Archives pour janvier 2015

29-01-2015

La nécessité d’une approche psychologique de la pratique politique marocaine

Les poches des  diables et la résine des crocodiles

C’est Ainsi qu’ils parlaient en 2000,le gouvernement El Youssoufi venait d de prendre les rênes du pouvoirs    tout en mentionnant les poches de résistances qui  sont devenues par la suites des  crocodiles et des diables. Mais Benkirane est toujours là   « malgré lui » comme les autres avant lui

Les marocains , les paisibles citoyens , scrupuleux et généreux, se mordent toujours les doigts, leurs problèmes vont crescendo, leur vie se complique davantage et les désespoirs les asphyxient.

Des criquets politiquesmanhouppppppppp

Le PJD  n’est pas Benkirane , la grande gueule ,mais c’est aussi toute une  grande troupe de péjédistes qui se sentent les mains libres  non pas pour  servir le peuple mais pour réaliser le maximum d’intérêts personnels. Ils  avalent tout sur leur chemin  mêmes ces droits  symboliques  vers lesquels se ruent les simples gens du peuple , ils les leurs disputent. En témoigne par exemple  le comportement scandaleux d’un certain ministre Choubani ,qui tout en exerçant ses multiples mandats  lucratifs n’a pas eu froid aux yeux  pour voleur le droit d’inscription de  doctorat à une  étudiante   désarmée mais décidémanhoupppppppppe…

Intégrez les partis politiques , couvrez bien vos dos  , la tempête des parvenus  pourrait vous emporter

Des partis- serpents

Eh oui au Maroc , il faut toujours  couvrir son dos. Si tu  crois  à la logique selon laquelle  les partis politiques existants sont trop pourris pour y adhérer …Autrement dit , être honnête signifie  garder sa pureté n et c’est une grave folie car la vie n’est pure que dans les rêves des fous. Mais les fous rêvent ils ?…Car un citoyen raisonnable  serait toujours  rejeté par ces partis. Même s’il décide un jour de changer de point de vue et de taper à la porte de ces partis . Je fais  consciemment exception de mon parti  , le parti où je  viens de m’engager ,celui des néo-démocrates  où j’avais eu le grand plaisir de discuter  pendant de longs moments avec ses dirigeants , à leur tête , bien entendu Mohamed Darif. Le PPS  ou l’USFP ont subi un avatar démoniaque…Ils se sont volontairement vidés de leur sève  pour y mettre du venin  à l’image du personnage de  ce médecin  dont je ne me rappelle plus où je l’ai vu ,qui rêvait de guérir les maladies les plus graves à l’aide du venin mais il  finit par   s’ en imprégner les veines au point de devenir lui-même un serpent  ,le désir de détenir un pouvoir exceptionnel sur les hommes et de devenir immortel  a pris le dessus sur celui d’aider les hommes à vaincre leur souffrance.

Un professeur en psychologie sur la tv marocaine : la psychologie est indispensable pour comprendre la politique marocaine

Et personne ne pourrait me dire que c’est le makhzen qui est derrière cette défiguration.  A l’image de Ce médecin devenu obsédé de suprématie et de désir d’immortalité , les responsables de ces partis  et leur volonté d’instrumentaliser la politique pour    un but qu’eux-mêmes ignorent. Autrement dit , le mal est profond, il est d’ordre psychologique pour ne pas stigmatiser ces leaders en papiers.   C’est leur inconscient qui détermine leurs actes. Hier à la télévision marocaine ,j’ai vu un professeur qui préconisent une approche psychanalytique et psychologique de la politique au Maroc. L’homme qui sait ce dont il parle   a démontré que même la science trouve ces politiciens et leur discours infâmes, abjects  et médiocres. Il a souligné au passage qu’une telle discipline qui existe aux USA depuis plus d’un siècle  n’a point droit de cité dans nos universités. C’est normal ,je crois, nos université sont passées pour de véritables incubateurs de voleurs et de bourreaux  potentiels, ou à la limites de  démagogues, de mercenaires et de courtiers. D’ailleurs leur rang parmi  leur semblable au moins en Afrique le prouve.

Benkirane sanctionne les maîtres d’école et  salue les hors –la-loi traficants de devise et maîtres de détournement des deniers publics

Benkirane  a châtié les enseignants grévistes , son  ministre  de l’enseignement est allé jusqu’à suspendre des maîtres d’école donnant des cours particuliers .  Comme si ces cours particuliers sont une partie de plaisir pour ces malheureux bien que je désapprouve complètement leurs actes. Mais c’est un calvaire , en soi , de  se trouver presque dix huit heures avec des élèves. C’est déjà l’enfer. En fait , ces pauvres ne sont point responsables de la catastrophe de l’école marocaine. Ils en sont les victimes. Imaginez qu’eux-mêmes doivent payer des cours à d’autres maîtres  pour faire apprendre à leur fils d’autres leçons …

Des trafiquants honnêtes et  patriotiques

Le comble du ridicule est  que BenKIrane , au lieu de poursuivre et d’appliquer la loi avec  les grands malfrats qui ont happé les droits des marocains , ils se contentent  de les féliciter pour avoir été des voleurs  patriotiques ; en  ayant confiance dans leur pays , ils ont daigné    retourner une partie minime des sommes détournées illégalement à l’étranger.

Non monsieur le commissaire ,  le taux est renversé :les trois quarts  des fonctionnaires sont recrutés en dehors de la loi de l’égalité des chances et de la transparence

Monsieur Halimi , considéré jadis comme le stratège de l’USFP et actuel haut commissaire au plan, a déclaré que le tiers des  postes  de l’Etat sont adjugés selon de solides réseaux de clientétisme , de népotisme et de favoritisme. Les « bonnes familles »    arrivent à caser convenablement leurs   enfants.

Non monsieur le commissaire , je crois que le taux est renversé ,peut être vous avez mal lu les chiffres, les « bonnes familles » et  les  « partis  démocratiques » et les autres  s’arrogent le droits de se partager les trois  quarts de ces postes offerts par l’Etat en plus de ceux qui font partie des métiers libéraux    tels les notaires ,les avocats, les adouls. Les huissiers de justice…Que ceux qui n’ont ni famille ni piston aillent à l’enfer !!!!

Nous  sommes quatre  familles  habitant dans manhoupppppppppune ruelle d’un quartier populaire.  Les familles contiennent beaucoup de licenciés. L’une a trouvé les moyens pour installer deux de ses enfants dans la police   en tant qu’officiers.L’autre dont deux  proches , pourris jusqu’aux os, membres d’un parti qui veut devenir l’alternative au PJD et membre du conseil régional , ont pu trouver l’astuce pour installer leur neveu  dans une administration étatique de service public   de la région …L’autre famille, comblée d’agréments de  transport  suite aux loyaux services assurés par  son  chef, ex agent d’autorité, a pu  se frayer chemin  vers le centre régional  de formation d’enseignants …Tandis que les autres , sans agréments de transport , sans piston  ni grandes familles  enlacent le désespoir et avalent l’amertume.

Que devons –nous faire, un licenciés vend les cigarettes en détail depuis plus de vingt ans, son frère doublement licenciés  sillonne la grande ville et n’arrivent pas a calmer sa faiM …Les  autres membres naviguent toujours dans le vide et le dénuement absolu….

 

Veillez nous suivre sur notre nouveau site  http://www.actiondupeuple.com

 

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26-01-2015

Combats d’un nationaliste marocain le Maroc constitue «un volcan dont le feu risque de se répandre en Algérie».

Combats d’un nationaliste marocain,

Avant-Propos

A l’occasion du cinquantenaire de la parution du premier journal nationaliste marocain «L’Action du Peuple» édité à Fès dès 1933, la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani a jugé utile de publier les articles de Mohamed Hassan Ouazzani parus dans ledit journal. Elle fournit ainsi une source importante à la connaissance d’un moment particulièrement douloureux de l’Histoire du Maroc et un document qui témoigne de la détermination, de l’imagination et surtout du courage d’un homme qui a engagé un combat de caractère moderne et inédit au Maroc.

Le journal a pour but la sauvegarde des droits des Marocains menacés par le pouvoir du Protectorat et le rétablissement de la dignité et de la liberté du pays. Les analyses pénétrantes et bien documentées sur la situation historique, politique, économique et sociale du Maroc, sur le Protectorat publiées par Mohamed Hassan Ouazzani, rédacteur en chef de « L’Action du Peuple» constituent les apports les plus substantiels du journal avec des chroniques ou des dossiers sur des problèmes d’actualité marocaine, arabe et internationale préparés par des collaborateurs spécialisés. Aussi «L’Action du Peuple» surprend-elle par sa qualité d’organe d’information tant sur le plan de la forme que sur celui du fond, eu égard à la modicité des moyens à disposition.

Les responsables de la Fondation ont pensé faciliter la lecture de ces documents en présentant brièvement la situation internationale du Maroc et le contexte politique marocain qui prévalaient au moment de la parution de «L’Action du Peuple». Une rétrospective succincte de la presse marocaine aidera le lecteur à saisir la spécificité de la publication de «L’Action du Peuple» et les vicissitudes qu’a rencontrées son rédacteur en chef pour faire entendre à travers son journal la voix des Marocains dressés contre l’injuste régime imposé à leur pays par les Puissances étrangères.

Une esquisse biographique de Mohamed Hassan Ouazzani, présentée à la fin du livre, complète cette publication.

 

Introduction

Contexte politique

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le Maroc a toujours été un Etat souverain, indépendant, organisé, n’ayant connu aucune occupation étrangère à part les «Présides» espagnols à Ceuta et Melilla. Sa souveraineté subit des violations conséquentes à partir de 1850.

En effet la situation du Maroc, sur le plan géographique, lui donne une importance stratégique, économique et politique particulière. Aussi est-il convoité par les Puissances européennes qui en font un objet d’intrigues et un champ de manoeuvres diplomatiques, pour le dominer dans un but expansionniste et d’exploitation. Ainsi, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, plus tard l’Allemagne s’intéressent-elles au Maroc pour des raisons économiques et politiques. En ce qui concerne la France, après la prise d’Alger en 1830 et l’occupation de la Tunisie en 1881, elle vise la domination de tout le Maghreb et n’entend pas voir un pays européen occuper avec elle une partie de cette région de l’Afrique. Et on peut considérer que la colonisation de l’Algérie a pour conséquence directe la domination du Maroc par la France. Lyautey, établi en Algérie, n’a pas caché que le Maroc constitue «un volcan dont le feu risque de se répandre en Algérie». Il pensait que ce qui se passait dans l’Empire chérifien aurait des conséquences graves sur l’Autorité française en Algérie, et sur les intérêts de la France dans ce pays. Il se disait convaincu de la nécessité d’une intervention militaire dans l’Empire chérifien. De son côté, Delcassé, ministre français des Affaires étrangères est catégorique: l’Empire chérifien doit rester sous la domination française. Il met en garde les Puissances européennes contre une intervention dans un pays limitrophe de l’Algérie française.

 

La Grande-Bretagne installée à Gibraltar souhaite s’assurer le contrôle de la côte nord de l’Empire chérifien pour garantir la sécurité de son commerce et de sa navigation surtout après l’ouverture du Canal de Suez (1869) puisque, désormais la route des Indes passe par Gibraltar.

Quant à l’Espagne, elle pense que sa proximité et sa présence à Ceuta et à Melilla lui confèrent des droits particuliers sur l’Empire chérifien.

Ainsi, les intérêts divergents des Puissances étrangères les poussent-ils à se livrer à des rivalités et à des intrigues pour obtenir du gouvernement de l’Empire chérifien des avantages et des garanties pour leurs nationaux. Elles profitent de la situation de faiblesse dans laquelle se trouve l’Empire chérifien pour imposer au Sultan des conventions dans le sens de leurs intérêts.

Par le traité anglo-marocain de décembre 1856, l’Empire chérifien est ouvert aux produits britanniques. En plus de la liberté commerciale, les sujets anglais bénéficient des droits particuliers, (exemption des droits de douane, droit d’acquérir des propriétés) et des garanties judiciaires (juridiction consulaire).

En 1860, après la prise de Tétouan — (6 février 1860), l’Espagne profite de sa supériorité militaire pour obtenir la signature de traités à son avantage. En vertu de ces traités, les Espagnols jouissent, en plus des mêmes droits et garanties que les Anglais, d’autres privilèges.

Le 27 août 1863, la France se fait reconnaître par un traité, des privilèges économiques, fiscaux et judiciaires non seulement à ses ressortissants, mais à ses protégés: c’est-à-dire à des nationaux marocains qui se mettent sous sa protection.

Cette nouvelle «trouvaille» constitue une «finesse» dans le processus de la pénétration étrangère au Maroc. Les événements montrent par la suite que les Marocains protégés, en plus des abus qu’ils ont commis, ont constitué une «Cinquième colonne» et aidé à la colonisation du pays.

Le traité bilatéral du 27 août 1863 créant une catégorie de citoyens marocains protégés, est transformé quelques jours plus tard en une convention internationale accordant aux Marocains protégés des grandes puissances des privilèges spéciaux et les soustrait aux lois de leur pays.

Ces traités portent de graves atteintes à la souveraineté et à l’économie de l’Empire chérifien tant sur le plan politique que sur le plan économique. Par ces traités, les Puissances européennes consolident leur position dans un pays qui continue à s’affaiblir, et qui est l’objet d’une certaine agitation que s’efforce de maîtriser et de limiter le Sultan réformateur Moulay Hassan 1er par son autorité et par une action diplomatique ferme et habile. Conscient du danger que représente le système de la protection, il demande sa suppression, ce qui lui permettrait de recouvrer sa souveraineté sur tous ses sujets. Ses démarches aboutissent à la réunion de la conférence  de Madrid (19 mai-3 juillet 1880) qui, loin d’abolir les protections affirme en les réglementant tout en étendant le champ des interventions européennes dans l’Empire. Malgré l’existence des privilèges accordés à ces protégés par  toutes les puissances et à leurs «protégés marocains», Moulay  Hassan ler sauvegarde l’indépendance du pays en le maintenant dans un ordre relatif, lui évitant ainsi des situations anarchiques et par conséquent un prétexte d’interventions étrangères. Après la disparition de Moulay Hassan 1er et l’avènement de Moulay Abdelaziz, le Trésor public est dans une  mauvais situation. L’Empire chérifien connaît de graves difficultés finantètes. L’instauration de l’impôt agricole, Tertib, (1901), la présence des   européens sur le sol national avec leurs privilèges, le comportement des  marocains protégés» créent un certain mécontentement, et causent des troubles dans les tribus. Le vent est à l’anarchie que le pouvoir central n’arrive pas à juguler. L’autorité étatique est considérablement entravée, desincidents surviennent à la frontière algéro-marocaine. La France les exploite  pour exercer une pression sur le sultan Moulay Abdelaziz qui lui confie en 1901, la «pacification» des confins algéro-marocains.

C’est à partir de ce moment que commence l’intervention militaire française

pré-par Lyautey qui envoie des troupes qui pénètrent en territoire marocain jusqu’à la Moulouiya. Pendant que l’Empire chérifien se débat dans des difficultés de toutes sortes, les Puissances étrangères renforcent leur pénétration et leurs interventions. Parmi ces Puissances, la France entend se réserver la prépondérance au Maroc. Delcassé réaffirme devant le parlement français, le 10 décembre 1904, les intentions interventionnistes française.

Mais la France doit compter avec les autres Puissances européennes.On assiste alors à «l’entente cordiale», les Puissances se font des concessions réciproques, ce qui permet à la France de poursuivre l’établissement de sa domination sur l’Empire chérifien. Pour arriver à son objectif ,la France reconnaît à l’Italie sa prépondérance sur la Tripolitaine(1900), à la Grande-Bretagne sa prépondérance sur l’Egypte (8 avril 1904).

L’Accord franco-espagnol du 3 octobre 1904 réserve à l’Espagne la portion  du territoire marocain le plus proche du détroit de Gibraltar.Tanger devient une ville internationale dont le statut ne sera toutefois déterminé qu’en 1923. Avec cette «entente cordiale» entre grandes Puissance,commence le processus qui conduira la France à imposer son Protectorat à l’Empire chérifien. Sous prétexte d’aider le gouvernement chérifien, elle envoie alors à Fès une mission diplomatique pour proposer au un Plan de Réformes concernant l’organisation des forces de police dans les ports, la création d’une banque d’Etat par un consortium de banques françaises et l’exécution des Travaux publics sous contrôle français

Guillaume II et le Maroc

Cependant, la pénétration française, politique et militaire, se heurte à l’opposition de l’Allemagne, qui par la bouche de Guillaume II déclare le 31 mars 1905, lors d’une escale à Tanger, qu’elle considère l’Empire chérifien comme un pays indépendant et qu’elle ne tolère pas qu’une Puissance y établisse sa domination. Le Sultan Moulay Abdelaziz exploite ces rivalités franco-allemandes pour proposer de soumettre le Plan de Réformes françaises à une conférence internationale.

L’entente cordiale 

 

Celle-ci a lieu à Algésiras du 16 janvier au 7 avril 1906. L’Acte d’Algésiras garantit l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc. Mais il s’agit de garanties purement théoriques.

Il organise dans la pratique la pénétration étrangère et favorise la France et l’Espagne. La position privilégiée accordée à la France la pousse à occuper militairement l’Empire chérifien sous prétexte d’aider le pouvoir central à assurer l’ordre. C’est ainsi que Lyautey occupe Oujda en 1907, Bni Snassen en 1908, que le général Drude installe les troupes à Casablanca en 1907, que le général d’Amade occupe la plaine de la Chaouia en 1908. La présence civile et militaire des Français et des Espagnols provoque un mécontentement général de la population qui ne cache pas son hostilité à leur égard.

Résistance militaire au début

C’est ainsi que les tribus prennent les armes pour se dresser contre les forces étrangères. Dans certaines villes, les Oulamas prennent conscience de la gravité de la situation. Le Sultan Moulay Abdelaziz, rendu responsable de la situation qui prévaut dans l’Empire est écarté en 1907 au profit de son frère Moulay Abdelhafid considéré d’abord comme un champion de l’indépendance. Ainsi Moulay Abdelhafid reçoit-il la Béia de la Oumma pour sauvegarder la souveraineté de l’Empire. L’Acte de la Béia trace au nouveau Sultan la ligne de conduite politique et les principes à suivre qu’on peut résumer en cinq points:

1. Dénonciation de l’Acte d’Algésiras.

2. Evacuation des troupes étrangères.

3. Suppression de la protection dont bénéficient certains sujets.

4. Mise au courant de la Oumma de l’évolution des négociations avec les étrangers, et refus de tout ce qui peut léser l’intérêt de la Oumma.

5. Organisation de la défense du territoire national.

Une conscience marocaine toujours éveillée

L’Acte de la Béia révèle que la Oumma est consciente des dangers qui menacent le pays. Moulay Abdelhafid essaie de respecter les clauses de la Béia malgré les difficultés et les troubles intérieurs; mais son champ de manoeuvres reste cependant limité Depuis «l’entente cordiale», l’Empire chérifien est isolé sur le plan international, la France ayant obtenu, moyennant des concessions au profit des autres Puissances, le feu vert pour occuper le Maroc. Elle envoie à Fès une mission militaire pour entraîner les soldats marocains, ce qui déclenche un grand mécontentement de la population fassie, et un soulèvement des tribus qui assiègent la ville de Fès.

Des marocains  contre des marocains

Le 21 mai 1911, à la demande de Moulay Abdelhafid, le général Moinier arrive avec des troupes pour dégager la capitale (Fès). En repartant, le général français laisse une partie de ses soldats à Fès; et sur le chemin de retour, il occupe Meknès, Khmisset et Rabat. Cette dernière intervention militaire française provoque l’envoi d’un navire de guerre par l’Allemagne à Agadir, le seul port marocain échappant au contrôle franco-espagnol.

L’accord franco-allemand du 4 novembre 1911 laisse à la France le champ libre pour agir dans l’Empire chérifien. Désormais, aucun obstacle ne peut se dresser sur le chemin de la France pour imposer sa domination sur le Maroc. Parallèlement à une action psychologique, elle mène une véritable pression sur le gouvernement chérifien. C’est ainsi qu’elle envoie à Fès un émissaire le 24 mars 1912 et organise dans cette ville le 28 mars 1912 un imposant défilé militaire pour impressionner l’autorité chérifienne. Deux jours plus tard, le 30 mars 1912, le traité de Fès, établissant un régime de Protectorat, est imposé à l’Empire chérifien. Ce régime donne au peuple marocain «l’illusion de l’indépendance» pour reprendre une expression de Lyautey, premier Résident général dans l’Empire chérifien qui ajoute: «ce régime a toute la souplesse nécessaire pour nous permettre de donner au pays le maximum de développement économique, pour en faire la bonne affaire commerciale et industrielle qui doit être l’objet primordial de tout «établissement coloniale). La signature du traité de Fès a provoqué une certaine agitation dans la population fassie. Des coups de feu tirés vers le consulat français ont été entendus, et c’est le 17 avril 1912, que Moulay Abdelhafid quitte Fès et abandonne le trône le 12 août 1912. A partir de 1912, une véritable colonisation est appliquée par la France: politique, économique et terrienne. Cette politique de colonisation se fait au détriment des intérêts des Marocains: paysans, commerçants et artisans.

Mais cette politique s’est heurtée à la résistance armée des Marocains surtout dans les tribus. Cette résistance n’a pu être écrasée sous prétexte de la pacification qu’en 1934.

 

Le héroïsme du Rif

Il faut signaler que cette résistance a connu une ampleur particulière parmi les tribus du Rif sous la direction de Mohamed Ibn Abdelkrim Khattabi qui a infligé une retentissante défaite à l’armée espagnole (juillet 1921) à Anoual. «L’Espagne, dira Mohamed Ibn Abdelkrim, nous fournissait du jour au lendemain, tout ce qui nous manquait pour équiper une armée et organiser une guerre de grande envergure». Etendant son action de libération, le chef rifain attaque le 16 avril 1925, un fortin français. Divers postes sont enlevés par les Rifains qui, malgré l’envoi des. troupes mobiles des généraux Giraud, Freydenberg et Colombat, continuent de progresser d’une trentaine de kilomètres au Sud de 1′Ouergha, menaçant ainsi la ligne de communication Maroc-Algérie. C’est

alors que le gouvernement français prend la décision d’engager des moyens considérables contre Mohamed Ibn Abdelkrim. Il envoie Pétain à la tête d’une armée d’une centaine de bataillons dans le Rif. En collaboration avec les Espagnols, les troupes françaises se lancent contre l’armée rifaine qui résiste pendant un mois à tous les assauts et ce n’est qu’en juin 1926 que l’armée du Rif est battue.

La naissance du nationalisme marocain

Après la défaite de Mohamed Ibn Abdelkrim, le mouvement d’opposition à la domination française se déplace dans les villes où existe une certaine intelligentsia impressionnée par le combat du chef rifain et de ses compagnons, mais aussi par sa défaite. Apparaît alors en son sein, une réflexion sur la situation de la société marocaine qui, nourrie de la pensée salafite développée par Djamal Dinn Al Afghani, Mohamed Abdou et Rachid Réda et sous l’influence du panarabisme, prôné par Chakib Arsalan, va donner naissance au Nationalisme marocain. Des groupes formés de jeunes Marocains se réunissent à Fès, à Rabat. Ils deviendront rapidement les noyaux actifs du Mouvement National marocain.

Simultanément, un certain nombre de ces jeunes Marocains se rendent à Paris pour suivre des études supérieures (médecine, lettres, économie, droit, sciences politiques). Ces étudiants marocains se mettent en relation avec les étudiants nord-africains, arabes, dans le cadre de l’Association des Etudiants musulmans nord-africains, de l’Association de l’Etoile nord- africaine de Messali Hadj et de l’Association de l’Unité arabe. Au cours des, réunions de ces associations, les problèmes de décolonisation, du monde musulman et arabe sont discutés. Une certaine prise de conscience nationaliste commence à naître.

Mohamed Hassan Ouazzani 

Parmi ces jeunes Marocains se trouvant à Paris, on distingue Mohamed Hassan Ouazzani qui se montre le plus intéressé par les questions politiques, le plus actif dans les contacts avec les organisations et partis politiques. En arrivant dans la capitale française, il est déjà marqué par les événements du Rif et la guerre de libération menée par Mohamed Abdelkrim*, qui éveille en lui un fort sentiment patriotique qui ne le quittera plus. Les exploits d’Ataturk qui libéra la Turquie de l’ingérence étrangère le passionnent ainsi que les événements d’Orient surtout de Syrie. Les exemples de combats lui procurent cette foi dans l’action héroïque qui caractérisera son propre combat ultérieur. La situation dans laquelle se trouve le Maroc, la conjoncture internationale font naître dans son esprit l’idée de faire de la politique. Les journaux qu’il lisait quand il était jeune collégien lui avaient fait découvrir l’importance de la presse dans le combat politique. Aussi, oriente-t-il sa formation dans ce sens. Tout en poursuivant ses études supérieures, il entre en relation, grâce à ses professeurs, avec les partis politiques français surtout ceux de gauche, et milite dans les associations d’étudiants nord-africains et arabes.

Par sa formation et ses fréquentations, il possède l’enseignement et les techniquesçpacifiques)de la lutte politique: la mobilisation de la masse, la manifestation organisée, l’utilisation de la presse, le procédé de la pétition, etc.

Se trouvant en vacances d’été à Fès en 1929, Mohamed Hassan Ouazzani profite des événements de la Palestine pour organiser un mouvement de protestation contre la politique menée par les Anglais en Palestine.

Ainsi, après la guerre du Rif et. avant les manifestations contre le dahir berbère du 16 mai 1930, la première mobilisation des Marocains a-t- elle lieu à Fès en septembre 1929 en faveur de la Palestine*. C’est aussi l’occasion d’un heurt entre Mohamed Hassan Ouazzani qui a pris l’initiative de ce mouvement de protestation et la presse française de droite paraissant au Maroc.

La première manifestation des masses marocaines était pour la Palestine

En effet, en septembre 1929, la Palestine connaît de graves incidents. Les forces britanniques dirigées par le vice-maréchal de l’air Dowing prennent parti pour les sionistes. Elles procèdent à des arrestations et tirent sur des personnes arabes. Les sionistes démolissent le sanctuaire de Sidi Ibra him dans le Horm El Scherif de Sidna Omar. Ces événements occasion nent un vif mécontentement dans la population fassie. Mohamed Hassan Ouazzani prend l’initiative d’une pétition d’indignation qui a recueilli plusieurs milliers de signatures pour protester auprès du gouvernement britannique contre les agissements des forces anglaises en Palestine et contre l’appui apporté aux juifs sionistes. Cette pétition donne lieu à une mobilisation et, à une manifestation d’une importance particulière, et même à une certaine agitation, ce qui inquiète les autorités françaises.

«Le Courrier du Maroé» du 8 septembre 1929, après avoir imputé l’initiative de la pétition à Mohamed Hassan Ouazzani écrit:

«Ce mouvement qui paraît assez avancé depuis ces dernières vingt-quatre heures avait pris naissance au reçu d’un télégramme venant de Syrie et prétendant que les sionistes aidés des Anglais auraient démoli le sanctuaire musulman de Jérusalem».

Ainsi, le journal précité laisse-t-il entendre que le mouvement de protestation est manipulé de l’étranger. Comme son nom est cité, Mohamed Hassan Ouazzani use de son droit de réponse et adresse au «Courrier du Maroc» la mise au point suivante:

En 1929 ,le marocains distinguaient entre le sionisme et le judaïsme et refusaient la guerre des religions et des civilsations 

« Fès, le 9 septembre 1929

Monsieur le Directeur,

Je viens de lire dans votre journal «Le Courrier du Maroc» l’entrefilet concernant la pétition des notables fassis au sujet des événements de Palestine. La lecture de cette information publiée par votre organe m’a causé une grande surprise comme elle a dû provoquer une certaine agitation parmi les autorités de la ville.

Cela est imputable d’abord à votre informateur qui manque de scrupule, dans ses façons de s’enquérir des faits et des renseignements. Le journal, sans avoir le moindre souci de la véracité des «ouï-dire», n’a pas soumis à un certain contrôle les bruits tendancieux rapportés.

Donc deux importantes rectifications s’imposent pour éclairer le lecteur sur les origines de la pétition et pour dissiper le trouble qui a pu agiter les autorités de la ville. L’information dit que «ce mouvement qui paraît assez avancé depuis ces dernières 24 heures, avait pris naissance au reçu d’un télégramme venant de Syrie… ». A cela, je puis vous affirmer sans craindre la moindre contestation qu’aucun télégramme ne nous est parvenu de Syrie ou d’ailleurs, les employés de la poste peuvent vous corroborer cette affirmation. Je vais ajouter que c’eût été un grand malheur pour nous, Marocains musulmans, d’avoir attendu l’arrivée d’un télégramme pour stimuler notre zèle et éveiller en nous les sentiments de bonne solidarité islamique.

L’existence de ce prétendu télégramme n’eût été aussi qu’un signe de faiblesse manifeste de la part de notre Islam maghrébin et notre geste de solidarité une simple vilenie.

Quant à dire, dans les notes de la rédaction, que «les télégrammes de Palestine transmis par les agences d’informations n’ont jamais signalé jusqu’ici les faits ci-dessus…; «c’est-à-dire la démolition du sanctuaire musulman, je peux renvoyer l’auteur de ces remarques à «La Presse Marocaine» du 4 septembre, il y lira une dépêche de Paris en date du 3 septembre, relative au bombardement de la mosquée d’Omar et qui dit en substance: «le bombardement de la mosquée d’Omar, le lieu saint des musulmans, par les Britanniques a causé chez les Arabes une exaspération qui amena le soulèvement de toutes les tribus de Palestine et des environs. On peut s’attendre à de graves événements, la guerre sainte étant prêchée sur toute l’étendue des territoires de l’Islam».

Je dois ajouter que l’attitude adoptée par notre pétition a été provoquée par la solidarité que doit manifester le musulman à ses frères qui souffrent en dépit des distances et des entraves. Nous avons été encouragés par l’attitude qu’ont adoptée les juifs marocains à l’égard de leurs coreligionnaires de Palestine qui, autant que les Arabes musulmans et chrétiens, viennent d’être victimes de l’agitation du sionisme travaillant pour l’étranger. Notre protestation contre les récents événements et les dangers imminents du sionisme utopique, ne contribuera pas à hâter la guerre des religions ou des races. Nous voulons au contraire, faire entendre notre voix comme musulmans et comme sympathisants avec tous les Juifs qui ont compris les inspirations des rêveries sioniste et sui ont manifestement et officiellement désapprouvé  leurs agents en Palestine et ailleurs. Nous tenons à nous solidariser avec les israélites  ayant juré haine et destruction à cette doctrine , cause de tant de conflit sanguins et de désordres fâcheux. De plus notre pétition rappellera sans prétention, au socialiste M. MacDonald que les musulmans et les juifs ne se laisseront jamais leurrer par le pacifisme des discours, et que pour s’imposer en vérita He artisan de la paix, de l’entente des peuples, de la fusion des races, il l’au renoncer impérieusement à la politique de division, aussi bien aux Indes, qu’en Palestine que partout ailleurs, abjurer effectivement tout machiavélisme honteux et ne se réclamer que d’une politique de bonne foi et d’entente, seul moyen de désarmer les esprits et de pacifier les coeurs.

Dans l’espoir d’obtenir l’insertion intégrale de ces rectifications et de ces quelques suggestions qui ne manqueront pas d’intéresser certains lecteurs drevotre journal, je vous prie, Monsieur le Directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux. »

Après une sommation faite par voie judiciaire, «Le Courrier du Maroc» en date du ler octobre 1929, fait paraître l’information suivante:

 » Nous recevons de l’un des signataires qui ont pris l’initiative d’une pétition dans la Médina au sujet des événements de Palestine, une sommation d’insérer une rectification à l’information que nous avions fait paraître à ce sujet le $ septembre.

En effet, si Mohamed Ouazzani nous fait connaître que leur protestation n’a pus été inspirée, comme nous l’avions dit, par un télégramme émanant de Syrie, nous donnons, acte bien volontiers, à notre correspondant occasionnel, de cette déclaration ».

Quelques mois plus tard, après la promulgation du dahir berbère du 16 mal 1930, une manifestation se déroule à l’occasion de la prière de vendredi à lu Kuraouyine (Fès). La récitation du Latif aboutit à une manifestation populaire de résistance à la politique de la Résidence. La population manifeste dans les rues de Fès aux cris de «Vive l’Islam sous l’égide de l’Imam». Les autorités du Protectorat sachant que cette manifestation a été préconisée par Mohamed Hassan Ouazzani lors d’une réunion, procèdent à son arrestation. Le Pacha de Fès Baghdadi lui inflige en publie la bastonnade et le condamne à la prison qu’il purge à Taza.

Après lu mobilisation qui aboutit à la pétition en faveur de la Palestine (1929) et à la manifestation populaire contre le dahir berbère (1930), le Mouvement Nationaliste marocain, encore embryonnaire, commence à se propager à travers le Maroc. Cependant, le mouvement n’est pas encore organisé, il est encore pratiquement inconnu. Il importe de le faire connaître à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Pour cela, il faut présenter la situation dans laquelle se trouve le Maroc, dénoncer la politique suivie par les autorités du Protectorat, exposer les idées nouvelles du nationalisme naissant. Dans ce but, Mohamed Hassan Ouazzani voyage à Paris en 1931 et publie sous le pseudonyme: Mouslim Barbari un ouvrage intitulé Tempête  sur le Marot ou les erreurs d’une politique berbère   …(à suivre) suivez-nous sur notre nouveau site http://www.actiondupeuple.com

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20-01-2015

MOHAMED HASSAN OUAZZANI Combats d’un nationaliste marocain

MOHAMED HASSAN OUAllANI

Combats

d’un nationaliste marocain

TOME SECOND

1933-1937

EDITEUR :

Fondation Mohamed Hassan Ouazzani 9, Allée Docteur Faraj — Fès — Maroc

Du même auteur

Les Mémoires d’une Vie et d’un Combat.

L’Histoire du Mouvement de Libération Nationale au Maroc (1900-1955 — 6 volumes parus — septième volume en préparation — en arabe).

Le Combat par la Plume (Harbo El Qalam)

(Recueil des écrits de 1935-1978 — 6 volumes parus en arabe).

Etudes et Réflexions (6 volumes parus en arabe):

—    L’Islam et l’Etat ou la réalité du pouvoir en Islam.

—    La liberté de l’Individu et les pouvoirs de L’Etat.

(Traduction du livre de Ch. Dupont-White: L’Individu et L’Etat).

—    Constitution et Parlement.

-           Politique et Société… après l’Indépendance.

—    L’Islam, Société et Civilisation.

—    Questions nationales.

Discours et Interviews (4 volumes parus en arabe). Combats d’un Nationaliste marocain (1933-1937), tome I.

Renaissance et Résurrection (à paraître en arabe et en français).

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

© Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989.

Sommaire

7         Avant-propos.

9         Introduction.

27 Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 1-18, ler août —

ler décembre 1933).

115                            Les articles parus dans «La Volonté du Peuple» (nos 1-14, 8 décem‑

bre 1933 — 9 mars 1934).

165 Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 33-41, 16 mars

— 13 mai 1934).

201                               Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 42-52, 22 avril — 7

octobre 1937).

305                              Esquisse biographique.

 

 

MOHAMED HASSAN OUAllANI

Combats

d’un nationaliste marocain

TOME SECOND

1933-1937

EDITEUR :

Fondation Mohamed Hassan Ouazzani 9, Allée Docteur Faraj — Fès — Maroc

Du même auteur

Les Mémoires d’une Vie et d’un Combat.

L’Histoire du Mouvement de Libération Nationale au Maroc (1900-1955 — 6 volumes parus — septième volume en préparation — en arabe).

Le Combat par la Plume (Harbo El Qalam)

(Recueil des écrits de 1935-1978 — 6 volumes parus en arabe).

Etudes et Réflexions (6 volumes parus en arabe):

—    L’Islam et l’Etat ou la réalité du pouvoir en Islam.

—    La liberté de l’Individu et les pouvoirs de L’Etat.

(Traduction du livre de Ch. Dupont-White: L’Individu et L’Etat).

—    Constitution et Parlement.

-           Politique et Société… après l’Indépendance.

—    L’Islam, Société et Civilisation.

—    Questions nationales.

Discours et Interviews (4 volumes parus en arabe). Combats d’un Nationaliste marocain (1933-1937), tome I.

Renaissance et Résurrection (à paraître en arabe et en français).

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

© Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989.

Sommaire

7         Avant-propos.

9         Introduction.

27 Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 1-18, ler août —

ler décembre 1933).

115                            Les articles parus dans «La Volonté du Peuple» (nos 1-14, 8 décem‑

bre 1933 — 9 mars 1934).

165 Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 33-41, 16 mars

— 13 mai 1934).

201                               Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 42-52, 22 avril — 7

octobre 1937).

305                              Esquisse biographique.

 

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16-01-2015

L’autre Histoire du Maroc ou le combat inachevé de Mohammed Hassane Ouazzani

Nous avons décidé de rééditer les œuvres du grand nationaliste du Maroc :Mohamed Hassan Ouazzani. Une  figue de proue du nationalisme marocain qui  mérité d’être re-présentée aux jeunes générations  qui se sont  tellement gavées de canulars et  de mensonges qu’ils ont fini par tout vomir .L’amalgame a pris des propensions dangereuses du fait que la patrie est réduite aux souffrances et au désespoir. Détournée, kidnappée,  meurtrie , cette  patrie  et    l’unité de son peuple sont mis en cause  actuellement plus que jamais.

Nous voulons dire que les dés ont été tôt jetés,  la liberté de penser , le droit à la différence , la sacralité de  la vérité, le courage et la sincérité  ont été   balayé de l’espace de cette patrie  pour le céder aux supercheries , aux manipulations  et à la guerre d’usure contre les masses.

Nous voulons  présenter les  pensées  de ce nationaliste  qui  a cru en un certain moment à un Maroc libre , moderne , démocratique et développé. Malheureusement , il a été la cible de toutes les offenses  à travers les dédales de sa carrière politique entièrement consacrée aux hauts intérêts du peuple.

                                           Mohamed Hassan Ouazzani

                                              Combat d’un nationaliste marocain

Fondation Mohamed Hassan °muni

Tome seconde

1933-1937

                EDITEUR :

Fondation Mohamed Hassan Ouazzani 9, Allée Docteur Faraj

— Fès — Maroc  Maroc

TOME SECOND

1933-1937

EDITEUR :

Fondation Mohamed Hassan Ouazzani 9, All

 

 Du même auteur

-Les Mémoires d’une Vie et d’un Combat.

L’Histoire du Mouvement de Libération Nationale au Maroc (1900-1955

— 6 volumes parus — septi

 

-Le Combat par la Plume (Harbo El Qalam)

(Recueil des  écrits de 1935-1978 — 6 volumes parus en arabe).

-Etudes et Réflexions (6 volumes parus en arabe):

— L’Islam et l’Etat ou la réalité du pouvoir en Islam.

— La liberté de l’Individu et les pouvoirs de L’Etat.

(Traduction du livre de Ch. Dupont-White: L’Individu et L’Etat).

— Constitution et Parlement.

- Politique et Société… après l’Indépendance.

— L’Islam, Société et Civilisation.

— Questions nationales.

-

Discours et Interviews (4 volumes parus en arabe).

-

Combats d’un Nationaliste marocain (1933-1937), tome I.

-

Renaissance et Résurrection (à paraître en arabe et en français).

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

© Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989.

Sommaire

7 Avant-propos.

9 Introduction.

27 Les articles parus dans «L’Action du Peuple» (nos 1-18, ler août

ler d

écembre 1933).

115 Les articles parus dans «La Volonté du Peuple» (nos 1-14, 8 décem-

bre 1933

— 9 mars 1934).

165 Les articles parus dans

«L’Action du Peuple» (nos 33-41, 16 mars

— 13 mai 1934).

201 Les articles parus dans

«L’Action du Peuple» (nos 42-52, 22 avril — 7

octobre 1937).

305 Esquisse biographique.

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13-01-2015

L’slamisme marocain à bord d’un taxi

12-01-2015

La dignité dans les grands taxis de Casablanca

 

Sueur ,stress et intimité bouillonnante2014-05-01 11.32.54 - Copie

Se déplacer dans un grand taxi à Casablanca c’est s’offrir une occasion de   vivre un instant d’intimidé et de chaleur humaines exceptionnelles. Les corps qui s’encastrent les uns dans les autres exhalant  sueur  et stress. Ces moyens de transport   incontournables pour les pauvres casablancais sont aussi l’emblème d’une volonté de massification , d’uniformisation et d’étouffement de toute graine  de dignité.  C’est vrai que les gens y viennent de  bon gré mais ils n’ont pas d’autres alternatives. Ils disposent du droit de choisir leur moyen de transport mais ils ne peuvent  prendre que les grands taxis. C’est dire un droit qui ne leur permettrait pas de se déplacer dans des conditions décentes : « Le droit sans dignité n’est que médiocrité  et la dignité sans droit n’est que déraison » a  dit   Blaise Pascal dans ses Pensées. La misère annule les droits et par conséquent bafoue la dignité.

Des voix et des odeurs

Ce jour là , esquinté, j’ai décidé de prendre un grand taxi. J’étais  seul , le chauffeur , un vieillard  qui a pu remarquer ma fatigue, m’a ouvert la porte du véhicule pour m’assoir. Moins d’une minute après , les cinq autres passages était déjà à bord. Rivé sur le pare-brise je n’ai pas eu la possibilité de voir mes compagnons de voyage vers Garage ALLAL. Aussi était- ce une expérience étrange de s’embarquer avec des gens  dont tu ne connais l’existence qu’ à travers  l’odeur  et la voix. Le premier arrivé est venu s’assoir à côté de moi. C’était un corps bien bâti qui m’a bousculé  vers le levier de vitesse alors que j’étais en train de surfer sur mon portable. Je lui ai jeté un coup d’œil ; il était brun. Le chauffeur m’a prié poliment de m’écarter un peu pour lui permettre de démarrer. J’ai replacé péniblement  mon corps  car celui qui partageait avec moi le siège était de béton . Il parlait   très respectueusement au téléphone  avec un entrepreneur pour qui il ddevait réaliser des travaux  administratifs d’impôts et de comptabilités. Il  lui a promis   que tout serait terminé   ce soir là ,    qu’il allait lui faire gagner quelques millions  et qu’il maitrisait tous des astuces efficace pour le faire . Je me suis senti trop serré et je me suis soulevé de nouveau pour avoir ma part du siège que nous partagions. Le taxi est déjà arrivé à hauteur du boulevard Abdelmoumen il voulait tourner sur la droite    quand  un  petit taxi conduit par un barbu  l’a doublé  et a failli provoquer un accident. ..C ‘était ce que j’ai compris car je m’étais presque endormi.

Les islamistes ,la sorcellerie ,la tomate et les mécontents

Une vieille dame détestes les islamistes

C’était la voix d’une  vieille femme qui s’était mise à critiquer tous les barbus :

«  moi je les déteste tous , ils exploitent les gens en se faisant passer pour de vrais croyants. Grâce à leur barbe, il y en a ceux   qui se sont enrichis. Je  ne les aime pas  ».

Un jeune déçu

Une voix de jeune homme conforta la dame dans ses dires :

« les gens ont cru que tout allait changer …On a  peiné pour qu’ils réussissent , et quand  ils ont été élus, ils se sont éloignés de nous…Le ivrognes qui étaient avant eux sont meilleurs  … »

Et la dame d’appuyer ses dires :

« les saoulards sont toujours meilleurs, que ceux qui étalent leur religiosité ».

Un berbère qui raisonne

Un autre passager qui était en train de parler   en amazigh au téléphone   a intervenu :

«   il y a des barbus qui sont  bons et d’autres qui sont méchants  à l’image des autres y compris les saoulards .Madame , tu m’excuses , je crois que tu as eu des problèmes avec un barbu , c’est pour cela que tu les détestes… ».

La vieille dame lui a répondu spontanément :

«  un barbu vient de me couper le fil l’électricité .  Ma famille est la sienne vivent ensemble  depuis 1966. C’est moi qui lui avais coupé le cordon ombilical. Il prétend  être musulman alors que sa mère est une sorcière… »

L e berbère lui a coupé la parole :

« je t’ai dis que tu as eu un problème c’est pour cela que tu tiens une dent contre eux , j’ai donc raison… »

le jeune étayait ses critiques : « dîtes-moi  quand le prix des  tomates avaient atteint 10 dirhams , est-ce cela le bien que ces islamistes ont apporté au peuple ? ».

La voix de la raison islamique

L’homme qui me disputait le siège  a pris vigoureusement la parole :

«  excusez-moi , le prix des tomates n’est pas un critère pour juger le gouvernement des islamistes .Les tomates sont capricieuses , elles pourraient faire ta fortune comme ta ruine du jour au lendemain. J’appuie ce qu’a dit le monsieur tout à l’heure , les bons et les méchants , les sincères et les hypocrites sont partout » . Une autre femme  s’est mise à expliquer  le prix élevé des tomates : «  ce sont les graines des israéliens qui ont ruiné la culture des tomates.

Doukkala et ruinée par Israël

Chez nous à Doukkala  , c’est une vraie catastrophe ;les cultures sont  sabotés, la production s’est affaiblie »

Marx , Adonis et l’interdiction d’interpréter le coran

 Le Coran et la schizophrénie des marocains

Et l’homme d’expliquer davantage : «  les israéliens monopolisent les graines de la tomate au niveau mondial grâce aux centres de recherches et aux investigations scientifiques…Les turcs ont voulu les concurrencer mais ils ont échoué … J’aimerais bien  revenir à ce qu’a dit le monsieur, nous , les marocains, nous sommes des schizophrènes,  .Nous sommes maintenant Sept personnes dans ce taxi ,nous ne faisons que critiquer, dans les autres taxis les passagers font de même ; partout on critique alors qui sont ces marocains  qu’on critique ? Le coran est net, il y a tout ce dont on a besoin, mais l’ignorance …» ? 

Les  formalités   et le dogme venimeux

En ce moment là, j’ai pris la parole : « je voudrais dire que ce qu’a dit le jeune  et la dame est tout à fait raisonnable, on a  formalisé l’Islam  qui est devenu une valeur  sociale ajoutée … »La vieille a répliqué du tac au tac : «  la foi c’est dans le cœur , moi je n’aime pas les barbus et les mounaqqabat …».

Je me suis adressé au voisin : «  le coran , il faut  savoir le lire et le comprendre… ». Il me riposta : « وما يعلم تاويله الا الله والراسخون في العلم يقولون امنا به كل من عند ربنا et ne connaît son interprétation en dehors d’Allah, que ceux qui sont fermement ancrée dans la science  et qui disent  que tous les sens émanent d’Allah » Je lui ai dmandé : « mais qui sont ces ancrés dans la science ? ».Le monsieur répétait inlassablement : « et qui croient que toutes les significations émanent d’Allah »…

Même si je devais descendre  près de chez moi , j’ai préféré  continuer  jusqu’au terminus. Le trajet terminé, nous avons continué notre discussion dans la rue ; j’ai reposé ma question ; « qui sont ces versées dont la science , capables  d’interpréter ? » Et le monsieur de me répondre : «  dès que tu as parlé, j’ai senti que tu adoptes la thèse d’Adomis ATTAbit Wal Moutahawwil ,Allah ne se trompe pas , ce qu’il dit est tout le temps valable , pour le passé , le présent et le futur, toi tu es marxiste…Bon le muezzin appelle à la prière au revoir »

 

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13-01-2015

L’Islamiste marocain à bord d’un taxi

xMarx , Adonis et l’interdiction d’interpréter le coran

 Le Coran et la schizophrénie des marocains

Et l’homme d’expliquer davantage : «  les israéliens monopolisent les graines de la tomate au niveau mondial grâce aux centres de recherches et aux investigations scientifiques…Les turcs ont voulu les concurrencer mais ils ont échoué … J’aimerais bien  revenir à ce qu’a dit le monsieur, nous , les marocains, nous sommes des schizophrènes,  .Nous sommes maintenant Sept personnes dans ce taxi ,nous ne faisons que critiquer, dans les autres taxis les passagers font de même ; partout on critique alors qui sont ces marocains  qu’on critique ? Le coran est net, il y a tout ce dont on a besoin, mais l’ignorance …» ?

Les  formalités   et le dogme venimeux

En ce moment là, j’ai pris la parole : « je voudrais dire que ce qu’a dit le jeune  et la dame est tout à fait raisonnable, on a  formalisé l’Islam  qui est devenu une valeur  sociale ajoutée … »La vieille a répliqué du tac au tac : «  la foi c’est dans le cœur , moi je n’aime pas les barbus et les mounaqqabat …».

Je me suis adressé au voisin : «  le coran , il faut  savoir le lire et le comprendre… ». Il me riposta : « وما يعلم تاويله الا الله والراسخون في العلم يقولون امنا به كل من عند ربنا et ne connaît son interprétation en dehors d’Allah, que ceux qui sont fermement ancrée dans la science  et qui disent  que tous les sens émanent d’Allah » Je lui ai dmandé : « mais qui sont ces ancrés dans la science ? ».Le monsieur répétait inlassablement : « et qui croient que toutes les significations émanent d’Allah »…

Même si je devais descendre  près de chez moi , j’ai préféré  continuer  jusqu’au terminus. Le trajet terminé, nous avons continué notre discussion dans la rue ; j’ai reposé ma question ; « qui sont ces versées dont la science , capables  d’interpréter ? » Et le monsieur de me répondre : «  dès que tu as parlé, j’ai senti que tu adoptes la thèse d’Adomis ATTAbit Wal Moutahawwil ,Allah ne se trompe pas , ce qu’il dit est tout le temps valable , pour le passé , le présent et le futur, toi tu es marxiste…Bon le muezzin appelle à la prière au revoir »

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12-01-2015

Marx , Adonis et l’interdiction d’interpréter le coran

 Le Coran et la schizophrénie des marocains

Et l’homme d’expliquer davantage : «  les israéliens monopolisent les graines de la tomate au niveau mondial grâce aux centres de recherches et aux investigations scientifiques…Les turcs ont voulu les concurrencer mais ils ont échoué … Jpicasso’aimerais bien  revenir à ce qu’a dit le monsieur, nous , les marocains, nous sommes des schizophrènes,  .Nous sommes maintenant Sept personnes dans ce taxi ,nous ne faisons que critiquer, dans les autres taxis les passagers font de même ; partout on critique alors qui sont ces marocains  qu’on critique ? Le coran est net, il y a tout ce dont on a besoin, mais l’ignorance …» ? 

Les  formalités   et le dogme venimeux

En ce moment là, j’ai pris la parole : « je voudrais dire que ce qu’a dit le jeune  et la dame est tout à fait raisonnable, on a  formalisé l’Islam  qui est devenu une valeur  sociale ajoutée … »La vieille a répliqué du tac au tac : «  la foi c’est dans le cœur , moi je n’aime pas les barbus et les mounaqqabat …».

Je me suis adressé au voisin : «  le coran , il faut  savoir le lire et le comprendre… ». Il me riposta : « وما يعلم تاويله الا الله والراسخون في العلم يقولون امنا به كل من عند ربنا et ne connaît son interprétation en dehors d’Allah, que ceux qui sont fermement ancrée dans la science  et qui disent  que tous les sens émanent d’Allah » Je lui ai dmandé : « mais qui sont ces ancrés dans la science ? ».Le monsieur répétait inlassablement : « et qui croient que toutes les significations émanent d’Allah »…

Même si je devais descendre  près de chez moi , j’ai préféré  continuer  jusqu’au terminus. Le trajet terminé, nous avons continué notre discussion dans la rue ; j’ai reposé ma question ; « qui sont ces versées dont la science , capables  d’interpréter ? » Et le monsieur de me répondre : «  dès que tu as parlé, j’ai senti que tu adoptes la thèse d’Adomis ATTAbit Wal Moutahawwil ,Allah ne se trompe pas , ce qu’il dit est tout le temps valable , pour le passé , le présent et le futur, toi tu es marxiste…Bon le muezzin appelle à la prière au revoir »

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12-01-2015

Les islamistes ,la sorcellerie ,la tomate et les mécontents

Une vieille dame détestes les islamistes

C’était la voix d’une  vieille femme qui s’était mise à critiquer tous les barbus :

 «  moi je les déteste tous , ils exploitent les gens en se faisant passer pour de vrais croyants. Grâce à leur barbe, il y en a ceux   qui se sont enrichis. Je  ne les aime pas . ».

Un jeune déçu

Une voix de jeune homme conforta la dame dans ses dires :

 « les gens ont cru que tout allait changer …On a  peiné pour qu’ils réussissent , et quand  ils ont été élus, ils se sont éloignés de nous…Le ivrognes qui étaient avant eux sont meilleurs  … »

Et la dame d’appuyer ses dires :

 « les saoulards sont toujours meilleurs, que ceux qui étalent leur religiosité ».

Un berbère qui raisonne

Un autre passager qui était en train de parler   en amazigh au téléphone   a intervenu :1398943975331

 «   il y a des barbus qui sont  bons et d’autres qui sont méchants  à l’image des autres y compris les saoulards .Madame , tu m’excuses , je crois que tu as eu des problèmes avec un barbu , c’est pour cela que tu les détestes… ».

La vieille dame lui a répondu spontanément :

 «  un barbu vient de me couper le fil l’électricité .  Ma famille est la sienne vivent ensemble  depuis 1966. C’est moi qui lui avais coupé le cordon ombilical. Il prétend  être musulman alors que sa mère est une sorcière… »

L e berbère lui a coupé la parole :

 « je t’ai dis que tu as eu un problème c’est pour cela que tu tiens une dent contre eux , j’ai donc raison… »

le jeune étayait ses critiques : « dîtes-moi  quand le prix des  tomates avaient atteint 10 dirhams , est-ce cela le bien que ces islamistes ont apporté au peuple ? ».

La voix de la raison islamique

L’homme qui me disputait le siège  a pris vigoureusement la parole :

 «  excusez-moi , le prix des tomates n’est pas un critère pour juger le gouvernement des islamistes .Les tomates sont capricieuses , elles pourraient faire ta fortune comme ta ruine du jour au lendemain. J’appuie ce qu’a dit le monsieur tout à l’heure , les bons et les méchants , les sincères et les hypocrites sont partout » . Une autre femme  s’est mise à expliquer  le prix élevé des tomates : «  ce sont les graines des israéliens qui ont ruiné la culture des tomates.

Doukkala et ruinée par Israël

Chez nous à Doukkala  , c’est une vraie catastrophe ;les cultures sont  sabotés, la production s’est affaiblie » 

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12-01-2015

La dignité dans les grands taxis de Casablanca

 

Sueur ,stress et intimité bouillonnante

Se déplacer dans un grand taxi à Casablanca c’est s’offrir une occasion de   vivre un instant d’intimidé et de chaleur humaines exceptionnelles. Les corps qui s’encastrent les uns dans les autres exhalant  sueur  et stress. Ces moyens de transport   incontournables pour les pauvres casablancais sont aussi l’emblème d’une volonté de massification , d’uniformisation et d’étouffement de toute graine  de dignité.  C’est vrai que les gens y viennent de  bon gré mais ils n’ont pas d’autres alternatives. Ils disposent du droit de choisir leur moyen de transport mais ils ne peuvent  prendre que les grands taxis. C’est dire un droit qui ne leur permettrait pas de se déplacer dans des conditions décentes : « Le droit sans dignité n’est que médiocrité  et la dignité sans droit n’est que déraison » a  dit   Blaise Pascal dans ses Pensées. La misère annule les droits et par conséquent bafoue la dignité.

Des voix et des odeurs2014-05-01 11.28.52

Ce jour là , esquinté, j’ai décidé de prendre un grand taxi. J’étais  seul , le chauffeur , un vieillard  qui a pu remarquer ma fatigue, m’a ouvert la porte du véhicule pour m’assoir. Moins d’une minute après , les cinq autres passages était déjà à bord. Rivé sur le pare-brise je n’ai pas eu la possibilité de voir mes compagnons de voyage vers Garage ALLAL. Aussi était- ce une expérience étrange de s’embarquer avec des gens  dont tu ne connais l’existence qu’ à travers  l’odeur  et la voix. Le premier arrivé est venu s’assoir à côté de moi. C’était un corps bien bâti qui m’a bousculé  vers le levier de vitesse alors que j’étais en train de surfer sur mon portable. Je lui ai jeté un coup d’œil ; il était brun. Le chauffeur m’a prié poliment de m’écarter un peu pour lui permettre de démarrer. J’ai replacé péniblement  mon corps  car celui qui partageait avec moi le siège était de béton . Il parlait   très respectueusement au téléphone  avec un entrepreneur pour qui il ddevait réaliser des travaux  administratifs d’impôts et de comptabilités. Il  lui a promis   que tout serait terminé   ce soir là ,    qu’il allait lui faire gagner quelques millions  et qu’il maitrisait tous des astuces efficace pour le faire . Je me suis senti trop serré et je me suis soulevé de nouveau pour avoir ma part du siège que nous partagions. Le taxi est déjà arrivé à hauteur du boulevard Abdelmoumen il voulait tourner sur la droite    quand  un  petit taxi conduit par un barbu  l’a doublé  et a failli provoquer un accident. ..C ‘était ce que j’ai compris car je m’étais presque endormi.

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11-01-2015

L’exécution de Charlie et Hebdo et la guerre des symboles

    1600464_6_a10f_la-une-de-charlie-hebdo-une-semaine-apres     Vengeance  et arrogance

Vers la fin de la matinée de mercredi 7 janvier , deux  personnes  ont fait irruption dans les locaux du journal CHARLIE HEBDO et  ont perpétré un vrai massacre : 12  morts et des dizaines de blessés  dont quatre dans  un état grave selon le parquet de Paris .

Une heure après ,François Hollande, arrivé sur les lieux,  qualifia l’attentat d’une exception barbarie contre la liberté d’expression , contre des journalistes et contre des policiers qui les  défendent cette liberté.

« Nous allons venger le prophète », «  le prophète est vengé » des expressions prononcées par les assaillants  selon des   enregistrements vidéo .

L’empreint du terroriste islamiste  a été juste après confirmé .Les meurtriers auraient laissé derrière eux une pièce  d’identité. Ce  détail curieux  a  suscité une kyrielle de questions  chez des facebookiens .  Il s’agit de français d’origine algérienne  , repris de justice et  Djihadistes confirmés  ayant déjà suivi des entrainement au Yemen chez Al Qaeda .

Un événement tragique qui fait rappeler le 11 septembre où l’emblème de la suprématie occidentale était la cible de Kamikazes liés à AL Qaeda.

C’est dire que la guerre menée par les intégristes islamiques  contre l’Occident  est bien raisonnée,  ses objectifs   politiques   ne pourraient être atteints  qu’en détruisant la base matérielle et le système de valeurs. Ont-ils donc réussit  ce dernier coup ?

Si  l’étranglement de la liberté d’expression est impossible , il n’en demeure pas moins  que celle-ci doit se repenser    en fonction  des configurations  et défigurations que  font  subir les média contemporains à  la géographie  et  à l’Histoire modernes  . L’humanité est  , plus que jamais ,  fissurée   ; les doutes est les incertitudes s’affrontent  en permanence. Deux courants contradictoires  d’une même vitesse et d’une même force la secouent.  La liberté vit en bons termes avec la mort.

La liberté de mourir et le pouvoir de l’Absence

Les intégristes  transforment la liberté en liberticide  négationniste. La liberté est inscrite  dans une dimension apocalyptique…C’est l’usage extrême des  outils sémantiques    susceptibles de transformer l’existence humaine   en un crachoir. La mort  suicidaire    ou agressive est  une    débouchée normale  des  humiliations et des auto-humiliations …C’est aussi  le miroir  brisé  d’une conscience meurtrie  qui refuse de se  fouiller. Etre libre de mourir ou de donner la mort est  l’acte   qui traduit le désespoir absolu.  Seul l’absolu , l’absence  et leurs pages immaculées  irradient d’une lumière  totale qui finit par aveugler et générer de nouveau les ténèbres.

La mort de  la liberté et l ‘éclatement du  sens

En Occident,  on emprunte la voie contraire. On troque  la vie   en contre partie les de  la liberté .   Celle est un mot qui résonne dans les parages embourbés des mémoires criblées    de  graines de lumières vénéneuses. Etre libre de s’exprimer jusqu’au bout du néant  rend parfois la liberté insipide  ,  incolore et dégoûtante.  La folie  , ci et là, crève  les yeux et  souille la raison  qui est , en effet , la base de tout comportement  digne de ceux qui se donnent en public .

 

 

 

 

 

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