05-07-2017

Le report de la convertibilité libre du dirham ou la catastrophe évitée in extremis

Au bord  de la catastrophe

dirham

Le projet de la convertibilité libre du dirham est reporté sine die .Cette décision a été prise par le Wali  de la Banque du Maroc après avoir constaté que la devise circulant sur le marché local a été happée d’un coup par les banques et autres acteurs économiques qui  l’ont ,en contrepartie, inondé  de quelques 400 milliards de dirhams .Un constat amer qui a été aggravé  par la fuite massive  de cette devise  sous prétexte de financer des projets  à l’étranger.

Selon des observateurs, il s’agirait là  de la plus grande opération de trafic , de contrebande, de fuite de capitaux  et de blanchiment de l’argent  dans l’histoire du Maroc entreprise par  des soi-disant hommes d’affaires parfois en concertation avec leurs banquiers.  Pour cerner l’inflation et la hausse subséquente des prix , la Banque du Maroc a été contrainte d’acheter le plus surplus  de la devise nationale

Le prix exorbitant de la politique sécuritaire au Rif

Le malaise   financier a   été  accentué par les soulèvements du Rif qui  fait tache d’huile et risque de se propager partout dans le pays . Pour y faire , l’Etat a du se démaquiller et a eu recours aux mesures sécuritaires répressives et arbitraires .

Cependant la FMI et la BM  ne tolèreraient pas ce report car ils réclament à cor et au cri  leurs dettes. La convertibilité libre du dirham est « une  mesure inédite pour le Maroc et qui a, depuis plusieurs décennies, fait l’objet de recommandation au Royaume, de la part du FMI, aura théoriquement pour objectif stratégique de faciliter l’intégration de l’économie marocaine à l’économie mondiale, notamment aux marchés financiers internationaux, dans lesquels, le Maroc est l’un des acteurs africains les plus en vue» acait déclaré un responsable du .Une stratégie  imposée non pas par l »évolution de l’économie nationale mais par les exigences  du capitalisme mondial et ses outils de pression sur les peuples ; une ingérence flagrantee dans la politique de ces pays .

 

Par ailleurs , ce report pourrait être considéré comme  l’effet direct du soulèvement du Rif, les conséquences se font  douloureusement sentir  . Même au niveau des investissements, il  y a eu du ralentissement voire de la perplexité.

Le poids de la  dette sera-t-il supportable ?

Le Maroc sera contrait de rembourser de lourdes dettes, pour se faire il demandera une autre ligne de crédits  qui serait consacrée eu remboursement et ce serait le cycle infernal.

Lors de sa réunion avec les responsable du FMI et de la BM en vue d’obtenir une IPL de 5milliards § que le Maroc compte renouveler sans pour autant l’utiliser  , Le gouverneur de la banque du Maroc a affirmé que le processus prendrait plusieurs années et que le Maroc envisagerait d’abord, un élargissement des bandes de fluctuation du dirham, et observera la façon dont le marché traiterait ce changement. Puis, a-t-il ajouté, la valeur du dirham sera graduellement laissée à définir, par les forces du marché, avec toutefois, une intervention limitée de l’Etat  mais les choses ont été bousculées et la décision , mémé si elle a été reportée a montré jusqu’à quelles limites l’Economie marocaines est vulnérables et comment  nos hommes d’affaires se montrent extrêmement lâches et égoïstes

La situation actuelle est presque catastrophique ; les finances se sont brusquement effondrées. Les espoirs sont plus que jamais portés sur l’apport en devise des MRE  mais Les instances financières  internationales ne pourrait patienter

 

Publié par TAHRI dans ACTUALITES ET PARADOXES MAROCAINES | RSS 2.0

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