Archives pour la catégorie 'CASABLANCA CASARUINA'

21-03-2016

Qui Eduquerait les enfants du Maroc??

Le patriotisme ne rime pas toujours avec chauvinisme.

En Europe, apparemment le football et ses carnavals  ont  domestiqué le patriotisme , cette impulsion convulsive  qui était  , le plus souvent , à l’origine de plusieurs guerres   restées indélébiles dans les mémoire de l’ humanité.   L’Union européenne  serait-elle irrévocable ou bien remise bientôt  en question suite aux bouleversements qui, actuellement, secouent le monde entier ? Telle n’est pas la question qui nous préoccupe ce matin .

Aussi est-il important de rappeler que la mondialisation a   dissolu ce sentiment  et  en a aspergé  tout l’espace  planétaire converti en un souk permanent     . Seule la crise  de l’inflation ou du surendettement  et surtout le terrorisme  a rappelé aux politiciens  que les portes sont grand ouvertes mais il faut quand même  prêter un minimum d’ attention à ceux qui entre et a ce qu’ils portent dans leur mains …

 Le football est la représentation artistique de la différence

Le relais est symbolique, en effet c’est le football qui incarne le patriotisme m6307736-9512279ais en tant qu’arlequin  égayant l’assistance surtout avec son habit  rapiécé.

Le football est l’illusoire  bastion   du patriotisme européen.

Un thème  impensé

En fait j’avais l’intention d’écrire sur le Sahaara et Ban Kimon ; j’éprouve toujours des difficultés de concentration et de motivation .Mon âme est engourdie,  la noirceur me brûle parfois. Je n’aime ni écrire ni lire… c’ »tait Hier à midi que  j’avais entamé l’ écriture de mon texte que j ‘ai abandonné juste après…

L’amertume

Après plus de trente heures , j’ai repris mon texte,  je me suis surpris ,en le lisant , de constater que je m’étais incliné un peu du côté du football alors que l’amertume me coupe encore le souffle…

Justement hier ,une autre page noire liée à ce sport  s’était  ajoutée à un archive   déshonorant et scandaleux. Deux mort et des centaines de blessés suite a UNE GIGANTESQUE BAGARRE  éclatée  entre deux groupes de supporter du même club Raja  a l’occasion de la célébration du 67 ème anniversaire du dit club.

Autrement dit ,une folie complexe , parfaite et ahurissante; une  violence gratuite qui dit long sur l’éducation de nos enfants , de nos jeunes et surtout de nos forces de l’ordre !!!!

Pour des centaines de milliers de jeunes et d’enfants casablancais, le seul  syndrome identitaire  qui leur donne une certaine couleur  est justement cette affiliation fictive  et  illusoire au raja ou au Wac ;un   appui inconditionnel et inexpliqué a l’un des deux clubs   phares de la ville après  l’ amenuisement  puis la disparition d’autres clubs lés a des géographies ou à des histoires particulières.

Hypocrisie et complicité

Tout le monde se montre fier des tifos et de l’ambiance extraordinaire des stades marocains sans cependant se poser la question sur cet engouement  magique   sinon soudain du moins étrange  qui  suscite l’admiration du monde entier.  Mais Personne n’a regretté l’absence d’intérêt pour les arts , les autres sports et surtout la pratique sportive elle-même , personne ne se demande pourquoi  tout enthousiasme pour  le savoir et l’école qui est sensée l’offrir est pratiquement absent.

Une Obsession  

Les anciennes générations  s’étonnent de la violence   qui caractérise les rapports entre les jeunes aujourd’hui et surtout le peu de cas qu’ils ont pour toutes les valeurs …Au lieu d’entonner des chansons de célébrités , les jeunes et les enfants  surtout dans les grandes villes ,  chantent  individuellement et la plupart du temps collectivement  et en permanence   les odes    scandées dans les stades de foot.

L’Etat marocain fait fi de toutes les manifestations du gangstérisme 

Pour remédier a la situation , le ministère de l’Education Nationale  se fixe comme objectif  l’interdiction de toute mesure disciplinaire ou autre qui vise la correction des élèves. L’Elève  est roi  et on doit l’aider non pas pour qu’il soit bien éduqué et instruit mais pour qu’il perpétue son séjour à l’école.

L »Etat est irresponsable

Pour se faire l’Etat marocain est décidé de prolonger le service des enseignants  humiliés par une société  dépourvue de toute conscience politique ;par des familles englouties dans la misère, par des mesures draconiennes  qui barrent le chemin a toute espoir d’amélioration des conditions de vie et de travail ; par une politique de paupérisation généralisée …

Ce qui a eu lieu au stade de Casablanca est l’illustre témoignage que  la politique de l’abêtification a atteint son objectif. Dorénavant il faut s’attendre au pire. Le seul responsable est l’Etat  qui mobilise tout son arsenal pour  promouvoir les anti valeurs.

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17-04-2014

Une descente policière à Derb sSoltane2: le tachrmil dans tous ses états

Les femmes voisines terrorisées

Quand la foule se dirigeait vers le commissariat o010.jpgu l’Arrondissement Administratif, des femmes  qui étaient en train d’enfiler leur djellaba, effrayées, indignées  voire même terrorisées  , sortirent du lot   et se confirmèrent  comme  victimes de l’agresseur   .  Des  jeunes mères, emportaient leurs bébés et  trainèrent leurs petits-enfants,  étaient  effarées  bien qu’apparemment satisfaites de la présence  des policiers .Elles promettaient de ne point  pardonner leur agresseur qui les avaient menacées d’extermination. Aussitôt, la foule se dispersa. L’escadron de policiers    se fendit dans les étroites ruelles de  Derb Soltane .

Les délinquants transférés au désert, un allègement de la racket pour les marchands ambulants

Emu d’avoir assisté pour la première fois à un tel spectacle , je pris mon chemin  tout en m’approvisionnant  en légumes et fruits  de chez des marchands ambulant ayant investi les artères des kissariat aussitôt les  boutiques   furent fermées. Je demandai à quelqu’un ce qu’il pensait  de l’action de la police dont il avait reçu les échos .Il me répondit  que les délinquants arrêtés devraient être transférés au Sahara, à Tazmamart par exemple. Pour ce marchand , ce fut là une charge de moins car  quotidiennement ils leur extorquent au moins  20DH  pour pouvoir vendre .Dorénavant , il faudra « soudoyer » seulement les gens du makhzen . Pour  ce monsieur venu de la région de Safi ,un bosseur peut facilement gagner sa vie à Casa. Mais il faut qu’il aille au marché –criée àtrois heures du matin !! .Je el quittai.

Chauffeur et receveuse du bus 56 agressés par des malfaiteurs

Une fois sur le boulevard Mohammed VI, j’aperçus un gigantesque rassemblement  devant le bus 56 .Je m’ approchai ;ce fut une sanglante querelle entre le chauffeur   du bus bondé de passagers et des délinquants qui semblaient être en état d’ébriété avancée. Le chauffeur s’accrochait à l’un d’eux tandis que deux autres lui assénèrent des coups  en s’adressant à la foule : voici ce que font les cheffaas, ous sommes des voleurs , nous ??? ». Couvert du sang  ,la fille receveuse lui demanda de lui livrer d’abord la recette. Elle mit sa main dans sa poche et  en tira une caisse pleine de pièces de monnaie…Les agresseurs excités  continuaient leur besogne  au vue et au su des passagers et des passants…Roués de coup , le jeune chauffeur fut contraint de lâcher prise ses agresseurs …Ils filèrent  tranquillement dans la ruelle au fond de laquelle apparaissait la sirène de police …Ils ne furent point inquiétés , la police n’était point alertée peut-être.

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17-04-2014

Une descente policière à Derb Soltane1 : le tacharmil en spectacle

Casablanca 18 H, au cœur de Der Soltane ,

à proximité du fameux quartier Houbous, tel un essaim d’abeilles  , escortantimthumbt    une voiture  de police  à la sirène, un cortège de motards  sillonnaient les ruelles  populaires   puis s’arrêtèrent  et semblaient s’affairer  au milieux des  badauds pour exhiber    leur « gibier »: des jeunes  délinquants arrêtés en flagrant délit   au milieu du quartier populaire qui contient la plus grande activité commerciale de Casablanca. Ce qui  intrigua les passants , c’était la présence des photographes , des caméraman , des journalistes…C’est dire que l’opération est programmée pour  qu’il ait une certaine envergure. Ce qui avait poussé certains esprits railleurs  présents sur place de parler d’un tournage de film…

Un escadron de police  et toute une foule  de badauds attaqués par  un délinquant

Je faisais mes courses  quand  d’un coup je me  trouvai de nouveau au milieu du cortège sécuritaire que la sirène  annonçait   tout en propageant une présence surprenante. Malgré mon lourd panier , je décidai alors de me dépêcher pour   tenter d’assister à une opération policière en direct. Le spectacle était  saisissant et gratuit.  Je me  faufilai au milieu de la foule et des motards  qui engorgeaient une ruelle  sombre bien qu’il ne fasse pas encore nuit. Mais l’étroitesse de la ruelle et la hauteur des maisons  affaiblissaient le brin de lumière suspendu au ciel  en cours de s’assombrir .  Des cris, des insultes, un vacarme  assourdissant, le jeune homme debout sur le bout de la terrasse menaçait de se suicider. Il vilipendait les policiers amis  surtout les photographes et les caméramans qui filmaient et prenaient des photos. Cependant  au lieu de sauter , le jeune  s’éclipsa . des projectiles  s’abattaient sur nous : des briques , des marmites , un brasier , des bouteilles…Tout le monde tentait de fuir pour ne pas se faire éclater la cervelle. Puis le jeune homme  hors de lui  disparut. Des   policiers casqués apparurent à sa place alors qu’il  semblait avoir  déjà  pris la poudre d’escampette.

Litige entre voisins    fustigation des photographes journalistes et malheur d’une mère

J’essayais de m’enquérir  sur le fait et j’appris vite que ce ne fut  là qu’un litige entre voisins.  Habiter   au cœur de la plus grande place commerciale de Casa   permettrait de  gagner  honnêtement et convenablement  , ce serait donc une pagaille gratuite selon un témoin  qui était  à côté de moi…Les policiers  descendirent bredouille .Ils amenèrent le frère du superman  qui injuriait sans arrêt   un autre jeune  en l’accusant d’être  à l’origine de l’incident. Et pourtant celui-ci , malgré les  invectives et les menace qu’il recevait, tentait de rappeler aux policiers que  la personne  arrêtée n’était pas l’agresseur. Il  continuait de  implorer la police pour relâcher  l’arrêté   qui  clamait sans répit  les mots les plus grossiers   à la face de tout le monde .Sa mère  pâle, adossée au seuil de l’immeuble  lui jetait un regard   d’ où la  fadeur , le désespoir , la résignation , le regret jaillissaient fatalement. Le jeune homme  semblaient être irrité davantage par les photographes et les caméramans, il leur jetait  les plus beaux injures du monde au point de pousser un photographe à la révolte  en  essayant de sauter sur lui malgré la présence de la police.  Irrité ,  celui qui semblait être un chef , jura d’attacher  le suppliant agaçant  à son adversaire . Le photographe et le journaliste  rugirent et jurèrent de poursuivre le jeune menotté en justice.

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21-12-2013

Qui est ce grand élu casablancais qui a gagné 170 milliards en deux ans ?

Selon le quotidien arabop

ZABALL

hone  Assabah ,  le député Tadlaoui du MP  est en possession de certains dossiers   contenant des données scandaleuses et des preuves accablantes  concernant un Grand Elu casablancais qui a pu réaliser un bé

néfice net de la somme d

e 170 milliards  en deux ans. Le grand politicien casablancais menait une sorte de bande  de faussaires et d’escrocs  qui    contenait entre autres un notaire ,un Wali et un directeur de la conservation foncière.  Initié illégalement,  notre représentant de peuple procède par diverses manières  louches à mettre la main sur des terres agricoles qu’il transformait vite en terrains aménagés  pour les constructions. Le tour magique qui transformait le sol en or  n ‘est autre que les fameuses  autorisations exceptionnelles. Tadlaoui  , le député, déclare avoir mis entre les mains du ministre de l’intérieur. ces  dossiers   puants qui remontent à 2008 et2009.

Il importe de dire que la presse marocaine ,malgré la multiplication de ses titres, reste en deçà des attentes du peuple marocain. Des investigations et des enquêtes d’envergures  font défaut. Casa échappe à tous  Les regards. L’opacité est telle qu’on devient insensible aussi bien au soleil qu’à la lune. Autrement dit , c’est une ville disloquée , déshydratée  en permanence, les idées y tournoient et s’évaporent . Le noyau dur de cette grande métropole  est  une   gigantesque bosse  noire  puante et  visqueuse   qui en gendre en permanence la nausée et l’inquiétude. Le laisser-aller est tel que le chaos est encombrant. Ce cœur  fait d’anciens et jolis bâtiment coloniaux  semble s’arrêter de battre depuis longtemps…L’âme , si elle existe , a déserté les lieux.  Il ne reste que la dépouille qui  se fait pousser des tentacules et et des crocs.777

 

Le maître de la ville  , maire sans  aura ,ni programme, ni  convictions –politique- est sorti  de  son ombre  pour  restaurer la ville  selon six principaux  secteurs :la voirie, l’éclairage, l’assainissement, le transport, les espaces verts et les programmes sociaux-culturels et sportifs ou encore la mise à niveau de certaines zones enclavées. On dirait que cette une ville qui vient de sortir de la guerre civile où tout est à rebâtir…

Effectivement c’est une guerre civile  qui va de l’incivisme jusqu’aux grands larcins tout en passant par les vols à l’arrachée, à l arme blanche ,  les  contraventions mortelles des chauffards et leur  fuite, les agressions des petits et des grands psychopathes… L’éthique et les scrupules sont  les grands absents   dans l’espace de la ville. Partout il faut verser des pots  pour survive ou jouir de ses droits. Par exemple , pour pratiquer le commerce ambulant  au boulevard Mohammed VI ,il faut  payer une somme considérables  à des  gangsters en plus de la part des agents d’autorité   .Si vous n’avez pas une couverture sociale et vous  vous trouvez  dans les urgences des hôpitaux publics , il faut  huiler , graisser  et  soudoyer pour  être vu…Oui le plus souvent les cinq sens chez certains de nos compatriotes  ne fonctionne  que si on les  stimule.  Je suis allé dernièrement régler un petit problème à l’arrondissement, après moult tergiversations et explications le petits responsables qui vient d’être recruté  a ouvert son tiroir pour me montrer un billet de 200 dh..C’est dire il fallait que je comprenne.

 

Le patriotisme est presque au degré zéro à cause du regne de la cupidité  , de la peur et surtout de l’égoïsme

 

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19-03-2013

Parcours marocains 3 l’école marocaine et la fuite des coeurs

Le corpulent se  retint devant moi car il avait eu le sentiment que je pourrais  facilement infirmer ses dires . Il  souriait largement puis  entama son histoire avec l’Edu001cation Nationale Marocaine :

A Casa Kammou exposait des postes vacants en pleine ville  tandis qu’à la campagne le directeur interdisait  aux instituteurs d’entrer dans son bureau

«  Oui en 1965, je m’en souviens comme si c’était hier, j’ai pris le car et j’étais parti pour  Casa . On venait  alors de m’affecter dans une école  dans la campagne casablancaise. Je n’avais pas fait de stage , c’était une affectation directe  après avoir déposé mon brevet à la délégation . Quand je suis arrivé  au siège de cette école , j’ai trouvé le directeur qui , dédaigneusement, m’avait ordonné de rester en dehors  de son bureau…Il craignait que je salisse  son lieu de travail avec la crotte  et la poussière qui garnissaient mes  bottes après un long chemin  fait à pied à travers les sentiers de la campagne. J’étais traumatisé, il m’a directement  amené à la classe dont la maîtresse de français  , une française, était appelée à assurer des cours dans le secondaire. En réalité , j’étais très heureux  d’enseigner , j’ai fait brillamment mon cours …En témoignaient mes élèves qui étaient heureux!!! Le lendemain je suis revenu à la délégation pour leur remettre des actes de naissances et le certificat de brevet. J’ai rencontré beaucoup de jeunes qui étaient en train de présenter leur brevet  pour obtenir une affectation. Et c’était surtout  des élèves  interdits d’accéder au secondaire pour avoir dépassé 18 ans .  Casablanca  était encore  sous le choc de la répression  et du carnage qu’elle avait subis  suite aux manifestations d’élèves contre ce décret… De toute façon , moi j’étais un campagnard et je voulais travailler… j’ai constaté ,qu’ à la délégation,  mes semblables  avaient le droit de choisir parmi plusieurs postes proposés… j’ai vite pris ma place dans le rang et j’ai attendu mon tour … On m’a appelé , il y avait KAMOU, vous le connaissez ? Il était devenu après politicien et parlementaire avec Semlali et Maati Bouabid…

Oui j’ai menti à mon directeur et à mes collègues, j’ai eu un poste en ville à leur insu et c’était par la volonté d’Allah

J’ai choisi un poste à Barnoussi  , j’ai laissé tomber ma première affectation …Ce matin là , je n’avais pas rejoint mon poste à la campagne  mai j’y avais laissé un sac , donc je devais y retourner. C’était le directeur mécontent qui m’avait apostrophé dès mon arrivée, il m’a reproché mon négligence et m’a  dit qu’il ne croyait pas que je puisse  faire une carrière comme la sienne :instituteur  puis directeur avec une maison de service , une voiture et une carabine pour  faire la chasse…Je lui ai répondu que j’ai changé d’avis et que je travaillerais pour  l’ONE  chez qui j’avais réussi  un test. Il  s’est mis en colère et s’est mis  à me convaincre  en changeant  de tonalité. Cette fois là, il était humble, paternel ,affectueux et non arrogant , méprisant et autoritaire comme avant .On dirait que c’étaient ses propres  enfants qui étaient privés d’enseignant et non pas des élèves quelconques. Pour lui faire plaisir J’ai  travaillé cet après-midi là , j’ai passé la nuit avec des instituteurs .Le lendemain  , je leur avais dit que je devrais retourner chez moi pour apporter mes bagages… Je leur avais dérobé  mon intention de rejoindre l’école à Barnoussi Mais j’ai rejoins  mon poste  et j’ai eu ma classe sur place. Deux ou trois années après , l’état nous a proposé des lots de terrains de 100 mètres carrées pour la somme de 4800 Dh .

En quelques années je suis devenu riche

j’étais courageux , je l’ai payé puis j’ai construis mes garages et mes appartements. J’ai ouvert une librairie qui marchait très bien. Je faisais parfois  un chiffre d’affaires de 80000 Dj par jours …J’avais même recruté des employés. L’autre garage, j’y avais mis des fruits secs :les dattes , les noix , les amandes , les figues , les olives … Ce n’est que une décennie après que mon directeur de l’école campagnarde et ses instituteurs commençaient alors à trouver des postes en ville  et notamment à Barnoussi. Ils m’avaient rencontré alors que j’étais devenu propriétaire, riche commerçant et instituteur…  Je leur faisais des faveurs  , je les aidais.  C’est vrai J’ai donné une promesse que je n’avais pas tenue , j’ai menti et c’était un mensonge blanc mais c’est Dieu qui décide de tout… »

Ce bref récit d’une tranche de vie  est édifiant  pour comprendre une partie des causes  qui ont empêché notre enseignement d’avancer : l’inégalité des chances , improvisation , l’uniformisation , l’absence de toute approche participative , l’absence de toute perspective  professionnelle…

Moralité : la cause de l’échec de l’école marocaine : la fuite des cœurs

Vraiment  , l’instituteur retraité était arrivé à nous arracher l’admiration  aussi bien pour ses stratagèmes que par ce qu’il avait pu atteindre finalement .Il nous a impressionnés et épatés  surtout quand il s’était mis à nous présenter sa recette magique  de la réussite consistant à mêler la sincérité , la fidélité, le respect , la franchise , l’audace et surtout le travail…Puis il a évoqué la femme qu’on ne pouvait dompter , selon lui ,que par l’amour , la fidélité et la droiture… « Autrement ,avait-il  souligné, on ne pourrait point réussir » .C’était l’essentiel de la carrière  de cet instituteur  enrichi grâce à son audace  , sa générosité et  sa fidélité à sa femme.      Un tel parcours mérite d’être enseigné aux futurs maîtres d’école pour leur  montrer que la réussite personnelle pourrait être atteinte  par différents moyens. Mais elle resterait personnelle !!!Notre maître c’est aussi ce fameux Kammou .Ce sont tous ceux qui avaient abandonné le champ de l’éducation et de l’enseignement pour aller briller ailleurs…C’est BenKirane  en personne …Et ses 100 parlementaires qui travaillent dans le champ de l’EN.

L’enseignement marocain  souffre de la fuite des âmes et des cœurs.

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18-03-2013

Parcours marocains 2

Pousse-pousse  le CE1 de l’intégrisme : envahir la rue marocaine

Le retraité corpulent  prononçait  inconsidérément ces paroles  religieuses  puisées dans  la rue  où les discours  les plus  controversés  sont émis en plein public à partir de poussettes  transformées en vitrine  ambulantes …Il  s’agit là  de la classe élémentaire par laquelle doit passer toute nouvelle recrue  dans le sphère des intégristes. Je l’ai donc fixé des yeux pour me concentrer  sur ce qu’il disait…Et je me suis mis à le harceler et le contredire sous  le regard complice  et  soulagé de l’autre qui souriait très légèrement. Je ne sais pas comment il était déjà en train de débattre  de  l’interdiction de la musique par la religion…Le discours décousu  se penchait du côté de la science pour l’accuser d’avoir  confirmé la relation entre l’écoute de la musique et l’inceste…C’était vraiment horrible d’écouter cela. Et j’ai répliqué nerveusement au vieux en lui demandant  où il avait lu cela.  Mais il s’est suffit de dire que c’est scientifique sans citer sa référence. Puis je lui ai demandé si ce beau public qui écoutait Oum Kalthoum   passait directement à l’inceste après. Il m’avait répondu sournoisement que oui et que , pire encore,ce public se prosternait devant la cantatrice  au lieu de le faire pour Dieu. Je lui ai  demandé aussi si les symphonie de Beethoven  servaient à la même chose…Sans hésitation , il répétait que toutes les musiques sont interdites par l’Islam. J’ai insisté pour qu’il  me cite un verset coranique où cette prohibition est exprimée …C’est illicite !!!Ca excite et ca pousse les gens à avoir des rapports sexuels incestueux… Irrité par ce vieux au visage rasé et au sourire moqueur, je ne m’étais point retenu et je lui avais affirmé qu’aucune interdiction n’est prononcé ,  que la musique est une expression qui prouve que l’homme n’est pas  un animal et qu’il est capable de révéler  ses sentiments et ses sensations d’une manière civilisée , que l’inceste est abhorré et répugné par tous les hommes depuis très longtemps   avant l’arrivée de l’Islam , qu’il y a même des animaux qui le répugnent, que son interdiction  avait été décrété au moment où on avait tué le totem …

Terreur et ignorance

Devant ma thèse   et ma rigueur, son regard dégageait une expression de terreur . l’ai-je terrorisé ? Comment et pourquoi ??? Devant l’approbation de l’autre vieillard , j’ai conclu que tout ce qui ne se trouve pas dans  le  coran y compris tous les phénomènes et les inventions modernes , ne seraient interdites que si on les détournait de leur usage  utile et bénéfique  à l’homme. Je leur avais même demandé  de me dire si tous ceux qui consomment l’alcool font des bêtises. Ils m’avaient répondu que non … « Et donc , leur avais annoncé , celui qui commet  des turpitudes  après avoir bu du vin est déséquilibré et malade mais au lieu d’aller  voir un médecin il s’est trompé de destination et s’est dirigé  vers le bar, son état  ne pourrait que s’exaspérer !!! » Le vieux sage   prit la parole finalement et dit que l’alcool est interdit dans l’islam  mais tous les objets et les activités liés à la civilisation moderne  seraient illicites s’ils servaient à des buts illicites…l’autre qui  semblait  insensible  à ce que nous deux  disions brandit une cuirasse  , il sourit et fait bouger ses lèvres   sans prononcer aucun mot. Un silence  régna après ; l’un, mécontent, se mura  dan le silence  , l’autre et moi nous nous sommes retournés à ce que nous lisions…

Parcours de petits enseignants marocains

Comme s’il était jaloux de nous , le vieillot au visage luisant et au regard  malin  demanda à l’autre d’où il était venu et quand il avait intégré l’enseignement …L’homme au tarbouch rouge  répondit  qu’il venait de Mohammedia , qu’il avait intégré l’enseignement en 1951 et qu’il attendait le neurologue pour soigner ses maux de tête. Le  malin lui  répondit que, lui ,il avait intégré l’enseignement en 1965  et qu’il était venu de Sidi Bennour…L’autre  se détendit  et lui  riposta qu’il était de Oued Zem mais était venu à Mohammedia en 1963…L’homme agile semblait prendre du gout à la discussion  . J’allais avoir l’occasion de méditer l’Histoire du Maroc à travers  deux parcours  révélateurs  même en partie de  certains aspects relatifs aux transformations de la société et de l’état marocains.

 

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18-03-2013

Parcours marocains1

Solitude et stress à Casablanca

Souvent  dans  cette ville tentaculaire, malgré le tumulte, la solitude  se pointe partout. Les gens sont agités, résignés et stressés. Parfois, l’anxiété  court-circuite  l’appareil  optique  et l’être se noie dans les ténèbres  du désespoir. A Casa, beaucoup de casablancais de souche  souffrent du chômage  sans oser pour autant  joindre leurs paumes et retenir un peu de richesse qui circule à flot  dans leur ville. D’autres  aux yeux de  faucon béquètent leur pitance   mise entre les mâchoires du lion .D’autres encore, se saoulent quotidiennement de leur aptitude  à transformer tout ce qu’ils touchent en or. Leur  corps et leur âme deviennent des gouffres  où se perdent les beaux rêves et les délices des vrais plaisirs.  Casablanca, c’est  la brûlure des paumés des chimères  assourdissantes, ceux qui avaient  glissé vers les contrées infernales  de la vacuité  et de la souffrance .C’est un grand marché forain  où chacun enfourche ou traine son manège et présente son numéro même si l’absence  qui domine . C’est une solitude   lézardée  et   maintenue par une folie de pesanteur. Tes amis  ou  tout simplement  Ceux que tu considères ainsi , tu pourrais les contacter tôt le dimanche  à l’heure de la trêve   de la furie. Ils te raconteraient leurs ennuis  , leur déception , les matchs qu’ils avaient gagnés et ceux qu’ils avaient perdus… Tu détecterais sur leur front l’écho des rouages des machines biens huilées broyant  les ombres et les vœux…

Les étincelles de l’esprit marocain à Casablanca

Pour moi les bus , les taxis , les salles d’attente des médecins ou des avocats, les tribunaux, les parcs publics, les petits souks de quartiers sont les meilleurs endroits  où les étincelles  de l’esprit  marocaine   casablancais  jaillissent. Cette fois-ci , je me suis trouvé  dans le siège de la clinique mutualiste  de l’E.N ,je devais attendre le médecin . J’avais fourré  mon nez dans mon journal puis dans mon livre car  la majorité des « patients » étaient des femmes qui se barricadaient dans le silence  ou bien elle parlait à haute voix et sans arrêt de leurs soucis personnels  …

Une voie féminine lointaine  passait en revue des médicaments c prescrits par des médecins , les habitudes de ces mêmes médecins , leur comportement dans leur cabinet à Mutuelle…Une autre , cette fois-ci vieille , rude  et masculine, essayait de lui riposter dans un discours religieux  parsemé  de  clichés tellement  insensés au sujet de l’islam qu’on dirait de celui qui les rapportait un vrai ignare.  J’étais isolé dans un  coin et j’ai essayé  en vain de  distinguer ces voix en révolte …J’ai constaté que le petit homme trapu drapé dans une djellaba rurale s’approcher  de mon coin   puis salua un homme  plongé dans la lecture d’un  journal à côté de moi. Celui-ci était aussi  apparemment âgé, il  ne semblait pas connaitre l’autre qui venait de la saluer .  Il est resté un peu perplexe…C’était certainement l’âge, l’état de retraité, le tarbouch , la chéchia  et les djellabas en laine  qui avait poussé l’un à vouloir s’assoir à côté de l’autre.  Aussitôt assis que le harangueur  se lança  dans une longue et vaine démonstration   de la souffrance issue de la maladie comme étant l’expression de la volonté divine. L’autre avait mis son journal   de côté et l’écoutait peut-être par courtoisie , solidarité  de générations ou de catégorie socio professionnelle, l’écoutait tout en affichant un regard  désintéressé  …J’ai cessé de lire dans mon livre , je  me  suis mis à regarder les deux homme  assis à côté de moi . L’homme au journal paraissait plus vieux   avec son tarbouch fassi , son teint un peu blafard   mais surtout sa djellaba  élégante . Sa manière de regarder l’autre  sans réaction  traduirait une désapprobation  ou un certain écart.

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05-10-2012

L »angoisse quotidienne du petit peuple casablancais

Vers le soir, le pauvre casablancais se transforme en une masse de chair sans âme ni conscience

La crise du transport à Casa atteint actuellement  des proportions alarmantes, déshumanisantes, humiliantes…  Vers six heures du soir, les queues interminables qui  dégénèrent parfois en  bousculade atroce où le marocain perd la dernière graine de son honneur. Réduits à  des masses de chair ramollies sans âme ni fierté   , les pauvres casablancais  perdent la capacité  de réfléchir, de parler et même de sentir. L’attente d’un moyen de transport condense des moments d’angoisse, de désespoir, de crainte, de dégoût, de colère  sourde… Une suspension totale de la  conscience et des sens  du citadin appelé à produire le lendemain de bonheur. Un drame  mis en scène par nos politicards  qui prétendent  gérer les affaires de la cité. Une faillite qui crève les yeux.L019 casablanca le transport le maroc dans CASABLANCA  CASARUINA

La crise du transport urbain  terrasse tout le petit peuple.

Les grands taxis  fuient les foules de crainte d’être attaqués « sauvagement »  . Les chauffeurs préfèrent, aux heures de pointe, emprunter les sentiers  périphériques  pour racoler des passagers  esseulés   ici et là. Il est curieux  de constater que, paradoxalement, le  foisonnement de la demande du transport en commun  ne profite point aux transporteurs. La circulation se bloquant fait durer interminablement le voyage. L a police en est responsable ne serait-ce  que  partiellement car, au moment où les choses tournent au vinaigre, les agents  disparaissent    mystérieusement au lieu de faire valoir la loi. Les embouteillages monstres  transforment la ville en  enfer. Les foules affolées  s’emparent chaotiquement des engins et leur portent de sérieux préjudices.

Le cobra  de Garage Allal et le Timoumi de la médina

Trainant mes pieds le long des boulevards de la ville, j’ai eu soudain envie de monter dans un grand taxi qui s’était arrêté devant moi pour permettre à un passager de descendre. Je me suis trouvé à côté d’un africain et d’une grosse femme brune. J’ai cru que les deux personnes  étaient «  des africains ».  Il était six heures quand  j’ai eu un coup de téléphone de mon épouse qui m’adit que notre fille n’était  pas    encore arrivée à la maison alors qu’elle était sortie de son école à quatre heures. Quand j’ai répété  qu’il  était  six heures , la dame sursauta et s’ adressa à moi en dialecte marocain : «  oh là là , je devais rejoindre ma sœur à cinq heures , maintenant  il  est six heures ,  il ya longtemps que je ne l’ai pas vue… » Je lui ai répondu que tout était  lié à la crise des moyens de transport. La femme qui était une pure marocaine  m’a répliqué qu’elle avait passé plus d’une heure à Garage Allal pour assister à une scène  épouvantable. Selon elle : «  on  a arrêté un jeune qui était à bord d’une voiture de police qu’il venait de voler. Encerclé, il s’était enfermé à l’intérieur et brandissait des épées et des couteaux bien effilés et impressionnants. Les  policiers, après moult essais, ont fini par casser le pare-brise en vue d’arrêter  le criminel qui se comportait comme un cobra prêt à mordre. C’était à la fois spectaculaire, émouvant, effrayant et déprimant… Quelle pagaille ! Quel culot ! Mais c’est la drogue, les pastilles hallucigènes ! Les crimes ont franchi toutes les limites. Point de respect ! si on ne redoute ni Dieu, ni les parents, ni la loi  où pourrons nous arriver ? » La femme  assise au devant l’écoutait attentivement  prit la parole : «  je crois que ce spectacle est moins ahurissant  que celui de l’arrestation de TImoumi à la médina. Tout un bataillon de policiers  pour l’arrêter. Il violait et dépouillait les filles qui se rendaient à leurs écoles, les femmes qui s’apprêtaient à rejoindre leur travail et mêmes les hommes qui se dirigeaient à la mosquée Hassan Deux pour faire leur prière. il vendait la drogue douce et dure … Enchainé comme un animal, on l’a promené dans les ruelles de la médina, les policiers appelaient les habitants et leur disaient : voici celui que vous craignez tant, réjouissez-vous, il ne pourra point vous agresser. C’est lui, crachez sur lui, vengez-vous… » . Le chauffeur qui se faufilait  et serpentait les ruelles sous-jacentes semblait à bout de souffle. Parfois, ces ruelles qu’il croyait trouver désertes sont, elles aussi, bloquées par les embouteillages. Il commenta en ces termes : « c’est l’enfer,  il y aura d’autres Timoumi et d’autres cobras »

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14-09-2012

Les resquilleurs , les contrôleurs et les égoïstes dans les bus de Casablanca

Comment en est on arrivé là?

Les resquilleurs , les contrôleurs  et les égoïstes dans les bus de Casablanca dans CASABLANCA  CASARUINA 004-300x225

Il était midi quand j’ai pris le bus du centre ville  pour me rendre chez moi. il était sur le point de démarrer et tous les sièges étaient occupés. Un vieil homme   appuyé sur des béquilles essaya de s’accrocher à la  barre verticale  mais  s’enroula  subitement  sur le sol du véhicule   dès que ce dernier  démarra.  Je me suis hâté pour lui donner un coup de main .il était étendu   dans le passage  en train de vociférer les plus grosses insultes à l’égard du conducteur. A droite , il y avait une dame voilée assise en face de son gosse  avec qui elle parlait sans daigner réagir  face à cette masse de chair vivante  inerte mais « sonore » allongée à côté d’elle. A gauche ,un homme à la barbe touffue jetait un regard indifférent exprimant la gêne et le dégout. J’ai soulevé  péniblement l’homme  sans que les passagers me donnent un coup de main . Même quand  j’ai demandé à la dame et au barbu  de libérer un siège pour instaurer l’handicapé, ils ont feint de  ne pas m’entendre. J’ai  avancé et j’ai demandé explicitement à un autre homme de lui céder sa place , de m’aider à l’y mettre .   L’homme  sans force paraissait en léthargie mais sa langue était toujours active…

J’étais vraiment scandalisé de constater  chez mes compatriote ce degré élevé d’égoïsme , cette absence

totale des sentiments de compassion , d’altruisme , de pitié… Mais comment  en est-on arrivé là ? j’ai commencé à balbutier quelques paroles pour exprimer mon mécontentement interne … La dame voilée m’apercevait  et  racontait le fait  à une autre passagère assise dans l’autre rangée .J’ai pu entendre qu’elle disait de moi que j’ai eu de la pitié et ….Puis j’ai aperçu un siège libre derrière le barbu. Je m’y suis dirigé et je m’y étais assis bien que j’aie  trouvé un petit tapis  sur lequel on priait d’ordinaire. Bien entendu , j’ai  compris que c’est un siège qu’occupait « illégalement » le receveur, c’est une manière de le réserver et peut-être d’insinuer aux passagers et aux autres qu’il était un homme de bien qui fait la prière  assidument et ponctuellement. J’ai commencé à contempler de derrière  le barbu drapé dans  une gandoura, il lisait et relisait une feuille   relative à la scolarité dans une école privée  d’un  enfant qui serait le sien . La feuille contenait les  frais et  la liste des fournitures scolaires. Certainement c’est ce qui causait sa mine assombrie  et son regard glacial. Le receveur sans vergogne vint pour récupérer son siège.

Maudite soit la misère!!

Le bus devenait  bandé sans que je m’en rendis compte. Le vieil homme  handicapé s’était recroquevillé sur lui même , il ne parlait plus.  Je me suis trouvé  suspendu  et enchevêtré   avec  les autres corps  quand une équipé de contrôleurs  monta   . Le premier resquilleur dévoilé était un vieux jeune homme  , très  maigre et mal habillé. Il  riposta au contrôleur qu’il venait de monter , qu’il n’a pu trouvé le receveur et la preuve c’était qu’il tenait l’argent dans sa main .  le contrôleur refusa de l’excuser , et lui  parla  d’un ton menaçant …  On haussait la parole , les choses allaient tourner au vinaigre   , le contrôleur fort de l’équipe qui l’accompagnait,  était assez arrogant  vis-à-vis du pauvre jeune vieil homme…Soudain, une vague de solidarité envahit le bus, de partout on entendait : «  laissez-le , il vient juste de monter » Une vieillie femme se montrait très engagée dans son témoignage et sa défense , il interpela les contrôleurs et  leur dit en plein public : «  moi  qui vous parle , je n’ai jamais payé le bus  depuis presque cinquante ans , au moment où il y avait ces bus électriques qui reliaient le  centre ville à Sbata et à Ain Choq… Le billet ne coûtait que 20 centimes. Je me disais souvent que la  compagnie de transport est riche tandis que moi je suis pauvre ; maudite soit la pauvreté oh mon fils… Une fois ma fille était hospitalisée ,  allais je payer le bus et ne pas lui acheter du lait ? est-ce raisonnable ?… moi je suis une pure casablancaise mais je n’ai pu sortir de la misère. Ceux qui resquillent  sont des purs casablancais. Ceux qui viennent d’ailleurs surtout de la compagne ne pourraient le faire. »
Excès de zèle

Je me faufilais entre les corps entrelacés pour m’approcher de la porte  quand j’entendis une jeune femme voilée reprocher à l’un des contrôleurs de lui’avoir  fouillé cyniquement  son portefeuille. Il  ne se contenta pas de la carte   de gratuité  en bonne et due forme qu’elle lui  eut montrée. Elle lui dit que son mari  , avant son décès, était employé titulaire dans la compagnie de transport.  Il l’invita à imaginer un tel comportement à l’égard de son épouse et de ses enfant  après sa disparition…

Le bus   prenait l’allure d’un bain maure de la médina la veille d’une fête religieuse. J’ arrivai à ma destination et  je   descendu en hâte.

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01-07-2012

Le frotteur, la police, la loi , le partage,

« Je ne sais pas pourquoi on laisse la mosquée fermée alors que le muezzin va appeler à la prière dans moins d’un quart d’heure Ces bancs ne sont pas confortable surtout pour quelqu’un comme moi qui  ai travaillé comme frotteur au bain maure durant plus de trente ans .Tous les dignitaires du quartier Houbous me connaissaient. Le bain fut détruit au moment où  le roi avait voulu élargir son palais .Le propriétaire fut  indemnisé par un autre aux environs de Loulfa. JE gagnais bien ma vie. j’ai acquis une maison et j’ai élevé mes enfants . Je suis allé travaillé à Loulfa. Maintenant je suis revenu à Derb Soltane et  j’exerce dans un bain …Quand j’ai commencé, il y avait déjà deux autres  frotteurs . on m’a demandé si j’avais déjà exercé un pareil travail . J’ai nié. Mais dès que j’ai commencé , ils ont constaté que beaucoup de clients me saluaient et  s’enquéraient  sur ma longue absence. J’ai ainsi raflé tous les clients .  Mêmes ceux qui ne me connaissaient pas et dès que je mets ma main sur leur corps  me deviennent fidèles. Mes collègues disaient au début que je pratique une sorte de magie pour influencer les baigneurs. Puis ils m’avaient proposé de constituer une caisse commune pour se partager à égalité ce qu’on gagnait. J’ai refusé.ILS étaient mécontents. ils avaient essayé de m’intimider  même. Ils m’avaient dit qu’ils sont de KALAATSraghna , je leur avais répondu que moi je suis un pur casablancais et j’ai partagé la table avec Maati Bouabid. J’ai étudié chez les français quand ils gardaient le troupeau dans leur bled. L’un d’eux avait même appelé son frère qui est officier de police. CE dernier était venu et m’avait demandé de constituer avec eux une caisse commune. Je lui avais demandé si le commissaire , son chef, partage avec lui ce qu’il gagne vers la fin du mois. Puis j’avais ouvert mon portefeuille  et je lui ai montré deux photos tout en lui demandant s’il les connaissait. Ils les a reconnus, deux officiers de police qui travaillent à Anfa. Ce sont mes deux frères. Donc il a compris que je ne pourrais pas craindre la police car je suis le chemin droit … » L’homme qui partageait avec moi le banc  , que j’ai pris pour un vagabond et que je croyais endormi s’est levé pour entrer à la mosquée qui venait d’ouvrir. Je lui ai dit que je n’ai pas de chance  car si je l’avais  connaissu avant je lui aurais demandé d  aller prier   ses frères  en vue d’intercéder  en faveur de moi auprès de la police  qui  vient de me retirer le permis de conduire. EN fait , j’ai commis une infraction mais qui ne la commettrait pas au centre de Casa transformé en un chantier ouvert où il est difficile de circuler même à pied. Quand j’ai bravé la ligne continue pour pénétrer dans une ruelle sous jacente, un policier enfourchant sa moto  m’a suivi et m’a ordonné de m’arrêter. J’ai reconnu l’infraction et je l’ai supplié de me pardonner , il n’avait pas voulu .Je lui ai demandé de me donner juste le temps d’aller au guichet bancaire le plus proche pour tirer l’argent et payer l’amende il a refusé. Je lui ai demandé de me donner son nom et son prénom qui ne figurent pas sur le badge .IL a noté son prénom, m’a remis le récépissé et   s’en est allé arrogamment. J’ai décidé de payer mon amende tout  en portant une plainte contre ce policier qui ‘a pas voulu prendre  un chèque  ou me donner le temps  suffisant pour lui apporter l’argent. Je veux dire au chef que  pareils policiers considèrent les citoyens comme des ennemis.Un manque de souplesse et de civisme même . Quand j’ai voulu me rendre aux services des impôts pour payer l’amende, j’ai constaté un attroupement de gens . Je me suis dirigé vers la foule et j’ai constaté que des jeunes policiers et des garçons se   chamaillaient … un jeune artisan qui roulait à moto avait refusé de s’arrêter. Signalé, il fut violemment appréhendé. Il portait des sacs que les policiers ont cru suspects. Dominé  , le jeune motocycliste refusa de se soumettre aux policiers qui voulaient lui mettre les menottes… Des badauds et des passants commentaient le fait : «  il refuse de mettre Les menottes car ce n’est pas un malfaiteurs. Il vient juste de payer une amende hier. IL transporte sa marchandise . c’est quelqu’un qui sue , qui trime , qui tient à sa dignité… » LE jeune policier s’expliquaient devant  la foule : «  des sacs, une fuite  sèment la suspicion . je vous jure que je ne pensais pas le sanctionner mais maintenant c’est autre chose . Les temps ont changé , mêmes les ministres sont envoyé  à la prison d’OUkacha s’ils ne respectent pas la loi » IL parle de l’information principale   publiée sur la  une des quotidiens nationaux qui ont annonce  l’arrestation de KHALID Aliuoa militant socialiste , ex ministre  qui est accusé de détournement et de malversations des deniers publics ….

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