09-02-2009

Nass El Giwane :mémoire à explorer et enseignement à tirer

LES NASS EL GHIWANE : MEMOIRE A EXPLORER ET ENSEIGNEMENT A TIRER
Plomb et Utopie
L’euphorie issue de l’Indépendance du pays n’était plus qu’une réminiscence. Libertés publiques en péril, ascenseur social  réservé pour une minorité, lassitudes et désespoir généralisés.
Une décennie et demi s’était alors écoulée, le marocain sidéré et stoïque mais point résigné voyait défiler devant ses yeux une spirale d’événements  mystérieux et désagréables. Contraint d’avaler les flots de l’amertume, les rêves d’un Maroc prospère, libre et équitable  faillaient voler en éclat.
Le traumatisme politique provoqué par le crime perpétré à l’égard de Mahdi Ben Barka , par la débâcle fracassante des armées arabes ainsi  que par la scandaleuse profanation sioniste de la Mosquée Al Aqsa secouait incessamment une mémoire marocaine saignante  des suites des événements de 1965 . L’enjeu politique des autorités de l’époque consistait à cajoler une nouvelle élite minoritaire  au détriment d’une majorité  cible d’une paupérisation accélérée, les voies de  la bénédiction et de l’opulence  étaient ouvertes pour les uns  celles de la malédiction et de l’enfer pour les autres porteurs de germes de la contestation, de l’opposition et de la révolte. Deux coups d’état sanguinaires et spectaculaires  risquèrent de faire basculer le pays dans  l’inconnu. La fougue juvénile outrepassait les structures partisanes  et brandissait le drapeau de la résistance  politique face aux positions réactionnaires et conformistes tout en faisant fi de l’équilibre des forces  et surtout de l’expérience des leaders  des mouvements nationalistes. Le mouvement ittihadie subissait le calvaire des prisons et des tortures Des courants politiques radicaux avaient vu le jour et le pouvoir les avait matés impitoyablement. Les rêves se métamorphosaient en  de véritables cauchemars à un moment  où la guerre froide légitimait tous les abus  et les arbitraires. Les années où toutes les aspirations légitimes du peuple étaient considérées  comme de folles utopies, des mirages  à chasser de la terre et des cerveaux.
Un monde  déchiré et  agressif
Le monde était en effervescence, la guerre au Vietnam faisait rage. L’Amérique du Sud traversait une longue et horrible nuit déchirée sporadiquement par des voix rebelles telle celle  de Victor Jara qui, au milieu même du stade National  de Santiago ou le sang coulait à flots, n’hésitait pas à dénoncer la tyrannie. Pour avoir chanter  la vie et la liberté de son peuple, Pinochet l’a mutilé, torturé  avant de l’assassiner. L’Afrique se berçait d’illusions à l’image d’une Algérie encore fascinée par sa libération. Mao remodelait son peuple à sa guise. L’URSS et les USA menaient une course frénétique sur la terre et sur la lune.  Le   mai parisien semblait être très lointain vu la dimension inaccessible où il s’inscrivait. Léo Ferré avec  sa c’est extra et la the nana exprimait son anticonformisme et son anarchie et devenait ainsi l’idéal des jeunes contestataires. Avec lui ainsi qu’avec Barbara, ce qui se passait dans la société avait eu droit de cité dans l’art musical. Le monde arabe était constamment secoué par des putchs, des pseudo révolutions, des trahisons et des compromissions. Ses artistes continuaient de composer des complaintes  qui s’étalaient sur des heures sans  fournir aucun effort pour lier cet art aux véritables problèmes de leurs sociétés. Les créations géniales et engagées de Cheikh Imam et de Fouad A. Najm  demeuraient censurées voire même interdites, diffusées dans des milieux restreints
Ces années soixante connaissaient également les dernières musiques classiques sauvées provisoirement par l’explosion des superproductions .En témoignaient  West Side Story ,une version de la classique histoire de Roméo et Juliette mise en musique par Léonard Barnstein  , qui rafla alors plus de dix Oscars. Depuis lors, le musical classique devenait  un lointain écho faute de nouvelles idées et de moyens de superproduction. Le pop musique se portait bien,  E. Presley était déjà consacré roi du rock .Les Beatles ,  le groupe le plus célèbre du rock britannique , représentaient un phénomène tout à fait nouveau dans l’histoire du pop. Ils n’ont pas uniquement contenté des millions de jeunes  à travers le monde entier mais ils leurs avaient communiqué la manière de se vêtir, de penser et de se comporter. Avec eux , la musique cessait d’être  un simple divertissement faisant partie de la culture des masses et des échanges commerciaux mais devenait une nouvelle relation au monde duquel  il fallait se moquer ou du moins prendre la distance nécessaire pour  comprendre. Dans le même esprit, il y avait eu les Rolling Stones qui s’étaient distingués notamment par l’insolence, la violence, des sonorités stridentes, une mise en scène d’une joie jamais vue jusqu’alors.
Le monde connaissait des changements profonds,la musique , qui  « est à la fois une manifestation de l’instinct et l’instance qui adoucit cet instinct » selon Adorno, en était partie prenante sur plusieurs registres.
Art et culture au Maroc: limites et dérive
Au niveau de la production culturelle marocaine, il serait pertinent  de rappeler  que   la morosité  et  la médiocrité sculptaient et érodaient déjà  un champ qui venait à peine d’être défriché et mis en valeur. « Anfass » : Souffles  fut asphyxiée. Mohammed Khayre Dine, Jilali Gharbaoui, et même Taher Ben  Jelloun,entre autres,  étaient déjà condamnés à l’exil réel  ou éventuel.
L’Union des écrivains du Maroc  peinait pour  s’éloigner du l’hégémonique carcan maghzenien  sans subir de grands dégâts. Aucune œuvre n’égalait jusqu’alors le passé simple d’un Driss Chraibi ayant scellé indélébilement l’imaginaire marocain en esquissant une trame de fond  qui serait par la suite constamment présente dans les créations postérieures.
Le débat  relatif à l’arabisation  prenait beaucoup d’ampleur. Effet d’un panarabisme à son apogée. Une pétition fut signée par presque tous les lettrés du pays  réclamant l’arabisation .Pour ce faire, les aspects véritablement problématiques de l’école marocaine qui façonnerait bientôt tout le pays étaient réduits à une question plus ou moins idéologique.   Indigente mais laborieuse, cette même école représentait  cependant le brasier des idées avant-gardistes, voire subversives aux yeux de l’autorité et de la doxa.
Sur un autre plan, la constellation des productions musicales  ayant pu esquisser l’essence marocaine emboîtaient le pas aux orientaux au niveau des formes et surtout des contenus faits de lamentations et de gémissements .Déracinées de la réalité, leur impact était minime .et pourtant une chanson aussi élégante qu’« Al Kamar al Ahmar » brillait  dans les cieux gris d’un Maroc  mal à l’aise. L’accueil fabuleux réservé par les hauts autorités du pays aux stars égyptiens a complexé davantage  les notres. Les arts populaires continuaient de fasciner mais  sans retenir l’attention des promoteurs artistiques. Il serait important de signaler qu’une première thèse universitaire marocaine ayant pour thème la qseda marocaine fut soutenue au Caire par Abbas AlJirari. C’est dire que des tentatives audacieuses pour dépoussiérer notre identité ont toujours existé. Qui ne se rappellerait pas du fameux ouvrage du doyen des oulémas du Maroc ,Sidi Abdallah Guennoun :LE GENIE MAROCAIN DANS LA LITTERATURE ARABE ??????
Au théatre, A. Samad  Kanfaoui, dévoré par la maladie, ne pouvait plus réaménager les planches bien qu’il en soit   le vétéran incontestable. Ce théâtre professionnel qui devait se cantonner dans des limites strictes sous peine de subir les affres d’une autorité décidée  de faire prévaloir ses options politiques, sociales et économiques par le sang et le feu. Ce père des arts qui devrait éclater car  en son sein  s’interagissaient plusieurs  autres formes d’expression : la poésie, la rhétorique,le récit, la musique , l’art plastique…
Une couvaison qui  ne tarderait pas d’éclore d’une flamme  brûlante, éclairante, chauffante…Et c’étaient les Nass El Ghiwane
Spontanéité, nouveauté, originalité : le génie marocain  est né : une vraie symbiose entre l’authenticité et l’universalité.
Nass El Ghiwane : passion et esthétique
Une naissance spontanée, une conviction teintée du religieux, du politique et du social, une intention esthétique porteuse et génératrice  d’une nouvelle sensibilité. Une nouvelle forme artistique se nourrissant entièrement de la splendeur marocaine et répondant honnêtement aux attentes du peuple venait alors de naître.   Libre dans ses choix, indifférent à  tous les conformismes et les règles pré-établies, singulier et individualiste  quoique collectif. Un style qui a vite fini  par s’ériger en exemple à imiter : une preuve supplémentaire du caractère génial de l’entreprise. Un génie original qui  ne disposait ni de règle ni de modèle mais qui allait par la suite devenir un exemple à suivre ;il sera même à l’origine d’une  école à laquelle  il transmettrait sa manière , c’est-à-dire l’ensemble des procédés et des règles de son art
Au départ ,ils étaient cinq jeunes hommes : quatre bidaouis et un marrakchi.
: Omar Sayed, Larbi Batma, Boujmaa, Alal Yaala, Moulay  Abdelaziz Tahiri, des comédiens qui faisaient partie de la troupe de Tayeb Sadiki du théâtre municipal de Casablanca. Leur franc succès  était dû à la volonté de remettre à l’honneur tout un patrimoine artistique longtemps refoulé. Ils l’avaient revivifié en utilisant des mots simples mais  très connotatifs, des rythmes sommaires  mais congrus et magiques, des instruments archaïques mais toujours énergiques :les  tamtams  aux relents africains .le  hajhouj  aux cordes faites d’ intestins de chameau ou du bouc assurant une cadence de fond et un air nostalgique,une contre basse marocaine puisée dans le genre gnaoui . le   binjou  ,enfant de la « snitra » traditionelle,   susceptible de produire une vraie musicalité caractérisant chaque morceau . le   bendir , un instrument rudimentaires mais qui reste incontestablement le symbole de la joie populaire à côté du   daedoue  tant chéri par feu Boujmie. L’arrangement  de ces instruments avait donné lieu à l’harmonie la plus  prodigieuse et la plus émouvante qui puisse exister. D’ailleurs, ils avaient permis  de fonder et d’aménager l’espace de la transe laquelle est une composante prépondérante de la culture marocaine.
Telle une ruche d’abeilles, les jeunes hommes s’activaient  et ne décevaient jamais un public complètement dévoué à la nouvelle forme.
Omar  oeuvrait  en vue d’assurer une cohérence et une cohésion au groupe dont l’action collective exigeait beaucoup de concentration, de sérénité  et d’un minimum de conditions propices  pour mener à bien les explorations et les créations. Cet homme modeste et volontariste a présidé tout au début une association musicale qui comprenait tous les membres du groupe :Omar président,Moulay Abdelaziz Tahiri vice-président,Taib Jamai sectrétaire général, les regréttés Boujmie et Larbi Batma membres conseillers.   Allal  substantivait les airs et les rythmes forgés en commun  au moyen de son binjou. La cellule restreinte  créait et cousait les paroles et les rythmes. Les regrettés  Larbi Batma et Boujmie , élevés à Hay Mohammadi possédaient une mémoire qui retenait   des couleurs ,des danses, des paroles et des rythmes se ressourçant de tous les coins du Maroc. Casablanca en général et les quartiers ouvriers en particulier contenaient des émigrants de toutes les régions. « Asseynia » par exemple est un chant qu’un certain Ba Salem fredonnait en sillonnant les ruelles de ce quartier. Larbi l’avait recueillie et  remaniée en compagnie de ses copains pour en faire un vrai bijou dans la pure tradition de la littérature orale qui ne reconnaît point l’auteur. C’est un patrimoine collectif que les générations se transmettent. Les mères jouaient un rôle principal dans cette chaîne de transmission, celles de Larbi et de Boujmie  étaient des trésors dans ce sens.
Quant à Moulay AbdelAziz Tahiri, , il jonglait en virtuose du hajhouj  ,en vrai artiste  rompu aux différents arts populaires que les sectes mystiques, les orchestres du malhoune les hlaqis  et le théâtre de Marrakech lui avaient offerts. Tout un talent fertilisé  par des études au conservatoire de Rabat. L’institution de la Zaouia, le resplendissement de  Jamae Lfna, la rigueur et l’ordre du conservatoire pourraient, à eux seuls, livrés les secrets des Nass El Ghiwane . Un parcours multidimensionnel  qui  permet à cet artiste de traverser le champ artistique marocain  tel un fleuve  qui arrose, féconde, mincit, grossit…Mais il est toujours là, persévérant et contemplateur. Il était là, au rendez-vous de l’Histoire,il fondait avec ses congénères                            un groupe homogène qui puisait dans le naturel et produit l’art comme  un produit de la nature. C’est une musique simple mais fluide et mélodique, truffée de paroles populaires  poétique, de belles sonorités agrémentées  de jeunes voix  , impressionnantes et agréables qui engendraient une fusion étonnante sans cependant se transformer en des fétiches   commerciaux consommables  créateurs de sensations éphémères  et de fantasmes maladifs .Et du coup, le groupe accédait au grand public qui parrainait inconditionnellement ce projet atypique.
Repenser le phénomène des Nass AlGhiwane  consiste en une contextualisation où se croisaient plusieurs facteurs politiques, culturelles, sociales,international. Périodiser le temps ghiwani s’avérerait une démarche impertinente et une entreprise vouée à l’échec  car les ruptures et les continuités ne sont pas du tout évidentes. Un projet fait de volontarisme et de spontanéité débouchant sur une immédiateté  volumineuse  sans merci ni répit qui ne cesserait de fonder une passion  pour la vie telle qu’elle et telle qu’elle doit être. Toutes les distances s’estompent entre un public beaucoup plus émus par le chant que par autre chose.  Un nouvel art passionné et passionnant qui plaisait et rassurait .Vérité du dire  et charme du paraître. Omar Sayed qualifiait le café La Comédie des débuts des années soixante de Zaouia d’artistes : « Quand nous avons eu l’idée de fonder un groupe musical, nous avons été rejoints par Moulay Abdelaziz Tahiri qui était un féru du Malhoun,  un grand érudit de ce genre musical purement marocain.Il possédait également une belle voix et jouait merveilleusement de « hajhouj ». Il s’est avéré que cet instrument convenait parfaitement à notre projet artistique ; c’était même la base sur laquelle nous avons décidé d’édifier notre musicalité. L’apport de TAHIRI a été déterminant   dans la production des succès ghiwanis qui ont  conféré au groupe une allure légendaire : Al Madi fat  (le passé n’est plus),  ya bani insan  (Oh  fils d’Adam),  joudi Brdak ( Octroie-nous    ta bénédiction  ),   Allah  ya moulana  (oh Dieu Notre Seigneur)… » Autant de paroles sur l’espoir et le désespoir de l’homme, sur les passions immortelles, sur les avatars et les aléas de la vie… Autant de titres qui ont creusé la mémoire de  tout un Maroc qui sent la misère et le misérabilisme. Il   ne serait pas aberrant de confirmer qu’il s’agit là des plus belles chansons de Nass El Ghiwane, ne serait-ce que par  effusion nostalgique. Omar affirme  également que Allal, s’est attelé dès le début pour forger lui-même son outil musical  en concertation avec les autres membres du groupe qui avaient opté pour un instrument populaire mais opératoire : «  j’ai proposé   la snitra , qui serait remplacé par la suite par le binjou, des instruments que j’aimais tant à force de les écouter chez les chioukhs du Malhoun et du Gharnati et surtout chez Houssein Slaoui. Nous avons pris contact avec Allal qui jouait à l’époque du suissi accompagnant feu Mahmoud Saadi  mais son habilité lui permettait   de  produire toutes les notes  et les rythmes arabes. Allal possédait un local où il enseignait la musique aux jeunes du Hay Mohammadi, c’est dire un maître incontesté de l’art musical et de ses secrets . C’était aussi un homme de passion  possédé par la transe, capable d’improviser des airs extraordinaires.  Nous lui devons notre apprentissage musical… »
Au gré des circonstances apparemment hasardeuses, le groupe s’est forgé un style  et une identité. En fait,  comme le mentionne André Malraux « c’est le style plus que la beauté qui désigne le caractère de l’œuvre à quoi l’esthétique moderne est sensible (… qu’est ce que c’est l’art ?(…) :c’est par quoi les formes deviennent style » .          Il y avait, en effet, un processus de compilation presque artisanale  qui débouchait sur l’agencement ingénieux de diverses composantes et idées ; lequel  agencement est un autre aspect révélateur du génie du groupe .Car  agencer les moyens dont on dispose selon une manière  où se marient charme et harmonie   n’est pas à la portée de tout le monde. Abdrrahman Paco remplaça Moulay Abdelaziz TAHIRI ,le label gnaoui  devenait alors impérissable . Sous l’impulsion de TAHIRI, JIl JILALA, le cadet ghiwani, embrasse le malhoune
Que l’acte fondateur de l’Histoire ghiwanie soit lié à quitati Saghera ou à Assenya l’allusion au passé  n’échappe pas à l’observateur. Mais le phénomène ghiwani l’avait fait éclaté de façon subite et radieuse. Autrement dit c’était la fête collective pour  le retour du refoulé.  Le Maroc précolonial archaïque, désarticulé et en crise, la colonisation avec toute sa capacité de déformer et de manipuler, le mouvement nationaliste avec toute son pseudo rationalisme ,ses déboires politiques, sociaux et culturels  avaient tous contribué à refouler les composantes fondamentales de l’essence marocaine. Le    refoulement est, en effet, «  un processus qui consiste à éloigner du champ de la conscience certains désirs, motions et pensées et à les maintenir à l’écart. Le refoulé exerce une poussée incessante contre le censeur qui défend le portail du préconscient ». A l’époque,ce retour du refoulé à la conscience  s’était fait dans le calme et la joie Il a permis  aux jeunes d’alors de repenser leur existence tout en adhérant aux changements qui affectaient le monde où ils évoluaient et y contribuaient fièrement  .C’est d’ailleurs  ce qui a poussé  Le réalisateur américain Martin Scorsese d’exprimer plus d’une fois son admiration infaillible pour  la musique ghiwanie et pour Transe le film qui a immortalisé la légende :il « m’a beaucoup inspiré et sa musique m’a même obsédé(…), ce long métrage révèle vraiment l’universalité culturelle, un pays et un contenu social ».
Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que la dimension disciplinaire de la musique est fondamentale. Comprendre le fond de cette idée exige une comparaison avec le présent où ce refoulé, qui ne doit absolument pas être refoulé, a fait irruption d’une manière violente  voire mortelle. Quant un certain Moulay Abdelaziz tenta, au temps opportun, de fonder un Institut National des arts populaires, son entreprise échoua car la prise de conscience de la composante patrimoniale faisait , et fait encore défaut. L’indifférence réservée à la culture  nationale dans sa totalité  s’est avérée fatale pour le pays. Abâtardissement de la culture est le prélude aux catastrophes  politiques et sociales.

Autant de souvenirs à remâcher que de leçons à prendre. Actuellement, partout des festivals sont organisés, mais existe-il une stratégie qui prenne en compte l’être et le paraître, l’Histoire et l’Avenir… ?

Formation mythique infatigable, les Rolling Stones

Victor Jara

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09-02-2009

  Des familles ruinée par un « notaire »expert juristeemoticone
Vendredi 6 février ,vers le soir , au coeur de casablanca, le célèbre passage Moulay Abdallah connaît un mouvement inhabituel,une foule de personnes rassemblées brandissant une banderole  sur laquelle on lit : » les victimes du notaire  Hassani Chbihi.. ».La dame ,menant le mouvement ,explique aux  curieux  que ce  sont là  les victimes… du notaire et elle désigne   de son doitgs la plaque à l’entrée de l’immeuble:  » si vous lisez cet écriteau , ne ferez-vous pas confiance ? Dès cette nuit , nous sommes tenus de quitter des demeures que nous avons vendues  et c’est le notaire qui a encaissé l’argent… Nous sommes là pour attirer votre attention afin de  ne pas commettre une telle erreur… Nous irons à Rabat… » . La plaque indiquée  par la femme  pésente le présumé comme étant un expert juriste assermenté et non  un notaire . C’est une première aberration qui jette du flou sur l’affaire  mais la dame , toujours déterminée, raconte à la foule que le vol était pratiqué par l’intermédiaire et des courtiers et autres commissionnaires  qui travaillaient au service du  « notaire »  dans une annexe au quartier ALfallah…
Le mal est là; des familles entières du quartier Mabrouka sont ruinées. Le discours  amer bien que décousu  de la dame , révèle que  le crime  perpétrée était tellement parfait qu’il est difficile sinon de le démêler du moins de le comprendre.
Les escrocs grouillent au Maroc , leurs affaires marchent bien dans une ambiance sociale empreinte de désespoir, de méfiance , d’impuissance et surtout de laisser aller …Il suffit de pouvoir ouvrir pignon sur rue pour acquérir légitimité et validité. Parfois , ni les autorités  compétentes ni les représentants de  l’ordre de la profession ne daignent exercer correctement leur prérogatives  afin d’assurer et de s’assurer du respect de la déontologie. Les pots de vin et l’hypocrite solidarité assurent une tranquilité totale aux malfaiteurs. Que ce soit par l’usage d’une fausse qualité ou par l’abus d’ une qualité vraie , le mal est commis et il aurait été possible de l’endiguer au moment opportun .  La responsabilité est partagée. Nul n’est sensé ignorer la loi  quand cette loi est respectée minutieusement par tout chacun. Quand cette loi est violée au su et au vu de tout le monde, la responsabilité incombe à ceux qui ont failli à leur devoir  consistant  à la  protéger .

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03-02-2009

Maroc: une faillite généralisée est à éviter.

La destitution du maire de Meknès  Belkouraemoticone appartenant au parti de la justice et du développement  a surpris les milieux politiques au Maroc. Non pas parce que cette destitution est injuste voire illégale  mais parce que son enjeu  serait préjudiciable à la démocratisation de tout le pays. Autrement dit un signe prémonotoire d’une sorte de descritisation  qui plane sur les prochaines élections de juin. Les une ont considéré cette décision émanant d’une jurisprudence compétente comme étant  un prélude au prochain affrontement entre l’état et le PJD. Benkirane chef de ce parti a essayé d’esquiver le coup en calmant le jeu. Lors de sa conférence de presse , il a essayé par tous les moyens de montrer sa bonne foi  et sa volonté de faire davantage de concessions: ne pas couvrir toutes les circonscriptions, dévouement infaillible au trône alaouite… Apparemment, on n’est pas en train de fourbir les armes… Or Le Maroc et son avenir n’appartient pas à ceux qui croient faire le beau et le mauvais temps. Le PJD , non plus, n’appartient pas à Benkirane et à ses amis. L’équation n’est pas soluble de cette manière. Car que ce soit Belkoura ou un autre , tout le monde sait qu’au Maroc , les lois et les réglements sont violés constamment. DAns les petites villes , dans les les villages les plus reculés comme dans les grandes villes, la politique s’est transformée en un moyen d’enrichissement illégal. Les yeux de l’état étaient toujours fermés malgré le caractère ostentatoire de ces agissements qui ont fini par  déshonorer complètement l’action politique. L’état n’a jamais agit . De nouvelles classes emoticoneemoticonede richards  ont vu le jour. Des » notables » qui se sont professionalisés dans le domaine des élections… Les infractions commises par Belkouraemoticone sont négligeables  en comparaison avec celles  des autres. Pourquoi destituer Belkouraemoticone et fermer les yeux sur Chabatemoticone emoticonemaire de Fés  « élu » dernirement secrétaire général de la centrale sydicale UGTM?A Fes, l’insécurité a atteint des proportions redoutables, les deniers publics sont dilapidés ostentatoirement, les unités industrielles déclarent faillite,les bidonvilles rongent la ville inexorablement…  Belkouraemoticone , le seule maire péjédiste d’une grande ville ,n’a ni détourné des fonds publics ni mis sa main sur les biens de l’étaat…Quant à Lhraouineemoticoneemoticone,emoticone aux environs de Casa, c’est vrai que les crimes étaient tellement flagrants mais il ne faut pas oublier que seuls les petits gendarmes et mokhazni ainsi que des chioukhs ont payé le prix tandis que les vrais responsables  sontà l’abri de toute poursuite. Les grands perdants sont les démunis à la recherche d’un toit… Car au Maroc le droit à un toit est devenu un privilège et non pas un droit. C’estr un domaine réservé à ceux qui veulent s’enrichir vite.  Le prix de l’habitat social est passé en trois ans de 200000DH à 400000Dh. Qui est derrière cette levée de la barre qui sème le desespoir au sein des pauvres du Maroc?? Le pire dans tout cela c’est l’application inéquitable de la loi. La loi est une arme que les responsables brandissent pour regler les comptes avec ceux qu’ils n’aiment pas.Excès de zèle et malveillance. Il faut dire qu’au maroc l’exercice de la responsabilité n’est pas toujours aisé,c’est le plus souvent un piège qu’on tend à ceux qu’on veut liquider. Le responsable au maroc doit comprendre les lois du jeu sinon tout lui serait hostile… Bien entendu , ce n’est pas un plaidoyer en faveur de Belkouraemoticone ou du PJD emoticoneemoticoneemoticoneemoticonequi continue de péter ses rengaines morales en appellant à l’interdiction du vin , des festivals artistiques, à la sacralisation des théoligiens…IL est trop prétentieux,il veut accaparer et instrumentaliser la solidarité avec la Palestine, il use d’un triple discours: integriste pour ses membres ,, démocratiques modrniste pour l’étranger, menaçanant et méprisant pour les autres compatriotes qui ne partagent pas sa vision des choses….. Or malgré tout cela , il fallait pas  compromettre l’avenir politique du peuple marocain , car ce PJD est en partie , au moins, un pur produit de la société, et un maire  comme Belkouraemoticone est acteur qui ne searit que bienfaiteur pour la construction de la démocratie. Car , il ne faut pas oublier qu’au Maroc tout le monde est hors la loi par la force des choses. Le policier emoticonevous arrête  pour une infraction réelle ou imaginaire, vous n’avez pas de recours , il vaudrait mieux lui livrer 50DH au lieu de perdre votre temps . Car il est assermenté et si vous persistez à le contrarier ,il va vous coller un motif dangereux…A l’hôpital , vous n’aurez pas le temps de discuter, il faut payer le pot et regler son problème…. Partout car aussi bien  les moyens de ccontrôle que la consciences religieuse professionnelle ou notionalistes  font défaut. Et puis ,il n y a pas de recours. Ceux qui se hasardent et essayent d’agir d’une manière ou d’autres s’exposent aux dangers les plus fatales… Il y a également la lâcheté de certains qui ne savent que parler tout en fouillant les casse-têtes.. La loi est l’expression suprême de la volonté du peuple, elle ne doit pas servir à regler des comptes politiques…    En destituant le  maire de Meknès, les reponsables  ont fait fi du poids du peuple car ils ont voulu adresser leur message d’abord à eu mêmes pour se donner une certaine autosatisfaction:on  a réussi à le pièger. IUls croient avoir donnè le coup fatal au PJD or c’est faux du moment que c’était au peuple qu’ils devaient s’adresser pour  montrer et démontrer la bonne foi , celle qui devrait  présider aux élections prochaines. Il faut souligner qu’ils n’étaient point  convaincants, ils se sont fourré le doigt dans l’oeil.  Le PJD, pour sa part, doit  exercer la politique et cesser de soulever les faux problèmes.  Leur responsabilité est grande pour la démocratisation du pays et ce n’est pas en glanant une reussite électorale éphémère  qu    ’ils pourraient apporter des solutions aux problèmes épineux du peuples marocain.  Halte à la faillite politique qui guette le pays. ApréemoticoneMecontents , ça serait une  déroute généralisée.                                                                                                                              

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29-01-2009

L’Afrique du Nord

 Hier sur la télévision marocaine, il y a eu une émission qui a débattu du problème maroco-algérien. On a pu déduire avec beaucoup de satisfaction que la politique des états et  les  intérêts des peuples  s’excluent mutuellement. Des passions inénarrables surplombent et surdéterminent  les décisions et les stratégies. des relais historiques ont prouvé que la folie est bien maghrébine. Au plaisir des forces coloniales qui n’ont jamais quitté de regard  ces pays ,elles lorgnent leur deveniret oeuvre de façon  à ce que la faiblesse demeure caractérisant . Deux peuples, deux pauvres peuples, frères et amis, sont séparés  par des cloisons de fer. En 47 ans , les frontières n’ont été ouvertes que 14 ans. La méconnaisance est totale.Elle est nourrie pa le venins déversé par les acolytes au service de ce régime ou de l’autre. La dimension pathologique de cet état de fait prouve que tout est à refaire; certains régimes politiques sont capables de tout faire pour concrétiser leurs  passions maladives. Au moment où le monde s’est transformé en un véritable village planétaire, nos responsables s’engloutissent dans des petits calculs futiles  mais tissant de fils barbelés une fatalité cauchemardesque .Des propositions extraordinaires ont été avancées tells celui appelant les populations à descendre dans la rue pour manifester contre la cloture des frontières??/. Un problème  de taille , superficiel mais  préjudiciable,  qui est maintenu  au bonheur  des saboteurs de l’Histoire… Mais est-ce qu’on peut saboter l’Histoire? Peut-être du moment qu’on tient à l’ égarer , à la distraire en vue de rater ses rendez-vous… Car l’Histoire appelle à ce quy’il y ait des poles forts,  solidaires et conscients de leurs intérêts communs  , capable de se positionner   convenablement pour  tirer profit de toute transaction et tout échange.  L’Alggérie et le Maroc ainsi que la Tunisie , la Mauritanie et la LYbie, voire l’Egypte doivent s’Unir à l’image de la rive nord de la Méditerrannnnnnée. L’initiative doit être prise après une réelle refonte des régimes politiques qui doivent se démocratiser, sans démocratie , il n’y aurait rien.

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27-12-2008

Gaza , coule oh sang bien chéri

Pendant longtemps le monde se rappellera de cette journée:  le cheminement vers l’INJUDTICE n’a d’égal que ce lui  qu’emprunte le progrès scientifique et technologique. Les droits de l’homme sont des droits que seuls les occidentaux savent et peuvent vivre. Tous les Autres ne les méritent qu’occasionnellement. Que se passe-t-il à Gaza? Un carnage que la Guernica serait trop simpliste pour en rendre compte. Pourquoi? Parce que des islamistes nationalistes militants veulent lutter pour  la terreet la dignité; c’est vrai qu’ils qgissent sans raison donnant ainsi l’alibi à l’état sioniste  pour pertpétrer les agressions et les cxrimes les plus inimaginables. C’est vrai que l’idéologie empreinte de la religion génère des comportements  suicidaires et carrément désespérants mais cela ne justifie guère  la disproportion de la riposte. Il ne serait pas  pas aberrant de dire  qu’Israel et autres forces  apparemment  militantes agissent de concert pour assombrir les horizons des arabes et des musulmans.  La victime s’assimile au boureau pour  accomplir la sale besogne: maintenir cette partie du globe terrestre  sous les jougs du sous développement  et de la psychose collective.  C’est une stratégie  pour laquelle tout est mobilisé . Au niveau manifeste , on a l’impression que des forces ennemis s’opposent mais en réalité  c’est le même objectif qu’elles poursuivent. Israel est le visage laid  de la civilisation  moderne, un oppropre , une honte ,un germe de l’apocalypse….

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22-12-2008

Le terrorisme au Maroc,un combat qui n’a pas encore eu lieu?

 Pendant longtemps le Maroc était considéré comme un havre de paix et de modération. Mais depuis le 16 mais 2003, cette exception a cessé de fonctionner. Le Maroc  a aussi  ses  intégristes qui veulent précipiter  l’apocalypse à tout prix.   Quand on est un citoyen ordinaire , paisible et sage,  ne vivant  pas  du trafic des sensations  dans un sens et dans l’autre, on ne peut pas ne pas confirmer la menace terroriste aveugle. Cool La crise socioéconomique, Tristel’absence de tout débat culturel , Argentles disparités sociales flagrante, emoticonela perversion extrême des média de masse, emoticonele comportement hypocrite des uns , arrogant des autres, emoticonel’absence de volonté de corriger sévèrement les  abus  du pouvoirs, emoticoneles détournements de fonds publics,emoticone les lèches bottes qui accèdent aux commandes, Argentl’exercice politique des partis  au degré zéro… sont autant de facteurs qui attisent le feu terroriste. Quand un minimum de raisonnement logique chez des étudiants est absent , la faute incombe à l’école.  Des étudiantes ont présenté un exposé au sujet du statut des femmes en islam , évoquant le voile , elles avaient présenté le verset suivant qui ordonne   aux croyantes  de baisser leurs yeux, de garder leur chasteté,  » et de ne montrer de leurs atours  que ce qu’en paraît et qu’elles rabattent leurs voiles  sur leurs poitrines,  pour  qu’elles soient identifiées   sous peine d’être agressées«  . Agressées par qui emoticone?où emoticone?comment? emoticonepourquoi? emoticone  LES chères étudiantes ont trouvé ces questions insensées…A la question  si le voile est l’un des piliers de l’islam, elles avaient répondu oui mais quand elles s’étaient rendu compte  que les piliers de l’islam sont cinq  OUI? NON?  Car la réponse aux questions précedentes  démontreraient que  l’ordre n’est pas  absolu…Le verset  a été révelée dans des circonstances bien déterminées.  Mais si on l’a compris comme étant absolu ce n’est pas grave à condition de respecter ceux et celles qui l’avaient compris autrement…  mais si on suit la logique même  rudimentaire on commecera à douter  et c’est antidogmatique. Car partout on ne fait que cultiver les dogme.Leur argument d’autorité était que tous les oulémas de l’islam  disent que le voile est obligatoire… Ells méconnaissent un certain Allal Al fassi qui était Alem et militant au moment où les colonisateurs dominaient complètement le Maroc . Ils appelait à la libération de la femme et à son dévoilement…. Voici donc les germes  du terrorisme. Que font tous ces fonctionnaires  de l’EDucation Nationaleemoticone, des Affaires I Slamiques,emoticone  ces hommes des médias.emoticone???.. Que font tous ces gens là?  mais le problème ne concerne pas uniquement le Maroc. L’action doit être globale au niveau de tout le monde musulman. Bien entendu toute rationalisation de la religion s’avérerait une entreprise vouée à l’échec or un minimum est  nécessaire pour  désambiguiser  les significations en vue de tranquaniliser les consciences. Partout on reçoit des leçons : au bain maure vous trouverez quelqu’un qui vous dirait  que vous n’avez pas effectué vos ablutions conformément à la tradition prophétique, à la mosquée on vous fera la remarque que votre prière est défaillante, cassée, il faut  la corriger , la colma ter…  Tout le monde  peut dire n’importe quoi sur l’islam, il suffit de porter  un djellaba oriental et une barbiche… L’école doit être le socle d’une nouvelle édification  mentale qui consacrerait la raison Mais il faut que l’action soit menée parallèlement à des réformes socio économiques   qui  combattraient les injustices et les travers… Car , l’école et la société sont organiquement liées..Les contradictions entre ce qui est enseigné et ce qui est vécu   feraient pencher la balance vers le vécu, le pratique… Le terrorisme est bien là,il est à un niveau très avancé du moment qu’il fonctionnent  comme un système de valeurs  complètement ouvert sur la métaphysique. C’est pour signaler que les raisons socioéconomiques n’y  sont pas toujours à l’origine. Et donc c’est au niveau de ces valeurs perverses qu’il faut agir/. Les responsables arabes et musulmans doivent commencer par interpeler les consciences de ceux qui sont censés représentes le savoir théologique pour fonder un consensus réel  au sujet  des significations du texte sacré. Assez d ‘hypocrisie et de lâcheté….

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21-12-2008

CHaussures et vieilles chouettes

Les arabes et  les musulmans  ont été largement secoués  par le geste nationaliste du journaliste irakiens. C’est la moindre des choses qu’on pourrait faire quand on en a vu de toutes les couleurs  lors d’une guerre sophistiquée, injuste et déséquilibrée.  Pour les musulmans , il faut dénoncer les tords même avec le coeur. Un GESTE  symbolique, furtif,incivilisé  et antiprofessionnel  pour les uns, héroiques et honorable pour les autres. Or un geste est un geste et rien de plus malgré son immense  charge politique  .  emoticoneCelle des états unis est non pas uniquement  négatrice de toutes les valeurs civilisationnelles et humaines mais carrément apocalyptiques. Il faut que le monde médite cette lugubre réalité.  Le chaos est là,il guette le devenir de toute l’humanité. Fallait-il  déclencher toute Cool? Faut-il s’attendre à ce que les arabes et les musulmans trouvent des justifications à toutes les agressions perpétrées impitoyablement à l’égard d’un peuple qui n’y est pour rien? Où mène le monde les USA? Embarasse Le spectacle était vraiment surréaliste mais la guerre n’est elle pas une forme de surréalisme  qui révèle la folie des hommes. La guerre c’est l’expression la plus éclatante  des ténèbres des âmes. le geste  du journaliste irakien prouve que la guerre continuera  à moins qu’il y ait une extermination de l’ennemi or les arabes et les musulmans ne sont pas une entité facile à gommer du globe terrestre… Et c’est cela le malheur des politiciens comme G. Busch . C’est une nation , qui malgré ses faiblesses et ses problèmes, est capable de se mettre debout  pour contribuer à la réorganisation du monde.  La guerre n’a pas fini et ne finira jamais tant que les dégâts ne sont pas payés et tant que les plaies ne se sont pas caratérisées. Il ne faut pas croire qu’ilexiste  un seul arabomusulman qui qui approuve la sale guerre de l’Amérique.  Il ne faut pas être intégriste pour détester les USA, il suffit d’être humaniste et de surcroit  arabe et musulmans. emoticone emoticoneemoticoneUn sale  vielle chouette s’en va  après avoir reçu en pleine figure une chaussures et une insulte. D’autres viendront  et si elles ne seront pas sérieux  , et elles ne seront point car les dés sont jetés depuis longtemps aux USA,ils recevront d’autres  malédictions de la part de l’humanité toute entière. Des rapaces , des chouettes , il ne faut pas qu’ils aient le courage de nous monter leur figure en plain jour.

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21-12-2008

Le Maroc , l’Orient et l’Occident

La fascination , l’inquiétude,l’étrangeté, la limpidité sont , entre autres, des impressions que suscite le Maroc. Il a été dit par  certains chercheurs que cette image émane d’une données  paradoxale qui fait de ce pays l’Occident de l’Orient et l’Orient de l’Occident. Presque 4000000 émigrés en Occident  qui rapportent des milliards à l’état et pourtant le coeur est en Orient. Avec l’Orient , l’Histoire est partagée ainsi que les valeurs religieuses et culturelles or   cet Orient même méconnaît le Maroc , ne serait-ce que  par l’exploitation éhontée que certains khaligiens font de sa misère et du climat de liberté innée  dont il jouit.   L’Occident  admire beaucoup plus les aspects folkloriques et exotiques du Maroc que son essence et son présent.  Jamais , le maroc ne serait considére comme un pays européen. C’est l’Orient…Les frontières bloquées avec l’Algérie et  avec l’Espagne  qui exige une visa en disent beaucoup  sur  la tragédie de ce peuple qui  pour errer librement devrait se diriger vers le sud où l’état frère de l’algérie veut tout  barricader en mettant en place un état fantôche…  Encerclé , Le Maroc est figé dans sa position   occidentoriental.  On dirait une île  Maudité.Tiraillé, déchiré ,partagé entre deux entités, ce pays  a besoin d’une stratégie qui lui permettrait de profiter de cette double appartenance. Pour le moment , il ne fait que subir ses répercussions néfastes. Telle une zone frontalière aux temps des guerres, ils payent un lourd tribut.  En même temps objet d’admiration et de mépris , ni les uns ni les autres n’y   trouvent leurs images.Ils ne pourraient être qu’insatisfaits.  Un sentiment ambivalent qui complique la communication  et par là le devenir et l’avenir des populations.   Il serait profitable  à ceux qui croient véritablement  que l’Occident et l’Orient  sont condamnés à se comprendre  d’ en faire une terre de prédilection  pour le dialogue et l’entente. Ils doivent s’investir davantage tout en impliquant les autochtones , eux mêmes, déboussolés .

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20-12-2008

QUE SE PASSE-T-IL AU MAROC?

Que se  passe -t-il au Maroc?  Eh bien tout stagne et stagnera .UNE LOGIQUE REELLE ET SOCIALE IMPLACABLE. Parfois on a l’impression qu’on pourrait pas faire mieux. Bien entendu c’est en comparaison avec nos semblables. De l’intérieur de cette arène , la responsabilité est partagée. Il faut l’avouer. Car il paraiît que la volonté d’aller de l’avant fait défaut chez les  intéressés. Dans tous les domaines, le droit de contester, de lutter éfficacement et rationnellement  n’est pas mobilisé. Prenons l’exemple des élections  parlementaires et  communales, les gens savent qu’ elles sont dupées et ils se taisent.  L’intérêt public est bafoué  , négligé, et personne ne dit mot.  Certains gueux de jadis se sont transformés en richards du jour au lendemain grâce à la gestion communales  , grâce à la politique, et les victimes  applaudissent le plus souvent ce pillage systématique au lieu de le dénoncer. En fait , il n’ y a pas de lois de la jungle, personne n’empêche personne d’agir ,mais chacun essaye de tirer profit de la situation. DES ARRIVISTES , DES PROFITEURS. Le faible taux de paricipation aux dernières élections est révélateur de ce ras le bol or ce n’est pas ainsi qu’on pourrait changer la réalité et les  emoticonemalheurs  qui nous rongent.  Donc, il searit difficile de recommencer chaque fois  à zéro. L’accumulation  est nécessaire  voire même indispensable.  C’est pour cela que les politiciens honnêtes , si politiciens honnêtes  il y ait, doivent repenser la démocratie en fonction des déceptions et des dysfonctionnements criards générateurs du calvaire qu’endurent les populations. Nous ne sommes pas  forcés de prendre l’exemple des pays  développés, nous pourrions créer nos propres critères de choix et de gestion à même  de donner de la consistance à notre démocratie moribonde.   Par exemple, donner la possibilité aux gens de destituer tout chacun inapte ou infidèle aux promesses   données…Pour confirmer ce manque de volonté flagrant chez les concernés , l’exemple du sport national  illustre l’impuissance des actants sociopolitiques…Le sport est médiatisé de façon à consolidrer le sentiment et la fierté d’appartenance à une nation donnée. Or , les équipes du Maroc ne glanent que des défaites. Tout le monde sait que le responsable c’est le général Benslimane et ses colaborateurs. La  communauté des sportifs est incapable de souffler mot là-dessus alors qu’au Maroc il n ‘y a que le roi  qu’on doit pas critiquer . emoticone. Les humiliations se succèdent mais sans qu’il n’y ait la moindre réaction. C’est ce qui démontre la défaillance démocratique.  Des élites incapables de prendre  en main et de gérer un secteur particulier seraient elles au niveau pour accéder aux commandes de  l’état? N’a-t-il pas des moyens adéquats pour dire non au général et à ses colonels?CoolEst ce que vous pensez que des gens incapable de récupérer les commandes du sport pourraient exercer pleinement l’exercice démocratique en enlevant une partie ou tout le pouvoir au roi? Ce que reclame à cor et à cri certains politriciens : réformes constitutionnelles. Je crois qu’ils ont tord. Car les défaillances sont partout et les citoyens sont impuissants . Autre domaine : l’enseignement.   Pourquoi l’école au Maroc est en crise?Eh bien parce que la communauté des éducateurs a perdu son âme: elle est morte.  Malgré son effectif qui dépasse les 300000 membres , elle est aux abonnés absents.  C’est vrai que tout a été planifié de façon à l’enterrer car elle dérangeait mais il faut et il fallait qu’elle reprenne conscience.   Des doléances qui se canalisent le plus souvent dans les calculs politicards ou des intérêts é triqués.    Les syndicats ont cessé d’encadrer  les enseignants  aliénés  et automanipulés.  Bien sûr , ils ne sont pas impliqués directement dans les projets de réformes mais il faut avouer qu’ils ne sont pas prêts pour le moment… L’âme est absente…Dans toutes ces situations , les partis politiques se sont réduits à des poussières par la volonté de leur leaders qui se comportent comme des patrons d’entreprises  pour qui l’intérêt personne  passe avant tout.  D’autres méditent et attendent que les fruits murissent pour les cueillir au moment opportun…   L’ ESPOIR, l’espoir réside dans l’espoir quoiqu’il soit inséminé dans des rêves que portent certains fous qui sont de plus en plus rares…

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16-12-2008

Le MAROC PASSIMISTE

 Quelqu’un m’a lu et a remarqué que je suis trop pessimisme. Je crois qu’il a raison. Mais comment faire pour  que tout soit  pour le meilleur des mondes? Personnellement ,   je pense que    critique et pessimisme  sont  étroitement liés. L’important consiste à ne pas    être rancunier ni nihiliste. Bien entendu , au Maroc , on chante la démocratie et la modernité; le consensus est large et  il est réel . Mais les forces motrices du changement  sont  épuisées et c’est cela le problème. D’autant plus qu’un certain hiatus existe bel et bien entre l’idéal et la réalité.  Je dirais ainsi que toutle monde  est responsable. C’est la persévérance et la profonde conviction qui nous font défaut.  Car la démocratie est un exercice quotidien , un déséquilibre  tout le temps en quête de l’équilibre. La remarque pourrait concerner toutes les manifestations de la vie commune et communnale. Des jardins publics sont inaugurés  ici et là  mais les citoyens ne prennent aucune initiative pour les préserver. Le plus souvent , ils se transforment en dépottoirs d’ordures.  Est- ce que ces citoyens n’ en ont pas  besoin ?… C’est la dernière génération des droits de l’homme, le droit à un environnement sain… Peut-être parce que ces citoyens n’ont pas eu  encore  l’occasion de jouir des droits les plus  fondamentaux… Et mêmes ces droits fondamentaux , ils ne peuvent  les utiliser à bon escient… Un amas de maux rongent la sociéété…La société civile, elle même , s’est transformée  en un mirage  stérile. Les concernés sont rarement impliqués.

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