyens  et du budget…Puis juste après nos fortes réactions Rachid Boudra a démissionné , Gartili est ailleurs, il n Y  a plus d’interlocuteurs avec qui négocier . Nous nous sommes rendus compte que toutes les promesses n’étaient que des mensonges  et notre patience était épuisée.3000DH  c’est tout ce que les joueurs de l’UZK avaient touché  depuis le début du championnat « PRO » avec mêmes des victoires à l’extérieur( contre les FAR de Rabat, le MAS de fez…)). Nous avons pitié de nous-mêmes. Nous nous sentons  comme  des esclaves , humiliés et risée des  autres…. Il y a un grand écart entre nous et les autres équipes. Souvent nos joueurs sont ahuris devant les balles et les godasses que possèdent les autres équipes. Nous , nous sommes comparables à une petite équipe de quartier , amatrice  et sans statut…Dernièrement à AL Hoceima notre malheur a  atteint son paroxysme lorsqu’on était contraint de mendier pour avoir le carburant en vue de retourner à Khémisset après le match  contre CR Hoceima… Nous avons soutenu Gartili contre les mouvements réformateurs et voilà ce que nous avons gagné !!! Nos conditions catastrophiques sont  nos vrais manipulateurs. Les autorités locales n’ont déployé aucun effort pour résoudre nos problèmes hormis les promesses non tenues et les mensonges grossiers. Des postes à la municipalités  promis pour les joueurs se sont avérées de vérita bles chimères… Le comble de la misère est le fait de nous avoir manipulé pour signer des contrats vides . Après nous avons constatés que nous étions victimes de notre naïveté et notre confiance ???Les contrats sont falsifiés par Gartiliu….Personnellement , j’ai signé un contrât de Cinq  ans en contre partie de 20000DH….

Où sommes-nous du professionnalisme, des 900millions nécessaires pour la gestion d’un club du PRO ????????

NOUs n’avons touché depuis le début du championnat+ « PRO » que 30000 DH.L’un de nos joueurs parcourt  4 kilometres à pies pour venir auxentrainements  chaussé des sandales en plastiques…Un autre  apssé 14 ans avec l’équipe , il vient à byciclette au stade…. Un autre autre pratique le commerce au marché des puces pour subvenir aux besoins de s a familles… » ce sont là les declarations d’un joueur « pro » de l’UZK , une équipe de l’élite du foot-ball marocain.

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23-03-2012

DES FEMMES ET DES FEMMES LE PROBLEME DU COUPLE MAROCAIN EST D’UNE COMPLEXITE EVIDENTE

Le couple avait alors trois enfants ,deux s’apprêtaient à entrer dans l’adolescence quand Y appre it nala nouvelle du second mariage. Priée de tout  laisser  tomber et de s’occuper de ses enfants, elle accumulait les abus, subissait les caprices … Elle avait courageusement mené à bien ses enfants dont le père avait cédé sa moitié à une autre épouse.

Tout au cours de cette  union constamment dans l’œil de cyclone, Y acquérait des propriétés sans rien départager avec Y. Cette dernière dépensait son argent pour gérer la grande partie des affaires de la famille. Un défi en quelque sorte ou une volonté de garder son honneur et sa fierté.

Trente deux ans après, les enfants ont grandi , Y voulait sa liberté  . Elle allait demander le divorce car elle ne pouvait plus vivre dans les conditions où elle était. X ne voulait point arriver avec elle à un arrangement à l’amiable.   Il ne voulait pas la prendre au sérieux, habituée à sa patience et sa résignation, il voulait la garder  pour sauver son apparence sociale .  Epuisée par la maladie, Y décidait coûte que coûte  le divorce car elle disait qu’il ne pouvait plus jouer le rôle d’une bonne qui essuie quotidiennement les offenses et le mépris. Elle disait que toutes les sacrifices qu’elle avait  faits avaient comme objectif la sauvegarde des enfants .X n’a pas cru  ses yeux quand il avait lu la convocation du tribunal…

En attendant le verdict, X, enragé, croyant être humilié de se présenter devant le juge, maltraitait davantage Y en lui disant  que  celle qui a eu le courage d’aller demander le divorce doit avoir la dignité de quitter la maison qui ne lui appartient pas. Harcèlement, pressions, agression…Et Y de quitter le foyer à 1heure du matin après 32 ans de mariage et après avoir gaspillé tout son argent a meubler le vaste appartement… Devant cet acte inhumain , amorale et irréligieux, ni le tribunal ni la police n’avait  pu réagir pour statuer sur ce délit d’autant plus que Y est sérieusement malade…Les enfants , qui comprennent tous les détails, bien qu’ils soient du côté de leur mère, ne pouvaient point agir car ils sont éduqués par une mère résignée et patiente. L’étrange c’est que X a une estimation autre des faits. Il dit par exemple que d’autres femmes  sont victimes de violence physique , qu’il  s’est brouillé avec ses parents pour l’épouser, que c’est elle qu’il a poussé à prendre une deuxième épouse, qu’elle donnait son argent à sa famille …

Hier , j’attendais mon tour pour voir l’avocat. Le secrétaire du bureau est venu dire à une dame ,accompagnée de sa fille qui était  avec moi dans la salle d’attente, que son affaire est jugée et qu’elle recevra 38000DH… J’ai compris qu’il s’agissait d’un conflit familial. J’étais curieux de connaitre le cas. J’ai commencé alors à poser des questions à la dame qui me parlait en cachant une partie de son visage car elle avait mal aux dents. Moi aussi je ne l’ai pas fixée de mon regard. Elle m’a dit qu’elle divorcée depuis plus de dix ans et qu’elle va recevoir ces indemnités pour la première fois. La cause de son divorce c’est l’incompatibilité des caractères dues aux différences de l’éducation et de la conception de la vie.  Elle m’a raconté son histoire et celle de sa famille lettrée militante au sein du parti de la Choura, son éducation chez les sœurs… Quand elle achetait régulièrement des fleurs , il l’accusait de gaspillage  , pour lui le prix d’un bouquet de fleurs aurait du servir à l’achat de deux poulets…En fin j’ai reconnu cette femme qui était ma collègue mais nous ne sommes pas reconnus  …Il est extrêmement avare, trop attaché à sa mère et sa famille, tout pour lui est question

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23-03-2012

LE CALVAIRE DE LA FEMME MAROCAINE LA POLYGAMIE ET LE COMPLEXE D’OEUDIPE

L’affaire d’Amina Filali recèle  un réseau complexe  de relations  malsaines que le marocain entretient avec la femme. A mon avis, avec  une législation équitable est indispensable voire urgente mais comment soigner les psychologie malade, la mentalité archaïque et la réalité misérable ?

Le tollé soulevé par le drame de cette fille était réduit abusivement  à son caractère   législatif tout en le liant à la conjoncture politique du Maroc caractérisée par l’exercice du pouvoir ou d’une partie du pouvoir par le PJD. Un prétexte  pour crier scandale et  stigmatiser le gouvernement qualifié de conservateur. Ce n’est pas là ce qui est intéressant pour moi. En fin  chacun est libre d’accorder l’importance  à ce qu’il veut . Je Trouve toutefois que l’incrimination du ministre de la Justice dans ce fait est un peu forcé. Son commentaire est logique car qu’est-ce qu’il y a du plus logique , du plus naturelle et du plus indispensable que la séduction d’une fille par un garçon ?.   Ce sont les conséquence de leur relation  qui poseNT problème pour la société. Et donc c’est la société qui est   à accuser… Si les conditions sociales de cet homme étaient bonnes , il n’aurait pas conduit cette fille chez sa famille. Si cette famille était consciente ,  elle n’aurait pas rejeté la fille comme si elle était lépreuse.  Si la faille de la défunte avait les moyens et la conscience requis, elle aurait évité cette solution conventionnelle   et sans issue …Mais personne ne pourrait être autre que ce qu’elle est .

Le calvaire de la femme marocaine  est causé par  une mentalité archaïque enfouie dans une modernité tapageuse, des complexes  psychiques  qui malmènent les hommes vers des horizons pervers. En partie , ces complexes psychologiques expliquent en grande partie , l’échec de nos gestionnaire, leur prévarication ,leur cupidité, leur concussion, leur manque de patriotisme et d’affection pour leur patrie. JE CROIS QUE La misère est un facteur important sans être déterminant.

Ces jours-ci, ma conviction là-dessus est en train de se confirmer…Je suis témoin d’un cas  typiquement illustrateur de cette injustice qu’autre chose que la législation pourrait résoudre.

X et Y  s’étaient connus lors de leurs études secondaires puis universitaires vers la fin des années 80. Ils avaient décroché leur licence  et avaient décidé de se marier. Y était affectée comme enseignante alors que X avait passé son service civil . Un vide   puis il avait intégré un ministère  de première importance  dans un service vital qui  comble son personnel de privilèges. Cependant , la famille de X avait refusé catégoriquement ce mariage sous prétexte que leur fils peut  mieux faire  avec le  poste qu’il occupait. X a défié sa famille et s’était marié avec  Y…

Ils ont eu leur premier enfant . Y qui devait sortir pour travailler éprouvait énormément de peine pour la garde de son enfant . ce qui avait poussé X à lui demander de quitter le travail  en lui promettant de lui donner une somme d’argent mensuellement équivalente au salaire qu’elle touchait. En fait , il touchait bien et allait de réussite en réussite , de promotion en promotion. Or Y avait refusé. Heureusement. Entre temps , X s’était réconcilié avec sa famille et avait pris l’avenir de chacun de ses membres en charge. Car le poste qu’il occupait lui permettait d’avoir des relations et des facilités / partout au Maroc… Mais l’attitude notamment de sa mère n’avait point changé. Son intrusion dans les affaires de la famille de son fils n’avait jamais cessé.  Sa haine pour sa belle fille et le mépris pour sa famille était le lot officiel. Le fils , docile , ne réagissait point pour défendre son foyer. Son désir de satisfaire entièrement les caprices de sa mère au détriment de la tranquillité de son épouse  avait fini par le conduire à un deuxième mariage   qu’il avait caché à son épouse mais révélé , peut-être, arrangé avec sa mère.

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21-03-2012

LES AMAZONES DE L’ENFER ET LE KADI DE ZAYTOUNA LE PANIER ET LE PARTI EP40

A Zaytouna, Ramdane vivait tant bien que mal en compagnie de ces femmes, des amazones de l’enfer.   Sakina planait parmi les constellations des étoiles tandis que Mahjouba rampait sur les crottes, plus qu’un souillon, un vrai urinoir au prix d’ une cigarette. Et Zbida, patronne d’un petit café restaurant était toujours maîtresse de sa raison ; elle discutait, analysait et espérait.

Entre la séduction éhontée de l’une et le jeu minutieux de stratégie de l’autre, Ramdane décryptait les misères et les bêtises de l’existence féminine sur cette terre. Ou plutôt dans ce pays où les guéguerres pour l’ascension et la chute battaient leur plein.

Zbida lisait correctement dans les idées de Ramdane et le priait de passer la voir de temps en temps. Sans fièvre de monter ni rêve de s’approprier ce monde, cette femme raidie par les vicissitudes du temps mais possédant toujours des traces de beauté et un corps bien bâti, solidarisait   inconditionnellement avec Ramdane. Elle disait avoir pratiqué par le passé la sorcellerie et l’ensorcellement, mais c’était un jeu maléfique et embêtant. Elle lui confiait qu’elle était discrètement l’initiatrice de Mahjouba et que cette dernière voulait aller jusqu’au bout du jeu de la magie, de la cruauté et de la passion. Elle se montrait heureuse d’éteindre de temps en temps les feux enflammant le corps de Ramdane. Celui ci était satisfait d’elle. Toujours prête à l’amuser en lui révélant les réalités cachées de Zaytouna. Des histoires rocambolesques qui aidaient Ramdane à se débarrasser des derniers souvenirs de Sakina qualifiée    de guêpe  dorée dont seuls les puissants   pouvaient déguster le miel.

Et puis le jeune homme accédait en compagnie de cette vieille routière au trône de Scherayar. Ils s’embarquaient volontairement   dans le train des délices et des récits interminables. Schehrazad jurait cette fois-ci de sauver le prince en lui offrant la géographie des reliefs empruntés aux diables et autres démons :

«   J’étais violée à l’âge de douze ans   dans la maison du kadi dont les fils t’avaient envoyé en prison. Ma mère était l’une de ses bonnes de qui il jouissait licitement. Elle vivait chez lui et ne s’était jamais mariée. Elle n’avait pas de famille. J’ai ouvert les yeux dans la grande maison. A douze ans, l’un de ses amis intimes, un grand notable qui se séparait de lui rarement me titillait. Chaque jour, il m’appelait et passait sa grosse main sur mon corps chétif. Quoiqu’elles ne dépassent guère le volume de deux olives, mes seins retenaient pendant longtemps sa main. Après, au su et au vu de tout le monde, il m’avait retenue pendant une longue durée et avait fini par me déchirer. Tout en poussant des youyous, ma mère pleurait à chaudes larmes. On m’avait transportée à l’hôpital, il demanda ma main de ma mère et de son ami le kadi, et je devais le subir comme mari. Il m’apportait des bonbons, du chocolat et me permettait même d’aller jouer avec les enfants. Le kadi me qualifiait de sale enfant, il me commandait de disparaître chaque fois qu’il me rencontrait. Puis le vieil ami mourut, et ma mère constata qu’il n’y avait pas d’acte de mariage me liant légalement à lui.

Certainement ; il est toujours en train de brûler en attendant le pire châtiment de l’enfer. Le kadi, non plus, n’échapperait pas aux supplices du Jour du Jugement dernier, n’est ce pas Ramdane ? »

Et Ramdane, pour exorciser les douloureuses destinées s’abattant sur lui et sur ses semblables, se mettait, surtout quand il s’enivrait, à parodier les grandes narrations du célèbre conteur de Zaytouna ;Ayyachi Marzoug:

« C’était toujours comme ça, dans les temps révolus, ceux qui viendront et ceux que nous vivons. Un homme au cachet de la mort sur le front, possédait l’argent, les chevaux, les terres, les esclaves…Il faisait le beau et le mauvais temps. Quand il parlait, les murs tremblaient, les fourmis gelaient et les feux s’allumaient dans les âmes et les esprits. Il écrasait indifféremment les serviteurs d’Allah et ceux du diable. Il se servait des vautours et mêmes des colombes, tout était entre ses mains ; le vent, le soleil et les pluies. Les chrétiens et les juifs le redoutaient ; il était brutal.

Chaque matin, il prononçait un discours que tous les Beni Zaytoune avaient appris par cœur, ils le répétaient avec lui en saluant le drapeau nasse. L’emblème du territoire était la nasse où pataugeait une tortue :

« Je suis votre kadi et votre maître. Intronisé sur vous non pas par ce que vous m’approuvez mais par ce que je suis capable de vous opprimer. Celui qui sera satisfait de mes jugements, je le rendrai riche, celui qui me désobéira, je le décapiterai et je  pendrai sa tête en haut de la Porte de la Peur. Il y a longtemps que j’ai lu dans le Livre du Malheur et j’ai appris que d’entre vous il y aura ceux que j’immolerai, ceux que je brûlerai vifs et d’autres que je dévorerai crus. Je suis le tisserand des cauchemars, l’éventreur des âmes. Je suis le maître des maîtres, j’ai étalé mes filets du paradis à l’enfer, vous y êtes tous et malgré vous. Gare à vous ! Je possède le feu et le sel. Obéissez à moi et je vous garantirai la sécurité et la paix. »

Puis Ramdane essayait de simuler la voix de Zbida qui répondrait au kadi :

« Maître, j’ai ouvert les yeux dans votre jardin. Vous avez le plein droit de faire de moi ce que vous voudrez. Une graine d’ortie verdoyante malgré son déracinement. Je vivrai plus que vous et j’entretiendrai toutes vos craintes cachées… »

 

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20-03-2012

LE DROIT AU BONHEUR

DROIT AU BONHEUR ?

Publié 20 mars 2012 dans Bonheur 0 Commentaires

Approfondissons l’idée de l’article précédent.

Une différence essentielle entre un adulte et un petit enfant qu’il faut bien constater, c’est que le petit enfant n’est pas déçu par lui-même, il n’a pas une mauvaise idée de lui, son identité n’est pas un problème. L’adulte, au contraire, est plus ou moins déçu de lui-même, plus ou moins malheureux d’être qui il est. (Parfois très)

Tout le travail de la culture est de présenter cette insatisfaction, ce manque, comme une richesse, une supériorité, comme si l’adulte n’était pas désireux, à tout moment, de la perdre, cette prétendue richesse ou supériorité, sans regretter les dissertations qu’elles lui permettaient. Une façon de l’endormir ou de le calmer.

Le problème posé par « qui il est » taraude l’adulte.

Malgré cela, ou à cause de cela, les adultes passent leur temps à essayer de transmettre ou d’inculquer aux enfants les valeurs et idées en lesquelles ils mettent leur espoir, en lesquelles ils croient, pour résoudre leur problème existentiel ou d’identité.

Double ironie :

Tout d’abord, les adultes savent que ces idées et valeurs n’ont jamais résolu leur problème.

Ensuite, ils n’ont aucune raison de procéder ainsi puisque les petits enfants ne sont pas désireux de résoudre quoi que ce soit.

Double forfaiture :

En agissant ainsi, ils vont justement créer, susciter chez l’enfant une insatisfaction de lui-même, un manque, puisqu’ils prétendent qu’il devrait être autrement.

En agissant ainsi, ils font d’un enfant heureux de vivre, un enfant en peine et croyant que le bonheur est pour un jour futur.

Les adultes ont inoculé à l’enfant leur illusion, ils l’ont asservi, lui aussi, à des mots (voir article précédent et l’article à suivre).

Il est courant d’entendre des discours selon lesquels, si on malmène ainsi l’enfant aujourd’hui, c’est pour qu’il soit quelqu’un de bien ou d’heureux plus tard.

L’avenir ne nous appartient pas. L’enfant peut mourir avant. Il restera à ces personnes bien intentionnées la certitude de ne pas avoir rendu, autant que possible, leur enfant heureux quand elles en avaient la possibilité. Il leur restera la certitude que, à cause d’elles, leur enfant aura été malheureux pendant son bref séjour sur terre. Trop tard !

Il leur restera la consolation peu efficace, d’avoir été bien intentionnées ou d’avoir été fidèles à leurs convictions. Peu efficace, parce que niant l’effet conscient de leur action sur l’enfant.

Dans le cas contraire, ce sera au moins une consolation.

Son enfant heureux ou malheureux ? Peut-être pas seulement : le bonheur est contagieux, le malheur aussi.

 

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NOUVEL ARTICLE : DROIT AU

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20-03-2012

A la une Economie Perspectives économiques à l’horizon 2030 de l’Algérie la rente pétrolière affaiblit la volonté de réforme

Perspectives économiques à l’horizon 2030 de l’Algérie

la rente pétrolière affaiblit la volonté de réforme

le 20.03.12 | 10h00 Réagissez

zoom | © D. R.
Diversifier l’économie pour ne plus dépendre à…

Diversifier l’économie pour ne plus dépendre à 100% de l’exportation des hydrocarbures.

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L a rente pétrolière bâillonne inexorablement toute velléité de réforme et toute volonté de projection et prévision à moyen terme.

L’organe de réflexion et de prospective, rattaché à l’hebdomadaire britannique The Economist, vient de publier une analyse inquiétante concernant les perspectives de développement économique à l’horizon 2030. The Economist Intelligence Unit (EIU) prévient que pour conserver un rythme de croissance moyennement stable, le gouvernement devra prendre des mesures importantes pour accroître la part du secteur dans l’activité économique, y compris la part des investisseurs étrangers, réduire le chômage chronique et améliorer les qualifications de la population active. Selon le think tank britannique, si les autorités arrivent à relever l’ensemble de ces défis, elles pourront s’assurer d’un taux moyen de croissance annuelle du PIB de 5,5% à l’horizon 2030. Il est ainsi question d’une croissance poussive durant la décennie 2011-2020 à 4,6% et d’une expansion accélérée à 6,5% entre 2020 et 2030. Si elles paraissent optimistes à première vue, ces prévisions restent soumises à une condition sine qua non, celle de la réforme.

Or, EIU prévient que la rente pétrolière et les prix élevés du pétrole affaibliront de fait «la volonté du gouvernement de faire passer des réformes vitales, comme la solidité de la situation financière de l’Etat, diminuant l’incitation à stimuler l’investissement étranger direct». Preuve en est, selon le think tank, que la récente politique du gouvernement «va décourager les investissements étrangers, minant la diversification économique». EIU reconnaît que l’économie algérienne s’appuie sur de solides macroéconomies, à l’image d’une dette publique globale réduite, ne constituant guère plus de 10% du PIB, de risques souverains faibles, d’un fonds de stabilisation couvrant 380% de la dette brute.

Les réserves de change de l’Algérie bloquent aussi toute pression sérieuse sur le dinar, même si, note, The Economist, «la Banque d’Algérie pourrait intervenir pour affaiblir la monnaie en cohérence avec des politiques visant à réduire les importations». Le gouvernement algérien a également lancé un programme d’investissement exclusivement financé par des financements internes en s’interdisant tout recours à des emprunts sur le marché international. Or, les défis qui se posent actuellement concernent la croissance et la diversification de l’économie dans un contexte où la dépense publique ne cesse de s’accélérer et que les équilibres budgétaires sont de plus en plus fragiles.

Et pour cause, les perspectives économiques à court terme sont moroses. En fait, la croissance réelle du PIB ne devrait pas dépasser les 3% d’ici à 2016. D’ailleurs, l’environnement des affaires est vertement critiqué par les analystes de The Economist à cause d’une «une attitude négative envers les investisseurs». Le fait est que l’économie nationale est largement dépendante des hydrocarbures, et donc vulnérable à toute menace de récession particulièrement en zone euro. D’ailleurs, EIU n’exclut pas une réduction des exportations de l’ordre de 0,1% en 2012 avant que celles-ci repartent à la hausse en 2013 avec une croissance de 5,4%. Les importations pour leur part inscrivent une expansion continue à 4,2% en 2012 et à 4,8% en 2013.

Des importations qui alimentent le programme d’investissement public et les engagements sociaux du gouvernement qui risquent de grever durablement le Fonds de stabilisation (Fonds de régulations des recettes). Le bas de laine, qui est censé protéger l’Algérie des effets d’une récession durable, risque ainsi d’être fortement malmené en cas d’une chute soudaine et durable des cours du pétrole. Une situation d’autant plus préoccupante que le think thank britannique estime qu’en raison d’une gestion opaque des finances publiques, le gouvernement algérien pourrait avoir du mal à lever des financements externes en cas de besoin. Une possibilité que EIU n’écarte pas à partir de 2013 en raison de l’importance du programme de dépense publique.

Roumadi Melissa

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20-03-2012

DEFENDRE LA FEMME DEFENDRE LA PATRIE UN MEME COMBAT.

Il y a plusieurs jours que je n’ai pas pu écrire. De nombreux  obstacles m’ont empêché. Un état d’esprit morose  risque de me détruire le moral une autre fois. Le tout  est lié aux conditions général où je vis/nous vivons. Politiquement , c’est le temps des grands déchainements ; Les voix sages et raisonnables se  perdent.  .Beni Bouayyache au Rif a connu des  incidents malheureux qui se sont  répandus dans la région. L’état a  eu recours à la force au lieu du dialogue et de la concertation.  La même approche est adopté par tout ailleurs, à Tadla , à Rabat… Deux journalistes  sont traduits devant la justice pour avoir  effectué un reportage sur la prostitution des marocaines aux Emirat . Les magistrats  du royaume menacent le gouvernement et s’inquiètent des agressions qui les visent selon certains d’entre eux. Une adolescente violée et obligée d’épouser son violeur s’est suicidée. Deux collégiennes de Mohammadia  ont fait des tentatives de suicide… la sécheresse est bien là…

Sur le plan personnel, le centre ville en chantier  par lequel je passe quotidiennement  ainsi que l’enfer de la circulation  donnent de mauvais impressions … Au travail , c’est le vrai pétrin avec des adolescents peu intéressés aux études mais veulent faire plaisir à leurs parents , des administrateurs qui ont recours aux moyens du gestapo pour gérer leurs établissements au lieu e réfléchir, de créer et de planifier…

LES femmes qui m’entourent sont des héroïnes  en détresse.  C’est ce qui m’attriste le plus . Une mentalité archaïque chez des hommes apparemment modernes  est à la base  du grand malheur qui s’abat sur les femmes. Commençons par les bonnes sans droits ni dignités et arrivons aux femmes instruites   endurant le calvaire des frustrations , du mépris et de la violence de la part des hommes et même de  leur partenaire. Un vrai marasme social aux dimensions tragiques qui n’a pas de relation avec la pauvreté et le manque de moyens. Des femmes maltraitées, confinées au désespoir, humiliées, agressées… En quelque sorte, c’est tout un chemin à faire. Et je comprends maintenant les voix stridentes des associations féminines et féministes qui dénoncent le scandale. Il faut aller au tribunal de la famille au quartier OUlfa  pour contempler la catastrophe.  Des filles qui viennent à peine d’atteindre la majorité sont répudiées   après quelques mois de mariage, des femmes , des femmes ,des femmes aux couleurs sans éclats et aux regards  brisés… Des femmes de différentes catégories sociales qui  en ont ras le bol.. ;Peu d’hommes en effet sont présents dans cette messe du désespoir. C’est traumatisant pour quelqu’un qui est en quête d’une flamme d’espoir.

Je suis hanté par une idée selon laquelle  la femme n’est que la symbolique du pays. Ces femmes agressées , pillées, humiliées, abandonnées, désespérées, affolées,  fanées, affaiblie ne seraient elles pas une effigie de la patrie ?

Celle-ci est traitée par ceux qui l’avaient épousée soit par la force soit par la ruse et la manipulation ou encore au moyen des conventions  de la même manière.  Tous ces actes inhumains  et injustifiés à l’égard du pays et de la femme  sont l’expression d’un état pathologique où les pulsions on raison des sentiments et sont  réactionnaires et façonnées selon une culture   dénaturée.  Du fait que ce sont des actes gratuits perpétrés inconsidérément voire inconsciemment, ils révèlent un déséquilibre flagrant et un aveuglement profond chez leurs auteurs. LES ténèbres de l’INJUSTICE.

Pour comprendre  ce qui se passe dans le pays , dévoilez la souffrance des femmes ! le rythme , la couleur , la tonalité sont les mêmes.  Les auteurs sont également les mêmes, ceux dont la volonté de puissance  dépasse les bornes , ceux qui accumulent les richesses illicitement et illégalement au détriment de la souffrance de leurs compatriotes / leurs partenaires et leurs conjointes… La politique  est souillée… Méditons les réclamations des « représentants »de la nation au parlement , le tiers qui  doit quitter .Ils ont écrit au roi pour changer cette loi car ils disent qu’ils vont se perdre/ perdre leur prestige  une fois dehors car disent ils : «  nous avons régularisé le mode et le niveau de vie selon le salaire d’un parlementaire ; nous avons contracté des crédits de logements en fonction de ce salaire , nous avons inscrit nos enfants dans des écoles en fonction de ce salaire, que ferons-nous sans ce salaire ? » pour répondre à une remarque d’un journaliste concernant la stupidité de cette doléance  anticonstitutionnelle , un vétéran de ce mouvement de honte a déclaré stupidement : «  mais que font tous ceux qui tiennent des sit-in devant le parlement , qui manifestent , ne cherchent-ils pas un salaires ? ».

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15-03-2012

QUE VAUT UN MAROCAIN?

Mercredi 2012 2 heures 15 minutes .Les urgences d’Averroès à Casablanca.

Le veille , le roi avait présidé la cérémonie du lancement de la RAMED  dont mise les objectifs sont de taille: atteindre 8,5 millions de Marocains, parmi les plus démunis, soit 28% de l’ensemble de la population. Parmi ceux-ci, une population estimée à 4 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, bénéficiera de la gratuité totale des soins, selon les critères d’éligibilité retenus. Les soins pris en charge portent sur l’hospitalisation, y compris l’accouchement, les consultations spécialisées externes et de médecine d’urgence…

Ce jour même, j’étais  obligé de transporter à bord de ma voiture une cousine  aux urgences d’Averroès à Casablanca. Il était 2 heures du matin 10 minutes.  La cousine , diabétique insulino-dépendante a fait une hyperglycémie. Sa   respiration était  ample et difficile .Son pouls était   rapide , elle avait beaucoup soif et urinait fréquemment. Elle s’était évanouie.

Je l’avais difficilement introduite  aux urgences  avec l’aide d’un agent de sécurité qui avait eu pitié de nous. Dés que nous étions entrés , un gars au crâne gros et rasé m’a ordonné de le suivre derrière le guichet où j’avais payé 60 Dh. Puis , il m’ a demandé d’aller à la première salle à droite. Les couloirs grouillaient de parents de patients  dont les uns étaient victimes d’accidents de circulation , d’autres vieux et paraissaient agonisants, d’autres agressés  et  ensanglantés…La salle d’attente était  aménagé de bancs  non pas en bois mais en marbre . les murs décrépis , les slogans anticorruption ,  les  pancartes   rappelant les drames des routes ( 1,5 plus que l’Algérie-3,5 plus que la Tunisie-11,5 en comparaison avec l’Italie -7,8 face à la France …),les affiches de colloques de médecins semblaient dater de très longtemps . Déchiquetés , sals , parfois déformés comme ce slogans qui  parle d’urgences sans corruption qu’on a   mutilé sciemment  de son SANS… Un espace lugubre et  fade   qui illustre la négligence et donne mauvaise impression .

Nous nous nous sommes installés sur un banc en attendant que  notre tour arrive. Or l’attente avait perduré. La salle s’était vidée car ceux et celle qui y étaient  n’étaient que des accompagnateurs de malades. Point de patients et pourtant  nous étions obligés d’attendre très longtemps  sur un banc glacial. Ma cousine s’était affaiblie davantage. Je l’avais étendue sur le banc. La porte de la salle des visites était toujours fermée. De temps  en temps , ces agents de service sortaient ou entraient . j’ai pris mon courage entre mes mains et j’ai frappé à la porte qui s’était entrouverte. J’ai vu deux jeunes médecins internes apparemment , beaucoup de personne et un vieux monsieur agonisant . Je ne savais pas de quoi ils discutaient .  J’AI appelé à haute voix ma cousine  pour qu’on m’entende ; Elle s’était péniblement mise debout et nous sommes entrés. La jeune interne lui a demandé de passer derrière un voile et elle  était sortie pour chercher un appareil de mesure  de glycémie et un tensiomètre .Il s’était écoulé beaucoup de temps avant qu’elle revienne bredouille tout en s’excusant. En nous disant qu’eelle ne pourrait rien faire . il faut s’adresser aux responsables. J ’ai protesté , j’ai crié , la jeune médecin m’avait dit qu’il faut s’adresser aux responsables…

Quelle honte ! quel pays !! Ces outils rudimentaires, ma cousine, elle les possède  chez elle  mais comme elle est arrivée en hâte chez moi elle les a oubliés.

  Quelle catastrophe ! quel mépris pour l’être humain marocain !!! et nous dire qu’il faut espérer . Nous sommes sortis par la suite et nous avons réclamés nos 60 dh ; il fallait que la jeune femme  reconnaissent qu’elle ne nous avait rien fait.

Mais en fin qui est responsable de cette conduite sodide ! négligence, mépris ; irresponsabilité, inconscience …

  Comme l’avaient constaté les visiteurs assidus de mon blog , j e n’ai pas écrit ces deux derniers jours. En fait , j’étais préoccupée par  l’état de ma fille qui poursuis ses études à la FCT de Mohammadia et qui était présente le jour de la catastrophe qui a  couté la vie à un brillant futur ingénieur issu d’un milieu extrêmement pauvre  . Il fallait la consoler et l’aider à se ressaisir. Mais que lui dire en fait ? Lui rebattre les oreilles avec des rengaines religieuses qui font tout endosser au destin ? Ou lui dire qu’il s’agit du pays des vautours , des prédateurs, des incompétents , des voleurs ? Elle ne cessait de pleurer en me disant qu’elle s’adossait quotidiennement à ce mur et a cette planche qui se sont effondrés ? et moi-même , j’étais très touché . faut-il encore espérer ?

Au lycée , je travaille dans une salle qui se trouve au deuxième étage, des vitres sont cassées  et je crie chaque jours pour qu’on les répare mais en vain. Avec mon état de santé , j’ai passé tout ce rude hiver dans cette salle sans qu’on aie eu la conscience de la réparer. En fait j’en ai marre des scandales , de ces petits / grands batailles qui m’ont épuisé…En fait mêmes les victimes s’abstiennent de réagir et c’est bien dommage !

 Que faut-il donc changer ,le régime, le peuple, les petits responsables , les grands, le pays, la mentalité , l’éducation  … ?

Je crois que tout changement politique ne pourrait apporter ses fruits sans changement de mentalité , de système de valeurs, d’éducation ???Il ne faut pas avoir d’illusions, le mal est profond, Un traumatisme ou une mutilation seraient indispensables…

Malheureusement , la clef est perdue. L’espace où tout cela doit  avoir lieu est infesté. Répugnant et maussade , on le fuit car il est empesté . Je parle de l’école.

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12-03-2012

UNE ECOLE ASSASSINEE UNE SOCIETE CHAOTIQUE

UNE ECOLE  ASSASSINEE  UNE SOCIETE CHAOTIQUE

Toute ambition légale est bannie de cette sphère. Des responsables , des responsables des responsables à perte de vue. Comment sont-ils devenus des responsables , Dieu seul le sait. Nous savons que les centres gérés par le MEN sont les CFI, les CPR et LES ENS . d’où vient donc cette horde de chefs ? Dans quel institut se sont ils formés ? Pourquoi tant d’opacité ? Si l’effort personnel ne sert à rien même pour les enseignants, comment voulez-vous qu’ils puissent l’inculquer à leurs apprenants ? Qu’est ce que c’est une promotion professionnelle ? Une augmentation du salaire ? …Il faut reconnaitre que l’Ecole marocaine est soumise à un blocus infernal, les enseignants y souffrent en silence…L’analphabétisation  est généralisée et toute tentative de la contourner coûterait cher à son auteur. Les vils et faux calculs sont de mise . Les calmants et la dictature administratif pourrissent davantage ce secteur vital. En témoigne, la politique de la massification qui mènent des élèves au bac alors qu’ils ne savent même lire ni écrire. Cependant , l’alibi est toujours prêt : l’enseignant qu’on ne cesse de culpabiliser et parfois à l’impliquer dans des cadres creux comme les conseils de gestion des établissements…Un comparse diriez-vous.

Ces enseignants dont les perspective de s’épanouir et de confirmer leurs potentialités pratiquent une évasion massive dans d’autres domaines notamment la politique, le «  commerce scolaire »,l’arnaque et la perversion. Le premier cas est illustré par Abdellilah  Benkirane est son groupe parlementaire  dont le nombre contient plus d’une vingtaine d’ enseignants secondaires. Il est curieux de se poser la question sur ce que pourrait apporter cette masse politique au secteur du MEN. Autrement dit  , pourquoi tous ces enseignants n’ont point pu agir à l’intérieur de leur secteur ? Pourquoi cette fuite loin d’un secteur en marasme ? Bien entendu , il y’en a d’autres : une minorité tient aux idéaux nobles et une majorité  qui participent à la souillure du champ politique.

La deuxième catégorie est celle qui s’est convertie en bisness man du scolaire. Les établissements  sont devenus des domaines de chasse à la clientèle  . des parents déboussolés , en proie au désespoir .Beaucoup  d’ écoles sont devenues des  mines d’or pour  des enseignants sans scrupules. Certains passent pour des annexes des établissements légaux et illégaux qui  vendent le savoir nuitamment mais au vu et au su de tout le monde surtout les « grands  responsables » qui se comportent comme de vrais parrains qui tiennent ltout le temps sous l’œil le flux  de ce commerce de la honte. Tous les fils sont entre leurs mains Des parrains et des parrains de parrains, tout le monde gagne  …

le « professeur de Taroudent ayant prétendu avoir été kidnappé par un politicien local  vient d’être démasqué et inculpé : un grand escroc ….Une enseignante dirigeait un réseau de prostitution vient d’être arrêté en pleine orgie dans la région de Benslimane. Une autre était arrêtée dans un bain maure en train de filmer les femmes. Elle fait partie d’un réseau de films porno  international. Un professeur de lycée était lui , filmé par des élèves en train de se masturber en plein cours…

C’est la partie visible de l’iceberg… La morale  et  la mission éducative sont devenue une histoire du passé.  Sans cependant généraliser, ce qui est aà dénoncer c’est le sabotage  systématique du système. C’est simple, c’est un crime mais à  qui profite –t-il ? Bien entendu, ce sont tout ceux qui ont fait de ce domaine une poule qui pond des eux en or. Que ce soit au niveau des postes des responsabilités et des détournements des fonds, des privilèges qu’ils se fixent eux-mêmes et qu’ils cueillent ensuite sans avoir de soucis… ce sont les juges et les victimes Ce sont les misérables , ceux qui triment , qui sont noyés dans les eaux puantes de ce secteur, c’est le peuple des misérables qui est sans espoir….

Posté par TAHRI dans ACTUALITES ET PARADOXES MAROCAINES, LE PRINTEMPS MAROCAIN ET LE M20F | Pas encore de commentaires »

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