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06-06-2016

L’honnêteté théorique des musulamans

La voie éthique était abandonnée dès le départ

SI la vraie perspective religieuse  essentiellement éthique était  bien  maintenue et cultivée, les musulmans auraient été le peuple  vraiment « élu »Des dires prophétiques et des versets  auraient dû  permettre à l’homme de faire des pas géants vers la libération et la justice. Mais malheureusement , depuis le moment où  on ne maitrise plus la prolifération  du sacré  , tous les esprits ont été étouffés. Le sacré    c’est aussi la poudre avec laque

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lle on recharge ses fusils pour tirer sur tout ce qui bouge. .. L’Islam est momifié dans des rituels  creux et  de apparences   tout le temps trompeuses.  Le tout est instrumentalisé pour des buts politiques et de intérêts égoïstes

L’éthique est un discours décoratif , on manipule même le prophète

Le prophète a dit :«  qui  triche pour nous tromper  ne pourra faire partie de notre communauté de croyants »

C’est la composante religieuse qui se rapporte a la conduite  et à l’éthique qui  est acculée à l’arrière-plan pour servir de décor à un islam violent, répressif et inhumain. Et il faut reconnaitre. Commençant par la fin , les terroristes au nom de l’islam se préparent en secret  abusent de toutes les tromperies et les tricheries   pour leurrer leurs  proches    et les sacrifier sur l’autel de leur vilenie qu’ils  prennent  pour une guerre sainte

Théoriquement, dans SAHEHMuslim  il est rapporté que le prophète a dit :

« Quiconque prend les armes contre nous n’est pas des nôtres; et quiconque nous trompe n’est pas des nôtres. »

A propos du même sujet Muslim a rapporté le récit suivant :, le Prophète était  un jour  au marché  des grains . .  Il mit la main à l’intérieur de l’un des sacs rangés en pile, il sentit que c’était humide contrairement a la surface  sèche. Il  réprimanda : »

 

Qu’est-ce que c’est que cela? »

L’homme répondit : « Il a été endommagé par la pluie, ô Messager de Dieu. »

Le Prophète dit : « Pourquoi n’as-tu pas mis la nourriture endommagée par la pluie sur le dessus de la pile de sorte que les gens puissent s’en rendre compte?  Quiconque trompe les autres n’est pas  des nôtres. » Le prophète a dit :«  qui  triche pour nous tromper  ne pourra faire partie de notre communauté de croyants

Tout est bon pour servir le processus de l’aliénation

Un grand souci pour parfaire la théorie et un grand effort dans la diversification des genre s et des discours en vue de persuader les croyants dans la perspective de changer leur conduite. Mais l’ont-ils changé  réellement ?

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16-12-2015

Le sort tragique de la raison et de la liberté en Islam

Un vain tumulte exégétique1234026_448467008602724_111620388_n

Le drame épistémologique des islamistes c’est surtout cette impuissance  simulée d’être incapable de  définir la religion islamique et tous les éléments du champs sémantique qui la sous-tendent. Mais apparemment c’est l’excès  et l’inflation des écrits qui a fini par tout brouiller et tout noyer. Un tumulte exégétique  et une anarchie herméneutique ont fait de l’Islam non pas un champ structuré et limité mais  un espace  hétérogène voire chaotique  où les compétences de l’esprit et de la volonté humains  se trouvent toujours en bataille.

Le musulman doit savoir et pouvoir et non pas vouloir ou devoir

Il est étrange ; à mon avis , de constater que l’ordre logique du  processus transformationnel  qui   aboutit à la performance  cognitive ou pragmatique est complètement inversé  par  la diarrhée    théologique.  Le musulman selon les islamistes est exempt du vouloir et du devoir ; il doit savoir et pouvoir avant tout.

Quand les plus « intelligents » et les plus « ambitieux » se sont accaparés de l’Islam

L’absence de toute institution monastique claustrale en islam  devrait   logiquement   donner lieu à un mode de vie   humainement sain   s’inscrivant en principe du côté de la nature et non pas de la culture. Or , au lieu de servir cette cause prioritairement humaine  , les plus « intelligents » et les plus « ambitieux » s’étaient rués vers  ces espaces libres  pour   les occuper et  s’ériger en intermédiaire entre les musulmans  et leur instance divine  dont la Parole est contenue dans le livre sacré  qui est le coran.

Liberté et raison battues à mort

La liberté  du musulman était donc tôt  devenue à la merci  des obsessions métaphysiques , des ambitions politiques et des aberrations cognitives   des  théologiens  qui  ont  su remporter beaucoup de victoires sur tous les esprits libres des hommes de lettres  et des philosophe. Le pouvoir en place  avait toujours défendu une théologie qui  était toujours négatrice de la liberté de pensée. Bien entendu , se mettre à réfléchir pourrait mener loin   dans le processus de  quête du sens  sur l’essence de la religion , de la politique en place et  de l’existence même. La logique , battue en brèche par ces  contrebandier de la religion, a  été stigmatisée et   ensevelie dans les draps de l’impiété et de l’apostasie ; elle a élu domicile  dans  l’inconscient musulman collectif  . Et la raison était suspendue jusqu’à  nos jours

 

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14-12-2015

Freud et le patriotisme arabe-musulman.

Désertez  vos patries; vous n’avez pas le choix!!1397727867

Que devraient et que pourraient  payer ceux qui convoitent le monde arabe pour arriver à le vider ? Regardez cette exode massive des populations iraquiennes et syriennes ?Méditez ce que font les jeunes maghrébins pour fuir leur pays  vers l’Europe! Les peuples ne se la coulent pas douce ; les peuples sont suppliciés par le désespoir et la répression. L’absence de la véritable démocratie  engendre des ténèbres où pullulent les corbeaux qui séduisent par leur chant macabre et leur  frime ensorcelante.

Oh pauvre de nous , arabes plantés entre le marteau et l’enclume !La liberté exige la force de la volonté  or celle-ci est  anéantie par la peur et l’angoisse .

Le monde arabo-musulman s’auto-détruit!!! 

Le monde arabe s’ autodétruit ;son embrasement est provoqué par des courts circuits-internes vétustes ;  mal montés  et sciemment  installés frauduleusement   .Le sinistre est constamment  imminent puisqu’il est  inhérent à l’air respiré.

La fuite des cerveaux était un signe avant-coureur de cette fuite des bras qui assurent  des spectacles émouvants aux chaines de télévisions penchées de nos jours vers l’exploration des réalités –lentement  et profondément modelées- pour générer de nouvelles idées ,voire de nouvelles thèses idéologiques à même d’actionner le nouveau changement  qui sied aux intérêts des plus forts.

DAECH serait le moi profond………??????????

DAECH n’est pas seulement l’œuvre des grandes puissances et de leurs valets locaux mais c’est surtout  un ego profond qui gît dans les profondeurs de l’être arabo-musulman éduqué baignant dans l’angoisse  métaphysique et  l’amertume d’une soupe qu’il est appelé à avaler quotidiennement pour survivre.

Freud nous éclaire.

De la théorie:

Quand Freud avait envisagé les « destins pulsionnels »,il avait  compté parmi eux, à côté du refoulement et de la sublimation, le renversement dans le contraire et le retournement sur la même personne. Il a indiqué aussitôt que ces deux processus – le premier concernant le but, le second l’objet – sont en fait si étroitement liés l’un à l’autre, comme il apparaît dans les deux exemples majeurs, celui du sadisme-masochisme et celui du voyeurisme – exhibitionnisme, qu’il est impossible de les décrire séparément.

Le musulman arabe du XXI siècle serait il  l’européens du XIX siècle?

L’éros et le thanatos sont en perpétuel conflit chez  toutes les personnes. Leur  équilibre assure celui de l’individu ; leur déséquilibre  entraîne des conséquences fâcheuses chez la personne et surtout sur son environnement. Les actions de refoulement et de sublimation chez l’être arabe glissent vite vers le renversement dans le contraire . L’obsession eschatologique et les angoisses métaphysiques sont toujours en œuvre chez lui ;il les refoule et tente  d’en échapper en se faisant l’illusion de l’éternité terrestre…A force de cultiver cette illusion ,l’être arabo-musulman  ; qu’il soit  en position de bourreau ou de victime ,est toujours prêt  à tout sacrifier pour sauvegarder ses illusions et  maintenir ses obsessions. Du rôle du sadique ; il peut vite passer à celui de masochiste ; inconsciemment bien évidemment  mais en aboutissant d’une manière formidable.

Patriotisme ou  psychopathie?????

 

Autrement ,au-delà des enjeux politiques géostratégiques ; qui motive un Bachar Assad pour continuer de trôner sur des ruines ?Qui a empêché Kaddafi de lâcher le morceau et d’aller vivre ailleurs ?Certainement ce ne serait pas le patriotisme ! Sur une échelle plus vaste ; l’exhibitionnisme  excessif de la force   militaire  serait corollaire d’une sorte de voyeurisme aboutissant qui n’est autre que le terrorisme sur toutes ses formes.

Ces bribes de la  psychanalyse freudienne peuvent nous éclairer sur ce qui se passe sous nos yeux. Il ne faut oublier que Freud avait élaboré l’essentiel de sa théorie sous l’influence des grandes guerres qui avaient ravagé l’humanité au XX siècle

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13-12-2015

Le drame épistémologique des islamistes

Ecrire est une prétention à la véritéchachahidvchahid - Copie (5)

Ecrire c’est prétendre capter un brin de la vérité. Quand  notre conscience  est née des miasmes des années de braise  vécues comme une angoisse perpétuellement arrosée du poison de la peur et de l’ignorance ;quand on a été élevé dans un temple autour duquel s’élevaient  en même temps des prières ,des insultes , du mépris , de l’adoration ,  de la stigmatisation et de l’approbation ,la quête de la vérité s’impose comme un devoir existentielle

Ecrire c’est cultiver l’illusion

Ecrire c’est donc se donner cette illusion de creuser profondément et même désespérément en vue d’arriver à la vérité. Mais la vérité en notre temps  est fissurée , bicéphale , pomme de discorde ,haie, camouflée ; horrible , voire mortelle…Bien entendu un explorateur naïf pourrait en être une victime imminente.

La vérité mortelle

Les attentats de Paris , de Bamako , de Beyreuth ,de Baghdad et autres sont à même de déchirer l’existence  des conscience et des rêves au point de tout remettre en question. Comment voulez-vous qu’on puisse encore chercher cette vérité qui dévoile finalement son visage  mortel ?

Ignorance  irriguée d’hypocrisie

Mais cette vérité sanguinaire avait incubé  dans l’espace de l’ignorance  irriguée d’hypocrisie et gavée de folie. Jusqu’à nos jours , les musulmans ne  sont pas encore  arrivés   à se mettre d’accord sur la vérité de l’Islam. Un drame épistémologique  qui a été tout le temps attisé par les ambitions politiques  des uns et les rêves suicidaires des autres.

Le drame de la culture islamique

Un véritable drame épistémologique qui explique  la traine où sévit le monde arabe dont le mal est double ;tels des partenaires dans un mariage de raison  ,la langue arabe étreint l’islam au point de l’asphyxier et l’islam en gonfle la teneur pour la disperser aux QUATRE vents de la vacuité et de la douleur. L’enjeu du sacré  chez les islamistes consiste à cultiver l’illusion  selon laquelle il n ‘ y a point de problème si on lèse César en  prétendant  rendre  au bon Dieu ce qu’il nous doit. Autrement dit ,quand on veut empêcher les autres de jouir de leurs droits , on  justifie  cette agression caractérisée  par  la prétention de se hâter vers   l’instance divine  en vue de jouir de l’éternité ;quand on leur reproche leur atrocité ; leur pillage ; leur concupiscence ils disent  qu’ils sont en train d’appliquer la religion !!!!

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24-07-2015

Salaires et islamistes

Dans le siège d’une compagnie d’assurance

J’attendais mon tour pour remettre mon dossier d’assurance maladie  au jeune fonctionnaire  qui ne cessait de sourire. Il était seul à s’occuper d’une file interminable  de personnes venues de partout .Sa collègue ,qui  le côtoyait  ,s’était   retirée quelque part…La chaleur du début de l’été se faisait bien sentir  bien que la vaste salle fut climatisée.  Un silence  doux  et limpide régnait. Les bribes de mots échangées ci et là , étaient à peine audibles. C’était un après-midi  ramadanesque.

Des petits fonctionnaires qui errent

Debout , les sièges étaient tous occupés,  Je contemplais le   jeune  qui souriait spontanément chaque  fois qu’on lui remettait un nouveau dossier. Il  faisait à peine la trentaine , un légère barbe ornait son petit visage où se mêlaient innocence et maigreur, où seul  le regard clair et franc  révle une  maturité  étrangement ferme .   Les gens qui se présentaient devant lui étaient de petits fonctionnaires   dont l’allure     lasse et  triste  contrastait avec   la somptueuse salle de la compagnie d’assurance .Ils s’introduisaient  timidement à l’intér

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ieur du building  à travers de géants portails surveillés par de robustes  agents de sécurité.  A les voir  errer  dans les ruelles  adjacentes   fastidieuses de ce coin de Casablanca , on dirait qu’ils sont    vraiment    étrangers  dans ce  bled qui les avait vus peut-être  naitre .

Un retraité plein d’énergie

Un siège venait de vaquer, je m’y suis vite jeté. Je méditais la foule qui s’égrenait  le  long du comptoir en métal brillant  derrière lequel le jeune homme  à l’agréable humeur  ne se fatiguait point d’offrir ses belles paroles et son rassurant sourire . Derrière moi , il y avait  un  homme aux joues bombés et pourpres, il faisait la soixantaine .Je l’avais aperçu  dès mon arrivée, il y avait une chaise libre à côté de lui mais je n’avais pas cherché à m’y assoir  Mon regard eut croisé le sien , j’y ai lu une invitation  que j’ai refusée  sans réfléchir. Il était corpulent , peut-être  je n’ai pas voulu le contraindre à se contracter  un peu  pour me libérer le passage ou je n’étais pas prêt à  parler étant   sans forces  à cause du jeun.

Un salaire très bas

L’homme ventru  à côté du qui je n’ai pas voulu m’assoir semblait  avoir trouvé à qui parler :

« … et dis combien tu touches ?  Tu es affilié dans quel organisme ?… »

D’une  voix incertaine et fatiguée ,  son interlocuteur  essayait de ne pas répondre mais l’autre insistait.

« Eh  bien je touche 2500DH, deux mois avant c’était seulement 2250Dh.Je suis retraité. J’étais soldat et j’ai  fait l’essentiel de  ma carrière au Sud ».

« C’est quoi ce salaire , ce n’est même pas 100dirhams par jour ?! » rétorqua le gros qui se mettait alors  à parler  à bâton rompu :

«  tu sais il y a quelques mois , quand je venais ici , il y avait peu de monde, les fonctionnaire n’étaient pas encore au courant des services rendus par cette compagnie…Moi j’étais dans l’enseignement. Mon premier jours du travail  avait coïncidé avec  un étrange  début  de ramadan,   on nous avait  ordonné de jeuner après le petit-déjeuner  . Ils venaient d’apercevoir tard le croissant …»

Un islamiste dans la salle

Le voisin qui se trouvait à ses côtés restait muet mais un autre  lui ré

pliquait :

« Ce problème de croissant n’est qu’un prétexte pour  diviser la Oumma islamyya .Nous sommes tous des musulmans , nous devons commencé et terminé le jeun  à la même date »

 

Le  gros  dont je reconnaissais alors la voix riposta  vivement par ce verset coranمْ

.. «  مِنْكُمُ شَهِدَ فَمَنْ, quiconque d’entre vous voit   le croissant, doit  jeuner »

« Une seule Nation , une seule religion » annonça autoritairement l’homme debout

Le gros s’emporta et s’interrogea  : « une seule nation doit ou non  psa

lmodie à haute voix le coran au moment de l’enterrement. ?? Je viens de participer à un enterrement , je fus choqué de l’ambiance  inhumaine qui y régnait , on dirait qu’n enterrait un chien, ni compassion , ni larmes , ni même de la tristesse …C’est cela la  seule nation et la seule religion… ???? »

L’intrépide  attaqua , il y beaucoup de manifestations et des pratiques non islamique qu’il faut combattre , les banques, le travail de la femme , l’alcool… » le gros qui s’apprêtait  à quitter son siège car son tour était  arrivé , ne rata pas l’occasion pour taquiner  le barbu qui le contrariait :

iSALMISTES AVEC GROS SALAIRES

« oui justement c’est comme un grand directeur de cette compagnie même qui lui et sa femme   50000DH  et 40000DH et  disent qu’ils sont musulmans , s’interdisent d’ acquérir un logement à crédit  et payent un loyer d10000Dh  , ils ont quand même de quoi mais tant pis pour les autres  qui les  autres qui font comme eux alors qu’ils pataugent dans la misère »

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25-11-2012

Les islamistes , décryptage du message divin et procès posthume

Les islamistes , décryptage du message divin et procès posthume dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média imacte-naaiassaaasbgsag_0019-215x300Sur la  chaine quatari ALJazira , A. Mansour , l’illustre journaliste islamiste, menait rageusement  son enquête  sur la carrière politique du feu Bourgiba :jeunait-il ? Faisait-il la prière ? Etait-il lié par un acte légal à Wassila ? Pourquoi  s’est –il opposé  à la polygamie tout en ouvrant des bordels ? Pourquoi avait-il incité son peuple  à  privilégier l’intérêt de la patrie au détriment du rituel religieux ?L’interviewé, certainement un vieux bougre de l’ère bourguibienne, risquait de perdre sa langue face aux propos  mordants par lesquels  le dit journaliste le mitraillait. Un journaliste  se coiffant d’une casquette  de dompteur de vérités molles , décidé à anéantir tout souvenir , il crible la mémoire de paroles  de plomb.

Fonder l’oubli pour ériger la folie

Personnellement , je crois que ce n’est pas la mémoire de Bourguiba qui est visée mais c’est tout l’horizon moderniste  qui doit être enseveli  finalement  sous les larves crachées par le volcan islamiste aux  nombreux cratères  . La tactique  adoptée dans des cas pareils consistait en une profanation systématique jusqu’à ce que mort s’ensuive. Fonder  l’oubli pour pouvoir ériger la folie. Tant bien que mal , Bourguiba avait eu la volonté d’inscrire  toutes les démarches imposées ou proposées à son peuple dans le cadre de la modernité  qui s’inspire avant tout des références , des pactes universels , se  veut profitable au peuple et à son avenir. Mansour , l’inquisiteur ,a fouillé minutieusement et impudiquement  dans  la vie   d’un leader qui ,malgré toutes ses erreurs, n’avait pas pillé sa patrie  ou compromis  son avenir.

Raysouni : nouvel inquisiteur promoteur  des procès posthumes

Le lendemain , sur la une d’un quotidien arabophone marocain ,un ténor de l’islamique marocain , du PJD en l’occurrence ,se mettait  sans scrupule ni morale, à  persécuter la mémoire  de ce même leader. Rayssouni , en grand démagogue , passionné des slogans  , stigmatisait  le défunt et le suspectait d’ avoir œuvré en vue de déraciner le peuple tunisien de sa religion  en l’occidenlisant. Il semble que ce Rayssouni  se régalerait dirait : « et nous voilà maintenant en train de tout réislamiser !!! »   En   fait , c’est un procès politique qu’on cherche à intenter à ce président défunt…

La Polygamie et le décryptage  du message divin

Car Bourguiba , comme d’ailleurs beaucoup d’autres réformateurs et politiciens de l’époque ,avaient osé  réinterpréter le texte coranique  en fonction  des exigences actuelles. قال تعالى «وان خًفتُم الا تقسطوا في اليتامى ، فانكحوا ما طاب لكم من النساء ، مثنى وثلاث ورُباع ، فإن خًفتم الا تعدلوا فواحدة ، او ما ملكت ايمانكم ، ذلك ادنى الا تعولوا» (النساء: 3). L’exemple de la polygamie telle que décrite dans le coran (avec la quasi impossibilité d’être équitable entre ses différentes femmes) est difficilement réalisable. Mais le le coran ne l’interdit pas . Bien évidemment , c’est sur le plan religieux. Mais sur le plan économique et social  la polygamie ne pourrait pas ne pas causer des ravages et des dégâts néfastes la société (explosion démographique freinant  tout développement, délaissement et négligence des femmes aux profits des nouvelles épouses souvent plus jeunes)… Pour qu’une polygamie soit acceptée par Dieu , il faut être capable d’offrir  équitablement de l’ amour, de la  tendresse, de l’attention, du  respect à ses quatre femmes . Bien entendu c’est pratiquement irréalisable  …  Il est ainsi compréhensible que certains états  ont interdit cette pratique  pour des raisons économiques et sociales et non pas religieux. Une clarté aveuglante sauf pour les esprits tordus qui mâchent et remâchent les tautologies, un cercle vicieux  où seuls les esprits rôdés aux  polémiques les plus débridées  soient capables  de montrer et de démontrer inlassablement…

C’est l’exemple type de la pratique intellectuelle des oulémas tels que Raysouni qui  mobilisent  les croyances , les angoisses et les frustrations des musulmans pour les manipuler. وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ

Autre exemple du coran qui implique une mobilisation maximale pour décrypter le message divin : اللَّهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ يَقُولُونَ آمَنَّا بِهِ‏}‏ ‏ [‏سورة آل عمران‏:‏ آية 7‏]‏ أم أن علم التأويل مقتصر على الله وحده، وقوله‏:‏ ‏{‏وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ‏}‏ ‏[‏سورة آل عمران‏:‏ آية 7‏]‏ بداية كلام جديد‏؟‏ 162. «  Mais ceux d’entre eux qui sont enracinés dans la connaissance, ainsi que les croyants , (tous) ont foi à ce qu’on a fait descendre sur toi et à ce qu’on a fait descendre avant toi. Et quant à ceux qui accomplissent la Salat, paient la Zakat et croient en Allah et au Jour dernier, ceux-là Nous leur donnerons une énorme récompense.

Rayssouni , comme beaucoup d’autres se prennent pour le dépositaire de la vérité du texte sacré. Une monopolisation illégale  qui prêche l’instauration d’un état théocratique…

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15-09-2012

Abdalla Laroui , Jammal Din Al Afghani mal appris et compris par les arabes

Abdallah Laroui , dans son célèbre livre  L’idéologie arabe contemporaine ,distingue trois conceptions  de la réalité  fondamentale du monde arabe : la première l’encadre dans la foi religieuse, la seconde dans l’organisation politique  tandis que la troisième  dan l’activité scientifique et technique.

Nous allons tenter d’exposer les caractéristiques  de la première conception car elle est , à notre avis, fondatrice de l’islam politique actuel avec , bien entendu, un réductionnisme appauvrissant.

Foi et conscience naïve et heureuse

Le théologien  musulman  conçoit l’Opposition entre l’occident et l’Orient comme étant corollaire de celle de l’Islam/ chréstianisme. Les conflits et les luttes , les défaites et les triomphes se succédaient  à travers l’histoire  jusqu’à nos jours  . Nous  sommes en effet écrasés sous le poids d’une longue défaite.

« Et quand nous voulons détruire une cité, nous ordonnons à ses gens opulents( d’obéir a nos prescriptions). Mais (au contraire) ils  se livrent à la perversité. alors la pensée prononcée contre elle se réalise. Et nous la détruisons entièrement » Sourate al ²I²srae verset

C’est ainsi que  la théologie avait  fermé catégoriquement  toute autre issue pour l’esprit afin d’essayer de comprendre. Tout est installé par la volonté divine .Le sort est scellé.   Les musulmans se sont éloignés du texte sacré et ont ainsi  porté attente à la raison . En témoignent, selon le théologien  politicien , les mythes  le fantisme,, la maraboutisme , le charlatanisme… Tout ce qui se rapporte aux traditions locales et leur  façon  d’inter réagir avec l’Islam  Des vices qu’une certaine lecture du coran réfute et condamne selon le théologien à la conscience limpide , simpliste et heureuse. Laroui décortique le raisonnement soutenat la réponse de ce même théologien à  des problématiques comme la liberté , la tolérance n la raison . Et au lieu de se pencher sur son histoire , celle des musulmans , il fouille dans les détails de l’Histoire de l’Occident pour conclure que le chretianisme  ne peut prétendre à la la tolérance avec des condamnations et des attaques  humiliantes  contre Galilée  ,Descartes ou même J.J Rousseau. Il aurait du revoir les détails de notre histoire   pour comprendre l’attitude repressive de KHalif Moutawakkil contre Les MOUATAZila… , l’isolement d’Al farabi , l’expulsion d’ Averroes….Abdalla Laroui  , Jammal Din Al Afghani  mal appris et compris par les arabes dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média accident1-300x200

Tout est lié à la foi?

Conceranant notre faiblesse  actuel, le théologien l’explique par notre manque de fidélité envers Dieu. La raison  fuit  la répression et les ténèbres  régnantes  au pays des arabes et elle est à la base  de la force de l’Occident .  Mais Dieu appelle à la raison , donc si nous retounons à Dieu nous retrouverons cette raison et nous serons fort…

Le modèle du théologien réformateur est Mohammed Abdou qui a lui-même tout appris de JamajDDine AlAfGhani. En fait la pensée de celui-ci était beaucoup plus riche et pertinente.   SES PROPOS  Trop intelligents pour être appréhendés par des disciples   novices . Selon laroui ce misulman non arabe est à l’origine  de toute la pensée arabe  moderne . voici quelques unes de ses pensées

Jamal DDine était démocrate, socialiste et progressisite

« (…)Ce sont les peuples qui ont engendré les roi et non pas le contraire,(…) l’Orient ne pourrar vivre sans l’existence  d’un chef fort ,correct et qui exercera le pouvoir avec l’approbation de son peuple et loin  de tout despotisme(…) l’Oeient ne pourra se reconcilier avec lui-même sans se réconciluer avec la raison et la science(…) comment le paysan travaille-t-il pour les autres sans pouvoir arracher ses droits ?… »

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15-09-2012

Tawhidi , les anti-islam , la double lutte pour la liberté

Quand les arabes étaient vraiment forts

Abou Hayyan Tawhidi, dans son œuvre monumentale « Al Imta3  wa lmouanassa » (Enchantement et douce compagnie), défend l’arabité et l’Islam d’une manière extraordTawhidi , les anti-islam , la double lutte pour la liberté dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média 002-300x225inaire où la finesse de l’analyse s’appuie sur la logique et la vérité. Bien qu’ils aient pu fonder des Etats puissants qui avaient fait d’eux les maîtres du monde à l’époque, les  arabes continuaient de subir des  attaques « intellectuelles » blasphématoires de la part des perses, des romains et mêmes des hindous, c’est-à-dire des héritiers d’anciennes civilisations démantelées par les musulmans. Tawhidi rappelle que les arabes n’ont   construit  ni civilisation matérielle  ni force politique institutionnalisée  comme les perses ou les romains   mais  ils ont pu ériger  des valeurs humaines  très nobles : la générosité , l’altruisme,  le courage . A  travers leur poésie , ils avaient  chanté l’amour , la femme , la  fidélité… Ils étaient en contact direct avec la nature et s’en inspiraient pour vivre . Puis Tawhidi s’attaque aux romains pour leur rappeler leur vice de sacraliser la force physique , aux hindous pour être obsédés par  la magie  et de l’ensorcellement , aux perses  qui , malgré leur civilisation , ne connaissaient l’inceste et  se permettaient de faire des relations sexuelles  avec leurs  mères et leurs sœurs ; chose que certains animaux abhorrent selon Tawhidi… Ils seraient ainsi en dehors de la sphère de la vraie civilisation dont Freud avait délimité la source et les contours

«L’Innocence des musulmans»: un film «anti-islam»

Comment ne pas s’affliger de constater une folie généralisée qui a atteint les musulmans suite à  la projection d’un film d’une futilité criarde sur le prophète SIdna MOhammed? Que manque aux arabes  pour contrattaquer en visant les valeurs sacrées  de l’Occident tels holocauste, les crimes des guerres coloniales , le pillage des richesses  autres pays du monde, la protrction des despotes , le poids de deux mesures…LA PALESTINE…?

Ce qui a eu lieu dans les pays musulmans est une réaction aveugle à une manipulation  bien programmée  qui générerait davantage de malentendus lesquels feraient le bonheurs des forces et des lobbies qui se nourrissent de ces brouilles. l’opinion publique occidentale serait affectée  et convaincue qu’il y a réellement un conflit de civilisations

Des pans de l’Histoire et du réelPhotos-0154-300x225 printemps arabe orient occident printemps arabe dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média

Cette  rivalité culturelle ne s’est jamais estompée entre les arabes , les musulmans  d’un côté  et les autres de l’autre . Quand  on reproche aux européens d’avoir organisé des croisades pour attaquer l’Etat musulman, ils ripostent que ce n’était là qu’une riposte  aux guerres expansionnistes des musulmans… Aussi bien  chez les uns que chez les autres ,les confessions religieuses sont carrément  affichées  et le plus souvent réductrices de toutes les autres motivations . A l’image des missions civilisatrices  des temps modernes  qui avaient débouché sur une colonisation pure et simples des pays arabo musulmans et autres, la lutte pour la survie et la domination ne connait point de trêve  tout en voulant la draper dans des idéaux nobles… Une lutte que les occidentaux mènent à l’égard des autres mais en usant de certains moyens  astucieux et élaborés  intelligemment.

Les enjeux économiques  sont à peine dissimilés. Pour les gagner , les forces occidentales  s’acharnent à maintenir le monde arabo-musulman  dans  une ère préindustrielle où il doit  rester l’éternel client .  Tous les moyens et les efforts ont été mobilisées pour mettre à la tête du pouvoir des élites corrompues  antidémocratiques , antipopulaires et même antipatriotisme. L’analphabétisme , sur tous les plans , est culivée d’arrache pied. La répression bat son plein . La misère  esr assumée comme la fatalité.  Sur un autre niveau, un état est monté  de toutes pièces  au cœur de ce monde arabo musulman  pour gêner son développement et éterniser ses souffrances … Tous ces facteurs et d’autres sont en jeu pour assurer la suprématie de l’Occident.    Les derniers événements que connaissent les pays arabes et qui esquissent un certain printemps   expriment incontestablement en apparence au moins la volonté de se défaire de ce joug impitoyable . Il serait pertinent de dire que ces révoltes ont eu lieu  sans prémisses et à un moment où une autre lutte interne,musulamn / Muslman, était en cours entre les forces démocratiques progressistes et les conservatrices salafistes.  En témoignent l’assassinat de certains intellectuels, politiciens  et artistes comme Faraj Fouda , Lounès Matoub ,Hasni, Omar Benjelloun. Les procès intenté contre Adel Imam, Nasr Zaid  , les attentats perpétrés contre Najib Mahfoud,Haidar Haydar,la comapgne de dénigration contre ZEfzaf et Choukri…

Nous pouvons dire qu’il s’agit là d’un dédoublement  de la lutte que mènent les arabes vers la liberté et l’avenir… UNe multiplication d’obstacles

L’avantage est actuellement   en faveur des conservateurs  intégristes  se réclamant à cor et à cri du l’islam fondamentaliste qui prêche le retour aux pures sources  0091-300x225… Une misère généralisée, une corruption florissante, un système éducatif défaillant voire même en faillite, des mass média  qui  entièrement consacrée  à la propagande où dans des cas mystérieusement extrêmes se fixant comme objectif d’exhiber les blessures  pour les putrèfier  en vue de se déjouer des consciences et les manipuler , tous ce marasme est géré par des régimes politiques dictatoriaux. Autant de facteurs qui ont  engendré ce déséquilibre   intellectuel, social et politique.

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05-07-2012

Sexe, religion , politique et parole ,un quaterne prohibé?

Vers la fin  des années soixante-dix, l’ambiance où baignait une partie de la jeunesse marocaine surtout celle qui était scolarisée était vraiment euphorique. Les ciné clubs étaient de vrais espaces de culture  , d’échange  et d’instruction. La voie de l’avenir paraissait claire et nette, il suffisait de travailler et de faire le bon choix . La formation intellectuelle  était primordiale …Et bien entendu, l’idéologie de la gauche et de de la nouvelle gauche était dominante . Aux lycées, il fallait faire la lecture d’un certain nombre d’ouvrage  pour être vraiment à la page : les œuvres philosophiques de TAYEB Tizini , Houssein Mroua , J .P Sartre  et bien d’autres mais les plus prisées étaient celles comme « addine religion اتثالوت المحرم  السياسة الجنس  » ou «  بلدي و حبيبتي »… ON s’est donc gavé de ces ouvrages , notre conscience politique  était également cultivée par les échos des procès politiques , des grèves de faims de détenus politiques…  Après c’était l’université et d’autres littératures ; des écrits de M arx de Lénine , de Mahdi Amel …. Il y avait de vrais génies parmi les  étudiants de l’époque qui nous éblouissaient beaucoup plus par leur talent que par leurs attitudes militantes .Qui oublierait un certain ALilah Belkziz récitant la poésie de Mahmoud Derwich durant des heures ; une poésie qu’il mémorisait formidablement, un Said MaghrebI chanteur et compositeur dont les œuvres n’ont rien à envier à celles des professionnels

Mais après , les épreuves de la vie , l’assombrissement  des horizons ainsi que la détérioration de toutes les valeurs positives   n’ont laissé que des vestiges de ces temps  de rêves et de volupté.

Je reviens aux années lycée  et surtout à un professeur qui a marqué toutes les générations scolarisées de ma petite ville aussi bien par son vaste savoir que par son audace et ses positions politiques extrémistes.

Drapé dans son élégante  djellaba  simple, il continue de faire sa tournée en ville , la tête toujours haute, le regard affectueux , pointu  et lointain , l’ allure souveraine mais modeste, une politesse jaillissante…Malgré son âge avancé , il garde son esprit vif , sa force extraordinaire d’analyse et de synthèse … SA mémoire est  une véritable bibliothèque sonore, une mine des savoir et de connaissance …Il a éduqué ses enfants sans cependant s’ arrêter un jour de lire  ou de renier ses profondes convictions politiques progressistes et modernistes   …  Nous étions en cours  de discussion houleuse au sujet de  l’émancipation de la femme quand j’ai osé lui poser la question suivante : « pourriez-vous monsieur nous montrer et démontrer les limites et la relation entre le refoulement , la répression  sexuels et politiques » . D’ordinaire , il sympathisait avec moi  mais cette fois-là , il m’a adressé les invectives les plus obscènes, les insultes les plus abjects : «  espèce de psychopathe, tu veux semer les  batards dans les utérus des filles de famille,  c’est la liberté que vous voulez fils d’ignorants… »  Puisqu’il était un professeur complètement débonnaire , je suis sorti de la salle  au milieu de sa révolte …

L’ai-je provoqué involontairement. En Vérité , je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part. Le lendemain , j’était venu le voir et je lui avais demandé de m’excuser  tout en lui expliquant que j’avais posé ma question de bonne foi et je lui avais montré le passage de l’œuvre  الثالوت المحرم où j’ai trouvé l’idée.  En vrai pédagogue, lui aussi  s’est excusé pour ses réactions de la veille… La meilleure attitude consistait donc à passer sous silence de pareils problématique qui pourraient point se résoudre définitivement et théoriquement.

Quarante ans après, et exactement en 2012 , un journaliste qui s’exprimait sur le droit des gens de disposer d’eux même  fut  bêtement piégé par une journaliste qui aavait tenu à obtenir de lui une réponse à la question suivante : «  admets-tu que ta sœur ou ta mère aient des relations sexuelles en dehors du cadre du mariage »? AU lieu de jongler avec les mots et d’attaquer il s’est laissé faire  et a répondu : « j’accepte que ma sœur et ma mère exercent leur liberté comme bon leur semble en conformité avec… »         on        a cousu la questions et la réponse et on en a fait un mélodrameSEXESexe, religion , politique et parole ,un  quaterne prohibé? dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média 182300_10150919544084412_542678829_neducationnnn-300x251

 

 

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05-03-2012

UN FAUX DEBAT:LE VOILE ET LA LIBERTE AU MAROC

Je ne pense pas que les banques refusent les voilées.

A mon avis , il s’agit d’un faux problème . D’une part , nous ne sommes pas le seul pays qui est concerné par cette question fracassante ; bien entendu, c’est une population de plus d’un milliard.

Nous sommes dans la foulée du côté  de ces peuples  qui cherchent à confirmer leur existence , y compris leur identité. Mais d’autres part , nous ne devons pas être lâches et se laisser faire , se laisser trainer par des hypocrites professionnels qui prétendent être des théologiens , des Oulamas qui vont jusqu’à réclamer le pouvoir au nom de leur savoir. .. Des talibansés qui portent le drapeau de l’islam alors qu’ils ne connaissent même pas la  langue arabe …

L’enjeu, à mon avis, consiste à se battre contre ces conspirations aux allures fascistes et dictatoriales et non pas nous suffire de  débattre  des points de vue  libres  et pertinents comme ceux de monsieur Boukhari .  C’est une une éducation  à faire et un engagement social à entreprendre  pour  inculquer aux gens la notion de liberté . Une liberté élémentaire qui respecte celle des autres .

Par ailleurs , il faut former des islamologues  en cultivant  chez eux l’usage et la primauté de la raison . Autrement dit , les mentalités ne pourraient changer   que dans une ambiance où règnent la RAISON   soutenue par les valeurs de l’éthique universelle . Celle-ci  a beaucoup  de points en commun  avec la religion où il faut absolument faire la part des certitudes métaphysiques  et des réalités contingentes… Rester au niveau de la défense de la raison , de la liberté  et de la réaction occasionnelle et isolée  ne ferait que fertiliser  la bêtise humaine au non de la religion  . La misère, le despotisme, les inégalités sociales , la manipulation de la volonté populaire, le système scolaire défectueux, les humiliations ,les injustices et d’autres calamités  au fond politique attiserait les braises du fascisme  et brûleraient nos rêves  pour des lendemains meilleurs.

Pourquoi ne pas soulever la question de la LECTURE chez les musulmans alors qu’il s’agit là du premier ordre prescrit dans le coran, QUI NE LIT PAS SERAIT UN NOn MUSULAMN !!!

L’essentiel  reste d’affronter ces discours ,ces interprétations fallacieuse  en puisant dans le même texte qui est élastique  , stylistiquement et rhétoriquement très riche .  Une étape indispensable : faire prévaloir un clivage entre une compréhension rationnelle du texte sacrée et une autre capricieuse, littérale et au service d’un projet social   qui serait  géré  et mené  par des théologiens assoiffés du pouvoir.  Ceci doit avoir lieu dans les espaces et les média publiques.

Justement, cette question de voile  , qui doit être distinguée de  ce qui est devoir de pudeur ou choix personnel, est un  bon exemple des propos tirés par les cheveux . En témoignent par exemple , les femmes pharaoniques , les nones chrétiennes  …. Raisonnons et polémiquons   un peu  pour montrer et non pas démontrer  que c’est une réalité qui s’inscrit en dehors de la finalité du fait religieux.

Il n’en demeure pas moins  que la misère et le misérabilisme qui règnent chez nous sont responsables de  ces comportements qui frôlent parfois la violence. Les gens doivent avoir les choses claires dans leurs esprits avant d’acquérir le courage et la passion nécessaires pour défendre leur choix et leur conviction. Or , tout reste brouillé et cela ne profite qu’aux parvenus  et opportunistes qui  s’emparent des esprits  brisés  et des  âmes  troublées.

 

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02-01-2012

LAISSEZ FAIRE ET ESSAYEZ DE COMPRENDRE C’EST UN CHOIX RAISONNEE

Ou bien les occidentaux ne veulent pas comprendre ou bien ils sont réellement ignorants.En fait , y a-t-il eu un filet de lumière depuis les indépendances des pays arabes?  Pourquoi d’autres pays ont pu rejoindre le train de la modernité sur tous les plans? Est-ce la faute à l’islam?
L’intérêt des néocolonialistes a toujours consisté à tenir en laisse  ces pays formellement indépendants.  Le jeu est pratiqué dans l’espace de la politique.Pour ne pas incriminer l’Occident et ses valeurs humaines.
Si les islamistes ont accédé au pouvoir c’est parce qu’ils gardent jusqu’à maintenant leur virginité politique. Le libéralisme, le socialisme et le marxisme et leurs sauces nauséabondes ont infecté les consciences et les sensibilités.
Ne craignez rien messieurs les occidentaux, c’est un choix libre dicté notamment par les profondes déceptions  et les plaies ouvertes de ces populations affamées,  asservies, terrorisées, désespérées et étouffées. Nos progressistes par exemple chantent de beaux slogans mais ils abdiquent facilement non devant le bâton mais devant la carotte.
C’est vrai, il y a islam et islam, la production qui  y est attachée est énorme. Le problème qui se pose à ce niveau là est lié au retard culturel de ces pays. Une révolution  culturelle qui se fixe comme objectif le renouvellement des cadres juridique, politique, culturel et social serait  la base d’un humanisme islamique qui rejoint celui élaboré par l’Occident depuis seulement quelques siècles.Or malheureusement rien n’a été entrepris à ce niveau là.Les  essais et les investigations  relatifs à ce sujet  sont menés en Occident. Ce qui limite leur portée.
Une herméneutique dynamique et adéquate  fait défaut. Et ce sont ces régimes dictatoriaux qui s’y opposent car ils n’admettent point la libre pensée. La répression politique  a d’abord  entravé tout élan intellectuel visant le refondement de l’identité  de l’islam et de ses pratiquants. C’est ce qui a largement ouvert la voie à des théologiens bornés qui ont excellé dans la manipulation des masses misérables et misérabilistes.
Les forces politiques islamistes  qui ont accédé au pouvoir au Maroc et ailleurs sont conscients de ces enjeux. Un discours réalistes s’est substitué  chez eux aux discours démagogiques et populistes. Les occidentaux  doivent défendre les principe de la démocratie et non pas donner libre cours à leur méfiance pour participer à l’échec de ces expériences. Cela aurait des répercussions négatives sur le devenir de ces pays . Certainement au cas où l’étau des complots  internes et externes  presserait ces forces aux pouvoir ,elles pratiqueraient une fuite en avant et brandiraient  l’arme du populisme et de la démagogie en s’attaquant aux faux problèmes en vue de mobiliser les masses .
Les problèmes qui rongent une société comme la marocaine ne sont pas prioritairement ceux des droits de la femmes , des homosexuels ou du pouvoir des  théologiens … La misère, l’Injustice , le désespoir…LES VRAIS PROBLÈMES

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29-12-2011

Les mythes anciens sont générateurs de fanatisme et de guerres

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Le fantôme de Kim Jong-il hante (déjà) la Corée du Nord

Le Point.fr – Publié le 22/12/2011 à 07:39 – Modifié le 23/12/2011 à 10:40

Le jour du décès du dictateur, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant tandis qu’une tempête de neige se levait. Très officiellement.

Lorsque Kim Jong-il est mort samedi, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant. Très officiellement. © Ahn Young-joon / AP/Sipa


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Dame Nature a-t-elle salué la mémoire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il ? C’est en tout cas ce qu’affirme l’agence de presse du régime communiste jeudi. Lorsque Kim Jong-il est mort samedi, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant tandis qu’une tempête de neige se levait, a assuré KCNA.

Le mont Paektu est situé dans les confins septentrionaux de la Corée du Nord, près de la frontière chinoise. Il est considéré comme sacré par les Nord-Coréens, car le fondateur du pays, Kim Il-sung, père de Kim Jong-il, y avait établi un camp de guérilla antijaponaise du temps de la colonisation de la Corée par le Japon. L’historiographie officielle du régime assure que Kim Jong-il est né sur cette montagne en 1942. D’après les historiens étrangers, le dirigeant mort la semaine dernière naquit en réalité en Sibérie, où son père avait dû fuir les troupes japonaises.

« Merveille de la nature »

Selon KCNA, la tempête de neige s’est arrêtée brusquement mardi matin, laissant le soleil levant illuminer le sommet enneigé. À ce moment, « la signature de Kim Jong-il est apparue sur la montagne, indiquant Mont Paektu, montagne sacrée de la révolution« , a narré l’agence pour qui le phénomène a duré jusqu’en fin d’après-midi. Elle a ajouté qu’une lueur avait été aperçue sur le sommet lundi pendant une demi-heure, après l’annonce de la mort du dirigeant au pays.

KCNA a raconté une autre « merveille de la nature » intervenue autour d’une statue du fondateur du pays, Kim Il-sung, dans la ville de Hamhung (nord-est). « Mardi vers 21 h 20, une grue de Mandchourie a volé trois fois autour de la statue avant de se poser sur un arbre. La grue y est restée assez longtemps, la tête courbée, avant de s’envoler vers Pyongyang », la capitale, d’après l’agence nord-coréenne. KCNA a conclu : « Voyant ce phénomène, le directeur du site révolutionnaire de Hamhung et d’autres ont tous dit que même cette grue semblait attristée par la mort de Kim Jong-il, fils du ciel. »

Le fondateur du pays et son fils font l’objet d’un culte de la personnalité qui les élève quasiment au niveau divin. Ils ont créé la première dynastie communiste au monde, perpétuée avec la désignation du fils de Kim Jong-il, Kim Jong-un, comme nouveau dirigeant de la Corée du Nord. L’agence de presse officielle a assuré, mercredi, que cinq millions d’habitants de Pyongyang avaient rendu hommage à Kim Jong-il en 24 heures. La Corée du Nord compte 24 millions d’habitants.


Commentaires (22)

Cheveu le 23/12/2011 à 22:52

La Corée du nord

… a déjà tellement morflé que ces commentaires, exceptés celui de ERCK sont des coups dans des êtres déshumanisés à ce point là.

roseausage le 23/12/2011 à 18:14

Les mythes anciens sont générateurs de fanatisme et de guerres

Il y a mythologie et mythologie. Celle qui prévaut en Corée du Nord est archaïque, ridicule et justificatrice de l’état d’un pays navigant contre le courant moderniste. Celui-ci a pour mythologie la vitesse, la créativité, la démocratie… L’irrationnel l’emporte aussi bien chez les premiers que chez les seconds. La crise mondiale en est la preuve, Elle est provoquée par des agents conscients mais elle est décrite comme la peste qui envahissait l’Europe aux moyens Ages… Les propos et les informations de l’agence coréenne sacralisent le régime politique et divinise le chef de l’état. Autrement dit, il faut s’attendre à ce que des passions soient déchaînées au cas où cette vision du monde serait parasitée. En un mot c’est un foyer de fanatiques capables de tous chambouler en menant une guerre sacrée contre tout le monde… Ils en ont les moyens. Donc les mythes anciennes engendrent le fanatisme et la mort tandis que les modernes sont à l’origine des crises psychologiques et surtout financières.

Mc Coy le 23/12/2011 à 08:14

Mc Coy

Tiens cela me fait penser à cet épisode relaté dans les Évangiles lorsque Jésus mourut sur la croix et où il est dit que le voile du temple se déchira, où il y eu un grand tremblement de terre et où le ciel s’assombrit. Les journalistes ne rapportent pas encore les miracles faits par Kim Jong-il mais cela ne saurait tarder. A quand des pèlerinages en Corée du Nord ?

Culai le 22/12/2011 à 20:56

Nous, vous, eux…

… tous nous vivons dans un univers de manipulations politiques avec le concours servile des médias.
Pauvres Coréens ? J’en dirais pire de nous autres !

sonnie le 22/12/2011 à 20:53

C’est beau.

Pas d’accord avec vos commentaires : moi je dis que c’est tout à fait plausible. Le premier miracle c’est de voir tous ses sujets le pleurer, il y en a meme qui se jettent par la fenetre pour se suicider, tant ils sont tristes…
Et les prodiges sont là, mais vous etes sourds et aveugles à l’autre dimension je constate…

Erck le 22/12/2011 à 20:08

La grue symbole du pouvoir du temps de gogureyo

En 206 Av. J. C. , les Han prirent le pouvoir en Chine. Les Han étendirent leur pouvoir sur la Mandchourie et Joseon (actuelle Corée du Nord et du Sud réunie) au 1er siècle av. J. C… Quelques siècles plus tard, un dénommé Jumong prie les armes et alla défié la Chine. Son étendard était une grue. Symbole d’un pouvoir offert par le « Ciel » (dieux si ont peu le dire ainsi). A cette époque pour régner il fallait être soutenue par les dieux, respecter les cultes ancestraux très symboliques lu par des « sorcières » en lien direct avec la parole des dieux. Ainsi que de protéger le peuple du mieux que pouvait le roi. La famille régna et fonda le Gugeruyero qui devint la Corée plus tard.
Alors rien d’étonnant dans tout ça. Dans une société confucianiste, enclin à croire à la volonté des dieux, vouant un culte outranciè à leur roi depuis des siècles et n’ayant connu que ces préceptes, comment voulez-vous qu’un pays fermé au reste du monde soi aujourd’hui enclin à comprendre notre vision du monde.
Kim Il-sung a battit son pouvoir étatique sur le mythe des rois du Gogureyo, établissant un faux lien de parenté avec les 1er roi qui ont fondée ce pays. Le pouvoir ne peut être ainsi offert qu’au descendant que le roi et les dieux choisissent. Toute dynastie est fondée ainsi (ce fut le cas en France du temps de la monarchie).
La grue envoyé par les dieux il y a plus de deux mille ans refait son apparition. Pour nous c’est ridicule. Mais pour eux c’est un symbole.
Et je parie ma chemise que d’ici quelques temps un autre miracle de ce genre va avoir lieu pour Kim Jong Un, et que les dieux feront de lui leur envoyé pour régner sur la Corée car si un roi est choisi par les dieux, c’est pour qu’un homme règne sur la terre de Corée du Nord.
Je ne juge pas, je ne critique pas, mais ce culte de la personnalité existe depuis longtemps, et a disparu en Corée du Sud avec la mise en place d’une république, et il n’y a pas très longtemps.
Alors tous ce que l’on voit n’a vraiment rien d’étonnant si on s’intéresse un tout petit peu à la Corée. Même les gens qui crient et qui hurlent (sans larmes soi dit en passant) sont choquant pour nous, j’imagine que pour eux c’est montré leur amour au leader mort et à leur futur leader par la même occasion et surtout pour éviter de se faire torturer et assassiner si l’ont fait partie du « bureau ». Vous vous souvenez de ce que faisait Staline à tous ceux qui avaient la carte du parti et qui ne faisait pas ce que disait le bureau politique ? Et bien là, ce doit être pareil. Si ils ne veulent pas mourir de faim, ou torturer ou tuer, ont peu très bien se dire que tout ça est seulement une façon d’éviter des ennuis lourd de conséquences.

mystic07 le 22/12/2011 à 19:24

Mise en scène

Cela me fait penser à une mise en scène pour continuer à maintenir le peuple dans l’ignorance et mieux le gouverner.

lepointilleux le 22/12/2011 à 19:05

Miracle de la propagande !

Un vrai miracle de la propagande en tout cas, comme c’est beau. Ce pauvre peuple est à plaindre car si ses généraux feignent de voir des grues de Mandchourie, ils marchent toujours au pas de l’oie.

Fricotin le 22/12/2011 à 18:52

C’est courant en Asie

Ce genre de superstition miraculeuse permet à certains de faire le deuil même si c’est de la foutaise.
Ça les rassure de croire que le défunt est déjà au paradis et qu’on envoie des signes aux vivants pour le faire savoir.
De tout temps, l’ignorance, l’illettrisme ont toujours trouvé refuge dans la superstition qui pas son côté miraculeux fait naitre de l’espoir aux vivants confrontés à la peur et la misère.

Porphyre le 22/12/2011 à 13:32

Pauvre Corée du Nord

Et voilà qu’un pays fervent du socialisme réinvente le miracle ! C’est une première, on n’avait jamais entendu parler d’un miracle étatique, même si la nature objective se substitue à la subjectivité de la foi ! Une certaine poésie dans l’image la grue attristée quand même. Comment s’étonner d’une telle naïveté de la part d’une population embrigadée depuis des décennies, prête à croire à tout, et pourquoi pas, au miracle ! Rien d’étonnant après les scènes d’hystérie collective aperçues à la télévision. Si le père fait des miracles, que va faire le fils ?

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28-12-2011

القاهرة: إيمان عبد المنعم الجزائر: سامية بلقاضيحزب  »النور » ينفي تأسيسه حركة النهي عن المنكر بمصر

حزب  »النور » ينفي تأسيسه حركة النهي عن المنكر بمصر

 

بعد تأخر استمر 7 أشهر، تستأنف اليوم محاكمة الرئيس المخلوع حسني مبارك، والتي قال بشأنها يسري عبد الرازق، رئيس هيئة الدفاع المتطوعة للدفاع عن مبارك، إن أحداث شارعي محمد محمود ومجلس الوزراء الأخيرتين ساعدت الهيئة على التوصل إلى أدلة ومستندات جديدة من شأنها أن تظهر براءة مبارك من تهمة قتل المتظاهرين أثناء الثورة المصرية وتلقي بالمسؤولية على عاتق عناصر خارجية.

أوضح عبد الرازق أنه خلال الأيام التسعين الماضية، والتي توقفت فيها جلسات المحاكمة، بسبب دعوى رد القاضي، تمكنت هيئة الدفاع من الحصول على مستندات ووثائق وشهود إثبات تدعم ثلاثة عوامل رئيسية مترابطة ما بين هذه الأحداث والثورة، وهي أن نوعية السلاح المستخدم في قتل المتظاهرين كلها واحدة، وأن موقع قنص المتظاهرين واحد، والتحريض على استفزاز الأمن سواء كان من الداخلية أو الجيش تم بذات الأسلوب والتكتيك.

وفيما تردد عن إنشاء هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر من طرف النور السلفي، أكد المتحدث باسم الحزب، يسري حماد في بيان صحفي، أن الترويج لخبر تأسيس الحزب لجماعة النهي عن المنكر والأمر بالمعروف عار من الصحة، مشيرا إلى أن الخبر يهدف لتخويف المصريين من الحزب. وأكد المتحدث باسم الحزب الإسلامي أن  »هناك أطرافا واسعة في الساحة السياسية المصرية باتت تخشى من الانتصار المحقق من طرف حزب النور، وعليه لا يستبعد الجهود المبذولة من طرف خصومه لزعزعة الثقة الشعبية التي يحظى بها في أوساط المجتمع في مصر ».

من جانب آخر، لم ينكر يسري حماد أن من أهداف حزب النور السلفي الدعوة لإصلاح المجتمع ونشر تعاليم الدين الإسلامي، إلا أنه أوضح أن ذلك لا يمكن أن يتم إلا في إطار القانون واحترام الحريات التي ينص عليها.  وبهذا الخصوص كانت جماعات الدفاع عن حقوق الإنسان في مصر وعدد من الناشطين السياسيين نددوا بدعوة حزب النور لنشر ما أسموه الفضيلة في المجتمع، على اعتبار أنها مساس للحريات الفردية واقتداء بجماعة النهي عن المنكر في السعودية، المعروف عنها تطبيق حدود صارمة لكل مخالف لتعاليم الدين في السلوك اليومي.

ومن تداعيات هذا الجدل، أعلن رئيس الوزراء الكندي، ستيفن هاربر، في حوار تلفزيوني، قلق بلاده من تراجع الحريات في مصر وصعود الإسلاميين، ما اعتبره إمكانية تدهور الأوضاع في مصر لتصبح أسوأ مما كانت عليه خلال عهد الرئيس السابق حسني مبارك.

وفي غضون ذلك، كشفت تقارير إخبارية أن الخلاف بين حزب الحرية والعدالة الإخواني والحزب السلفي بلغت أوجها، حيث استبعد رئيس الحزب الإخواني، محمد مرسي، فكرة إقامة تحالف مع السلفيين »، وقال  »ليس واردا إقامة أي نوع من التحالف مع حزب النور لأسباب عديدة منها الاختلاف في الفكر وآليات ووسائل التنفيذ ».

بينما أكد السيناتور الأمريكي الجمهوري ميتشل ماك كونيل، زعيم الأقلية مجلس الشيوخ الأمريكي في تصريح أدلى به لصحيفة   »روز اليوسف » المصرية أن الخلاف بين الإخوان والسلفيين امتد من الانتخابات البرلمانية ليشمل الرئاسيات، حيث أشار إلى وجود اتصالات بين السلفيين والإدارة الأمريكية لمنع الإخوان من الوصول إلى الرئاسة.

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28-12-2011

الشيخ داود عمران مالاسا، رئيس جماعة مسلمي نيجيريا، لـ »الخبر » »تفجيرات الأحد انتقام لاعتداءات المسيحيين في عيد الأضحى الماضي »

 »بوكو حرام » ضخّمها الإعلام وعدد أفرادها لا يتجاوز الألف

 

كشف الشيخ داود عمران مالاسا، رئيس جماعة تعاون المسلمين في نيجيريا، لـ  »الخبر »، أمس، خلفيات التفجيرات الدموية التي استهدفت أعياد المسيحيين في نيجريا، الأحد الماضي، مرجعا ذلك إلى  »عمليات انتقام ».

قال الشيخ عمران، الذي يرأس هذه الجماعة الخيرية التي تنبذ العنف، إن  »جماعته تعارض فكر جماعة بوكو حرام، لكن ذلك لا يمنع من كشف الحقيقة للرأي العام الدولي حول حقيقة ما يجري في نيجيريا من اقتتال طائفي يدفع ثمنه المسلمون أكثـر من المسيحيين ».

وأوضح المتحدث بقوله:  »ما حدث يوم الأحد الماضي من تفجيرات دوافعه انتقامية للعشرات من المسلمين الذين قُتلوا، في عيد الأضحى الماضي، في مدينة جوس، على أيدي مسيحيين متطرفين، لكن لا أحد اهتم لهذا الأمر ».

وبالنسبة للشيخ مالاسا، فإن  »تفجيرات الكنائس هذه المرة هي رد فعل انتقامي من مسلمين متشددين على أفعال متشددين مسيحيين، كما أن تفجيرات الأحد هي رد فعل على مقتل زعيم جماعة بوكو حرام، السنة الماضية، على أيدي أفراد من الشرطة. ولهذا ترى استهداف مقرات الشرطة بين الحين والآخر ». وأشار المتحدث:  »التفجيرات وقعت في مناطق مختلفة وهذا للدلالة على وجود تنظيمات أخرى، غير جماعة بوكو حرام الموجودة فقط في شمال البلاد ».

وبخصوص هوية جماعة بوكو حرام النيجيرية، قال الشيخ عمران مالاسا إن  »تسمية بوكو حرام هي تسمية صحفية أطلقها الإعلام النيجيري الذي يسيطر عليه المسيحيون، وتعني تحريم تعليم اللغة الأجنبية، بينما الاسم الحقيقي لبوكو حرام هو جماعة أهل السنة والكتاب ». وهذه الجماعة، حسبه،  »توجد في شمال نيجيريا فقط وعدد أفاردها لا يتعدى الألف شخص، منهم من يدين بالولاء لتنظيم القاعدة، وهم يتمسكون بتعليم الكتاب والسنة، ويرفضون التعليم الأجنبي ».

وسجل الشيخ داود مالاسا أن  »الإعلام المحلي والدولي، في إطار مؤامرة مقصودة، قاموا بتضخيم جماعة بوكو حرام، وإعطائها حجما أكبر من حجمها الحقيقي، لأن التطرف في نيجيريا هو مسيحي ومسلم، والمتطرفون المسيحيون أخطر من المسلمين، كما يظهر ذلك في مدينة جوس بالتحديد ».

وأجاب الشيخ مالاسا على سؤال  »الخبر » بخصوص مطالب مسلمي نيجيريا، بالقول:  »نداؤنا للعالم العربي والإسلامي بأن ينتبهوا لوجود إخوان لهم في العقيدة يُذبحون في نيجيريا، وللأسف لم نجد اهتماما بنا، ولا نعرف ماذا أصاب مسلمي العالم ». وأضاف:  »المسلمون في نيجيريا هم الأغلبية بما يفوق 65 بالمائة، ورغم ذلك هم مضطهدون ». وقال الشيخ عمران مالاسا إن  »أحوال المسلمين ساءت بقدوم الرئيس الحالي غودلاك جوناتان، وهو مسيحي بالمناسبة، خلفا للرئيس الراحل عمر يارادوا، وهو مسلم الديانة ».

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31-08-2011

Friedrich Nietzsche ET l’ISLAM

Friedrich Nietzsche ET l'ISLAM dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média Friedrich_Nietzsche 

 

Friedrich Nietzsche

 

Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) – Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière [...] Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! [...] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure: on en devine la cause… Le christianisme, l’alcool – les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen].

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison: l’Islam suppose des hommes pleinement virils.

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

 

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21-08-2011

Pour une lecture du Coran renouvelée: la leçon d’un grand islamologue

Pour une lecture du Coran renouvelée: la leçon d’un grand islamologue

 

Michel Cuypers applique au livre sacré de l’islam les méthodes déjà appliquées à la Bible. Les résultats sont stupéfiants. Par exemple, contrairement à ce que prétendent les zélateurs de la guerre sainte, les versets les plus belliqueux du Coran n’ »abrogent » pas, en réalité, ceux qui sont plus tolérants et pacifiques

par Sandro Magister

 

http://data.kataweb.it/kpmimages/kpm3/misc/chiesa/2007/05/20/59001.gif

 

 

ROMA, le 4 juin 2007 – 38 musulmans compétents avaient signé, en octobre dernier, une « Lettre ouverte à Sa Sainteté le pape Benoît XVI » qui commentait son discours du 12 septembre à Ratisbonne. Aujourd’hui, les signataires sont 100.

Leurs noms et leurs qualifications sont indiqués à la fin de la « Lettre », qui a fait l’objet d’une grande rediffusion par « Islamica Magazine », le trimestriel édité aux Etats-Unis et imprimé en Jordanie qui en avait assuré le premier la publication.

Ces 100 personnes appartiennent à plusieurs dizaines de nations et aux divers courants de la pensée musulmane, sunnites et chiites: un événement rarissime. Parmi eux figure Aref Ali Nayed, dont www.chiesa a déjà publié en avant-première deux essais qui commentent le discours de Ratisbonne; il intervient à nouveau dans le dossier consacré par « Islamica Magazine » aux idées concernant la foi, la raison et la violence que Benoît XVI avait exposées à Ratisbonne.

Le 11 mai dernier, Nayed a donné une « lectio » à Rome, à l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie (PISAI), sur le thème de la « compassion » comme premier attribut de Dieu dans la théologie musulmane. Dans le passé, Nayed – qui exerce des responsabilités à l’université de Cambridge et est musulman pratiquant « d’obédience acharite en théologie, malikite en jurisprudence et chadhilite-rifai pour ce qui est de l’orientation spirituelle » – a également été enseignant au PISAI pendant deux ans.

Dans le public qui a écouté sa « lectio » se trouvaient des représentants des ambassades des Etats-Unis, de Russie e d’autres pays. Etait également présent le directeur d’ »Islamica Magazine », le Jordanien Sohail Nakhooda.

Le lendemain, 12 mai, accompagné par le père Miguel Angel Ayuso Guixot, directeur du PISAI, Nayed a eu des entretiens à la secrétairerie d’état au Vatican.

L’un des points critiques qui rendent difficile la compréhension entre chrétiens et musulmans est l’interprétation du Coran. La « Lettre des 100″ n’aborde pas directement la question, même si elle est présente en toile de fond.

En revanche un certain nombre de chercheurs sérieux, musulmans ou chrétiens, travaillent depuis longtemps à de nouvelles interprétations du Coran.

Du côté musulman, la recherche se fait de manière confidentielle et, jusqu’à présent, avec un effet très faible par rapport les lectures dominantes.

Du côté chrétien, les travaux sont davantage menés au grand jour. Mais ils demandent beaucoup plus d’attention qu’ils n’en obtiennent.

Une importante interview sur ce sujet a été publiée dans le n° 4 de 2007 de la revue « Il Regno », éditée à Bologne par les Prêtres du Sacré-Cœur.

L’interviewé est Michel Cuypers, 65 ans, belge, Petit Frère de Jésus, la communauté religieuse fondée au XXe siècle par Charles de Foucauld.

Cuypers a passé douze ans en Iran, d’abord dans une léproserie à Tabriz, puis comme étudiant en langue et littérature persanes à Téhéran. Il a obtenu un doctorat en littérature persane à l’université di Téhéran en 1983. Il a ensuite étudié l’arabe en Syrie et en Egypte et en 1989 il est parti pour Le Caire, où il réside.

Il est chercheur à l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales, fondé au Caire il y a un demi-siècle par les dominicains islamologues Georges Anawati, Jacques Jomier et Serge Beaurecueil.

Depuis 1994 Cuypers a entièrement concentré ses études sur la composition du texte du Coran, en employant la méthode de l’analyse rhétorique. Ses articles et essais sont de plus en plus appréciés, y compris par des spécialistes musulmans. En mai il a publié, en France, un ouvrage consacré à l’analyse d’une sourate du Coran: « Le Festin. Une lecture de la sourate al-Mâ’ida », préfacée par l’éminent chercheur musulman Mohamed-Ali Amir-Moezzi.

L’interview publiée par « Il Regno », réalisée originellement en français, est de Francesco Strazzari. La voici:

La Bible, le Coran et Jésus: comment arriver au coeur du credo musulman

Interview de Michel Cuypers

D. – Fr. Michel Cuypers, que signifie votre recherche? Pourquoi ce livre: « Le Festin. Un lecture de la sourate al-Mâ’ida »?

R. – Depuis une dizaine d’années, je poursuis une recherche sur la composition du texte du Coran, à l’aide d’une méthode qui a fait ses preuves dans les études bibliques, appelée « analyse rhétorique ». Celle-ci est l’aboutissement de deux siècles et demi d’études sur la Bible, et a été excellemment systématisée depuis vingt ans par Roland Meynet, jésuite, professeur de théologie biblique à l’Université Grégorienne, à Rome.

Cette méthode est en fait la redécouverte des techniques d’écriture et de composition que les scribes du monde sémitique ancien mettaient en œuvre pour rédiger leurs textes. Le mot « rhétorique » est donc ici à prendre au sens précis de « l’art de la composition du texte » (qui correspond seulement à une partie de ce qu’Aristote entendait par rhétorique: la « dispositio »).

Cette rhétorique biblique et, plus largement, sémitique diffère totalement de la rhétorique grecque dont toute notre culture occidentale a hérité (et même la culture arabe, après son ouverture à l’héritage grec).

Elle est fondée sur un principe simple: la symétrie, laquelle peut prendre la forme de parallélismes synonymiques, antithétiques, ou complémentaires (vous reconnaissez les trois sortes de parallélismes que l’exégèse biblique, à la suite de Robert Lowth et ses « Leçons sur la poésie sacrée des Hébreux », paru en 1753, a mis en évidence, dans les psaumes), ou encore la forme du chiasme ou « parallélisme inversé » (AB/B’A'), et enfin du « concentrisme », quand figure un centre entre les deux versants symétriques du texte (AB/x/B’A').

Ces correspondances se présentent à divers niveaux textuels: membres, groupes de membres etc., jusqu’à sept ou huit niveaux, pour des textes importants. C’est le repérage de ces symétries qui permet le découpage du texte en unités sémantiques, et la mise en évidence de sa structure, laquelle oriente à son tour son interprétation. Tel est en effet le but final de ces techniques d’analyse, comme de toute exégèse: comprendre le sens du texte. Ma recherche est donc tout à fait interdisciplinaire, puisque j’applique au Coran un système d’analyse issu des études bibliques.

Bien sûr, au départ, ce n’était qu’une hypothèse de recherche: il fallait vérifier si effectivement l’analyse rhétorique biblique était applicable au Coran. J’ai commencé par analyser de courtes sourates, et très rapidement j’ai acquis l’évidence que ce système convenait parfaitement pour l’analyse du texte coranique: je n’avais rien à changer à la théorie, tous ses principes se vérifiaient exactement dans le texte du Coran.

Après l’étude d’une trentaine de sourates brèves, réputées dater des débuts de la prophétie muhamadienne, j’ai voulu entreprendre l’analyse d’une longue sourate. J’ai choisi la sourate 5 (appelée habituellement « la Table dressée », en arabe al-Mâ’ida), parce qu’elle serait, selon la tradition, chronologiquement la dernière: ainsi aurait été vérifiée la pertinence de la méthode à la fois pour le début chronologique du Coran, et pour la fin. Ce qui permettrait d’extrapoler raisonnablement et d’affirmer que, selon toute vraisemblance, la totalité du Coran est construite selon ces mêmes principes de composition.

D. – La rhétorique comme analyse de la structure du Coran: pourquoi? Avez-vous pratiqué précédemment une lecture « atomiste »?

R. – C’est une expérience absolument commune à tout lecteur – en tout cas à tout lecteur non musulman qui n’a pas grandi avec ce texte depuis son enfance – d’être déconcerté et vite découragé par l’apparent désordre du texte coranique. Celui-ci ne se déroule pas de manière linéaire, comme le développement progressif d’un ou de plusieurs thèmes, tel que nous l’a appris la rhétorique grecque. Les sujets, dans le Coran, s’entremêlent; un thème à peine abordé est aussitôt interrompu, pour réapparaître éventuellement plus loin. Des incises introduisent parfois un sujet totalement étranger au contexte. Bref, le lecteur a très vite l’impression d’une totale incohérence, et se trouve emporté malgré lui dans une lecture atomiste de fragments indépendants les uns des autres.

Remarquez qu’il n’y a pas que nous, Occidentaux modernes, à avoir cette impression. Déjà dans le Coran, des nouveaux musulmans font remarquer la chose au Prophète (Coran 25, 32), et dans les premières générations musulmanes, certains critiqueront cet aspect du Coran, ce qui donnera lieu à toute une série d’ouvrages qui tenteront de justifier la cohérence (nazm) du Livre. Leurs arguments, à vrai dire, ne sont pas convaincants, et ne portent que sur des détails, en sorte que le problème demeura entier.

Les islamologues occidentaux modernes pendant longtemps ont simplement pris acte de cette incohérence du texte, comme un fait d’évidence. Et comme ils pratiquaient tous la méthode historico-critique, ils trouvaient dans les incohérences du texte des arguments pour détecter des couches rédactionnelles, des insertions tardives ou des remaniements du texte qu’ils n’hésitaient pas parfois à restituer dans un ordre plus « logique », en déplaçant certains versets.

La recherche d’un ordre du texte apparaissait donc comme un vrai défi. Quelques rares islamologues ont, dans les années 1980, tenté de comprendre la composition des brèves sourates de l’époque mekkoise (la première époque de la révélation coranique), avec des résultats très partiels. Mais eux-mêmes déclaraient qu’il était désormais impossible de trouver un ordre quelconque dans les longues sourates composites de l’époque médinoise (les sourates qui se situent au début du texte du Coran, mais qui sont chronologiquement réputées les dernières). Comme mes analyses sur les brèves sourates avaient donné des résultats tout à fait positifs, il fallait tenter l’essai sur les longues sourates médinoises. D’où est né Le Festin.

D. – En quoi votre lecture diffère-t-elle des autres lectures?

R. – Essentiellement, dans le fait que l’analyse rhétorique du texte permet une lecture contextuelle. Le morcellement du texte a sans doute été la principale raison pour laquelle tous les commentaires classiques commentent le texte verset par verset, de manière « atomiste », en dehors de toute considération du contexte littéraire immédiat de ces versets. C’est aussi la raison pour laquelle ils expliquent les versets par des éléments externes au texte, ce qu’ils appellent techniquement les « occasions de la révélation »: en recourant à des anecdotes ou des faits de la vie du Prophète, puisés dans les traditions (hadîths) attribués au Prophète ou à ses compagnons, ils donnent la raison historique pour laquelle tel ou tel verset a été révélé, lui donnant ainsi un certain sens.

Or, quand un verset est resitué dans son contexte, délimité par la structure textuelle dont il fait partie, son véritable sens apparaît souvent sans qu’on ait besoin de recourir à ces « occasions de la révélation », dont on peut penser que, le plus souvent, elles ont été forgées post eventum, pour expliquer les obscurités du texte.

Je donne un exemple. Le verset 2,106 fait dire à Dieu: « Dès que Nous abrogeons un verset ou dès que nous le faisons oublier, nous le remplaçons par un autre, meilleur ou semblable ». Ce verset est présenté par les juristes, les fuqahâ’, comme le fondement coranique de leur théorie de l’abrogation, selon laquelle certains versets du Coran en abrogent d’autres. Cette théorie a permis de résoudre d’apparentes contradictions entres les versets, surtout les versets normatifs. On a donc considéré que les versets les plus récents abrogeaient les plus anciens, et pour déterminer quels étaient les versets les plus récents, on a admis a priori que les versets les plus durs et les plus restrictifs devaient être les plus récents et qu’ils abrogeaient les versets plus doux ou plus tolérants, qui les précédaient.

Or, pour en revenir au verset 2, 106, si on le resitue dans son contexte, on voit qu’il ne veut absolument pas dire cela: c’est une réponse à des juifs qui protestaient contre Muhammad parce qu’il avait proclamé, dans sa récitation du Coran, des versets de la Torah, tout en les modifiant. A cette accusation de « falsification », Dieu répond qu’il est libre d’abroger une révélation antérieure par une nouvelle, meilleure. Il s’agit donc d’une abrogation de la Torah par le Coran et non du Coran par lui-même.

Bien que plusieurs savants musulmans, au cours du XXe siècle, et encore tout récemment l’islamologue français Geneviève Gobillot ont dénoncé avec force cette erreur d’interprétation, elle continue à avoir largement cours. Cette question est d’une extrême actualité, car les extrémistes islamistes se servent de l’argument de l’abrogation pour considérer notamment que les versets les plus durs de la sourate 9 (versets 29, 73), incitant les musulmans à combattre les infidèles, abrogent à peu près 130 versets plus tolérants qui ouvrent les voies d’une coexistence pacifique entre les musulmans et les autres communautés.

Fidèles à la logique de l’abrogation telle qu’ils la comprennent, les extrémistes estiment (comme déjà certains commentateurs anciens) que la sourate 9 est la dernière sourate révélée, abrogeant notamment les versets plus « ouverts » et tolérants de la sourate 5, alors que tout, dans cette dernière, montre qu’il s’agit d’un texte-testament, qui clôt la révélation.

D. – Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela?

R. – La seule analyse rhétorique ne permet pas d’arriver à cette conclusion. Mais c’est encore une contextualisation de la sourate qui y conduit, mais cette fois, dans le cadre d’une approche intertextuelle. Cette sourate contient en effet plusieurs citations tout à fait claires de la Bible ou de textes para-bibliques: la révolte des fils d’Israël qui refusent d’entrer dans la Terre sainte (reprise du livre des Nombres), l’assassinat d’Abel par Caïn, la loi du talion, une sentence de la Mishna (reprise textuellement), des scènes apocryphes de l’enfance de Jésus, ainsi qu’une évocation assez mystérieuse de la dernière Cène (d’où le titre de la sourate).

Ces choses sont connues depuis longtemps. Mais une lecture attentive du texte révèle nombre d’autres réminiscences bibliques, moins apparentes mais non moins réelles, qui, mises ensemble, ne laissent aucun doute sur l’arrière-fond deutéronomique de la sourate: le mélange de lois et de récits, le thème central de l’Alliance, celui de l’entrée dans une terre sainte, le vocabulaire (répétition de « l’aujourd’hui » de Dieu, les injonctions à l’obéissance aux préceptes, etc.).

Or, le Deutéronome se présente comme le testament prophétique de Moïse qui clôt le Pentateuque, la Torah: il meurt d’ailleurs en fin du livre. Selon la tradition, la sourate 5 aurait été révélée lors du solennel pèlerinage d’adieu du Prophète, qui serait mort très peu de temps après. La similitude de situation est frappante, si ce n’est que Moïse n’entre pas lui-même dans la Terre sainte, alors que Muhammad, lui, se trouve, avec sa communauté triomphante dans la terre sainte du sanctuaire de la Mecque.

Le récit de la révolte des fils d’Israël, s’il figure d’abord dans le livre des Nombres, est repris dans le Deutéronome. Or, ce récit est la clé de compréhension de toute la sourate 5: il figure le refus des gens du Livres, juifs et chrétiens, d’entrer dans l’alliance islamique, alors que les musulmans, eux, y sont entrés. Tout à la fin de la sourate, l’évocation de la Cène est encore liée à la thématique de l’Alliance, dans un contexte où se lisent des traces du discours d’adieu de Jésus, en saint Jean, autre discours-testament. Enfin, il faut remarquer que la sourate se termine par le jugement de Jésus qui nie formellement devant Dieu avoir proclamé être le fils de Dieu et proclame solennellement, au contraire, le plus pur monothéisme (5, 116-117).

Tel est le dernier mot, chronologiquement parlant, de la révélation coranique, et il correspond exactement à la fin du texte du Livre, puisque la sourate 112 proclame le même monothéisme intransigeant, niant toute filiation en Dieu (les sourates 113 et 114, deux prières qui ne figuraient pas dans certains codex primitifs, doivent être considérées comme un encadrement liturgique du Coran, avec la sourate 1: la sourate 112 est donc la conclusion réelle du Livre).

D. – Est-ce que vous considérez qu’il est important maintenant d’aborder le Coran avec une méthodologie scientifique, à l’instar de l’herméneutique et de l’exégèse biblique?

R. – Je le crois de la première importance, en effet. L’exégèse traditionnelle, après avoir donné tout ce qu’elle pouvait, a épuisé ses ressources depuis longtemps: pendant des siècles on n’a fait que répéter les commentaires des trois ou quatre premiers siècles de l’hégire. Les grands commentaires classiques restent des références et il faut les consulter, notamment pour les questions de grammaire ou de philologie. Mais ils ne peuvent guère répondre aux préoccupations de l’homme moderne, qui vit dans un tout autre monde.

C’est bien pourquoi sont apparus, au XXe siècle, d’importants commentaires idéologiques, dont les plus connus sont ceux de l’Indo-pakistanais Mawdûdî et de l’Egyptien Sayyid Qutb, l’idéologue des Frères musulmans. Ce sont des interprétations du Coran en fonction de préoccupations sociales et politiques actuelles. Les courants islamistes contemporains s’en réclament directement. Leur slogan est celui du retour au Coran, au-delà de toutes les déviances et décadences de l’histoire de la communauté musulmane. Mais c’est bien là la question: comment « revenir au Coran »?

La voie la plus rapide et la plus facile est de projeter sur le Coran ses propres aspirations, en manipulant le texte à volonté. Un nombre croissant d’intellectuels musulmans dénoncent vigoureusement cette manière de procéder et réclament une étude scientifique du texte, comme les chrétiens l’ont fait pour la Bible. Le chemin est évidemment beaucoup plus long et laborieux, et les résultats en sont imprévisibles, d’où peut-être, la crainte qu’elle suscite. Du côté musulman, la recherche dans ce sens n’en est (à quelques exceptions près) qu’à ses premiers balbutiements, alors que l’orientalisme, depuis un siècle et demi, a déjà fourni une masse énorme de données (que l’on peut trouver notamment dans l’ »Encylopédie de l’Islam », et la toute récente »Encyclopaedia of the Qur’ân »). Les grands centres de théologie musulmane, comme l’Université al-Azhar, au Caire, restent jusqu’à ce jour très méfiants à l’égard de ces méthodes modernes.

D. – Comment arriver au cœur du Coran, sans se laisser prendre par les diverses traditions interprétatives qui peuvent en faire dévier?

R. – La « méthode », si l’on peut dire, n’est pas différente de celle que requiert toute autre recherche scientifique, et c’est l’esprit critique. Cela demande toute une ascèse de l’esprit: savoir prendre du recul par rapport à l’objet d’étude, être prêt à remettre en question les idées reçues et à découvrir l’inattendu (il n’est pas vrai qu’on ne trouve que ce que l’on cherche!), rien affirmer sans en avoir fait la démonstration, se plier, dans l’étude du texte, à la discipline des sciences humaines modernes (linguistique, histoire, critique littéraire, notamment).

Le penseur français d’origine algérienne, Muhammad Arkoun, a dit avec raison et quelque humour que la manière la plus efficace de lutter contre la violence et le terrorisme des extrémistes islamistes serait d’imposer, dans le cycle d’éducation des jeunes, la lecture de l’Encyclopédie du Coran, fruit de ce type d’approche scientifique et critique du Livre. La grande difficulté, au Moyen-Orient, est que l’éduction repose essentiellement sur la tradition et la mémorisation, et non sur la réflexion et l’esprit critique. Il y a là un phénomène de culture qui rend problématique le progrès scientifique en général, et l’évolution de l’exégèse en particulier.

D. – Est-ce que votre approche du texte coranique peut donner l’impression d’attaquer l’islam, ou au contraire, de parvenir à la pureté de la foi coranique?

R. – L’islam ne s’est pas construit à partir du Coran seul. Les traditions (hadîths) attribuées au Prophète qui forment la sunna (ou les traditions remontant aux imams, pour les chiites), et ensuite l’élaboration du droit musulman (le fiqh) et de la loi (chari’a) ont joué un rôle au moins aussi important, sinon plus. Le commentaire (tafsîr) du Coran fait partie de cette Tradition, et s’appuie en très grande partie sur les hadîths sensés expliquer le texte en fournissant les « circonstances de la révélation ».

L’analyse rhétorique prend le texte tel qu’il est, dans sa version canonique, et seulement le texte. Méthodologiquement, elle fait abstraction de la Tradition (du moins dans un premier temps). Et comme elle aborde le texte d’une toute autre façon que la Tradition, elle aboutira souvent à des interprétations qui ne concordent pas avec celle-ci. Pour autant, elle n’attaque en rien ce qui fait le cœur de la foi musulmane, tout au contraire: elle la met davantage en lumière, en la débarrassant d’ajouts qui l’ont encombrée, au long de l’histoire.

L’exemple que j’ai donné plus haut en est une preuve: la fin chronologique de la révélation muhammadienne (fin de la sourate 5) et la conclusion du Livre (la sourate 112) ont un contenu strictement identique, soulignant le fait que le monothéisme islamique rejette rigoureusement l’idée de la filiation divine de Jésus. On est là au cœur du credo musulman. On pourrait encore donner l’exemple de l’évocation de la Cène, dans les versets 112-115. Les commentaires traditionnels sont extrêmement décevants, traitant le texte comme un récit merveilleux, décrivant avec complaisance la riche nourriture du repas que Dieu fait descendre du ciel.

Or, une lecture attentive du texte y repère nombre de réminiscences du discours sur le pain de vie, en saint Jean, chapitre 6, ce qui donne immédiatement une toute autre dimension au texte, comme allusion à la nouvelle alliance apportée par Jésus et le choix qui s’impose aux apôtres (et aux chrétiens après eux) d’entrer dans cette alliance ou de la dépasser, dans l’alliance apportée par Muhammad. La lecture contextuelle et intertextuelle permet de sortir de l’anecdotique pour rejoindre des dimensions théologiques ignorées des commentateurs anciens, et cependant tout à fait conformes à la foi islamique.

D. – Est-ce que les théologiens musulmans vont comprendre que l’analyse rhétorique du texte ouvre à une interprétation du texte qui devrait permettre un renouveau de l’exégèse coranique, comme elle le fait pour l’exégèse biblique?

R. – Ces choses-là prennent du temps. Souvenons-nous des difficultés rencontrées par l’exégèse moderne avec l’Eglise catholique, à ses débuts. Il y a aussi des écoles de pensée: l’analyse rhétorique biblique a dû s’imposer, non pas contre, mais à côté de l’approche historico-critique de la Bible, qui a longtemps été la seule école reconnue.

Vu l’énorme poids de la tradition en islam, on peut prévoir que les choses y avanceront plus lentement (« avec une vitesse géologique » plaisantait un grand connaisseur de l’islam!). Ce sera sans doute la tâche lourde et difficile des intellectuels musulmans, ayant parfaitement assimilé l’esprit scientifique moderne, de faire le lien entre les théologiens traditionnels et les approches nouvelles du texte coranique. Ces intellectuels, eux, sont parfaitement conscients de l’enjeu. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à solliciter une préface pour mon livre de la part d’un éminent chercheur musulman, le professeur Mohamed-Ali Amir-Moezzi.

D. – L’analyse rhétorique situe le Coran dans le contexte de la littérature sémitique antique. Qu’est-ce que cela comporte? Quelles en sont les conséquences?

R. – Cela suppose d’abord que l’on considère le Coran en tant que texte littéraire. Déjà dans les années 1930, le grand penseur et écrivain égyptien Taha Husein réclamait le droit de lire le Coran comme œuvre littéraire, aux côtés d’Homère ou de Shakespeare. Le fait d’analyser le Coran sous l’angle de la rhétorique sémitique, situe en effet ce texte dans le cadre de la littérature sémitique de l’Antiquité tardive.

On sait les résistances de l’islam traditionnel à une telle approche, puisque le Coran y est considéré comme Parole divine, descendue du Ciel, où elle est conservée sur une Table céleste. Cette Parole est par conséquent supposée n’avoir aucun lien d’origine avec quelque réalité terrestre. Cette position théorique ne tient évidemment pas dans la pratique: le Coran est écrit en « langue arabe claire », comme il le dit lui-même, une langue qui a donné prise, dès les débuts de l’exégèse coranique, à des analyses grammaticales et lexicologiques, en lien avec la langue arabe existante, en un lieu et une époque bien définis.

Dès lors, on ne voit pas pourquoi cela poserait un vrai problème théologique de considérer la composition du texte sous l’angle de sa similitude avec la composition des autres textes sémitiques de l’Antiquité? La rhétorique, comme nous l’avons définie, n’est pas autre chose, en somme, qu’une grammaire du texte, à un niveau supérieur de la grammaire des mots et de la phrase.

En dehors de cette difficulté possible, les musulmans devraient se réjouir de découvrir que ce texte, tant décrié par certains pour son incohérence, est en fait très bien construit, avec beaucoup de finesse, je dirais même, parfois jusqu’à la sophistication. A condition, bien sûr, d’accepter qu’il puisse y avoir une autre logique et une autre rhétorique que celles de la tradition grecque! Certains musulmans un peu pressés pourront même y voir une preuve du caractère miraculeux du Coran!

D. – Une question qui est sur toutes les lèvres: est-ce que tout le Coran doit être pris à la lettre? Qu’est-ce qui peut en être laissé au passé?

R. – La question se pose aussi pour la Bible, et la réponse que l’on peut donner est la même. L’exégèse a pour tâche première de dire la lettre du texte, aussi fidèlement que possible. Mais cette lettre est elle-même d’emblée très complexe et pleine de contradictions, apparemment impossibles à concilier. D’où la nécessité d’une interprétation qui tienne compte non seulement du détail du texte, mais aussi de l’ensemble du Livre.

Et si l’on croit que ces textes fondateurs sont des textes vivants qui ont encore quelque chose à nous dire aujourd’hui, on ne saurait faire abstraction, dans la lecture, de l’évolution morale et spirituelle de l’humanité. Déjà le grand penseur réformiste égyptien, le cheikh Muhammad Abduh (m. 1905), affirmait que l’on ne pouvait pas mettre tous les versets du Coran sur le même plan: beaucoup d’entre eux sont des versets circonstanciels, qui valaient pour une situation donnée, celle de la fondation de la communauté musulmane, à présent révolue depuis longtemps.

A côté de ces versets, il en est d’autres qui reflètent une sagesse universelle, valable pour tous les temps, et c’est sur eux qu’il faut fonder la foi et la pratique religieuse. C’est ce que font, dans leur « Lettre ouverte à sa sainteté Benoît XVI », les cent intellectuels signataires, dont un grand nombre de « grands muftis » de différents pays: ils mettent en avant des versets qui permettent un convivium pacifique des musulmans avec les autres communautés humaines.

Cela peut signifier qu’ils considèrent implicitement les versets combatifs, que l’on trouve notamment dans la sourate 9, déjà citée, comme caducs dans leur application. Mais il faudrait que cela soit déclaré officiellement, en toute clarté, et considéré comme définitif et irréversible. Ici, on se heurte à une autre difficulté: celle de l’absence de Magistère, en islam, qui puisse faire une telle démarche.

D. – Encore une question: avec les musulmans, le dialogue est-il culturel ou religieux? Un débat en cours (cf. Benoît XVI).

R. – Sans entrer ici sur l’opportunité ou non des remaniements structurels de la Curie pontificale, il me semble évident que le dialogue avec les musulmans, comme avec les autres religions, ne peut être que les deux à la fois.

Si l’on croit aux déclarations du Concile Vatican II, dans « Nostra Aetate », sur les religions, et notamment sur les musulmans, il est clair que l’islam représente une religion majeure de notre temps, plus proche du christianisme, par ses racines historiques, que la plupart des autres religions. Elle a certes un statut différent que le judaïsme, l’arbre sur lequel a été greffé le christianisme, mais elle possède des traits communs essentiels avec notre foi, signalés par le texte conciliaire.

L’épître aux Hébreux ne dit-elle pas aussi que « celui qui s’approche Dieu doit croire qu’il existe et qu’il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (He 11,6)? En écho, le Coran déclare à deux reprises que « ceux qui croient (les musulmans), les juifs, les sabéens et les chrétiens – quiconque croit en Dieu et au dernier Jour et fait le bien – n’éprouveront aucune crainte (de l’enfer) et ils ne seront pas affligés » (5, 69 et 2, 62).

Mais il est vrai que l’islam n’est pas seulement une religion, mais aussi une vaste et multiple culture (tout comme le christianisme), et que cet aspect doit également faire partie du dialogue. Le père Georges Anawati, fondateur de l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales du Caire, aimait à répéter: « Pas de culture sans religion, pas de religion sans culture ».

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La revue qui a publié l’interview, dans son n° 4 de 2007:

> Il Regno

 

Posté par TAHRI dans ISLAM : islamisme-Islamologir-Islamophobie-Soufisme-Terrorisme-Média | Pas encore de commentaires »

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