Archives pour février 2013

28-02-2013

La riualisation des illusions au Maroc

 

La cour des Comptes et la ritualisation de l’illusion
La nouvelle Constitution de 2011 érige la Cour des Comptes en « institution supérieure de contrôle des finances publiques du Royaume », dont elle garantie l’indépendance, (article 147).

Et le texte de définir les champs d’action de la Cour des comptes :

- D’abord globalement, elle a pour mission la protection des principes et valeurs de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes de l’Etat et des organismes publics.

- Plus spécifiquement, elle est chargée d’assurer le contrôle supérieur de l’exécution des lois de finances. Elle s’assure de la régularité des opérations de recettes et de dépenses des organismes soumis à son contrôle en vertu de la loi et en apprécie la gestion.

De même, elle sanctionne, le cas échéant, les manquements aux règles qui régissent lesdites opérations.

Par ailleurs, la Cour des comptes contrôle et assure le suivi des déclarations du patrimoine, audite les comptes des partis politiques et vérifie la régularité des dépenses des opérations électorales.

L’article 149 institue les Cours régionales des comptes ayant pour mission principale le contrôle des comptes et de la gestion des régions et des autres collectivités territoriales et de leurs groupements. Elles sanctionnent, le cas échéants, les manquements aux règles qui régissent les opérations financières publiques.

Les sanctions  apparaissent timides et  applicable sur la tête du client . on aurait aimé arrêté tout chacun ayant abusé de son pouvoir pour porter atteinte à l’économie de la communauté.Si avait procédé à demander les comptes aux malfaiteurs , notre démocratie aurait fait des avancées spectaculaires.

L’oiseau marocain fait il vraiment son nid petit à petit ?

Petit à petit ,la Constitution  sera concrétisée par   le promulgation des lois organiques bien que les responsables marocains  s’avèrent de véritables « parodiers» et  « pasticheurs ». L’impression de copier coller à partir de la France  n’est  pas un secret de polichinelle.. Novice  dans le domaine juridique, j’ai tenté de comprendre cette  fièvre accrue   qui s’empare de temps en temps de certains  et cette fierté  somptueuse  que les politicards au Maroc affichent et se donnent  pour les propositions  ou  les projets de lois qu’ils  présentent au parlement..Je ne comprends rien car les lois ne  sont  pas toujours importantes chez nous .

Nous sommes tous  des  hors- la-loi..

Tu  es par exemple médecin mais tu n’as point de moyens ‘d’exécuter ton travail , tu es libre même de venir  et de partir quand tu  veux. Si vous ne me croyez , allez dans les hôpitaux publics  et assurez vous  du temps qu’y passent ces médecins  Ni conscience ni vigile ne veillent sur l’application des lois.  Ce qui est insoutenable et parfaitement inadmissible c’est de constater que le médecin pour une raison ou l’autre ne prend ni tension ni fièvre du malade. IL ne le touche même pas de sa maison .Et quand même , vous n’allez pas me dire qu’il s’agit là d’une question de moyens . J’en ai fais l’expérience pas mal de fois . Au fond , c‘est une problématique éthique , déontologique ,   et        éducative    *                                               Tu es instituteur, tu ne peux rien faire avec des classes surchargées  où parfois les effectifs sont doubles ou triples. Tu   dois t’enfermer avec tes « élèves » sans dire mot .Tu n’as pas le droit de contester, ou de  critiquer. L’état veut garder les élèves à l’école jusqu’à  l’âge  de vingt ans   pour absorber leur « pulsions d’adolescent  »  et les amener vers une conscience malheureuse qui leur ferait endosser  en bonne et due forme  les conséquences d’une politique   absurde. Rien qu’ un troupeau et que la qualité , l’égalité des chances , le savoir, la connaissance , l’éducation aillent à l’enfer !!! Se disculpant de ses turpitudes  en jetant l’anathème sur le enseignants.                                                                                                                                           Les magistrats , les honnêtes ,  réalise qu’ils ont entre les mains des dossiers bien  ficelés  ailleurs . ils ne pourraient pas s’aventurer à le reconsidérer.  Le lobbying, la corruption ainsi que la volonté politique  d’atteindre à travers la justice des visées politiques  sont ,entre autres  , des aspects qui illustrent la défaillance de l’appareil judiciaire marocaine et par conséquent le degré suprême du mépris des lois .

        On oublie que tout est affaire de conviction et d’éducation.

les lois n’ont pas une grande importance dans notre vie .En témoigne  le code de la route appliqué  par le fer et le feu mais, au lieu de diminuer les accidents, il les a augmentés en   les auréolant de  catastrophes sociales .Quand un professionnel se fait , à tord  surtout , retirer son permis. c’est une plaie sociale qui s’ouvre. Des Lois pratiques  pour résoudre les problèmes du secteur ne sont pas proposées.  Le gouvernement a  publié des listes d’agréments de transport octroyés à  « des privilégiés » sans  pour autant  oser  mettre     fin à cette      forme  d’économie de   rente . le même constat  se fait au sujet du code de la famille qui n’a point amélioré la situation de la femme  ou diminuer  le taux de divorce, de  violence et  de harcèlement  qui sont  toujours le lot quotidien des femmes marocains. On oublie que tout est affaire de conviction et d’éducation.

 

 

 

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23-02-2013

l’Hypocrisie marocaine sacralisée

Le printemps marocain n’a pas eu lieu  ou l’impuissante de la mort  au milieu d’une maison abandonnée

Le Maroc a eu son printemps  politique  qu’il avait  vécu sans tracas ni fracas. Telles des caprices infantiles, les réclamations de la rue ont été vite  satisfaites…Le Maroc  doit  être content de son devenir. Cependant cette impression est  largement relative voire trompeuse. La crise est arrivée en   grandes pompes mais curieusement sans grands échos .  Autrement dit le dicton marocain selon lequel la mort  demeure impuissante face à une  maison vide.

La crise est le sort  d’une majorité  depuis  son arrivée  au monde. De chrysanthèmes en chrysanthèmes…

J’arrive  Jacques Brel

 

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu´elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent, les femmes pleuvent

J´arrive, j´arrive
Mais qu´est-ce que j´aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu´au soleil jusqu´à l´été
Jusqu’au printemps, jusqu’à demain
J´arrive, j´arrive
Mais qu´est-ce que j´aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve, voir si le port
Est encore port, m´y voir encore
J´arrive, j´arrive
Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller?
J´arrive bien sûr, j´arrive
N´ai-je jamais rien fait d´autre qu´arriver?

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois surnuméraire
J´arrive, j´arrive
Mais qu´est-ce que j´aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend le train pour plus être seul
Pour être ailleurs pour être bien
J´arrive, j´arrive
Mais qu´est-ce que j´aurais bien aimé
Encore une fois remplir d´étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d´amour le cœur en cendres
J´arrive, j´arrive
C´est même pas toi qui es en avance
C´est déjà moi qui suis en r´tard
J´arrive, bien sûr j´arrive
N´ai-je jamais rien fait d´autre qu´arriver?

 

Et  comme il est dit dans une chanson de Taqtouqa Jabalya :

Nous avons tous rendu l’âme

Les blesses auront la chance d’être soignés

Et pourtant , en l’an treize après Deux mille, l’état marocain continue  de  confier l’avenir de son peuple  à  des commis irresponsables et ignares du fait à gérer. La crise , on l’a avalée mais que feront les générations futures ?

 

Ce qui est blessant et horrible c’est le  fait de hisser l’hypocrisie  au rang de la vérité sacralisée.

 

Je m’explique : l’école marocaine se meurt  . Le programme urgent à renflouer davantage  les poches des responsables sans qu’il n’ait la moindre incidence sur la réalité. Une crise profonde qui alimente les  angoisses des parents  et les poches des « investisseurs »  dans le domaine. Le Maroc grouille d’opportunistes et marchands de guerre .Les frais  exigés par ces écoles privées   ne sont soumis  à aucune réglementation.  Les combattants sont en train de mener leur guerre   pour davantage de butins .Mais un autre champ est investi en vue  de leurrer les masses . massifier ,massifier  et massifier les enfants du peuple.

 

Retenez –les derrière les murs des écoles en attendant qu’ils grandissent  et assument la responsabilité de leur échec

 

Maintenant un élève peut rester tranquillement à l’école sept ans   sans que le souci de vérifier ses acquis et son apprentissage soit  imposé. Il y a des élèves  qui ont un  niveau ne dépassant guère celui des deux premières années de l’école primaire. Une majorité qui ne pourrait avoir le bac que par miracle ? C’est dire des licenciés  chômeurs de moins. N’est-ce pas une solution géniale ? les retenir à l’école  jusqu’après vingt ans , les empêcher légalement d’intégrer l’université…Mais là où le bas blesse , c’est que cette obsession sécuritaire satanique  s’est concrétisée à travers des mesures anti pédagogiques voire  même préjudiciables  au statut de l’école , aux tâches des enseignants et surtout  aux autres apprenants qui n’ont pas complètement perdu espoir.

Que veut dire entasser 50 élèves  âgées  chacun de 20Ans ou plus    dans une salle de 20 m2 ? que veut dire mettre ensemble des élèves qui avaient  eu  moins quatre sur vingt de moyenne à la première partie du bas  et ceux qui ont eu des moyennes correctes ? Que veut dire  octroyer à tout élève ayant raté son bac  plusieurs fois avant le droit  de s’inscrire tant qu’il le veut ? Que veut dire doubler ou tripler l’effectif des clases ?

 

 

55 850 jours de maladie, dont plus de 16 740 certificats médicaux présentés par le corps enseignant, ce qui représente au total près de 53 330 jours de repos.

 

Une politique catastrophique  dont  seuls les enseignants   payent le prix .  Que de maladies causées par cette ambiance malsaine  rongent les enseignants sans issus ?  Quand on est obligé de travailler avec 200 élèves dans un espace de Vingt mètres carrés  , dépourvu de sa vocation d enseignant éducateur mais obligé de porter l’habit d’un berger qui est chargé de garder le troupeau pour chatouiller les obsessions sécuritaires hypocrites des dits responsables . ; comment ne pas déprimer , attraper des maladies  … ? Le ministre ainsi que la presse en ont fait  sournoisement tout un plat en passant sous silence les méfaits catastrophiques de la  politiquel'Hypocrisie marocaine sacralisée dans ACTUALITES ET PARADOXES MAROCAINES 10921_349794795136192_215298998_n-300x225

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19-02-2013

la plus forte force politique marocaine est ouverte aux quatre vents!!!

La principale classe sociale marocaine entre l’intégrisme et l’humiliation

Au Maroc  les  clivages politiques  sont intimement liés à la défense sauvage des intérêts personnels. Il serait même aberrant de parler en terme de classe ou de groupe au moins à cause de l’absence de  toute conscience  sociale ou politique évidente , instructive , porteuse d’un projet quelconque et surtout engagée à l’exception d’une majorité  sociale  désarticulée , désorganisée, marginalisée parfois instrumentalisée mais souvent négligée et récupérés par le forces integristes…

Une position sociale et politique   nette  serait celle des couches sociales défavorisées  économiquement et étouffées politiquement. Autrement dit ,malgré  leur consistance , leur omniprésente et surtout une certaine pseudo légitimité , ces catégories sont  dépourvues de voix  et de poids en mesure de leur donner la valeur qu’elles méritent.  Le plus souvent , elles sont utilisées comme une énergie à même de permettre à certaines formations politiques d’avoir quelques échos.

Des partis   de gauche enclavés

Cette absence d’encadrement politique a ,bien entendu , libéré le chemin aux forces intégristes pour récupérer ces démunis , qui sont  incontestablement majoritaires   . Les partis de gauche  ne sont mêmes pas ouverts aux membres d’une certaine classe sociale moyenne. Partout au Maroc ,certains politicards  se prennent pour des propriétaires  de pas de porte  et jouent aux leaders capables de manœuvrer face aux régimes   en vue d’être reconnu . Parfois , ils manœuvrent à une échelle locale  très basse     POUR  conserver des privilèges.  Ils s’intéressent aux masses  occasionnellement. Par exemple quand ces dernières, sous une bannière associative ou sans, décident de manifester  contre des abus et des injustices. Mais une vision stratégique  consistant  à intégrer et s’intégrer à ces masses  est parfaitement inexistante. Par exemple , partout  à Casablanca  et ailleurs , des louches  parvenus se sont appropriés  discrètement  de certaines  immeubles , ils sont même arrivés à avoir des décisions juridique pour  déloger des citoyens . La machine est bien huilée et des centaines de locataires sont  jetés « légalement «  dans la rue. A l’exception de l’AMDH  qui marque sa présence , toutes ces composantes politiques de gauche sont absentes

Des syndicats  de gauche  instrumentalisés par des arrivistes locaux

De même, au sein des délégation du MEN , chaque années ,des mesures inhumaines  sont prises à l’égard des fonctionnaires  ordinaires  sans que ces partis n’agissent.  Des enseignants atteints du cancer ,d’autres font le dialyse ,  des femmes enceintes , des déprimés … sont obligés  d’exécuter des décisions folles des petits responsables locaux secondés par les représentants des syndicats . le redéploiement  pour faire plaisir aux fonctionnaires  fantômes  et   approuver la  politique  d’improvisation et d’absurde du MEN…Parfois , ces mesures sont approuvées par les syndicats  locaux qui cherchent à sauvegarder les intérêts de leurs membres influents. Pour acheter le silence de ces syndicats , les responsables offrent des postes importants aux « militants » qui se trouvent directement  en position  négatrice de la justice et des droits des citoyens .Ils sont instrumentalisés et , en ce faisant , ils instrumentalisent les syndicats …Même les appels aux grèves sont inscrits dans cette logiques : se faire valoir aux sein des  gens du pouvoir…

Les forces  de gauche doivent se lier aux masses dans ces champs :

Les marchands ambulants sont affrontés aux forces de l’ordre et aux marchands «  légaux » , les malades sont  désespérés dans les hôpitaux   sans trouver aucun appui pour faire prévaloir leurs droits , les tribunaux  grouillent de victimes d’une injustice flagrante  où  la corruption et   l’abus du pouvoir font la loi… les diplômes , malgré leur degré de conscience et de formation relativement supérieurs, sont laissée pour compte ou sont mêmes fuis comme sil étaient atteint de  la peste. Partout les masses sont maltraitées  et humiliées. Et c’est là où les forces de la gauche doivent se manifester non pas pour  se sacrifier  à la place des victimes  mais pour  les encadrer et les enrôler  dans ses organisations…On parle souvent de l’absence de toute stratégie chez l’état  alors que ces organisations, elles mêmes ,sont incapables de mettre en œuvre une stratégie aussi minimes soit elle.

Des partis  et des syndicats enfermés sur eux-mêmes. Ils se définissent le plus souvent non pas par rapport à la clarté de leur vision des choses mais par rapport à d’autres forces politiques  rivales ou semblables. A qui s’adressent-ils ? Comment doivent ils réagir face aux chamboulements  et à la paupérisation accrues que connaissent les masses populaires.

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19-02-2013

Ma mémoire n’est pas en panne , c’est un vrai homme libre

Quand j’ai appris l’information du décès du camarade Aymen Merzouki , j’étais troublé car je le connaissais de près  même si je ne lui avais jamais parlé directement  étant donné que j’étais un militant subalterne  voire même de la dernière classe et appartenant de surcroît à de la faction appelée à l’époque Rifaq Chouhada camarades des martyrs. Mais quand je me rendais , à l’époque,au pavillon quatorze pour voir mon ami Tenkoul Mohammed , je trouvais la clique en train de planifier les grandes luttes estudiantines  à DhArr Mahraz à Fez.il y avait à l’époque le grand intellectuel de l’actualité  Abdellilah Belkziz ,  Abdelhak Neggadi, un militant des années soixante, e=El Irej un délégué du XV éme congrès de l’UNEM…Et d’autres parmi lesquels il y avait Aymen Maarzouki

Une figure dévorée par une barbe

La figure de Aymen était  dévorée par une grosse barbe qui semblait être illimitée . POur les nouveaux étudiants troublés  par ce qu’ils avaient trouvé devant eux , il était un vrai érudit qui inspirait  la confiance et la sérénité  . Un jour ,dans ou lors d’une grande halqua en 1980 , il liait un éditorial   d Al Bayane signé  Simon Lévy dans lequel ce dernier dénonçait vigoureusement la violence à l’université ,ce que j’avais compris à l’époque c’était que le PPS était contre les militants basistes. Des élections qui suivaient des élections , Aymen raflait les premières places aussi bien  à la faculté es lettres qu’aux conseil des résidents. Bien qu’il fut tout proche de nous  en tant que résident , Aymen conservait son rang de leader . moi qui étais tout prêt  de tout ce qui mouvait  à Dhar Lmahraz , je n’avais pu identifier les traits de son visage entièrement  dissimulé derrière une barbe touffue toute noire . Non plus ,je ne lui connaissais  point une fausse note , je m’efforce maintenant de me rappeler de sa petite amie et je n’arrive pas à la reconnaitre .Autrement dit c’était un type trop sérieux pour se repérer dans une telle voie  commune ou du moins  curieuse. Il était resté égale à lui même , à sa barbe dense  et  sombre. Lorsque les «  camarades » étaient en train de préparer leur courant « les démocrates indépendants » en vue d’intégrer le parti de l’OADP, son nom circulait comme une monnaie fiable. Puis, j’ai appris quelques détails sur sa situation sanitaire et surtout son intimité avec mon ami sincère Mustapha  qui avait fait son oraison funèbres au cimetières de Tanger….

Une parole toujours valable

Une mémoires qui me travaille jusqu’à nos jours . Maintenant , plus que jamais , je sais pourquoi un type comme Aymen  dissimilait sa figure derrière sa barbe compacte. Seules ses paroles  révélatrices d’un mélange de pure accent jbliyya et le tangérois  faisait distinguer un accent qui torpillant les certitudes mais  privilégiait un écho  profond  provenant du fond d’un être rongé par la passion patriotique. Son camarade jumeau était un certain Mohamed Talbi de Marrakeche ; un tandem de tonnerre pour les  novices comme moi …

Aymen est resté toujours égale à lui-même ;  sa passion patriotique avait pris  des dimensions tentaculaires. Tout le Maroc  vibraient face à ce cri  sourd  et faible  qui appelait le peuple  marocain à dire non à la Constitution  non rédigée par  un conseil élu  démocratiquement par un suffrage universel/  Tout le Maroc devrait boycotter des élections parlementaires  organisées en vertu d’une Constitution « offerte »!!!!!!

Mais apparemment ,c’est la force de cette gauche  qui s’affaiblit  mystérieusement  …Une voie perdue dans le désert de bonnes fois… Aymen serait le témoin d’une réalité  qui se brouillait au service d ‘une flèche et d’un arc invisibles

C’est vrai ,il avait coiffé sa barbe mais pour moi qui l’avais côtoyé sans pouvoir le reconnaitre c’est un autre . Aymen c’est moi même , c’est toi-même, c’est nous tous …..Assoiffés de voir un Maroc autre , un m=Maroc ou régneraient l’égalité et la justice.

Que dieu l’ait en sa puissante miséricorde§ !  A men § !

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10-02-2013

La classe moyenne et les concierges au Maroc 1

Résignation

Il y a une partie de marocains  qui ont perdu espoir dans l’action politique militante. Ce sont des expériences personnelles très simples qui les avaient amenés à ne plus croire à rien. Mais en fait c’est l’horizon qui  s’enfuit derrière le brouillard  … En témoigne  le sort du M20DF  qui s’est aminci mystérieusement  bien que ses meneurs affirment y tenir comme aux pupilles de leurs yeux !!!Hélas, le hic est sensible  pour conformer  ce qui est et ce qui doit être !!

Nous voulons tous exercer le pouvoir

Par ailleurs , mes compatriotes , les marocains , adorent , comme les autres certainement, détenir le pouvoir et l’exercer. Pour eux , il s’agit là d’un insigne d’honorabilité et de respectabilité. Voyons les actes de mes voisins les plus proches , ils sont en grève contre eux-mêmes.la majorité d’entre eux se sont abstenus de payer les frais au syndic pour l’entretien de l’immeuble. Ils sont sympa et point démunis .Ils n’ont tenu de  réunion ni  secrète ni publique  pour prendre cette décision…Ils tergiversent  pour se faire repérer ou prier !!! Parfois ils reconnaissent leur tord et s’excusent…

Une classe moyenne sans valeurs Menée par n’importe qui

Mes voisins appartiennent tous à la classe moyenne ; des ingénieurs , des juristes , des fonctionnaires …les plus pauvres « culturellement » ont toujours mené tambour battant  une compagne   contre le pauvre concierge. Il serait curieux de constater  que ces « démunis »  jouent les rôles de meneurs. L’un, assisté par son épouse,  ne faisait que  diaboliser  le concierge depuis son arrivée il y a presque dix ans. On savait qu’il voulait le renvoyer et mettre à sa place quelqu’un de ses connaissances … Pour ce faire , son épouse et lui , n’avaient raté aucun fait fâcheux ayant eu lieu  à  l’immeuble sans  le mettre sur le dos du pauvre concierge : le vol du linge de la terrasse de l’immeuble , l’incendie qui a ravagé une voiture dans le garage suite à un court circuit provoqué par un rat, les graffitis dans l’ascenseur…J’ai mené une petite enquête et j’ai découvert que ce monsieur veut coûte que coûte offrir  « le poste » à quelqu’un dont il a spolié un bien par escroquerie .Il lui promet toujours un toi et un travail. Son épouse essaye d’attirer l’attention des femmes sur la propreté qui laisse à désirer…

Du racisme

Tous les deux le qualifient de faignant  et de parasite qui  vit paresseusement à notre dépend : «  ce berbère passe son temps à s’amuser avec son portable  au lieu de laver les murs de l’immeuble » Quand ce concierge nous avait fait part de son projet de se marier , ce résident s’est  opposé farouchement  et s’est exprimé dans des termes explicitement racistes: «  s’il se marie , il amènera son épouse vivre avec lui , il remplira la rue d’enfants , on aura une équipe de foot berbère ; ses enfants  seront ajoutés à à ceux de son frère concierge dans un immeuble dans la même rue ».

D’ autres résidents   détestent  le pauvre berbère car il est tout le temps témoin de leurs actes  amoraux en l’absence de leurs épouses.

Le pauvre  homme est parti un jour   régler un problème au bled. Il avait laissé son autre frère  garder l’immeuble. Une occasion que notre « voisin » avait saisi pour  concrétiser son de  dessein de  se débarrasser de gardien en voyage. Il avait cherchè à impliquer les autres :un magistrat ,un responsable , un ingénieur… Dès son retour , décidés à le renvoyer, on l’avait coincé  tout en lui proposant quelques 3000Dh  d’  indemnité en plus de promesses dans l’air de lui trouver un autre travail semblable.

Un complot contre un misérable

Cet après-midi là, je passais devant le café du coin et j’étais appelé par ces gens qui tenaient une réunion officieuse…Je n’étais pas dans mon assiette, je leur avais dit que je serais d’accord avec eux si je connaissais les fautes qu’il avait commises. L’un d’eux m’a dit qu’il l’avait appelé  et avait tardé de le répondre sous prétexte qu’il était en train de faire la prière. L’autre avait dit qu’il a une petite taille qui ne lui permette pas de défendre l’immeuble, un troisième avait exprimé sa répugnance face à l’odeur des repas qui émane de  sa chambre qui surplombe le garage…Scandalisé , j’ai perdu mes nerfs et je leur avais cité un  joli dire prophétique dans lequel Dieu dit إني حرمت الظلم على نفسي وجعل ته
La classe moyenne et  les concierges  au Maroc 1 dans ACTUALITES ET PARADOXES MAROCAINES 260343_247450115270907_625231_n-300x225محرما بينكم فلا تظالموا

Je me suis interdit d’être injuste avec quiconque, et je vous interdis de commettre l’injustice , ne soyez jamais injustes( soyez équitables et justes)

En fait, je m’adressais plus particulièrement  au magistrat que j’avais toujours pris pour quelqu’un de bien. Puis je leur avais dis que je serais du côté du concierge  et je le défendrai corps et âme.

 

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09-02-2013

De Farhat Abbaas à Chokri Belhaid , les fleurs sont cueuillies tandis que la couleuvre rampe vers l’intériue 2

Chokri Belaid serait il  Farahat Hacchat ?

Aujourd’hui , en Tunisie il y a eu l’enterrement d’un leader Chokri Belaid. J’ai tenu à   suivre intégralement  l’événement sur la chaine Nessma. J’ai appris  que la Tunisie n’a consacré un tel cortège funèbre qu’a Frahat Hachad en 1953 : un million quarante mille personne ont accompagné  le défunt vers sa dernière demeure. Un ermite, un mystique détaché des  intérêts de ce bas –monde…Un vrai leader  assassiné par des lâches qui prétendaient  être des musulmans. Et j ne vous cache pas que j’ai pleuré .J’ai pleuré ma nation arabe musulmane  qui a encore beaucoup de chemin à parcourir avant  de se défaire des jougs de l’archaïsme et de la servitude. J’ai revu ses interventions et j’ai eu la certitude que cet islam politique du Nahda ou des autres doit être banni , interdit  et démystifié ; c’est une calamité. Cet islamisme  est négateur de toutes les libertés et saboteurs de tous les espoirs. C’est un poison qui tue l’humanisme des  gens et bloque leur faculté de réfléchir.

Fascisme et trahison systématisée et généralisée

J’ai vu la vidéo où une voisine du martyr , journaliste de son état, relatait ce qu’elle avait vu. Le chauffeur ainsi que le concierge sont bien impliqués dans ce lâche assassinat. Autrement dit, une trahison systématique  est en train de s’épanouir au sein du peuple tunisien pour les beaux yeux de la Nahada au pouvoir. Cela fait rappeler ce qui se passait au Chili de Penochet  où on venait demander aux petits élèves de raconter ce que faisaient leur parents la veille . uN style  déjà utilisé par   Mussolini et Hitler. Un pur fascisme attisé par la misère absolue .D’ailleurs les actes de vandalisme et de pillage qui avaient eu lieu aux alentours du cimetière démontrent que la fascisation  au sein de la société tunisienne n’est qu’à ces débuts.

Annahda , parti islamiste « porté au pouvoir par les urnes :un million et vingt mille voix »( moins que ceux qui avaient marché dans les funérailles de Chokri Belaid) veut envahir tous les rouages de l’état et de la société tunisienne.

 

Autrement dit , dans des sociétés pareilles  , l’entrée politique à travers la démocratie s’avère inutile. Il faut mener la bataille  dans les écoles , la rue, les mosquées, partout avant de passer aux urnes. Car, comme je l’ai toujours pensé, une condition médiocre ne pourrait générer qu’une autre condition pire. Selon ce leader tunisien , la Nahda  ambitionne de paralyser l’armée et la police  pour s’emparer de la Tunisie  et appliquer ce qu’elle estime être la Charia. L’environnement régional ; la Mali , la Lybie entre autres , favorise cette prise en tenailles du peuple tunisien. Tandis que l’armée est chargé d’appliquer l’état de siège ans les villes tunisiennes , les frontières sont ouvertes pour accueillir tous les fous du monde .La Tunisie grouille de ces intégristes  obsédés de l’apocalypse et assoiffés de sang. La Nahda veut tout réprimer et tout opprimer  en vue d’étouffer  l’âme du peuple tunisien. Les salafistes, c’est-à-dire les extrémistes intégristes  d’obédience wahhabiste en général, rôdent tels des chiens enragés  venimeux  au service de la Nahda qu’ils désirent d’avaler plus tard.

La révolution du jasmin est kidnappée ? peut- être c’est vrai  .Il n’en demeure pas moins que la restauration d’un régime vraiment démocratique nécessite beaucoup de temps et énormément de sacrifices. Cependant , le problème en Tunisie comme d’ailleurs chez nous au Maroc c’est que l’ennemi à affronter est tentaculaire : l’intégrisme religieux  issue d’une profonde ignorance de la religion et de l’Histoire , autrement dit l’embouchure d’un long parcours jalonné de médiocrité dans le domaine de l’éducation , d’injustice sociale et d’hypocrisie intellectuelle ;les pillards qui se sont abattus sur les richesse du pays , l’ont dévasté  et l’ont paupérisé d’une manière inhumaine ; les forces étrangères qui n’ont point intérêt à ce que ces pays  se mettent debout et deviennent  maîtres  de  leur  sort et de leurs  biens…Le tout est dissimulé dans   un dessein fou qui veut instaurer l’état du prophète au XXI siècle.

Aujourd’hui et plus que jamais ,un chapitre est entamé , il contient les grands traits d’un espoir teinté d’une conscience nette  et claire, la lutte n’est  qu’à ses début ; aucune  abdication n’est admise .Veiller à ce que  le fascisme soit dévoilé et battu par ses propres armes  et dans son propre espace à savoir l’esprit de l’homme tunisien.

Maintenat , j’ai complété mon savoir au sujet de Farhat Hachchat, c’est un grand homme   à l’image d’un certain Mahdi Ben Barka ou Omar Benjelloun ou Belhassan Ouazzani …Des types qu’on n’ hesite pas à faire taire  car ils sont trop dérangants.

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09-02-2013

De Farhat Abbaas à Chokri Belhaid , les fleurs sont cueuillis tandis que la couleuvre rampe vers l’intérieur 1 l’intériue

1953-1975 Les réminiscence et la nostalgie

SI Mohammed Z Mustapha ya Mustapha

J’avais quatorze ans et j’aimais lire  les journaux. Au milieu de ces années soixante-dix, notre scolarité s’était sérieusement perturbée. D’abord avec la Marche Verte annoncé par feu Hassane Deux , les manifestations et les festivités quotidiennes qui l’avaient accompagnée. Jusqu’à maintenant, les  échos de la voix de Si Mohammed Z  que je connais bien percutent ma mémoire . Il nous matraquait  sans répit du haut du Grand hôtel au moyen d’un haut parleur  par un verset coranique  وَقُلْ جَاء الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقًا. En fait , à l’époque il n’ y avait pas quelqu’un de ma ville natale qui ne connaissait pas Si Mohammed Z. Ce dernier était omniprésent  surtout lors des deuils . Il était l’idéal de mon ami intime Mustapha qui  était devenu  après un détenu politique puis un candidat à la présidence d’un parti de gauche. J’ai vu Si Mohammed Z avaler Lmaajoun au moment où le muezzin annonçait la rupture du jeun pendant le Ramadan  et ceci en compagnie de mon feu  oncle …

 Dolmi ,Monsieur David   La Marche Verte  et l’ anarchie à l’école

Ces années  sont également  incrustées dans ma mémoire par  la victoire de l’ EN de foot-ball et son consécration  en tant que championne d’ Afrique  en Ethiopie avec un Dolmi comme arrière centrale. Le tour du Maroc de cette année là était aussi un souvenir inoubliable   avec un Najjari qui essayait de se cramponner aux robustes polonais et soviétiques…Cette année là, on avait cru qu’il nous était possible  de reléguer au second plan  les études . On faisait collectivement l’école buissonnière. On passait notre journée à manifester pour la libération du Sahara marocain . On était fortement imprégné de l’ambiance de la Marche Verte. Même quand on se trouvait à l’école , on ne faisait rien . Lors de la séance des mathématiques chez monsieur David, on passait plus de quarante minutes dans l’intercours. Un jour je lui avais dit qu’il nous fallait un temps pour le cours et un autre pour les exercices , il m’avait répondu  que ce serait possible si nous ne  passions pas presque une heure en  intercours. Un professeur de français nous charmait. C’était un marocain mais il était vraiment génial. C’était lui qui m’avait fait aimé cette langue .

Mustapha envahi tôt de poiles

Mustapha avait pu acquérir le nom de Mustapha La dROgue pour le fait qu’il était tout le temps drogué et aimait offrir  généreusement et amicalement ces plaisirs  aux autres . J’étais son ami intime et nous nous rendions  régulièrement à la montagne pour côtoyer de grands gaillards qui fumaient le kif , buvaient du vin en compagnie de filles. Il était également un fan fou des Nass El Ghiwane. Les poiles couvraient  son corps devant notre surprise , c’était  anormal. Chacun essayait de lui proposer quelque remède e pour s’en débarrasser et demeurer adolescents imberbes comme nous tous.

Monsieur T qui nous aimait Farahat Hachchat logeait dans ma mémoire

Le professeur d’arabe nous aimait .Il nous donnait la première note. Pour Mustapha , c’était grâce à son style que ce professeur qualifiait de journalistique ; moi pour mes idées  riches et mes efforts d’analyse. Le premier éloge que j’ai reçu de lui  concernait  une rédaction au sujet de la force des idées. Je ne savais pas comment j’ai cousu la commémoration de Frahat Hachad  dans cette perspective. En effet je venais de lire un dossier consacré à la commémoration de ce martyr par AL moharrir. Ce que j’avais  compris de cette lecture c’était  que cet homme possédait des idées extraordinaires et c’était là sa valeur .Son assassinat était à l’origine du  grand soulèvement qu’avait connu la Tunisie et le Maroc en 1953 . Ce prof qui dirigeait maintenant ,  malheureusement , un café était ébloui par l évocation de ce martyr et ma manière bizarre de le mettre au centre de ma pensée.

A suivre.

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05-02-2013

La joie des élites et le malheur du peuple

De temps en temps, il faut se laisser traîner   sans dire mot.  Il y a plus d’une semaine que je n’ai rien écrit. Je me suis fait mal car il s’agit pour moi d’une activité vitale qui me permette d’avoir un peu de consistance  .En effet , j’ose dire que j’écris pour moi-même. Sans horizon autre que celui  de me défouler. Oui me défouler sans pour autant briser  les logiques et les censures.

Des élites au ban des malheurs du peuples

J’ai voyagé un peu et j’ai constaté que le clivage qui permet  de distinguer actuellement le marocains  est déterminé par une dimension thymique  bouleversante qui oppose une joie béate à une  tristesse viscérale.

Quand j’ai exprimé mon dégoût face aux  entreprises désastreuses des politiciens locaux , mes amis qui prétendent être des militants  n’ont pas hésité à accuser les populations pour la simple raison qu’elles n’avaient pas voté pour eux. Mes amis étaient des candidats malheureux de la pseudo gauche marocaine lors des élections précédentes. Et puis plus rien à faire. Les élections de ces types aurait été la voie royale de la prospérité!!! Une triste logique , celui qui milite  doit d’abord être optimiste et  faire obligatoirement des sacrifices sans attendre une contre partie. De même , la démocratie électorale marocaine a démontré ses limites ;les déceptions et les catastrophes se succèdent.

Bien entendu, c’est un état d’esprit qui conduit à ces  malheurs. Je crois que le jeu électoral n’est qu’un élément  de l’édifice de la démocratie. Il en est l’aboutissement  ou le levier mais jamais  un objectif en soi. Pour ce qui est des population , il ne faut lui en vouloir ceci ou cela étant donné qu’elle avait tout le temps  la bonne foi. En témoignent  par exemple   les élections de 1983, où grâce à une lutte charnelle, plus de la moitié des élus appartenaient à la gauche .Or juste une journée après, cette petite majorité s’est effritée sur l’autel des intérêts personnels …

En 1983,le peuple a fait son devoir  dans ma ville nataleLa joie des élites et le malheur du peuple 297517_10150339706356421_7733253_n-300x225

«    Pour représenter le parti à Zaytouna lors des élections parlementaires, on avait désigné comme candidat un instituteur habitant la région.

La campagne commença, le budget était très maigre. Les membres du staff militant devaient compter sur eux même pour se déplacer et se nourrir. C’étaient surtout des étudiants et des élèves qui manquaient d’expérience. On loua une RL 12, on y accrocha un haut parleur et on partait dans les souks et les campagnes pour distribuer les tracts et parler aux gens. Une campagne qui s’était faite dans des conditions normales malgré le peu de chances de réussite du candidat du parti. Ramdane croyait à une miraculeuse victoire, il se vouait corps et âme   au parti. Il était tellement sérieux qu’il amusait les observateurs.

De l’autre côté, il y avait des candidats poids lourds ; à leur tête le ministre puis le président des Citoyens Paisibles représentant du parti du Croissant Jaune, après venait le vieux militant socialiste, enfin SI FATAH, un nationaliste, combattant de libération, imam bénévole, grand volontaire dela Marche Verteet figure très sollicitée par les journalistes. Il avait toujours fait dela Palestineet du Sahara son credo.

Parmi ces candidats en vue, il y avait plusieurs médecins et ingénieurs qui avaient découvert subitement leur origine zaytounie à cette occasion là.

Pour donner une grande envergure à leur présence, le parti du SD avait organisé un meeting à la grande place de Zaytouna. Un brillant professeur avait fait une allocution truffée de raillerie et de critiques acerbes à l’égard de la politique régnante. Pour qualifier les nombreux candidats qui s’étaient hâtés de se présenter aux élections bien qu’ils n’aient jamais fait de politique, il avait utilisé le terme de « champignons venimeux». Tout le monde se rappelait pendant longtemps de cette qualification. Ce fut le ministre qui avait remporté les élections. Il n’y avait pas de surprise.

La deuxième partie des élections concernait les municipalités.

Le parti de Ramdane n’avait obtenu aucun siège. Un échec cuisant pour les SD.

Pour commenter ces élections, un correspondant d’un quotidien national avait souligné la rude lutte entre le clan des bienfaiteurs et celui des malfaiteurs, il avait écrit :

« Au début ils étaient à égalité  qui était durement arrachée des mains de l’Administration. Or, il fallait une seule voix pour basculer le conseil du côté des bienfaiteurs. C’était celle du représentant d’un vieux parti dont il ne reste que des vestiges et dont le nationalisme est indéniable. La réussite fut presque atteinte ! Or le lendemain, il s’est avéré que trois membres du clan bienfaiteur avaient déserté leur parti. Une grande déception qui avait ébranlé les convictions les plus solides. Puis la majorité à décidé de claquer la porte.  Elle menaçait de présenter sa démission pour protester contre le non-respect du règlement intérieur secret qui stipule notamment que tous les membres doivent se départager les postes vacants à la commune en vue de les offrir à leurs proches ou même les vendre aux enchères.   Un drôle de droit que nos représentants défendent farouchement sous prétexte que les dits postes seront finalement adjugés à des citoyens du Royaume. »

Et le journaliste de conclure que la démocratie est un jeu et non pas un divertissement. Il faut quand même respecter les lois et les règles. Par ailleurs il avait mentionné que la démocratie ne serait pas possible dans ce pays avec la recrudescence de la misère et de l’impunité.

Ramdane se réjouissait de ces incidents extravagants. Même le socialiste démocrate, le menchevik comme il lui plaisait de l’appeler, qui lui avait raflé le siège du quartier, faisait parti des déserteurs dont les rangs grandissaient chaque jour. L’ex ministre exerçait sur eux une fascination irrésistible.  Ramdane ne s’ennuyait guère de l’ambiance chimérique qui régnait à Zaytouna. Il y restait car on ne l’avait pas interpellé pour rejoindre le local de la section de la capitale. Aussitôt les résultats furent-ils proclamés que le groupe qui l’entourait éclata. Sans travail, il se diluait dans une oisiveté complète. Il se convertit en correspondant de presse. Son style s’était amélioré grâce aux lectures par lesquelles il occupait son temps. Ce fut ainsi qu’il avait écrit sur les hiboux aux chants lugubres qui déversaient le poison voire le désespoir partout à Zaytouna. Il évoquait aussi la saleté des rues, la corruption qui sévissait dans les services municipaux, sanitaires et partout. Isolé, le parti menchevik, le convoqua et lui proposa d’intégrer le parti, il refusa. On lui offrit un poste à la municipalité, il n’accepta pas non plus.  Il avait une folle certitude que c’était son parti à lui qui allait remporter la victoire finale qui instaurerait le socialisme scientifique.

Une année après, les élections devaient être refaite à cause de la désignation du ministre député maire aux nations Unies dans le poste d’ambassadeur du Royaume.

La campagne débuta, Zaytouna offrit toute son affection à Si Fatah, le vieux nationaliste qui adoraitLa Palestineet Le Sahara. Celui-ci, enfourchant un âne, avait sillonné la ville et la campagne. Partout les petits enfants le suivaient et répétaient en chœur et rituellement ce qu’il prononçait tout en brandissant une grande bannière sur laquelle on pouvait lire : « la ville de Zaytouna est la ville de l’injustice ». Il n’avait besoin ni de mégaphone ni d’amplificateur.

Zaytouna avait voté massivement pour ce militant anarchique et atypique. Or c’était le président de l’association des Citoyens Paisibles qu’on avait envoyé à la chambre des députés en dépit de la colère de la ville qui avait failli s’embraser. SI Fatah était le fou dela Palestine, l’ennemi des injustes et l’ami des misérables. On disait que les élections avaient été falsifiées au profit du jeune du Croissant pour épater et appâter les jeunes gauchistes qui causaient beaucoup de mal à leurs familles et aux responsables à causes des idéologies révolutionnaires importées auxquelles ils croyaient. Ramdane, comme tous les zaytounis, bien qu’il fût lui aussi un candidat, avait sympathisé avec le fou dela Palestine.

On était tous pour ce grand ermite qui disait ce que les autres taisaient.

Ramdane et moi étions proche l’un de l’autre plus que jamais. On s’était lié d’une sorte d’amitié avec un américain qui s’était fait appeler Ibrahim. Il s’était converti à l’islam et s’était marié avec une jeune paysanne. Il disait qu’il préparait une thèse au sujet de la notion de «La Portede Dieu » qui occupait une position clé dans les relations commerciales des tisserands et les marchands. Une sorte de valeur ajoutée que l’artisan doit consentir volontairement à l’acheteur pour lui permettre d’être toujours en bon état financier afin de pouvoir acheter et permettre ainsi à la machine de tourner. C’est dire que le marchand réalise un double bénéfice grâce à une solidarité forcée subie par le seul producteur.

En effet nous ignorions ces détails bien que nous vivions depuis toujours à Zaytouna. Un facteur technique qui expliquait en partie les raisons de la paupérisation endémique des artisans et l’enrichissement rapide des marchands. .. »

Donc , il ne faut pas incriminer le peuple, ce sont ces élites politiques qui doivent revoir leurs calculs

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