Archives pour septembre 2015

04-09-2015

Les élections du 4 septembre 2015: est-ce le fond de la jarre démocratique?

Des partis privés!!

Aujourd’hui, les marocains sont appelés à aller aux urnes  pour élire les conseils locaux et régionaux. Quinze jours de compagne électorale  n’ont révélé  guère de nouveau :  à l’exception de deux ou de trois partis politiques, la mobilisation  politique chez les autres signifie

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nt  l’attroupement de femmes  et de jeunes   satisfaits d’un recrutement saisonnière .Autrement dit, les partis qui prennent parti à cette  opération sont totalement décolletés de la société, c’est dire qu’ils n’expriment   ni les clivages sociaux  ou idéologiques  ni les  réalités  amères à combattre d’urgence.

L’Etat doit demander les comptes   aux partis     

Si les trente-six partis  qui participent aux élections encadraient   vraiment la société ou du moins  reflétaient une  partie des échos  des problèmes existants , la démocratie  aurait connu des progrès considérables. Mais hélas,   ils

s’astreignent à servir de plate-forme à des notables confirmés ou en herbe. Et si l’Etat avait voulu  responsabilisé ces partis , il les aurait obligé de rendre compte régulièrement de leurs activités .Et ce serait en fonction de cette action qu’ils pourraient recevoir l’aide financière  de l’Etat.

Le Cheval de Mrirt est gagnant

Au cours des premiers jours de la compagne électorale, j’étais en voyage et je me suis arrêté dans une petite ville de l’Atlas  Mrirt.  Je prenais un café  quand j’étais  surpris par une grande manifestation   qui submergea brusquement la ville .Le  candidat  .« soutenu » était le représentant du parti du cheval. Le nom  inscrit sur les tracts ayant inondé le lieu  était le même que celui qui s’affichait haut  , devant mois,le long du boulevard  pour désigner la kissariat , le grand café , la salle des fêtes…C’était étonnant ; on dirait que toute la ville lui était dévouée corps  et âme.  Incontestablement, la liste du Cheval remportera le scrutin. Toutes les couches sociales y étaient présentes sérieusement et massivement.

Les diplômés chômeurs de Mrirt ont les cheveux gris

Juste après , sur la grande place publique  ,  en face  des propriétés du candidat du Cheval, quelques jeunes s’apprêtaient à brandir des banderoles et testaient le haut-parleur. J’ai quitté le café et je me suis approché d’eux , j’ai pris quelques photos, l’un d’eux m’as demandé qui j’étais …je leur avais dit que j’ étais  de passage dans  leur ville et j’aimais avoir quelques idées …J’ai vite lu  qu’il s’agissait des membres de la sections locale des diplômé chômeurs. Un autre était venu et leur avait dit que j’étais en compagnie de ma famille , à côté de lui sur la terrasse du café… La place semblait être familière de cette poignée de jeunes dont quelques-uns avaient déjà les cheveux gris.

Khénifra  était calme

J’ai continué ma route à Khénifra. Je parlais à une femme quand une autre   l’a apostrophée pour la suppléer  de voter pour le  sympathique  et sérieux fils de la voisine… D’autres personnes m’avaient parlé de l’ achat des voix sans pour autant me donner des preuves  plausibles

A Boujad ,  du pain sur la planche

A Boujaad , des jeunes  et des femmes de l’Istiqlal  et du MP, sillonnaient la ville sous un soleil de plomb . J’ai eu l’impression qu’ils étaient embauchés et devraient s’acquitter de leur tâche.

A khoUribga, Les  enseigNants  se  promeuvent  en aout     et le PJD ne ment pas

A Khouribga, quand je prenais le déjeuner , trois hommes  arborant des tee-shirt et des  casquettes du PJD sont entrés dans le restaurant  et ont déposé des tracts et des journaux sur les tables des clients…Je les ai salués et je leur avais dit que je ne pouvais pas   souhaiter le succès à leur parti. Aussitôt, une discussion s’entama devant  les autres qui étaient tous restés muets. Je leur ai rappelé les mesures impopulaires du chef péjédites du gouvernement. Ils se sont défendus avec beaucoup de verve  en niant en bloc tout ce que j’avais dit. L’un d’eux m’a dit qu’il était directeur d’un établissement scolaire et la veille même l’un de ses employés avait reçu l’avis de sa promotion contrairement à ce que disaient les journaux te les sites d’informations… Je lui  avais  beau- rappelé que nous étions en pleine vacances , il a continué  à débiter ses vérités …

A Derb Soltane le PAM est omniprésent

De retour à Casa ; je me baladais  tout le temps  pour avoir une idée des élections. PersoNne ne m’a demandé de participer à sa compagne électorale . j’étais vraiment étonné qu’à Derb Sultan par exemple , le PAM était omniprésent .Des groupes de femmes , de jeunes et d’hommes  occupaient toutes les rues . Le RNI essayait de se faire remarquer ; au moins dans mon quartier, un groupe de jeunes filles et garçons  ne cessaient  de manifester  mais comme les autres ; ils étaient à cours de slogans .Ils scandaient du n’importe quoi. J’ai rencontré le fils du voisin que j’ai aperçu parmi le foules du PAM ;Il m’a dit que les « marcheurs » touchaient 200DH tandis que les automobilistes touchaient 400DH .

A Bab Marrakech , l »USFP roule le tambour

A Bab Marrakech , Le RNI avait des points stables et des groupes qui distribuaient les tracts. Mais la surprise était quand j’ai rencontré sur mon chemin une petite manifestation de l’USFP .J’ai essayé de la rejoindre  et je me suis mis à prendre des photos  mais  les robustes  « militants »s qui encadraient la groupe ont essayé de m’arracher avec force le téléphone sous prétexte que je n’avais pas d’autorisation .J’ai résisté et j’étais contraint d’effacer les photos et les vidéos. Et pourtant j’ai poursuivi mon chemin au milieu du groupe où on tambourinait en chantant d’obscènes chansons populaires  :Ah Ha houwa lik albnyya llah yahdik   (il viendra te voir , oh fillette , sois gentille)

J’ai pu comprendre pourquoi on interdisait  la prise des photos ,aussi bien les  « meneurs » de la mini manifestation que ce qu’ils scandaient  devrait choquer non pas seulement le militants de la gauche mais tous les citoyens. Egalement la tête de liste  de liste, qui était le  présidente n exercice de la commune, était au milieu du groupe .Une fois révélée, cette scène  lui apporterait tous les déshonneurs , le  stigmatiserait  et le ridiculiserait   à vie .CCB

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03-09-2015

Les élections au Maroc: Zeus , les Prométhé, le peuple et boite de Pandore

Les élections se succédaient, Basri  les mettait en scène, parfois il se déguisait  en  héros mythique parfois en un vulgaire magicien

  Basri Vulcain et la boite de Pandore

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 Revisiter nos souffrances  est une prétention  car nous  y  barbouillons  toujours  .Nos malheurs semblent s’éterniser. En effet La zone des ténèbres ne fait que s’élargir. Si dans  la mythologie grecque ,Prométhée  avait volé le feu aux Dieux p

our le donner aux hommes, dans l’Histoire du Maroc contemporaine, des militants nationalistes comme BelHassane Ouazzani, Mehdi BenBarka ou Abraham Sarfati avaient voulu   arracher  des acquis , des droits politiques et sociales pour les donner au peuple.

Vengeance et intelligence

Mais Zeus, le Dieu redoutable , n’avait pas du tout approuvé ce vol

, il décida alors de se venger des hommes par le biais de Vulcain  chargé de créer une femme faite de terre et d’eau , pétrie de qualités ;beauté, flatterie , amabilité, adresse , grâce, intelligence, mais aussi l’art de tromperie et de séduction.   Les milieux impérialistes et leurs valets locaux , eux aussi , avaient décidé de se venger du peuple en lui refusant le droit de disposer de lui-même .Et Reda Guedira puis Basri furent chargées de créer pour le peuple  une belle créature munie de tout sauf d’une âme authentique. C’était les élections. A l’image de Pandore, la belle femme créée par Zeus et envoyée à Prométhée puis épousée par  son frère ,cette créature  importée , marocanisée  et ornée  de tous les atours pour séduire , reçoit une mystérieuse jarre en guise de cadeau de mariage. Pour en jouir , il fallait respecter une condition fondamentale selon laquelle il ne fallait pas l’ouvrir

Le droit au malheur

C’est dire que la démocratie électorale marocaine devrait rester une affaire exclusivement  formelle  telle une jolie boite agréable qui engendre  rêves  et illusions  tant qu’elle sur une vitrine. Mais quand  les masses  avaient voulu s’en approprier  en  y participant  et en profitant  à l’image des pays développés, les voies de l’enfer s’ étaient ouvertes pour elles . La boite de Pandore  contenait tous les maux de l’humanité. En voulant défié Zeus, et surtout  par curiosité , la mariée l’avait ouverte,  tous les fléaux  s’ y évadèrent  pour se propager sur la terre .Seule l’Espérance resta au fond de cette boite maudite , elle permettait  aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux …

Des catastrophes en série

Ces élections  auxquelles se réduit la démocratie marocaine  sont la source de toutes les catastrophes que connait le pays. La pourriture politique , économique et sociale  a conquis mêmes les zones les plus lointaines du pays. Chaque douar , chaque village , chaque tribu , chaque ville connaissent parfaitement  les maîtres de leurs malheurs. En l’absence d’une justice à même de châtier les  coupables de crimes politiques , la tentation est irrésistible et tous les moyens sont permis pour s’accaparer des  droits des masses, abuser du pouvoir  ,  saboter l’avenir du pays et détruire les espoirs.

De la   misérable  démocratie   aux ténèbres islamistes

Il faut rappeler  que les bâtisseurs du malheur  ont revu, corrigé   et dédoublé la  raide démocratie  sclérosée .Maintenant, les masses  déprimées et exsangues s’en sont détourées. Elles veulent  l’Islam, la Charia. Une boite noire , qui une fois ouverte, laisse échapper des flots de  serpents vénéneux qui ne badinent pas avec les citoyens. Au-delà des injustices et des malheurs, les couleurs de la mort  arborées partout deviennent l’emblème   d’un anéantissement programmé. C’est une autre façon de se venger de ceux qui aspirent  au progrès, à la dignité et à l’équité .

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03-09-2015

La démocratie marocaine est un long fleuve boueux

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uoi ces élections?

En adolescents oisifs et assoiffés de connaitre ce qui m’entourait ,j’avais assisté  en compagnie de certains de  mes copains au meeting  du candidat de l’USFP   qui avait,

à l’occasion, tant critiqué et ridiculisé le  président du conseil municipal  de la  ville qui était ministre à cette époque-là.                                                           Beaucoup de ces copains avaient intégré la Jeunesse Ittihadiene. Je n’hésitais pas à  pénétrer dans le siège du parti et assister à des activités surtout quand il y avait des invités. J’aimais lire les journaux Alalam , l’Opinion puis Almouharrir.Mais mon existence était trop ancrée dans une terre hostile à toutes les croyances  pour me ranger correctement.J’étais même opposé  à moi même car mes fréquentations de l’époque étaient complétement hétérogènes qu’elles me contraignaient à faire un va-et-vient pénible entre  l’ univers des incultes, révoltés , délinquants et celui de pauvres apprentis politiques parfois fougueux mais sans charme attrayant.Ma tête bourdonnait tout le temps .

Un long  fleuve boueux?

Les échos de  ce discours au stade municipal retentissent touj

ours  dans ma mémoire  ;le grand budget  alloué par le conseil à l’assurance de ses membres, le droit   de pillage  octroyé par ce président à certains membres sous prétexte que c’était /c’est l’argent des marocains détourné et empoché par d’autres marocains , donc pas de problèmes…Désigné comme ambassadeur , ce député /président du conseil avait   libéré son siège , les élections étaient réorganisées  et tout le monde était sûr que le makhzen avait volé la victoire de si Bouayyad, le fou de la Palestine, et l’avait offerte à Majdoubi , encore étudiant  et président de l’UGEM  à l’époque…Une insulte que nous, les étudiants du début des années quatre vingts,  apprentis révolutionnaires, avons reçue en plein visage  au moment où notre conscience se mettait  à appréhender les dessous-des-cartes politique au Maroc  et surtout les subterfuges et les  stratagèmes de l’Etat marocain pour contrecarrer les libertés et dépouiller les masses de leurs droits fondamentaux.

Les élections se succédaient, Basri  les mettait en scène, parfois il se déguisait  en  héros mythique parfois en un vulgaire magicien.

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03-09-2015

Les réminiscences politiques d’une memoire rouillées

Des réminiscences politiques

Des réminiscences : dans la grande maison , mes cousins, alors p

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lus âgés que moi , débordant de joie et de zèle,  grouillaient, s’affaitaient et discutaient   tout en     tournant entre leurs mains  des casquettes , des balles ,des bols jaunes…   C’étaient  lors des premières élections qu’avait connues le Maroc.  J’étais trop petit pour comprendre ce qui se passait .                                                                                                                                                                                                        Quelques années plus tard, vers la fin des années  soixante, une série d’événements politiques avaient frôlés ma conscience sans pour autant m’imprégner :le décès du général De Gaule, de Nasser, les  scrut

ins  fantoches  du début des années soixante-dix et les campagnes folkloriques  ,le Destoue , la Constitution et l’avalanche des oui , des grades affiches  blanches ; l’interdiction catégorique des non , de la couleur bleue  qui , cependant,   jaillissait tôt le matin du  haut des murs décrépis de ma petite ville ,avant d’être bannie sur le champ. C’étaient des vaillants militants qui  placardait  discrètement ,pendant la nuit,ces  Non  contre une Constitution imposée  .                                                                                                                                                                                            Mêmes les coups d’Etat  montés et exécutés cotre Hassane Deux et les exécutions  des putschistes   n’avaient guère pu supplanter de la mémoire familiale les violences subies par le parti de la Choura en 1957…                                                                                                                                                                                                    J’étais éduqué pour abhorrer la politique  et m’en éloigner  sous peine  d’y laisser ma peau…

Les meetings de 1977  ou la  sculpture  politique indélébile

Jusqu’au milieu des années soixante-dix, les élections n’avaient aucune signification pour moi. En mille neuf cent soixante –sept, il y eut des élections qui avaient inauguré le processus démocratique mené par Basri et exclusivement  noyé dans  ce qu’on appelle communément la démocratie hassanienne  dont la philosophie était débitée  drôlement par Moulay Ahmed Alaoui sur les pages des quotidiens Le Matin et Maroc-soir

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